12 octobre 2015

SAN Bruxelles

San-Bxl

Sang-Hoon Degeimbre, chef doublement étoilé de l’Air du Temps en région namuroise, a ouvert il y a quelques jours son enseigne Bruxellois, San Bruxelles, dans le quartier le plus en vogue - gastronomiquement parlant - de Bruxelles, le quartier Sainte-Catherine.

Dans une petite maison de la rue de Flandre, SAN Bruxelles compte une trentaine de couverts sur les deux étages dédiés au restaurant: une jolie salle décorée dans des tons bleus, jaunes, et bois clairs et colorés, laissant apparaître de belles matières et une décoration florale stylisée, et baignée de lumière en journée. Au rez-de-chaussée, la cuisine est bordée d’un long bar en bois ou l’on s’installe confortablement pour déguster les mets préparés sous nos yeux par Toshiro Fujii - jusqu’il y a peu second de Sang-Hoon à l’Air du Temps - et son équipe. C’est cette option que je choisis, rien ne me plaisant plus que d’admirer les tours et techniques des ces chefs virtuoses en pleine action!

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SAN Bruxelles propose un menu court et limité à cinq ‘bols’ dont la composition changera régulièrement. Ces bols sont une idée de Sang-Hoon qu’il a eu le temps de peaufiner à l’Air du Temps où ils sont servis en lunch depuis de nombreuses années. Les bols sont d’abord beaux! Faits sur mesure par l’atelier de céramique Bibenbou, ils arrivent aux clients bien calés dans leur panier de bois, et garni d’un unique couvert: une cuiller. Rien à piquer, rien à couper dans ces bols, ils sont garnis de préparations de couleurs, textures et goûts complémentaires qu’on pourra plus facilement combiner à l’aide de cet unique couvert.

Ce soir-là, un premier bol ‘Bilbao’ est garni de beaux cubes de bonite fondante, rouge, surmontée d’une crème aérienne au shiso et d’une garniture de radis red meat et green meat ‘du jardin’. La crème est superbe, fond en bouche pour se combiner à la chair du poisson, le goût subtil et végétal du shiso tapissant le palais, le radis et quelques grains de sarrasin grillé apportant croquant et contraste... superbe!

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Sang-Hoon cultive à Liernu son propre potager. Son bol ‘Liernu’ (dont tout le monde parle déjà!) combine le meilleur de ces légumes, dans une préparation lacto-fermentés, et accompagnés d’une sauce au jus de fermentation beurrée. Contraste des textures des légumes, de leurs couleurs, de la très grande finesse de leurs goûts, certains plus sucrés, d’autres à peine acide, et expriment dans cette préparation simple toutes les saveurs de ces ingrédients de première qualité. Une véritable explosion de saveurs, j’en garde un souvenir incroyable!

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Gent est un rappel à cette ville flamande et son célèbre Waterzooi, au travers d’une volaille moelleuse à souhait accompagnée de fins champignons et d’une sauce évoquant ce plat classique. Cuisson parfaite, accords de goûts classiques et juste impeccables...

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C’est là qu’on regrette de ne pas avoir opté pour le menu cinq bols, juste par gourmandise (quatre bols seront largement suffisants à combler notre appétit), et qu’on espère pouvoir goûter une autre fois le bol ‘Venise’ de risotto noir Venere garni d’une brunoise d’encornets sautés...
Un dessert surprenant, Barcelone, tout maïs pour terminer, accordant une glace au maïs à ce légumes en version cuite et sautée (du pop-corn donc!) et un espuma de crème catalane... intéressant, mais avec un petit manque de peps et de contraste à notre goût.

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La carte des vins est assez courte (une dizaine de références) elle aussi, tous les vins étant disponibles au verre, et quelques bières viennent compléter le choix de boissons.

Je trépignais d’impatience à l’idée de voir la cuisine de mon chef préféré (j’avoue, je ne suis probablement pas tout à fait objectif ;-) ) arriver à Bruxelles. Je n’ai vraiment pas été déçu. Si on ne retrouve bien entendu pas chez SAN Bruxelles toute la complexité gastronomique de la cuisine de l’Air du Temps - ce n’est pas l’objectif - on y déguste un concentré des saveurs, des associations, des techniques, des talents, et des produits exceptionnels développés et cultivés par le chef dans son restaurant gastronomique, pour le plus grand extase de nos papilles!

SAN Bruxelles
Rue de Flandre 19  /  1000 Bruxelles
T. +32 2 318 19 19  /  info@sanbxl.be

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09 octobre 2015

Un cours de cuisine chez Sasasa

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SaSaSa (Savoir, Saveurs & Sagesse) est une école d'arts bruxelloise qui fête cette année ses 10 ans d'existence. Je vous en parlais déjà ICI.
Pour l'occasion, j'ai été invité à suivre une série de cours de mon choix, et parmi les options artistiques (photo, création de bijoux, stylisme,...) et de bien être (yoga, danse, impro, pilates, sculpture, qi gong,...), c'est bien entendu la cuisine qui a eu ma préférence! Grand amateurs de ce type de cours, l'école Sasasa manquait encore à mon 'palmarès' et c'est donc avec plaisir que je me suis inscrit aux cours libanais, indien, et asiatique.

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Les cours de cuisine se donnent à Schaerbeek dans une magnifique maison de maître (classée). La cuisine semble d'époque, charmante et désuète, parée de carrelages d'une couleur oubliée, et bordée d'une belle cour intérieur sous véranda où l'on dégustera les plats préparés.
L'équipement est classique pour ce type de cours, du matériel ménager de qualité, permettant de refaire les recettes dans des conditions similaires à la maison, j'apprécie cette approche!
Le cours commence par un petit apéro dans le 'salon' de la maison, afin de faire connaissance avec le chefs et les autres participants, et surtout de marquer la transition avec une journée de boulot souvent chargée.

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Dans la cuisine, chaque chef a son approche, mais le fil rouge est le même: présentation des recettes, description détaillée des techniques et découpes, avant de se mettre au travail tous ensemble (une dizaine de participants) en se répartissant les tâches. On coupe, on mixe, on frit, on cuit... dans la bonne humeur, autour du grand plan de travail qui permet d'observer le travail des autres et de bénéficier des conseils du chef pour les étapes cruciales des préparations.
Après deux petites heures de préparation les plats (trois ou quatre en général) sont prêts à être servis, et nous nous attablons tous ensemble à la grande table dans la véranda pour déguster nos créations, accompagnées bien entendu d'un petit vin qui va bien!

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Des recettes plus ou moins classiques, plus ou moins complexes, mais toujours faciles à refaire à la maison dans notre cuisine ménagère, avec le support des recettes détaillées envoyées le lendemain du cours, parfait!

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Si je ne devais retenir qu'une recette de celles que j'ai apprises au cours de ces sessions c'est celle de Dim Sum. Ce n'étaient pas mes premiers, mais la farce nous a particulièrement plu. Ce soir-là Thibaut, notre chef du jour, comptait parmi ses élèves une amie chinoise de qui il tenait la recette. Nous avons donc eu droit à une belle démonstration de pliage des dim sum, et à une recette familiale de farce en provenance directe de Shangai!

Vous le savez si vous me lisez, mon ket est frappadingue de dim sum, je les lui ai refait sans attendre, on s’est régalés, et vous en trouverez la recette ici ;-)

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Dim Sum porc et crevettes au bouillon
Ingrédients (pour 6 personnes):
1,5l de bouillon de poule maison
25 feuilles de pâte à dim sum (surgelées, rondes ou carrées, en magasin asiatique)
200g de porc haché
200g de grosses crevettes
3 jeunes oignons
4 cm de gingembre frais
2 càs de sauce d’huitre (oyster sauce, en magasin asiatique)
1 càs de sauce soja légère
1 càc de sucre
Poivre
Huile de sésame grillé (optionnel)

Préparation:
Hacher les crevettes crues et décortiquées en gros cubes (0,5cm de côté environ)
Peler (avec une petite cuiller c’est facile!) et râper le gingembre finement.
Emincer 1 jeune oignon très finement.
Mélanger le porc, les crevettes, le gingembre, la sauce d’huitre, la sauce soja, le sucre, l’oignon, et un peu de poivre. Bien mélanger.

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Pour garnir les ravioles: poser une belle càc de farce au centre de la feuille. Humidifier deux bords contigus (ou le bord du demi-cercle si la pâte est ronde). Plier la pâte en deux sur elle-même, pointe contre pointe si la pâte est carrée, et bien sceller les bords l’un contre l’autre en veillant à emprisonner la farce tout en chassant un maximum d’air.
Si la pâte est carrée, on peut s’aider d’un emporte-pièce pour couper la raviole en demi-cercle.
Humidifier un côté du bord rond de la raviole. Former 4 ou 5 ‘frou-frous’ espacés régulièrement sur ce même bord, en pliant la pâte sur elle-même et en pinçant pour sceller le pli.
Réserver sur une planche légèrement farinée.
Faire chauffer le bouillon. Y plonger les ravioles, et cuire environ 3 minutes.
Servir les ravioles dans le bouillon, parsemer de jeunes oignons hachés et de quelques gouttes d’huile de sésame grillé, de piment selon goût.

 

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07 octobre 2015

Soba sautées au chou, yakitori de porc au romarin

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J’aime les petits défis culinaires, et le #FoodSaverChallenge lancé il y a quelques mois est des plus originaux!
Foodsaver produit des systèmes de mise sous vide des aliments. Je comptais m’en acheter un au printemps et j’ai différé mon achat, on ne sait jamais que je remporte ce défi!!! ...qui consiste donc à cuisiner cinq produits, choisis par un autre blogueur dans une liste imposée (j’ai moi-même choisi la liste de Een Lepeltje Lekkers).
L’originalité du défi venant du fait que - pour démontrer que leurs produits de mise sous vide peuvent aider à combattre le gaspillage alimentaire - les cinq ingrédients sont des ‘restes’ qui ont été emballés sous vide et surgelés il y a... près de deux mois! Je les ai reçus il y a quelques jours, bien empaquetés dans leurs sachets solides et parfaitement privés d’air!

Alors que faire avec un chou frisé, un brocoli, une tranche de filet mignon de porc, du lard, et du romarin? Une potée, un bon stoemp, une soupe? Un rien trop classique à mon goût, j’ai tout de suite mis le cap vers mes horizons préférés... asiatiques!

Le porc finira en brochette dont la sauce teriyaki est parfumée - avec bonheur je m’en doutais! - au romarin.
Les légumes sautés au wok avec des nouilles japonaises au sarrasin, le croquant de quelques cacahuètes, et une sauce enrobante et légère à base d’oyster sauce et soja... un régal, complètement approuvé par mon ket!
Voilà comment (faire manger du chou aux enfants et) cuisiner des aliments ‘frais’ de plusieurs mois et parfaitement conservés par une combinaison de mise sous vide et de congélation!

Mise à jour: ma recette remporte le concours #FoodSaverChallenge, tout comme celles de Een Lepeltje Lekkers qui a brillament utilisé les ingrédients (et la banane!) que je lui avais assignés, et la jolie soupe de Dishcover... à nous les mises sous vide, cuissons basse température, conservations longues durées, recettes anti-gaspi, etc... :-)

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Ingrédients (pour 5 personnes):
150g de filet mignon de porc
2 tranches de lard de 1/2cm d’épaisseur
1 chou de Milan (chou frisé)
1 petit brocoli
1 poignée de cacahuètes pelées, non salées
2 petits piments séchés
250g de nouilles soba (nouilles japonaises à base de sarrasin)

Pour la sauce teriyaki au romarin:
4 brins de romarin frais
100ml saké
100ml mirin
100ml sauce soja légère
100gr de sucre brun

Pour la sauce du wok:
6 càs de sauce d’huître
4,5 càs de sauce soja légère
3 càs de sucre brun

Préparation:
Trancher le filet mignon dans la longueur, en très fines tranches (une congélation de 30-45 minutes facilite l’opération!).
Séparer le gras des tranches de lard et le réserver. Tailler les parties charnues en bâtonnets épais.
Sur de petites brochettes en bois, enfiler les tranches de porc en alternance avec des bâtonnets de lard.
Préparer la sauce teriyaki: Faire fondre le gras du lard à feu minimum une dizaine de minutes dans une petite casserole. Ajouter ensuite le saké, le mirin, la sauce soja, le sucre et le romarin. Porter à ébullition. Maintenir l’ébullition 5-10 minutes puis laisser encore infuser hors du feu 15 minutes. Filtrer er répartir la sauce sur les brochettes. Laisser mariner 20 minutes.

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Chauffer une poêle épaisse avec un peu d’huile d’arachide. Egoutter les brochettes et les saisir des deux côtés dans la poêle. Ajouter la sauce sur les brochettes et terminer la cuisson. A l’envoi, on peut ‘caraméliser’ les brochettes en les passant sous le grill ou au chalumeaux avec quelques petites pincées de sucre.

Couper le chou en morceaux grossiers; séparer les bouquets de brocolis et les couper également en morceaux irréguliers.
Blanchir les légumes 3-4 minutes à l’eau bouillante, puis les refroidir immédiatement dans un bain d’eau glacée (pour préserver leur belle couleur verte).
Cuire les nouilles soba 4 minutes à l’eau bouillante non salée. Les rincer sous un filet d’eau froide et égoutter.

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Dans un wok, faire chauffer 2 càs d’huile d’arachide. Y faire griller les cacahuètes et les piments. Dès qu’ils sont dorés, les réserver sur un papier absorbant.
Remettre une deux d’huile dans le wok, et sur feu très vif faire sauter le chou et le brocoli. Après 5 bonnes minutes, quand l’eau de végétation est complètement évaporée, ajouter la sauce d’huitre, le soja et le sucre. Bien mélanger, toujours sur feu vif. Cuire 5-10 minutes.
Ajouter les nouilles et bien mélanger. Cuire 2-3 minutes.
Ajouter les cacahuètes et piments. Couper le feu, mélanger.

Servir le wok de chou avec les brochettes de porc.

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06 octobre 2015

Cookies aux pralines roses de Saint-Genix

 

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Encore un petit défi, celui-ci lancé par Julien de La Fabrique Cookies qui proposait sur son site un petit concours de cookies intégrant un ingrédient régional Français. J’ai éliminé l’andouillette et le Comté 36 mois pour plutôt garnir les miens de ces jolies pralines roses de Saint-Genix (‘pralines’ dans leur acceptation Françaises, hein: des cacahuètes enrobées de sucre) ramenées de Savoie par la maman de mon amie. Associées à un cookie à l’avoine, la cacahuète fait son petit effet, et le sucre coloré rend ce biscuit aussi beau que bon!

Ingrédients:
100g de farine bio
200g de flocons d'avoine
1 càc de bicarbonate bio
150g de sucre semoule
20g de sucre vanillé
120g de beurre
30g de Philiadelphia
2 càs de lait
120g de pralines roses grossièrement concassées


Préparation:
Amener le beurre à température ambiante, il doit être mou (mais pas fondu).
Mélanger les ingrédients secs (sauf les pralines).
Incorporer le beurre en cubes. Ajouter 2 càs de lait. Pétrir peu mais suffisamment pour incorporer tous les ingrédients en une pâte homogène.

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Ajouter les pralines grossièrement concassées à la pâte et bien incorporer (au besoin ajouter une petite càs de lait pour détendre un peu et facilité l'incorporation).
Former une boule bien compacte. Rouler en un boudin régulier de 5cm de diamètre (ou plus, ou moins!). Emballer dans un film étirable bien serré. Poser au frigo pour 30 minutes au moins.
Préchauffer le four à 130° ou 170° (voir options ci-dessous).
Couper des tranches du boudin de pâtes, de 0,75cm environ (!), avec un couteau effilé et à lame très fine. Veiller à ne pas casser ou déformer la pâte qui doit produire des cercles bien ronds! Pas facile quand la lame rencontre une praline, mais pas de soucis, il suffit de reformer le cookie après découpe.
Poser sur une plaque à four couverte d'un Silpat ou papier cuisson, en espaçant bien les cookies (4-5 cm).

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Pour des cookies croquants, enfourner au milieu du four pour 20 minutes à 170° (surveiller pour ne pas trop colorer).
Pour des cookies ‘soft baked’ à l’américaine, cuire 20 minutes à 130°.
Décoller les cookies avec une spatule si nécessaire, et faire refroidir sur une grille à pâtisseries.
Et voilà!

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03 octobre 2015

Neuhaus - the History Collection

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{CONCOURS ci-dessous}

Neuhaus. Un chocolatier Belge qui fait partie de mon paysage gastronomique depuis.... ooooouh bien, bien longtemps! J’ai du en manger pas mal de leurs pralines! Alors quand ils m’ont proposé de visiter leurs atelier à l’occasion de la sortie d’une nouvelle collection ‘Neuhaus History’, je n’ai pas vraiment hésité (à prendre congé!)... et pas uniquement parce que je savais que j’allais frôler l’overdose chocolatée ce jour-là!

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Les ateliers se trouvent à cheval sur Bruxelles et Flandre, à Vlezembeek, et proposent également un magasin d’usine, c’est bon à savoir. On nous y présente d’abord la nouvelle collection, arrangée dans une jolie boîte bleu pastel et garnie de 28 pralines illustrant 11 dates clef de l’histoire du chocolatier. Je vous laisse les découvrir (voir le concours ci-dessous), un petit livret fort bien illustré accompagne la collection!
Deux informations sur l’histoire de Neuhaus m’ont particulièrement marquées, j’adore en apprendre plus sur les origines de nos chocolats: Jean Neuhaus, fondateur de la marque était pharmacien! Dans les Galeries de la Reine (Bruxelles). Quel rapport avec le chocolat? Eh  bien ce Monsieur a eu l’idée géniale de remplacer le sucre qui enrobait alors traditionnellement certains médicaments particulièrement mauvais par... du chocolat! Succès immédiat. Et au fil du temps, le fourrage médicamenteux s’est mué en une ganache chocolatée pour donner naissance à nos célèbres ‘pralines’: bon dedans, bon dehors, le bonbon chocolaté naît en 1912 :-)

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En 1915, ces pralines sont toujours vendues en cornet de papier, comme des frites! Chouette idée en fait, mais pas très pratique pour le transport et la conservation.  L’épouse de Jean Neuhaus a alors l’idée d’emballer les pralines dans une  boîte plus rigide et mieux adaptée... le ‘ballotin’ est né!
Neuhaus est donc depuis 1857 un des chocolatiers les plus qualitatifs et les plus appréciés du public belge. Bien que le petit magasin de la Galerie de la Reine se soit mué au cours du siècle en une plus grosse entreprise, on sent dans le discours et les gestes de son personnel une approche artisanale, une grande attention à la qualité des produits, et un attachement à l’histoire et au savoir-faire de la marque. Les magasins également font la part belle au contact avec le client, mettant toujours en avant un comptoir bien garni et un service prévenant.

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Notre visite dans les ateliers est passionnante. Certes il ne s’agit plus ici d’un petit atelier de fond de magasin, mais plutôt d’une petite usine, mais chaque étape de la fabrication est claire, propre, et ne semble faire appel qu’à des aides mécaniques, des processus de chauffe et refroidissement, afin de façonner à grande échelle des pralines demandant une succession de gestes précis. Il est amusant de noter comme chaque type de praline est confectionné le long d’une ‘ligne’ de production, un long tapis roulant parsemé d’étapes clef de la fabrication: pose d’une ganache, refroidissement, chauffe, lâcher de garnitures, saut dans les copeaux de chocolat, ou encore une étape manuelle qui n’a pas pu être automatisée, tout comme d’ailleurs le contrôle visuel ou gustatif régulier des pralines qui assurent leur parfaite qualité.

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Comme c’est le cas pour la majorité des chocolatiers belges, la matière première chocolatée n’est pas produite ici. Elle provient d’un grand producteur du pays. Neuhaus met néanmoins un point d’honneur à sélectionner lui-même ses fèves et les autres ingrédients qui composeront le chocolat, à réaliser un ‘blend’ de différentes sources afin d’obtenir le goût Neuhaus recherché, avant de les faire transformer en une matière de toute première qualité pour enrober et garnir ses pralines. Et cela se goûte!

Un petit workshop en compagnie des maîtres chocolatiers Neuhaus nous en apprendra plus sur le tempérage du chocolat, et je pourrai réaliser un rêve: garnir de crème et enrober de chocolat ma praline préférée: la Caprice! Un rouleau de nougatine croquante fourré de crème au beurre vanillée (on l’a réalisée: beurre, sucre, vanille, c’est tout!) et trempée dans le chocolat.... je fonds de bonheur!

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Je rentre ravi (et les bras chargés de nos réalisations chocolatées) de cette petite visite. J’ai pu mettre un ‘visage’ sur ces pralines qui peuplent depuis toujours mon univers gourmand. Je suis conquis par la belle qualité du produit, par l’attachement du personnel aux valeurs de qualité, de respect de la tradition, de savoir-faire, et de bon goût de Neuhaus, et toujours par la gourmandise de ces délicieuses pralines!

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{CONCOURS - clôturé}
Pour tenter de remporte une boîte de chocolats Neuhaus History Collection, livrée à domicile (en Belgique), il vous suffit de:
- Posséder une adresse postale en Belgique
- Likez les pages Facebook de Neuhaus et Cook'n'Roll
- Partagez en mode public la page Facebook de Cook'n'Roll ou le post Facebook du concours
- Laisser un commentaire ci-dessous avec nom et adresse email valide et le nom de votre profil Facebook s’il diffère de votre nom. 
- Attendre fébrilement le tirage au sort du gagnant le dimanche 18 octobre après 18h (date et heure de clôture du concours)

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01 octobre 2015

Gnocchi au curry Black Pearl, beurre aux feuilles de curry

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Je suis fasciné par le Curry Black Pearl de Thiercelin, subtil en goût et à la belle robe noire profonde! Après avoir coloré mes pain à hamburger (ICI), je me suis lancé dans les gnocchis aux accent indiens: les célèbres gnocchi au beurre de sauge revisités en cailloux noirs au curry et beurre de feuilles de curry! Un délice, tout simple, fondant, juste épicé comme il faut, et assez surprenant au niveau de la couleur évidemment!

On trouve les feuilles de curry fraiche en épicerie indienne, et elles peuvent facilement être congelées. Les miennes je les ai cueillies moi-même lors de mon dernier voyage à Hyderabad (c’est chic non?!).

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Je profite de ce billet pour inaugurer une collaboration avec les conseillers vin de Delhaize, à qui je demande un conseil d'accord mets-vin pour certaines recettes.
C’est un vin que je connais bien et que j’apprécie qui pourra accompagner cette recette épicée: le Casillero Del Diablo Viognier est issu d’un cépage très aromatisé qui se marie très bien avec les repas asiatiques ou à base de curry.

 

Ingrédients (pour 4 à 6 personnes):
700g de pommes de terre farineuses (vieilles de préférence)
300g (environ) de farine blanche bio
1 oeuf bio
1,5 càs de Curry Thiercelin Black Pearl
100g de beurre frais
1 poignée de feuilles de curry fraiches ou surgelées  (en épicerie indienne)
Sel, poivre
Fleur de sel pour le service

Préparation:

Cuire les pommes de terre en chemise au four à 200° 45 minutes environ. Une pointe de couteau doit les transpercer sans marquer de résistance.
Couper les pommes de terre en deux dans la longueur et les laisser refroidir et s’assécher encore, face coupée vers le haut.
Gratter la chair pour la détacher de la peau. Passer la chair des pommes de terre au tamis. Répartir sur le plan de travail légèrement fariné.

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Battre oeuf avec le curry. Saler et poivrer.
Verser l’oeuf sur la chair de pomme de terre, saupoudrer une fine couche de farine, 1 càc de sel, et incorporer à l’aide d’une corne à pâtisserie.
Incorporer petit-à-petit de la farine, par petites quantités, en formant peu à peu une pâte non collante. Lorsque la pâte ne colle presque plus, former une boule, filmer et laisser reposer 20 minutes.

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Fariner le plan de travail et former des boudins de pâte d’environ 1,5cm de diamètre. Couper les boudins en sections de 2cm. Pour un effet ‘gnocchi’ garanti, strier chaque gnocchi en le faisant rouler sur le dos d’une fourchette.

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Faire fondre 100 g de beurre, éventuellement le clarifier (enlever l’écume et le dépôt blanc) et y jeter les feuilles de curry. Laisser infuser 1/4 heure au moins.

Pendant ce temps, cuire les gnocchi dans une grande quantité d’eau salée jusqu’à ce qu’ils remontent en surface.

Servir les gnocchis enrobés de beurre aux feuilles de curry, saler à la fleur de sel.

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28 septembre 2015

Black Burger et Champagne de Vignerons rosé

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Le concours Champagnes de Vignerons met cette année les vins rosés à l'honneur. J'ai participé à une présentation de trois champagnes en vidéo conférence (les vins étaient eux bien réels dans nos verres!) et eu la chance de recevoir les explications extensives et conseils très avisés de Geoffrey Orban sur la dégustation de ces vins.
Créée en 2001 par le Syndicat Général des Vignerons de la Champagne afin de développer la notoriété des Champagnes élaborés au vignoble, la marque collective « Les Champagnes de Vignerons » regroupe tous les vignerons et unions de vignerons qui commercialisent du Champagne.

Le concours proposé vise à créer un plat en accord avec un des trois champagne. Après dégustation, j'ai choisi le champagne Brut Rosé de Michel Fagot, un vin produit en Montagne de Reims à base de Chardonnay, Meunier, et Pinot Noir. 

Pour accompagner ce champagne j'ai proposé au jury des Champagnes de Vignerons un hamburger d'automne au veau, crème de patate douce aux champignons, et pain noir épicé au curry Black Pearl qui lui donne une subtile saveur épicée, ainsi que cette couleur tranchant agréablement avec celle du champagne! Le lien coloré se retrouve par ailleurs dans la sauce à la patate douce qui s'accorde avec la robe du champagne.

La structure du plat est volontairement aérée, le veau haché épais et peu compact, le pain aéré, la sauce légère et onctueuse, afin de laisser au mieux s'exprimer les fines bulles du vin lors de la dégustation.

Le choix des ingrédients composant ce plat sont dictés, outre par la chromatique et la structure des aliments, par les caractéristiques aromatiques du champagne Michel Fagot: frais mais vineux, charpenté, offrant des notes automnales de fruits confits, de pomme également, et une finale épicée. On retrouve ces épices dans le pain du burger, tandis que les saveurs automnales de champignon crémé et patate douce sont bien soutenues par la corpulence et le côté charpenté du vin. Ce dernier apporte de plus une fraicheur et une acidité très complémentaire au plat. Le tout soutenu par un morceau de veau grillé et servi rosé. 

Un mot sur Thiercelin, un producteur d'épices français que j'apprécie depuis pas mal d'années pour la superbe qualité de ses produits. Cela faisait un moment que ce curry Black Pearl ornait mon étagère à épices... mélange de curry jaune indien et de charbon lui donnant cette couleur profonde, il est idéal pour parfumer un plat en lui apportant cet aspect noir intense du plus bel effet! Le goût des épices est parfait comme toujours avec les produits de Tiercelin, et j'ai été ravi du pouvoir colorant du charbon, grâce auquel j'ai obtenu un noir profond pour mes pains (sans goût de charbon, cela va sans dire!!).

{CONCOURS}
Votez ICI pour votre recette préférée et tentez de remporter une caisse de Champagne!

... et laissez moi en commentaire de ce billet trois mots que vous associez au Champagne avant le 29/10, je sélectionnerai un gagnant qui recevra chez lui une bouteille de Champagnes de Vignerons ;-)

Ingrédients (pour 4 burgers):
Pour les pains noirs (proportions pour 7-8 pains):
250g farine blanche
130ml de lait tiède
50g de beurre mou
1 oeuf (plus un pour la dorure)
12g de levure fraiche
1 càc de sel
1 càs de sucre
1 càs de curry noir Thiercelin Black Pearl
Graines de sésame

Pour les burgers:
400g de blanquette de veau
1/2 jeune oignon
4-5 feuilles de coriandre
Sel et poivre
1 càs huile de cuisson

Pour la sauce:
1 belle patate douce
100ml de crème à 35%
10 tranches champignons des bois séchés (ici des Cèpes de Bordeaux de Supersec)
1/2 càs de gras de canard, ou de volaille, à défaut du beurre (clarifié)
Pour la finition:
Quelques feuilles de roquette

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Préparation:
Préparer les pains: Diluer la levure fraiche dans un peu du lait tiède. Réserver.
Mettre la farine dans un récipient, avec le sucre, le sel, le beurre ramolli, et le curry noir.
Ajouter le reste du lait au mélange lait-levure, et y battre l’œuf. Ajouter ce mélange liquide au mélange sec et mélanger/pétrir 10 minutes. Laisser reposer 30 minutes dans le récipient couvert, à l’abri des courants d’air.
Rassembler la pâte (fariner, la pâte sera assez collante)
Faire des pâtons de 70g environ. Bouler les pâtons et les poser sur une plaque à four recouverte de papier cuisson, bien espacés. Couvrir d’un linge et laisser pousser à l’abri des courants d’air, 1h30 environ.
Préchauffer le four à 180° (chaleur tournante).
Badigeonner les pâtons d’œuf battu et déposer quelques graines de sésame.
Cuire 10 minutes à 180°.
Après cuisson, et dès refroidissement des pains, les conserver dans un sac à pain pour les garder bien moelleux!

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Préparer les burgers: hacher la viande épaisse, ou au couteau. Hacher finement l'oignon avec la coriandre. Mélanger délicatement sans tasser. Saler et poivrer.
Former des burgers en tassant 'juste assez' pour qu'ils tiennent ensemble sans s'effriter.
Cuire 2-3 minutes de chaque côté (pour des burgers de 2,5cm d'épaisseur) à feu moyen dans une poêle avec un peu d'huile. On cherche une cuisson rosée.

Préparer la sauce: Cuire la patate douce au four à 180° environ 40 minutes. Elle doit être très tendre à cœur.
Dans une poêle sur feu doux-moyen, faire fondre la matière grasse et y déposer les champignons bien à plat. Laisser dorer puis retourner. Ajouter la crème et faire bouillir une minute. Retirer et réserver les champignons réhydratés.

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Ecraser la moitié de la chair de la patate douce dans la poêle, hors du feu. Saler, poivrer et passer au tamis pour une consistance plus fine et onctueuse.

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Dresser le burger: Poser une couche de sauce sur la partie inférieure du pain, une ou deux feuilles de roquette, le burger de veau rosé, une seconde couche de sauce, quelques tranches de champignons, et enfin le 'chapeau' du burger.

Déguster avec un champagne Brut Rosé de Michel Fagot.

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26 septembre 2015

Elisabeth chocolatier

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Difficile ces dernières années de discerner le bon grain de l’ivraie en matière de chocolat et biscuits belges aux abords de notre très belle et touristique Grand Place! Quelques enseignes de qualité s’y retrouvent (Galler, Darcis, Dandoy, etc...), mais le touriste et même le bruxellois que je suis ont bien du mal à se faire un avis sur cette multitude de nouveaux magasins vendant chocolats, biscuits, gaufres imbibées de mauvais chocolat, et autres Manneken Pis en massepain! J’ai tendance à les éviter et à diriger mes hôtes de passage (notamment ceux à qui je fais visiter la Capitale avec les Greeters.be) vers les enseignes dont j’aime déguster les produits.

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Lorsque Elisabeth m’a proposé de me présenter ses produits, j’ai dès lors failli refuser, pensant me retrouver devant un autre magasin à chocolat pour touriste chinois, en promo toute l’année, accueil en Mandarin, conservation illimitée, et cinq paquets pour le prix de deux... Mais je suis curieux, surtout quand il s’agit de manger, et c’est poussé par cette curiosité que j’ai franchi la porte du magasin Elisabeth de la rue au beurre, accueilli par les grands sourires, et la bonne humeur de l’équipe.

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Elisabeth propose quatre petits magasins autour de la grand-place (deux rue au beurre, rue marché aux herbes, et en face du p’tit qui Pis). Chacun propose un produit phare et un bel assortiment d’autres gourmandises, toutes sucrée. D’emblée je comprends en parcourant les rayons qu’on est loin de ce que j’imaginais: pas de pack promo ni de chocolat à l’huile de palme ici: hormis le nougat tout est produit en Belgique par des artisans triés sur le volet par nos hôtes. Et c’est bien l’originalité de l’enseigne: rassembler en un lieu ce qui se fait de meilleur en terme de chocolats, biscuits et autres douceurs artisanaux. L’équipe d’Elisabeth parcourt la Belgique pour y dénicher de petits producteurs prêts à produire pour elles le meilleur de leur assortiment. On retrouve ainsi un magasin où le produit phare est une grosse meringue croquante et au cœur moelleux, parfumée en fonction de la saison (citron, noisettes, fruits rouges, ...), et produit par un boulanger du nord du pays chez qui une des filles d’Elisabeth avait l’habitude de s’arrêter sur la route de la mer!

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Les cuberdons viennent de la confiserie Geldhof, les bonbons sont produit par le célèbre artisan Joris, et le superbe assortiment de pralines proviennent de l’atelier voisin Frédéric Blondeel, un artisan-chocolatier qui torréfie et transforme ses graines de cacao en un chocolat ‘maison’ irrésistible!
Le reste de l’assortiment est dans la même veine: des ‘melo-cakes’, gauffrettes à la vanille, galettes au beurre, chocolat à casser, jolies boîtes (décorées par un illustrateur flamand de livres pour enfants) de biscuits, ‘lards’, et autres jolis souvenir d’enfance! Ah et ne ratez pas les florentins, ni ce biscuit d’amandes effilées couvert d’une praline blanche à la crème... tuerie!!

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Bref, vous l’avez compris, (très) sceptique et sur mes gardes au premier abord, je suis ravi d’avoir découvert une enseigne de qualité qui met si bien en avant les artisans belges! C’est d’ailleurs dans ce sens que l’enseigne renforcera bientôt sa communication en magasin, en mettant mieux en avant les hommes et femmes derrières ces produits!

Pour moi c’est certain en tout cas, mon prochain Greet passera par chez Elisabeth ;-)

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Elisabeth Chocolatier
http://elisabeth.be/
contact@elisabeth.be
32 475 52 51 97

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22 septembre 2015

Chou rouge fermenté à la pomme

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Variation sur le thème et la recette de la choucroute, j’ai tenté cette préparation de chou rouge et pomme reprenant une célèbre association hivernale, ici en version fermentée. Le résultat est au delà de mes espérances: le chou fermenté est très aromatique, doux avec une pointe d’acidité, un régal pour accompagner une viande froides, en salade (de pois chiches par exemple), ou en garniture d’un sandwich ou wrap. Et puis j’adore grignoter ces légumes croquants à toute heure! De plus, l’aspect de ce chou l’emporte haut la main sur celui de la choucroute: ce rouge vif, brillant, presque fluo et translucide est juste incroyable! 

Petit clin d’oeil en passant à Marie-Claire Frédéric dont l’excellent livre Ni Cru Ni Cuit (et le site homonyme) m’a définitivement convaincu de me lancer dans les fermentations...

Ingrédients:
1 chou rouge bio
1 pomme bio
10g de gros sel de mer non traité et sans additif (c’est important!), par kilo de chou et pomme
20 baies de genévrier par kilo de chou et pomme

Matériel: un grand bocal avec joint en caoutchouc

Préparation:
Ne pas laver le chou. Détacher les feuilles extérieures et les rincer si nécessaire.
Couper le chou en quatre ou huit. Couper le cœur, la partie dure centrale, de chaque quartier.
Emincer le chou finement, à la mandoline ou au couteau.
Couper la pomme en cubes, retirer le trognon et les pépins (mais conserver la peau!)
Peser le chou et la pomme. Peser la quantité adéquate de sel et baies et les mélanger ensemble.

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Dans un grand bocal à joint, poser une couche de chou et pommes. Tasser fermement avec les poings. Parsemer de sel et baies. Poser une seconde couche, puis du sel, et ainsi de suite jusqu’à 2cm du bord supérieur, en tassant bien entre les couches.
Poser une des feuilles réservées par dessus le chou émincé et fermer le bocal hermétiquement.

Laisser reposer à température ambiante pendant une semaine. Un liquide va se former dans le bocal, baignant toute la hauteur du chou émincé. Si après trois jours le liquide ne s’est pas suffisamment formé, compléter avec de l’eau salée à 30g par litre.

Entreposer alors le bocal au frais (cave par exemple, le frigo n’est pas nécessaire) pendant trois semaines avant de consommer (ou de conserver encore le chou fermenté, jusqu’à un an).

Lors de l’utilisation, toujours veiller à le prélever avec des ustensiles propres, et ne jamais ré-introduire d’aliments dans le bocal. Le chou fermenté se conservera ainsi encore de longs mois, même après avoir entamé le bocal.

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15 septembre 2015

Pulled pork - Porc effiloché

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Le ‘Pulled Pork’ est à la mode et les photos qu’on voit circuler sur le Net m’avaient déjà donné l’envie de m’y essayer... avant de déguster un sandwich au porc effiloché chez Rough Kitchen à Amsterdam.... un vrai délice gourmand, je ne pouvais plus attendre pour me lancer!
Il faut planifier un peu la réalisation de ce plat, qui demande une nuit de marinade et six heures de cuisson au four. Mais le résultat vaut largement l’investissement en temps, et on peut facilement faire une grande quantité de pulled pork en une cuisson, quitte à en congeler une partie!
Je vous reparle ici  du premier sandwich que j’ai dégusté avec ce porc effiloché, inspiré de celui de The Rough Kitchen à Amsterdam, et bientôt d’un sandwich banh mi (recette ICI) ou d’une soupe ramen garnis de porc effiloché... à tomber!

Ingrédients (pour environ 700g):
1,2kg d’épaule de porc ou de rôti au spiringue
1 càs de gros sel de mer
2 càs de sucre fin
10 tours de moulin à poivre

Préparation:
Masser la viande avec le sel, poivre, et sucre. Mettre une nuit au frigo.
Cuire la viande dans une cocotte ou un plat à gratin, à découvert, au four préchauffé à 120°, pendant 6 heures. Arroser de jus en milieu de cuisson.

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Récupérer le jus de cuisson.
Laisser refroidir à température ambiante 1/2 heure.
A l’aide de deux fourchettes, effilocher la viande: une fourchette tient la viande pendant que l’autre gratte cette dernière pour en détacher les fibres.
Mouiller avec un peu du jus de cuisson et mélanger.

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Réserver pour un sandwich, picorer avec les doigts (essaie de résister!), servir sur une jacket potato, avec une salade, dans une tortilla, un ramen, un banh mi... ou congeler.

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