17 décembre 2013

Raisins au fromage frais et pistaches

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Une petite recette toute simple pour l’apéro, reprise du joli blog de Françoise: La Cuisine de Françoise. Enfin, pas si simple que cela, le roulage des raisins est un peu délicat… Mais le résultat très sympas, frais, savoureux, et comme le dit Françoise on ne s’attend pas à trouver un cœur fruité à ces boulettes: délicieuse surprise assurée!

Ingrédients:
150g de Philadelphia light (un fromage de chèvre fera l’affaire également)
3 càs de crème fraiche liquide
20-30 petits raisins blancs sans pépins
100g de pistaches pelées et non salées

Préparation:
Torréfier et hacher les pistaches.
Mélanger le fromage frais et la crème.

Enrober les grains de raisin de fromage frais, puis les rouler dans les pistaches hachées.
Ma technique, après pas mal de tâtonnement: laisser tomber le raisin dans le fromage, le faire rouler sur lui-même à l’aide d’une petite cuiller; transvaser le raisin dans un bol contenant les pistaches hachées, à l’aide de la cuiller; recouvrir le grain de pistache et enfin le faire rouler pour bien l’enrober de pistache. De cette façon, on évite de s’en mettre plein les doigts ;-)

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Source: Bouchées de raisin au fromage frais et pistaches

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14 décembre 2013

Cougnou

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Pas de Noël sans cougnou, le petit pain au lait en forme de petit Jésus si typique en Belgique de cette période de l’année. J’ai pêché ma recette chez ma collègue Sabine, puisque les éditeurs de notre journal d'entreprise, avaient eu l’excellente idée de publier un recueil des recettes de fêtes des employés, forcément variées et très internationales!

Ingrédients (pour 2 gros cougnous):
- 500g de farine
- 25g de levure fraîche (ou 2 càc de levure sèche)
- 125g de beurre fondu
- 250ml + 1càs de lait
- 2 oeufs + 1 pour la dorure 
- 5 càs de sucre
- 1 càc de sel
- 80g de raisins secs réhydratés quelques minutes dans de l’eau tiède (optionnel)

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Préparation:
Faire tiédir le lait et y diluer la levure.

Ajouter les 2 oeufs entiers, le sucre, et le sel. Mélanger.
Ajouter progressivement la farine tamisée et le beurre fondu, alternativement, en mélangeant. La pâte ne doit pas coller; ajouter de la farine ou du lait pour obtenir la consistance souhaitée.
Pétrir la pâte une dizaine de minutes. Former une boule, couvrir d’un linge humide, et laisser pousser dans un endroit chaud jusqu’à ce que la pâte double de volume (30-60 minutes).
Ajouter les raisins égouttés, et pétrir la pâte à nouveau, quelques minutes.

Préchauffer le four à 200°.

Séparer la pâte en deux boules; séparer encore chaque boule en deux boules, une grande et une petite, et former la tête et le corps allongé du cougnou; rassembler les deux éléments et souder avec un peu d’eau.
Poser les deux cougnous sur une plaque à four huilée, bien éloignés l’un de l’autre. Couvrir d’un linge humide et laisser pousser à nouveau 3 minutes dans une pièce chaude. 

Dorer les cougnous au pinceau avec un mélange d'oeuf et de lait. Cuire environ 30 minutes à 200°.

 

Source: Sabine Gobert dans Zest2Go December 2011

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13 décembre 2013

Les coulisses du Delhaize Magazine

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L’édition ‘Fêtes’ du Delhaize magazine est sortie! 

Bourré de recettes festives, avec un focus sur les huit chefs belges collaborant avec l’enseigne, on va se régaler! Je suis plutôt fan de ce magazine, et n’en rate pas un numéro, d’autant plus que j’avais été invité il y a quelques mois (on se baladait encore en t-shirt) à assister dans les Studio Wauters à la réalisation des photos de cette édition du magazine!

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Les Studios Wauters se situent à Overijse et sont dirigés par les Wauters père et fils! Un grand studio très lumineux, des tables de prise de vues, écrans calibrés, matériel photographique de compétition, boîtes à lumières… se disputant l’espace avec une collection impressionnante d’accessoires de table: collections de vaisselle dépareillée, tiroirs débordants de couverts, étagères coulissantes garnies de pots, stock de fonds, de matières,… à faire pâlir d’envie tout blogueur culinaire!

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Une belle cuisine équipée permet au Chef de composer et préparer ‘en live’ les recettes qui seront illustrées dans le magazine. C’est lui qui les mets au point en suivant le thème du magazine, les soumet à Delhaize pour validation et équilibrage nutritionnel, et les réalise sur place juste avant d’être photographiées sous tous leurs angles. Moi qui croyais qu’on usait pour ces photos d’artifices non-comestibles, j’étais surpris de voir des plats fumants et très appétissants sortir de la cuisine pour être mis sur pellicule (ou plutôt sur carte mémoire) quelques minutes plus tard!

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C’est vrai par contre qu’avec l’avènement du numérique, les retouches se font plus facilement après la prise de vue: les photos sont directement affichées sur de magnifiques écrans restituant parfaitement les couleurs et textures, pour être ensuite retouchées et ajustées.

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Fascinant de voir cette équipe à l’œuvre! Vincent, représentant du client (Delhaize donc), supervise les éléments photographiés, gardant un oeil sur son script et la façon dont les photos viendront s’intégrer sur les pages du magazine; le Chef peaufine ses plats et les présente à Gemma, la styliste culinaire, qui finalise la mise en place du plat et de son décor. Et enfin, les photos peuvent être prises et travaillées par Bart et Marc Wauters.

Un beau travail d’équipe et de passionnés, dans une ambiance gourmande et concentrée!

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Et voilà donc le résultat, disponible en magasin, et en version électronique sur le site de Delhaize. Bonne lecture et bon appétit!

Merci à Alison (Delhaize) de nous avoir invités, avec Jessica et Françoise , à découvrir les coulisses de la réalisation du magazine.

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 décembre 2013

The C Experience

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J'ai récemment été invité à vivre The C Experience! Une expérience Culinaire et gastronomique éphémère à une bonne centaine de mètres de hauteur, avec vue imprenable sur le centre de Bruxelles!

La salle à manger du C Experience est en effet posée sur le toit de L'IT Tower, à l'entrée de la ville et du Bois de la Cambre…

En arrivant au 28ème étage de la tour on découvre la grande pièce largement vitrée et garnie d'une longue table d'une vingtaine de couverts, posée sur un angle du toit et semblant presque flotter au dessus de la ville.

Je ne suis en général pas particulièrement fan des vues panoramiques, mais il faut avouer que celle-ci est à couper le souffle! Le regard embrasse la ville sur presque 360° et on distingue particulièrement bien les jolis contours de l'abbaye de la Cambre, des étangs d'Ixelles et du sud du centre-ville. Splendide! Et certainement magnifique en soirée, lorsque la ville brille de ses feux et décorations de fêtes!

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La longue table surplombant la ville nous accueille pour un repas gastronomique orchestré par Claude Bosi, chef français doublement étoilé du restaurant Hibiscus à Londres. La cuisine est ouverte et on peut observer à loisir le chef et son équipe mettre les dernières touches aux plats qui nous seront servis.

Amuse-bouches d'abord sous forme de croquettes, choux et mini-cromesquis aux saveurs fines et variées. Ainsi qu’un délicat cornet croustillant garni de crème de miso et yuzu que  nous dégustons en observant Bruxelles un verre de bulles à la main.

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Nous passons à table pour  déguster une crème de foie gras au pain brûlé servie dans une coquille d’oeuf.

Vient ensuite un plat de Cabillaud d'Ecosse, mousse de raifort, réduction de poires au vin rouge, fricassée de choux de Bruxelles qui nous ravi les papilles (et les mirettes!).

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Il sera suivi d'un perdreaux en deux cuisson, semoule de choux fleur aux graines de courge et grenade, chou fleur au curry, sauce câpres et raisins. Le Chef nous régale des plats qu'il sert dans son établissement de Londres, et a emporté pour l'occasion quelques ingrédients sélectionnés sur les terres (et mer) environnantes.

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Ce délicieux menu est accompagné de vins appropriés, pour lesquels on aurait aimé recevoir quelques explications supplémentaires. Délicieux accords avec les plats en tout cas.

Le repas se conclut bien entendu sur une note sucrée, avec d'abord une pana cotta à la Reine des Prés (une fleur récoltée et séchée à la belle saison) et mousseline de pommes, et une tarte au chocolat (Pérou 75%) puissante et incroyablement fondante, accompagnée d'une glace au chocolat blanc et fromage de chèvre douce et surprenante.

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Une belle initiative que ce repas gastronomique 'dans les airs', avec une vue impressionnante sur la ville!
The C Experience est un concept éphémère: trois Chefs étoilés se succèderont aux commandes de la cuisine jusque mi-février, avant que l'Experience n'aille se percher sur la hauteurs d'une autre capitale du monde.


Les dates, informations et tarifs sont disponibles sur le site de The C Experience: www.the-c-experience.com

 

10 décembre 2013

Pâtes au pesto de poivron

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Avec les poivrons marinés dont je vous parlais ICI, j’ai réalisé un pesto rouge à base délicieusement méditerranéen! Et très inspiré de la recette d’Edda, dont je vous invite d'ailleurs à visiter le superbe blog Un Déjeuner De Soleil, une référence en matière de cuisine transalpine!

Ingrédients (pour 4 personnes):
500g de pâtes longues
100g de poivrons rouges marinés égouttés.
1 petite gousse d’aïl
20g de parmesan rapé minute
10 petites feuilles de basilic
1 càc de câpres au vinaigre égouttés
30g de pignons de pin grillés à sec
Sel, poivre

Préparation:
Mixer tous les ingrédients en une pâte lisse. Les puristes le feront au mortier!

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Cuire les pâtes dans une grande quantité d’eau salée (1 litre et 8g de gros sel par 100g de pâtes sèches). Prélever une louche d’eau de cuisson.
Dans un saladier, mettre 3-4 belles càs de pesto et 2-3 càs d’eau de cuisson chaude. Mélanger.
Egoutter les pâtes et les mélanger au pesto dans le saladier. Servir sans attendre sur assiettes chaudes.

 

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07 décembre 2013

Saint-Jacques, mousseline de carotte au curcuma, émulsion de basmati et coco

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Je déteste les carottes cuites! Les crues ça va, mais les cuites j’ai jamais pu! Bon, avec l’âge ça va un peu mieux, j’avoue, mais quand même, rien qu’à en voir la couleur je suis sur mes gardes!
Mais là, cette recette découverte à l’atelier C’est Moi Qui Cuisine m’a carrément fait oublié mon aversion pour ce légume cuit! Cette purée de carottes est juste incroyable, douce, avec un petit goût de noisette beurrée, une pointe d’acidité orangée… et parfaitement mariée à cette incroyable mousse de riz basmati au gingembre… Une révélation! Et très certainement une entrée que je servirai aux repas de fêtes!

Ingrédients (pour 4 personnes):
12 à 16 Saint-Jacques décoquillées et sans corail
Huile de friture, Huile d’olive

Pour la purée de carottes:
1 botte de 500g de
carottes bio avec les fanes
100g de beurre de ferme
2 gr (une petite càc) de curcuma en poudre
1 grosse orange à jus
1 càs de gros sel

Pour l’émulsion:
30g de riz basmati (Tilda pour moi)
20cl de lait entier
10cl de lait de coco
2cm de gingembre frais
1 oignon
1 càs de beurre
Sel

Préparation:
Faire tremper les Saint-Jacques dans de l’eau tiède, à température ambiante, pendant la préparation.

Peler les carottes (laver et conserver les fanes). Les couper en rondelles de 1cm et les rincer à l’eau froide.
Mettre les carottes dans une casserole avec le gros sel, couvrir d’eau froide et porter à ébullition. Cuire jusqu’à ce qu’une lame de couteau transperce les carottes sans difficulté.
Egoutter. Réserver.

Presser l’orange.

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Faire fondre le beurre dans un petit poêlon jusqu’à ce qu’il prenne une couleur brun-dorée et dégage un léger parfum de noisette. Ajouter la poudre de curcuma. Laisser infuser quelques minutes hors du feu, puis filtrer afin de ne récupérer que l’huile parfumée.

Mixer les carottes en ajoutant petit-à-petit le jus d'orange et le beurre clarifié. Assaisonner. Ajuster les quantités de beurre et de jus afin d’obtenir un bon goût de beurre avec une pointe d’acidité.
Réserver au chaud.

Rincer le riz. Hacher finement l’oignon, et râper finement le gingembre.
Faire revenir l’oignon et le gingembre dans une càs de beurre. Ajouter le riz, puis le lait et le lait de coco. Cuire jusqu’à ce que le riz soit bien cuit. Saler.
Mixer finement la préparation. Rectifier l’assaisonnement. Filtrer finement et verser dans un petit siphon. Mettre une cartouche de gaz, secouer,  et réserver au chaud (bain-marie).

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Eponger les Saint-Jacques sur un linge propre.
Dans un fond d’huile de friture (2cm) très chaud, saisir les sommités des fanes de carottes. Eponger et réserver sur un essuie-tout.
Dans une grande poêle très chaude, verser un filet généreux d’huile d’olive et cuire les Saint-Jacques en deux fois (8 à la fois max) en les saisissant a feu vif une minute sur chaque face. Saler et poivrer.

Poser une couche de purée de carottes dans les assiettes chaudes, répartissez les Saint-Jacques sur la purée, déposer l’émulsion au centre de l’assiette, et surmonter de quelques fanes de carottes frites.
Saler à la fleur de sel et donner un tour de moulin à poivre.

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03 décembre 2013

Maki Sushi à la Ginger Beer, aubergines au Cola, et saumon

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Voilà une recette imaginée pour un concours imposant l’utilisation de sodas! J’ai utilisé du Ginger Beer, soda sucré au gingembre, pour assaisonner mon riz, et les aubergines qui farcissent ces makis sont cuites dans un mélange de Coke et sauce soja. Résultat délicieux et doux, qui s’accorde très bien avec le saumon frit.

Ingrédients:
- 5 feuilles d’algue nori
- 1 petite mangue mûre
- 1/2 concombre
- 300g de filet de saumon, avec la peau
- 1 oeuf
- 50g de chapelure
- 50g de farine
- 30g mayonnaise
- 10g wasabi
- Gomasio
- Huile de friture

Pour le riz à sushi:
- 500g de riz à sushi ‘japonica’
- 1 feuille d’algue
Kombu
- 150ml de Ginger Beer
- 10g de sel
- 1 càs de vinaigre de riz

Pour les aubergines:
- 3 petites aubergines
- 2 càs d’huile de sésame
- 2 càs de sauce soja (shoyu)
- 250ml de Coca Cola
- 2 gousses d’aïl pelées
- 1 petit piment séché

Préparation:
Rincer le riz, trois fois, et en polissant bien les grains avec le poing dans une passoire.
Cuire les 500g de riz avec 750g d’eau et l’algue kombu, au rice cooker ou dans une casserole à léger frémissement et à couvert. Laisser reposer 10-15 minutes après cuisson. Enlever l’algue.
Faire chauffer le Ginger Beer et le sel dans un poêlon jusqu’à dissolution du sel. Ajouter le vinaigre et laisser refroidir.
Étaler le riz dans un grand plat, mélanger l’assaisonnement et laisser refroidir.
Si le riz n’est pas utilisé de suite, couvrir d’un linge humide pour ne pas qu’il se dessèche.

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Couper les aubergines en gros et longs bâtonnets (2 cm de section).
Dans un wok, faire sauter les aubergines dans l’huile de sésame avec l’ail entier et le piment.
Quand elles commencent à dorer, ajouter la sauce soja, puis la moitié du Coca.
Laisser cuire à feu moyen jusqu’à absorptions des liquides, en mélangeant régulièrement.
Ajouter le reste du Coca et couvrir. Cuire à feu moyen jusqu’à ce que les aubergines soient cuites mais encore un peu fermes.
Egoutter et Réserver.

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Enlever la peau du saumon et le couper en bâtonnets (1cm de section). Les mettre 2 heures au congélateur.
Paner les bâtonnets à l’Anglaise en les passant successivement dans le farine, l’oeuf battu est assaisonné, et finalement la chapelure.
Frire à 190° jusqu’à ce que les bâtonnets panés soient dorés. Eponger sur un papier absorbant et réserver.

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Couper la mangue et le concombre pelé en fins bâtonnets.
Mélanger la mayonnaise et le wasabi.
Ecailler et faire griller la peau du saumon dans une poêle très chaude; éponger sur un papier absorbant.

Rouler les makis:
Poser une feuille de nori, côté brillant vers le haut, sur le tapis. Préparer un bol d’eau tiède pour s’humidifier les main régulièrement.
Avec les mains humides, répartir une couche régulière de 0,5cm maximum de riz sur la feuilles, en laissant 2cm libres sur le haut. Garnir d’ingrédients en bâtonnets, sur le riz, à 4cm du bord inférieur de la feuille: appliquer une fine bande de mayonnaise au wasabi, parsemer le riz de gomasio, poser poisson pané, quelques morceaux de peau grillée, aubergine, mangue, et concombre sur le riz.
Rouler l’ensemble en partant du bas de la feuille et en serrant bien. Humidifier légèrement le haut de la feuille afin qu’il adhère de suite au rouleau et le scelle.
Poser au frais, sous un linge humide pour une dizaine de minutes (l’algue va se réhydrater et s’assouplir).

 

 

 

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30 novembre 2013

Chine 2013 - Beijing, Yunan et Guangxi

 

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06 novembre 2013 - Beijing

Arrivée à Beijing ce samedi 2 novembre vers 5:00 du mat, après un vol sans encombre, et sans saveur. Il fait frais, pas de comité d’accueil – à peine nous propose-t'on un taxi du bout des lèvres -  les bureaux de change ouvrent tout juste pour nous permettre de convertir quelques euros en Yuan (Y7,45 par euro, calcul mental au programme!) et de sauter dans le premier train/métro pour la capitale. Tout est moderne, tout roule, bien huilé, propre et spacieux, easy!

Visite forcée de notre premier ‘hutong’, quartier populaire formé de petites ruelles, on se rend compte après une heure qu’on cherche notre hôtel au mauvais endroit, malgré la bonne volonté des passants. La vie bat déjà son plein à cette heure très matinale: trafic, travailleur en route pour le turbin, snacks de petits déjeuners fumants en bord de route, … La ville est grise, il fait froid, une chape de brouillard polluée la recouvre à perte de vue. Bonne nouvelle: la batterie électrique remplace souvent le moteur des mobylettes et vélo, pour notre plus grand confort acoustique!

Nous prenons nos marques, fatigués par le voyage et le décalage horaire. Le métro est très pratique, on s’habitue vite au scan systématique des sacs, à la foule compacte, à cette petite odeur d’ail de la veille, aux ‘tasseurs’ de foule à l’entrée des wagons, et aux passagers imperturbablement plongés dans leur smartphone.

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Tian An Men, immense place grise entourée de blocs de béton et du bâtiment d’entrée de la Cité Interdite, plus coloré et décoré du portrait rutilant de Mao. Le brouillard de pollution recouvre la place, donnant un aspect irréel aux deux immenses écrans diffusant des images des exploits de la nation… Gardes et milices sont partout, contrôles à toutes les sorties, nous sommes en de bonnes mains!

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Dimanche, grand ciel bleu, 20°, la petite brise semble avoir chassé le fog crasseux. Visite du Lama Temple, un immense temple tibétain où les fidèles viennent se recueillir et prier dans la fumée épaisse des sticks d’encens. Magnifiques couleurs, odeurs, et scènes de vies pieuses. Peu de touristes, comme ailleurs dans la ville… à première vue du moins: en observant mieux le faciès et le langage de notre entourage, on se rend vite compte que les touristes sont ici principalement chinois, venus de toutes les régions de cette immense nation! Appareil photo au poing, les bras chargés de babioles à l’effigie du parti ou de Mao…

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Il nous faudra bien deux jours encore pour profiter de Pékin sous le soleil! Les parcs sont splendides, (trop) parfaitement entretenus, on prend un plaisir immense à s’y balader par cette température printanière et à observer le rituel des pékinois pratiquant plusieurs arts (danse, chant, arts martiaux) dans ces poumons de verdure parsemant la ville. Marché aux puces, vue plongeante sur la ville depuis la colline de la montagne au charbon, shopping dans de petits ‘mall’, balade dans les ruelles des hutongs populaires… la visite est facile et agréable.

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On est surpris de l’incroyable gentillesse des chinois. Nous arrivions avec un gros (gros) a priori… vite dissipé par les offres spontanées d’aide dans la rue, dans le métro. La langue est une barrière, c’est certain, peu de chinois pratiquent l’anglais et les traductions anglaises sont rares; mais il suffit d’un ‘Ni Hao’, d’un sourire, et de quelques gestes explicites pour recevoir de l’aide des passants qui se pressent rapidement pour nous aider. Et si certains on l’air fermés ou indifférents, c’est très probablement plus par crainte de devoir affronter une langue qu’ils ne maitrisent pas que par manque de volonté de nous aider!

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Nous ne pouvions pas quitter Beijing, même temporairement, sans visiter l’incontournable Grande Muraille dont la partie la mieux restaurée passe à moins de 70km de la ville. Une option ‘roots’ tenant plus du trail que de la balade touristique, est possible, mais nous préférons la jouer plus touristique en choisissant la partie restaurée et balisée du Great Wall, attirant forcément une nuée de touristes (chinois) prêts à dégainer leur smartphone pour immortaliser leur passage sur cet immense édifice (6000km quand même!) qui, croient-ils, s’observe même depuis la lune! Avant d’embarquer dans le train pour Badalin, on passe un bon moment à déchiffrer les horaires en mandarin, à mémoriser les symboles représentant les villes (bonhomme qui court, V à l’envers, et maison à toit pentu font déjà partie de notre alphabet courant!), avant de se faire aider par un interprète de fortune :-)
Dans la file bien ordonnée on joue des coudes avec un couple de… bruxellois! Habitant à 200m de chez nous, Astrid et Bruno sont en balade pour six mois au moins, transitant par la Chine entre Russie, Mongolie, Asie du Sud-Est, et Océanie. Le courant passe tout de suite, on ne se quittera plus de la journée.
Le ciel se dégage à mesure que l’on s’éloigne du smog de Pékin. Nous voilà partis, avec mille autres, sur le chemin d’enceinte du mur, long et très escarpé par endroits. La vue sur les collines embrumées le long desquelles serpente l’ouvrage de pierre est superbe, l’animation des touristes nous fait sourire et nous nous prêtons volontiers à des séances de pose répétées avec les moins timides d’entre eux; “vis ma vie” de star sur la Grande Muraille de Chine!

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Oh mais je me rends compte que je ne vous ai pas encore parlé de bouffe! On a raté le canard de Pékin, mais il ne perd rien pour attendre! On a par contre dégusté de délicieux riz sautés (à la pâte de haricots noirs, souvent), des bouillons parfumés aux nouilles fraiches à la texture incroyable, et accompagnées de viandes, légumes, et œufs durs. Les cartes des restaurants ne nous étant pas toujours accessibles, on privilégie les gargotes à plat unique où l’on voit distinctement ce qui nous sera servi, ou les petits restos proposant un semblant de traduction ou mieux quelques images sur-colorées! Brochettes dans la rue, pains vapeur farcis de viandes ou légumes, galettes farcies, le choix est vaste et alléchant. Un soir dans Ghost Street, une rue bordée de restaurants spécialisés en langoustines et fondues, et éclairée de jolis lampions rouges, nous nous sommes régalés d’une fondue chinoise: un bouillon parfumé est chauffé au centre de la table, pour que nous y fassions cuire une variété de viandes, nouilles et légumes choisis au préalable. Délicieux et diététique! Les cuisines des régions alentours s’invitent aussi dans les rues de Pékin, et – outre un Burger King auquel nous n’avons pas pu résister – j’y ai dégusté un bibimbap d’anthologie , brulant dans son bol de pierre chauffée, dans un snack coréen!

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Nous voilà prêts pour d’autres aventures en dehors de la mégalopole, en route pour Lijiang, petite ville à l’extrême ouest du Yunnan, pour une ou deux semaines de balade dans cette région plus rurale du pays.

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09 novembre 2013 - Lijiang

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Lijiang est une des destinations les plus à l’ouest du Yunnan, et nous avons décidé de nous y rendre en avion pour économiser une cinquantaine d’heures de train, et continuer notre voyage en revenant petit à petit vers Beijing en traversant le Yunnan.
La ville est à 2400m d’altitude, proche du Tibet. Il y fait beau à notre arrivée, mais plutôt frais à cette altitude! La ville est immense, étonnamment développée, rue rectilignes et goudronnées, magasins de mode, respect des feux de signalisation, fast-food habituels, bref pas trop dépaysant!

On se heurte à la difficulté de la langue dès la sortie de la gare routière: impossible de se faire indiquer le chemin de la vieille ville, et encore moins de s’y faire emmener en taxi. On comprendra plus tard que celle-ci est à 800m, course trop peu rentable pour les taxi(wo)men :-)

La vieille ville, nous y voilà! Le village Naxi décoré de magnifique maisons en bois sculpté et ajouré nous explose à la figure: c’est Disneyland!!! Blindé de touristes chinois, chaque maison est une échoppe vendant foulards, thé Pu’erh, bracelets en argent, viande de yak séchée, biscuits à la rose, un restaurant ou une guesthouse! Des ‘locaux’ se font photographier avec les touristes sur leurs montures, d’autres déguisés en habits d’apparat à deux pas du Mc Do… quel cirque!

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Ces premières déconvenues digérées, on change rapidement d’hôtel pour un endroit avec jolie terrasse au soleil où l’on pourra paraisser (et soigner mon rhube).
La ville se vide un peu en soirée, et on apprend surtout à l’apprécier le matin, en courant dans ses petites rues pour l’une, en visitant le marché très typique pour l’autre.
En s’éloignant du centre, le vieux village est en fait très grand et on peut y admirer de magnifiques maison de bois superbement travaillé, disposées le long de petits canaux, dans le calme.
Le
parc de l’Etang du Dragon Noir au nord du village est magnifique et offre une très agréable balade le long des étangs, avec vue sur une succession de pavillons Naxi et la montagne enneigée du Dragon de Jade se découpant en toile de fond sur le ciel bleu.

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Au petit matin, je vais me promener dans le village qui s’éveille, en direction du marché. Les ruelles sont calmes, on y croise les silhouettes typiques de Naxi se rendant au marché, dans leurs habits de toile bleue, panier sur le dos protégé par une épaisse peau de bête. Le soleil levant se reflète sur les pierres lisses des ruelles et fait ressortir l’incroyable travail du bois ajouré des fenêtres et des maisons.
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Le marché est animé, propre et bien agencé. Ci et là, une épaisse vapeur traverse des empilements de paniers plein de petits pains vapeur, et l’odeur des premières brochettes et autres viandes laquées finissant de cuire sur la braise nous chatouille les narines! Je ne résiste pas longtemps à la tentation de gouter un de ces petits pains surprise (on ne sait jamais ce qu’il y aura dedans, sucré ou salé, par manque de compréhension avec les vendeurs!), délicieux!
Viandes, poissons vivants, superbes légumes, piments, profusion de champignons sauvages, nouilles fraiches, tofu, yaourt, noix, cacahuètes, épices, composent le marché frais. Ah si j’avais accès à une cuisine je remplirais mon cabas à ras-bord!

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A Lijiang, nous profiterons de l’offre culinaire abondante, notamment dans ces restos à cuisine ouverte où une vingtaine de cuisiniers s’affairent côte à côte pour proposer des spécialités plus alléchantes les unes que les autres, et parmi lesquelles on fait son choix pour se composer un menu sur mesure. Aubergines grillées et farcies de viande et poivrons, soupes aux nouilles et pattes de poulets généreuses, riz sauté au champignons sauvages du cru, viande de yak, superbes larves pour les plus gourmets… pour quelques Yuan on se compose un véritable festin.

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La région est célèbre pour son thé, le fameux Pu’erh en particulier, un thé fermenté proposés en différents degrés de maturation. Il est souvent pressé et présenté en roue de 300-500g, emballé dans un joli papier orné de caractères chinois. Dans notre première guesthouse - sympas mais un peu trop basique pour nos besoins de quadras - je me ferai offrir un thé traditionnel: l’eau chaude est d’abord versée sur le thé et jetée, puis infusée une seconde fois avant d’être servie dans de toutes petites tasses. Le thé sera ainsi infusé à plusieurs reprises et de plus en plus longtemps, offrant un breuvage plus fort et goûtu à chaque service. Un régal dont il ne faut pas abuser tant son degré de théine peut être élevé! J’en ai fait la douloureuse expérience le lendemain en buvant une carafe entière de thé noir: état proche de la pile électrique, palpitations, oppression, … ça m’apprendra!

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Quelques agréables balades encore dans le vieux Lijiang: la maison de la famille Mu: un ensemble de bâtiments ressemblant à des temples, aux toitures joliment travaillées et décorées. Escapade dans les hauteurs du village ensuite, au soleil couchant, pour observer ses reflets sur les toitures de la ville en sirotant un thé ou, délicieuse et originale, une infusion sucrée de fruits frais et rose…

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Nous quittons Lijiang en bus pour Dali (gare routière aussi nickel que l’aéroport, annonces en anglais, routes rectilignes et parfaitement goudronnées), avec l’impression d’avoir visité Lijiang quelques années trop tard, mais néanmoins plein de belles images en tête et, à défaut d’avoir approché les us et coutumes du peuple Naxi, avec cette impression d’avoir contemplé la vie d’un vrai touriste chinois ‘middle class’ moderne!!!

 

16 novembre 2013 - Dali (Yunnan)

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Quelques heures de bus sans encombre nous mènent de Lijiang à Dali. La petite ville se trouve entre deux autoroutes longeant le lac, mais ce derniers n’est pas directement visible, depuis la ville (10min à vélo). Débarqués aux abords de la ville, nous gagnons la porte Est en compagnie d’un sympathique américain de retour d’une balade dans les collines avoisinantes. Nous posons nos sacs au Grandma’s MaoMao Cool Guesthouse (petit frère du Mao Mao, quelques maisons plus loin), une adorable pension moderne décorée de pierres apparentes, bibliothèques chargées de livres et vieux outils du coin, aérée, lumineuse. Jolie petite chambre avec futon et terrasse pour Y220: on y passera trois nuits.

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Notre premier contact avec Dali, rue Renmin Lu, est enchanteur: rue calme, partiellement piétonne, bordée de petites maisons d’époque, de petits restos et vendeurs de pains vapeurs, brochettes, huitres géantes grillées, crèpes et pains farcis locaux. En soirée, des vendeurs un peu baba-cool exposent à même le sol des babioles plus ou moins artisanales, plus ou moins artistiques et donnent, avec les magasins de fringues et artisanat décalé un air bohème et branché à l’endroit. Très agréable de s’y balader, de grignoter, boire un verre et manger un morceau dans une gargote ou un des ces restaurants proposant en devanture un large choix d’ingrédients (légumes frais, viandes, poissons et crustacés vivants) qu’il suffit de choisir avant de se les faire cuisiner.

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Les choses se gâtent un peu après quelques centaines de mètres: on arrive dans de plus grandes rues, toujours piétonnes, mais nettement plus chargées en touristes (Chinois, faut-il encore le préciser?) et bordées des habituels vendeurs de bibelots… c’est pas Lijiang, mais le charme en un peu rompu… La ville s’avère néanmoins très agréable et nous passerons de très bonnes soirées à déambuler d’un quartier à l’autre!

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Au nord de la ville, le mont Can Shang surplombe le lac et la plaine. Un téléphérique permet d’éviter deux heures de grimpette ardue, mais… est malheureusement en panne ‘pour le moment’! Pas trop courageux ce jour-là, nous abandonnons l’affaire et nous rabattons sur le marché, authentique et très vivant, qui se tient sur le chemin du retour. Chouette ambiance, nous découvrons encore quelques fruits et légumes étranges, et sommes surtout très impressionné par le stand ‘volaille’ où les volatiles sont égorgés manuellement et à la chaîne avant d’être plumés et entassés, à un rythme effréné.

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L’offre gastronomique est bien fournie à Dali, et aux restaurants des rues touristiques nous préférons les petites échoppes des “Bohémian street”: jus de grenades pressé-minute, pains fourrés aux haricots rouges sucrés, crêpes au fromage et herbes locales, et surtout ces assortiments de banpao (petits pains vapeur fourrés de viande et légumes) et dimsum disposés dans de grands plateaux percés empilés sur une source de vapeur: on se régale pour un ou deux euros, mmmmmh! 

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Mais la découverte gastronomique du moment c’est ce petit bui-bui de deux tables où on nous fait assoir avec un couple d’Italiens à côté de la micro-cuisine où mari et femme s’affairent à la préparation des repas. Délicieuses aubergines sautées pour MelleS et pour moi cet extraordinaire wok de porc et chou mariné qui rappelle la choucroute par sa légère acidité, divinement mariée aux classiques chinois: ail, pointe de gingembre et sauce soja… un pur régal dont je vous reparlerai certainement sur Cook’n’Roll!
Nous y retournerons le lendemain, pour trouver porte close… avant de croiser le patron qui, devant nos mines dépitées nous fait signe de le suivre, referme la porte, et nous prépare avec sa femme un nouveau festin en version totalement privée! Génial!

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En quête d’authenticité, nous nous mettons en route pour Xhizou, un petit village à 20km au nord de Dali. Nos rhumes respectifs nous font renoncer au trajet à vélo, probablement très agréable aux abords du lac, et nous sautons plutôt dans un petit bus local. Le village est à la hauteur de nos espérances: authentique, parsemé de jolies maisons typiquement composées de quatre cours intérieures (certaines peuvent être visitées contre quelques yuan), et une mignonne petite place du village où il fait bon se poser sur une terrasse et observer la vie locale: on ne se lasse pas de voir passer les habitants, d’observer le va-et-vient et les rencontres des villageois sur cette placette qui rappelle un peu les scènes de vie de villages provençaux.

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Longues hésitations pour la suite du programme: la descente vers Yangyuang et ses magnifiques rizières nous tente beaucoup, mais le trajet sera long et nous obligera à ‘courir’ pour ensuite rejoindre le Gangxhi … où la perspective de retrouver Bruno et Astrid (rencontrés sur la Muraille) nous enchante… nous ferons donc l’impasse et planifions de plutôt visiter les rizières du Ganghxi avec nos amis, sur un mode! Mais d’abord, direction Kunming et sa fameuse Forêt de Pierres – un autre Disneyland en puissance? Vous le saurez au prochain épisode :-)

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19 novembre 2013 - Kunming (Yunnan)

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Kunming est la ville principale de la province du Yunnan. Et elle a tout de celà: une capitale de province! Immense au premier abord - ses grattes-ciels remplissaient l’horizon lorsqu’on s’en approchait en venant de Dali – elle s’avère finalement assez calme, agréable à vivre, moderne, et presque aérée malgré la multitude de bâtiments, de larges rues et d’inévitables travaux.
Logement dans un petit Youth Hostel idéalement situé dans une rue populaire proche du centre, simple, propre et défraichi.

Le but principal de notre passage à Kunming, outre le fait que ce soit la porte d’entrée (et de sortie en ce qui nous concerne) principale de la région, est la visite des célèbres formations rocheuses de Shilin, à 1h30 de route. Le site de la “Stone Forest” de Guilin est parfaitement entretenu et balisé, les autobus de touristes (chinois) bien rangés sur le parking à l’entrée, les petites voitures électriques attendant ces mêmes touristes pour un tour ‘hop on / hop off’ du site. Vu le prix exorbitant du ticket d’entrée (Y175), on n’est plus à Y25 près, et décidons de profiter également de ce moyen de transport qui nous conduira rapidement aux quatre coins du parc. Là, il nous est tout loisir de nous aventurer dans les petits sentiers escarpés qui sillonnent entre les immenses pics rocheux. Chouettes balades, bien raides et avec des passages parfois si étroits qu’on doit se faufiler entre les roches. Descentes au plus profond de ces roches creusées par le ruissèlement et le temps, suivies de grimpettes sur le sommet des pics pour admirer d’un coup la beauté du site. On est contents de se reposer un peu dans les voiturettes qui nous font voir une fois de plus un panorama de cette jolie forêt de pierres.

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A Kunming comme ailleurs en Chine les gens aiment à se retrouver dans les parcs publics, matin ou soir, pour pratiquer quelques activités sportives ou artistiques. Ce soir c’est un groupe de danseurs que nous admirons, et l’un deux emmènera Mlle S dans une (deux!) valse(s) dont elle gardera longtemps un souvenir ému!

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Avant de nous envoler pour le Gangxi, nous passons encore une matinée à flâner du côté du Marché Aux Oiseaux, en fait une série d’allées où des marchants de babioles, et d’oiseaux, sont installés tout au long de la journée. On y dénombre quelques curiosités au milieu des habituels pinceaux, baguettes, et reproductions de Boudhas; notamment ces poussins verts et rouges dont on se demande encore s’ils sont issus d’une manipulation génétique ou d’un bain de colorant (plus probablement!), ou ces amas de scarabées jetés vivants en pâture aux oiseaux!

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Le parc adjacent au marché offre un spectacle sympathique en hiver également, puisque des centaines de mouettes s’y donnent rendez-vus pour le plus grand bonheur des familles qui se font photographier un morceau de pain à la main… idéalement juste au moment où un volatile vient le leur arracher des doigts! Chouettes scènes de vie locale comme dernier souvenir du Yunnan.

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22 novembre 2013 - Guilin: les rizières de Longji

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Nous hésitons à continuer notre périple dans le Yunnan et descendre plus au sud pour aller admirer les rizières en escalier de la région de Yuanyang, mais renonçons finalement devant la succession de longs trajets en bus que cela impliquerait, et surtout devant la proposition de Bruno et Astrid (le couple belge rencontré sur la Muraille) de les rejoindre dans le Guangxi pour quelques jours à travers rizières et le long de la rizière Li.
La perspective de faire encore un bout de voyage avec eux nous enchante, et nous décidons de prendre un vol Kunming-Guilin pour les rejoindre. Il ne reste qu’un vol en First, au tarif de l’économique, profitons-en (pour à peine 1h30 de vol!)…

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Arrivés à Guilin, une sympathique petite ville pas trop bondée, notre agence de voyage “Bruno&Astrid” s’est occupé de tout: excellent Youth Hostel où il fait bon se reposer et passer du temps à discuter dans le bar très accueillant, visite de Guilin by night, restaurant de spécialités de la région (poisson à la bière notamment) et le lendemain journée de balade avec guide(-eke) dans les rizières de Longji.

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Après deux bonnes heures de route, arrêt pour un show touristique assez sympas mêlant danses locales, simulacre de flirt et cérémonie de mariage (où les femmes pincent franchement les fesses de leurs prétendants!), et enfin le clou du spectacle: les femmes déroulent leur chevelure pour dévoiler des tignasses longues de 1,50 à 2 mètres!
Délicieux déjeuner ensuite dans la cantine à touriste prévue à cet effet; suivant les traditions culinaire chinoises une multitude de petits plats se succèdent, et chacun pioche selon son envie pour accompagner son bol de riz. Poisson frit, dimsum, aubergines sautées, viandes en sauce, … un régal!

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Nous voilà prêts à attaquer la grimpette vers les sommets qui nous permettront d’embrasser du regard la multitude de rizières creusées en escaliers étroits au flanc des montagnes. Celles gorgées d’eau offrent des reflets du plus bel effet, et malgré le voile brumeux, ce spectacle est magnifique! On en profitera jusqu’à la dernière minute (chèrement négociée avec notre guide un peu trop pressée), enchainant les balades le long de petits sentiers, pauses photos, overdose d’air frais, de nature et de soleil; avant de rentrer sur Guilin pour une soirée... pizza!

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23 novembre 2013 - Yangshuo et la rivière Li

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Guilin est traversée par la rivière Li, elle-même bordée d’une multitude de formations karstique ‘en pain de sucre’ qui rappellent les paysages de la Baie d’Halong et Ninh Binh au Vietnam, ou Vang Vieng au Laos. Une croisière d’une petite journée permet d’admirer ce paysage en partant de Guilin pour rejoindre Yangshuo, plus au sud, mais étant donné le coût excessif de celle-ci et l’intérêt limité des trois premiers quarts de la balade, nous décidons de nous rendre directement en bus à Yangshuo et naviguer sur la portion la plus belle uniquement.

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Yangshuo est une petite ville à taille humaine, avec un centre très touristique bien entendu, mais qui se vide en dehors des heures de pointe (weekend et soirée) pour proposer une multitude de petits restos, commerces et surtout stands de spécialités culinaires dont nous abuserons!
Notre Youth Hostel est sympas, bien tenu par une équipe de jeunes anglophones dynamiques et souriants, et propose une belle terrasse propice aux apéros improvisés!
Arrivés en cours de journée, nous explorons les environs à vélo, mais faute de temps et d’indications claires, on n’ira pas bien loin ce jour-là!.

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Départ matinal le lendemain pour Yangdi (chouette marché!) où Bruno nous négocie une barque en bambou pour Y150pp jusqu’à Xingping, 15km plus au sud. La balade d’une heure et demie au soleil levant est très agréable, et offre une belle vue sur les roches illuminées de soleil d’un côté, brumeuses de l’autre.

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Débarquement à Xingping, un adorable petit village typique, plein de jolies maisons non retouchées, dans de  petites ruelles où il fait bon flâner au soleil, déguster quelques spécialités du village, alcoolisées notamment, et admirer les bâtisses patinées par le temps.

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Il était grand temps que j’explore un peu plus avant la cuisine locale, je décide de prendre un cours le lendemain à la Yangshuo Cooking School (4 heures, 5 plats, Y150) pendant que mes amis visitent les environ de Yangshuo à vélo.
Nous ne sommes que trois au cours, et la jeune Mado nous emmène d’abord au marché pour nous présenter les produits les plus typiques dans un anglais parfait! J’apprends beaucoup sur ces légumes inhabituels qui jonchent les grandes tables carrelées de ce marché très propre, clair et bien organisé: tubercules au vinaigre, piments, radis et ‘salades’ de toutes sortes, pommes de terres de toutes les couleurs,... La section ‘viande et poisson’ est toujours un peu plus ‘trash’ dans ce genre d’endroit, mais ici c’est encore une grande propreté et des produits biens découpés et rangés que nous observerons. Je me rendrai compte en y retournant plus tard que Mado s’est bien gardée de nous emmener dans le section plus ‘spéciale’ de la boucherie, où s’entassent chiens, chats, lapins, volailles et petits rongeurs, morts ou vivants, dans un ordre certes toujours respecté mais bien plus choquant pour nos yeux d’Européens (j’épargne volontairement mes photos aux âmes les plus sensibles!).

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De retour en cuisine, nous préparons cinq plats délicieux, notamment une excellent salade d’aubergines sautées aux piments, le poisson à la bière local, et des légumes farcis de porc haché assaisonné. Je ne vous en dit pas plus, vous retrouverez très bientôt les recettes sur Cook’n’Roll, c’est certain ;-)

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En matière de délices culinaires Yangshuo se défend bien, et nous avons principalement grignoté dans les petites rues durant notre séjour dans cette ville. Si le Mc Do nous a fait de l’œil (et convaincus!) une ou deux fois, c’est à la petite charrette de Baba juste à côté que nous avons laissé le plus de Yuan! Des chaussons de pâtes fourrés à la viande, légumes et sauce pimentée, puis rapidement frits pour les rendre brulants et croustillants… un régal! Beignets de poulpe, won ton à toutes les farces (bouillis ou frits), boudin noir, ‘durum’ assaisonnés au piment chinois et roulés dans une pâte à base de riz, pitta chinoise farcie de nouilles sautées, omelette aux méduses (si, si!), et j’en passe: on a sérieusement élargi notre dictionnaire gustatif à Yangshuo!

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Il est temps de dire au revoir à nos amis qui continuent leur long voyage vers le sud de l’Asie. Nous nous reverrons à Bruxelles dans quelques mois c’est certain (le menu de nos retrouvailles est déjà établi; culinairement aussi on est sur la même longueur d’onde!!!).

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Le temps n’est plus de la partie, il fait couvert et brumeux. Visite du marché assez éprouvante – rapport à ces animaux qu’on a plus l’habitude de voir dans le salon que pendus à un croc de boucher - puis balade dans le petit parc public investis d’aïeux très occupés à taper la carte, jouer au jeu de Go ou Mah Jong, croquet ou instruments pas toujours doux pour nos oreilles occidentales! Belles scènes de vie en tout cas, on sent chez eux une amitié et une joie de vivre ces instants ensemble.

Nous cédons à une proposition de notre Guesthouse de nous emmener voir un pêcheur au cormoran. L’excursion à l’air touristique et on s’attend au pire, mais ce type de pêche est assez exceptionnel, et même dans ce cadre vaut probablement la peine d’être vu. Contre toute attente, nous ne sommes que deux sur la petite barge en bambou qui nous mène de nuit sur la rivière Li… Nous sommes bientôt rejoints par une longue pirogue de bambou maniée à la pagaie par un pêcheur au look typique (grand chapeau de paille rond), et sur laquelle est perchée une demi-douzaine de cormorans auprès d’un grand panier d’osier.

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Nous ne sommes pas encore éloignés du port que les oiseaux commencent à plonger le long de la pirogue, nageant sous la lumière d’une grosse ampoule à la poupe de l’embarcation et destinée à attirer les poissons. Lors de leurs plongées près de la lumière, nous remarquons le fil qui enserre le cou des volatile, leur permettant de respirer librement tout en les empêchant d’avaler les plus gros poissons…

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Bientôt un cormoran plonge et remonte à la surface avec un beau poisson argenté dans le bec. Il l’avale aussi sec et replonge continuer sa pêche. Lorsque son gosier apparait gonflé par ses les nombreuses proies qu’il ne peut avaler, le pêcheur les lui fera recracher dans son grand panier d’osier, avant de le féliciter d’un… petit poisson!
Drôle de pêche, qui unit cet homme à ses oiseaux qu’il élève et dresse dès leur plus jeune âge.

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Retour à Beijing

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Notre voyage touche doucement à sa fin. Nous quittons Yangshuo en bus pour l’aéroport; pas de First cette fois, plutôt un avion à bétail blindé vers Pékin…

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L’air s’est considérablement rafraichi, mais le soleil et un grand ciel bleu nous accueillent et ne nous quitteront pas des deux jours qu’il nous reste à passer dans la ville. Même hôtel, nous retrouvons nos marques, la ville nous parait plus calme, presque tranquille, il y fait bon déambuler dans les hutongs, le long des lacs, et visiter enfin la Cité Interdite et le Summer Palace, deux endroits imposants, beaux et… blindés de touristes! On s’amuse à les voir se prendre en photo, tout en profitant de l’architecture et des couleurs de ces lieux exceptionnels, sous un magnifique soleil!

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Je ne pouvais pas quitter la Chine sans voir la Cité Interdite… et surtout sans déguster le fameux canard laqué! Ce que nous ferons un midi, dans un resto charmant déniché par MlleS au détour d’un hutong; fin de service (il est 15:00) mais on nous sert néanmoins un magnifique canard, tranché en fines lamelles reprenant le croustillant de la peau, le fondant de la graisse, et la saveur racée de la chair… un pure délice à rouler avec quelques crudités dans une fine galette de riz avant de tremper ce rouleau dans une sauce hoisin… je suis aux anges! A noter en accompagnement cette salade froide d’épinard (ou équivalent chinois) aux cacahuètes sautées et légèrement vinaigrée, top!

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Et pour terminer sur une note culinaire très locale, nous avons dégusté chez Mr. Shi une préparation que j’avais souvent vue sur les marchés asiatiques mais pas encore eu l’occasion ou l’envie de m’y essayer: les oeufs de cent ans. Ces oeufs de canne sont conservés une trentaine de jours (ou plus) dans un mélange d’argile, de chaux, de paille de blé, afin qu’une réaction chimique s’opère rendant le blanc dur, translucide, jaunâtre et insipide, tandis que le jaune vire au vert/bleu et prend une consistance crémeuse ou dure avec un goût prononcé d’oeuf dur un rien plus ‘animal’… Les oeufs sont servis dans une vinaigrette de sauce soja, gingembre, et une goutte d’huile, et passé le premier hoquet de dégout, on y revient sans problème, surtout si on est amateur d’oeufs durs évidemment!

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Un beau voyage…

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Et… c’était bien?
Nos avis sont mitigés par rapport à ce voyage. Probablement parce qu’il s’est avéré fort éloigné de l’idée que l’on s’en faisait. La Chine n’est pas l’Asie du Sud-Est, et si nous espérions retrouver la chaleur et la typicité de ces régions qui nous sont familières en privilégiant le Yunnan et le Guangxi, c’était sans compter sur l’immensité, le niveau de développement, et la croissance fulgurante de la Chine! Là où nous pensions trouver des villages, des petites bourgades endormies vivant au rythme des travaux agricoles, nous avons presque systématiquement rencontré des lieux touristiques, animés, bourdonnant, et offrant le confort et les services d’une grande ville, presqu’à l’image de ce que nous connaissons en Europe. Alors il a fallu se rendre à l’évidence et accepter le fait que ce que nous voyions était bien la réalité d’une Chine forte d’une histoire extrêmement riche et tourmentée, mais définitivement tournée vers le futur et en plein développement, dans tous les secteurs de son économie et de sa vie culturelle. Ce n’est je pense qu’en acceptant cette réalité, en se rendant compte aussi que la Chine est une nation immense avec ses codes, sa langue, sa politesse, son écriture, sa culture unique et souvent à l’opposé des nôtres, que nous avons pu profiter pleinement de ce qui nous entourait….
Nous rentrons donc avec un petit déficit de chaleur, de soleil, de côtes sauvages et de nature intacte, mais avec la sensation d’avoir découvert un monde à part, unique, dans lequel l’histoire et la culture transparaissent dès qu’on veut bien ouvrir les yeux et regarder derrière le voile de la modernité en marche rapide!

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PS:Backpacking 2.0 – de l’utilité de voyager connecté en Chine

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Nous avions pris l’habitude ces deux dernières années de parcourir l’Asie avec un petit netbook, bien pratique pour faire une sauvegarde de nos photos, et se connecter de temps en temps à Internet quand la qualité du réseau wifi le permettait.

Cette année, contre toute attente, Mlle S m’a proposé d’emporter nos smartphones et tablettes en sus du netbook! Surpris mais ravi, je ne me suis pas fait prier, trop content de pouvoir rester un peu connecté pendant nos vacances, mais pas tout a fait convaincu en fait de la nécessité d’emporter ces bijoux de technologie un peu trop chronophages… j’ai vite changé d’avis!

Alors voilà pourquoi ce petit gadget qui tient dans la poche nous a été de la plus grande utilité, tout particulièrement en Chine où nous avons été tellement confrontés à la barrière de la langue:

- Tout d’abord pour se fondre dans la masse! En Chine, et à Pékin en particulier, si t’es pas le nez collé à ton gadget, écouteurs vissés aux oreilles, dos courbé, visage bleuté et air profondément absorbé, tu dénotes!

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- Bien entendu, un smartphone permet de rester en contact avec ses proches, dès lors que le Wifi est accessible gratuitement dans le moindre bui-bui et en tout cas dans tous les logements: Skype, Facebook (ah non, pas Facebook… quoi que… je vous en reparle plus tard!), Twitter, Instagram, et Email sont alors indispensables. On réservera ses vols via ctrip.com, elong.net ou qunar.com (le plus intéressant, mais je n’ai pas trouvé de version anglaise, il faut se faire aider par un local). Pour les hotels: booking.com, ctrip.com, hostelworld.com et agoda.com. La plupart offrent de plus une application dédiée pour smartphone.
Il est apparemment possible de se procurer des cartes SIM ‘data only’ pré-payées chez
China Unicom, mais j’ai abandonné après trois essais de me faire comprendre par leurs employés non anglophones…

- Le GPS donne des information intéressantes comme l’altitude ou la vitesse de croisière de notre bus (utile pour estimer l’heure d’arrivée), mais là où il s’est avéré extrêmement utile c’est pour situer avec précision notre position dans ou à l’approche d’une ville et ainsi être sûr de se faire déposer au bon arrêt ou estimer la distance restant à parcourir de la station de bus à notre destination finale (notre lit du jour, en général!). Ou s’assurer de la bonne direction prise par notre taximan. Si la carte est suffisamment précise, on peut même s’y retrouver dans le dédale des Hutongs de Pékin…

Mais pour celà, il faut une carte digne de ce nom! J’ai trouvé mon bonheur avec City Maps 2Go qui offre cinq cartes gratuites avant d’étendre sa couverture au monde entier pour deux malheureux euros (version Pro)! Précision GPS suffisante pour notre usage, grande facilité d’utilisation, POI’s et articles Wikipedia offline, installation sur la carte SD… cette application a vraiment très bien fait son boulot (et existe aussi pour les croqueurs de pommessur iTunes)!
Avec ses 6700 cartes, POI’s et articles Wikipedia liés, on pourra encore faire quelques voyages avec!!!

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Ah, et tant qu’à utiliser l’engin au fin fond de ses possibilités, un petit soft comme GPS Status améliore grandement le fix du GPS en plus de fournir des indication de vitesse et altitude, et une boussole, incroyablement pratique quand on est paumés et que la destination est ‘vers le nord’!!!

- L’appareil photo permet de prendre des panoramas créatifs, de capturer cette scène impayable, vite fait quand le temps ou la volonté manquent pour aller chercher son ‘vrai’ appareil photo.
Mais surtout: c’est un outil extraordinaire pour capturer les hiéroglyphes chinois, le nom d’une ville indiqué en mandarin dans les guides, l’adresse de l’hôtel qu’on pourra exhiber au taximan, la business card du même hôtel (pour le même taximan), le panneau d’horaires de train ou bus, le paquet de bonbons trop bons qu’on ne devra surtout pas oublier d’acheter avant de quitter le territoire, le plan du métro, l’ID du chauffeur de taxi récalcitrant, la confirmation de nos vols, etc, etc… Bref, un outil vraiment génial pour communiquer dans un pays où la langue et l’écriture sont de réels obstacles.

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Certains programmes permettent la traduction des lettres chinoise à la volée, mais je n’en ai pas trouvé de satisfaisant, et ils demandent une connexion au réseau… à garder en tête néanmoins pour un prochain voyage, quand/si la technologie aura évolué.

- Je ne l’avais pas anticipé, mais avec une carte de 64Gb dans la poche, j’ai pu doubler le backup de toutes mes photos, deux sécurités valant mieux qu’une.

- Le traducteur automatique - Google Translate en ce qui me concerne - offre des ‘packs’ de traduction hors-ligne. Il faut penser à télécharger le pack français-chinois avant de partir se balader, et il devient alors facile de traduire rapidement de courtes phrases (un mot suffit parfois) et même d’en entendre la prononciation pour soit la répéter soit la faire écouter à son interlocuteur. Sourires, étonnement, ou fou-rires assurés!

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- Vous avez déjà soupesé le Lonely Planet Chine?! Impensable d’emporter avec soi un Routard, un Lonely, un Petit Futé et pourquoi pas un Frommer’s ou Rough Guide en versions papier… Alors hop, on trouve ou achète facilement les versions électroniques de ces guides sur le Net et on les lit pénard sur son smartphone! C’est vrai, l’écran est petit et le papier c’est quand même plus sympas, mais pour économiser 3kg ça vaut largement la peine, et sur tablette ou liseuse le confort de lecture est excellent! A noter la bonne idée de Lonely Planet qui vend certains guide par chapitre; très utile et économique pour la Chine notamment!

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- Le voyageur prévoyant aura aussi préalablement copié l’une ou l’autre vidéo documentaire sur son joujou, histoire de parfaire sa culture lors des vols, longs voyages en bus/train, ou nuits blanches! Dans le même style, mais je l’avoue c’est pousser le bouchon un peu loin, je prends avant notre départ une copie des blogs qui me plaisent le plus grâce à un “aspirateur de site” tel HTTrack Website Copier, ce qui me permet de les consulter offline à ma guise lors de notre voyage!

- Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais d’Evernote ici, eh bien cette app ne me quitte pas en voyage puisqu’elle s’avère très utile pour garder une version hors connection de pages internet utiles pour l’une ou l’autre visite.

- Tous les sites ne sont pas accessibles depuis la Chine. Certains, tels Facebook ou certains blogs, sont totalement impossible à consulter sur le territoire. Un moyen de contourner, le temps d’un voyage, cette restriction requiert l’utilisation d’un VPN (Virtual Private Network), soit un ‘tunnel’ de données sécurisé vers un serveur localisé hors du territoire (mais pas trop loin non plus: Bangkok, Taiwan, Inde) qui fera ‘comme si’ on surfait depuis cette localisation, au prix d’un ralentissement (variable, généralement très acceptable) de la vitesse de connexion.
Pour un accès confortable il vaut vraiment mieux recourir à un service payant; j’ai utilisé
Hide My Ass!  que Piotr (Bien-voyager.com) m’avait conseillé et qui a l’avantage de proposer un forfait d’un mois unique (formule Pro VPN, environ $11). Avant le départ, on entre les paramètres du serveur dans sa machine (PC, tablette, téléphone, etc…) en suivant les instructions très claires du site, ou on utilise un des programmes mis à disposition par HMA pour automatiser le processus. J’avais pris soin d’emporter un print des adresses de serveurs asiatiques dans mes bagages, au cas où… Et voilà, il suffit de lancer le VPN une fois connecté au réseau chinois et presto on retrouve l’accès à ses sites préférés!

- Instagram m’est devenu indispensable! Je photographie en RAW+JPG et n’ai pas la puissance de calcul nécessaire en voyage pour traiter mes photos. Grace à Instagram j’ai pu rapidement donner un look sympas à mes JPG copiées sur le smartphone! Il n’est même pas indispensable de les publier sur Instagram: en quittant le programme juste avant la publication on obtient une copie “instagrammée” dans le répertoire idoine… parfait pour illustrer ce blog en cours de voyage, en attendant le développement des RAW dans quelques semaines ou mois!
Couplée à l’application “
Mobile Postcard” de bPost (MaCarteaMoi en France), j’ai pu envoyer de jolies cartes postales à ma grand-mère, livrées le lendemain, après avoir réalisé de jolis petits montages avec Photo Grid!

- Cheerz.com (ex-Polabox) dont le site et surtout l'app permettent de commander de très beaux tirages (les grands tirages carrés vintage sont mes péférés) directement à partir d'Instagram ou des photos stockées sur le smartphone.
Photos qui vous attendront 2 jours plus tard à la maison! Royal, et superbe qualité ;-)
Et si l'expérience vous tente, mon code de parrainage GBOGSW vous octroiera une réduction lors de la premièr commande ;-) 

Si je vous rappelle en plus que le gadget fait aussi lampe de poche, walkman (oups sorry “mp3 player”), lecteur de vidéo, réveil de voyage, et couteau de survie (presque), vous le croyez qu’il est indispensable en voyage le smartphone?!

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29 novembre 2013

Pain à la bière noire

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Incroyable ce pain à la bière! Pas n’importe quelle bière, une bière noire de Gand, la Gulden Draak 9000 Quadruple, forte, amère, profonde, charpentée! On retrouve son goût prononcé dans le pain, légère amertume, notes caramélisées, maltées, torréfiées, adoucies par une touche de miel (aux carottes sauvages, une autre très belle découverte que ce miel Bee Honey monofloral bio produit par Nectar&Co une petite société belge). 
Simplement tartiné de beurre frais, ce pain est une vraie découverte, une explosion de saveurs. A essayer, vraiment!

Une recette découverte dans le Simply You d’octobre, très peu modifiée.

Ingrédients:
330ml de bière noire
20ml d’eau
1 sachet (11g) de
levure déshydratée
1 oeuf bio
2 càs de miel
Bee Honey aux carottes sauvages
2 càc de sel
260g de farine de blé blanche bio
260g de farine de seigle complète
65g de farine d’épeautre complète

Préparation:
Dissoudre la levure dans la bière en fouettant. Laisser reposer 5 minutes.
Ajouter l’oeuf et le miel, fouetter délicatement.
Mélanger les farines et le sel, et y incorporer le mélange liquide.
Pétrir 10 minutes, couvrir d’un linge humide et laisser pousser 1 heure dans un endroit chaud et sans courants d’air.
Pétrir à nouveau 10 minutes, couvrir d’un linge humide et laisser pousser 2 heure dans un endroit chaud et sans courants d’air.

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Préchauffer le four à 230° (chaleur tournante).
Déposer la pâte sur une plaque à four. La pâte est collante et un peu humide. A l’aide d’une corne, remonter les bords vers le haut du pâton afin de former une masse ovale (qui va gonfler à la cuisson).
Cuire 30-35 minutes jusqu’à ce que la croûte soit très brune et que le pain “sonne creux” quand sa base est tapotée avec une cuiller en bois!

Laisser refroidir et déguster avec un bon beurre de ferme.

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24 novembre 2013

Pavlova aux fruits rouges

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Voilà un dessert bien régressif, sous sa couche de fruits-qui-donnent-bonne-conscience! Meringue et crème vanillée, la combinaison est irrésistible! J’y ai rajouté des zestes de citron vert et franchement cette petite note vive était très bienvenue :-)

J’ai pioché l’idée et les proportions d’ingrédients dans le très joli carnet de recettes de Demi-demi blog :-)

 

Ingrédients:
Pour la meringue:
4 oeufs (les blancs)
100g de sucre semoule (infusé vanille (*) pour moi)
100g de sucre glace
1/2 citron vert (le zeste)

Pour la crème:
200ml de crème à 40%
1 gousse de vanille
40g de sucre semoule (infusé vanille (*) aussi)

300g de fruits rouges variés
Coulis de fruit rouge (optionnel et pas utilisé dans la version illustrant cette recette)

Préparation:
Idéalement la veille, ouvrir et gratter une gousse de vanille; la faire infuser avec les graines dans la crème, au frais. Mettre le crochet du batteur et le bol au frigo également.

Battre les blancs d’oeufs en neige, d’abord à petite vitesse jusqu’à ce qu’ils soient mousseux; ajouter 1/3 du sucre semoule, monter la vitesse du batteur, incorporer le sucre semoule petit à petit jusqu’à l’obtention d’une meringue lisse et brillante qui forme un “bec d’oiseau” lorsqu’on soulève le batteur.
Ajouter le sucre glace tamisé et le zeste finement coupé du citron vert sur la meringue et mélanger délicatement pour bien incorporer.
Mettre dans une poche à douille.
Sur un tapis de cuisson, déposer un boudin épais de meringue en spirale, de façon à former un cercle de 20-25cm. Superposer une seconde couche sur le bord du cercle, s’il reste de la meringue.
Enfourner pour 3 à 4 heures à 90°. Laisser refroidir.

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Battre la crème fraiche en chantilly, en incorporant le sucre en trois fois. Mettre dans une poche à douille (ou pas!).

Monter la pavlova:
Poser une couche généreuse de crème sur la meringue, puis disposer les fruits et éventuellement quelques traits de coulis de fruits rouges. Saupoudrer de sucre glace tamisé et de quelques fins morceaux de zestes de citron vert.

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(*) Je récupère toujours mes gousses de vanille épuisées/grattée, je les rince à l’eau, je les sèche et je les plonge dans une boite remplie de sucre semoule… après quelques semaines, les sucre est délicatement vanillé :-) Ah et pour tout dire je fais pareil dans une bouteille de rhum ;-)

 

 

 

 

 

 

 

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