06 octobre 2017

Crète

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Envie de soleil, de repos et de bonne cuisine pour une escapade de dernière minute en plein mois d’août… le choix a été difficile mais s’est finalement porté sur la Crète, une destination ayant manifestement le vent en poupe et dont les très épars souvenirs qui me restaient d’un voyage il y a près de 25 ans me confortaient dans l’idée que nous y trouverions notre bonheur! Et de fait, nous n’avons pas été déçus!

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Arrivée a Héraklion après un vol (charter estival, pas trop cher €300+) de trois heures, chargés de nos seuls bagages de cabine, on se sent libres! Un bus toutes les dix minutes (€1,20) pour le centre-ville, facile! On se sent déjà en vacances, il fait très doux en cette fin de journée, les terrasses sont bondées, les sourires sur tous les visages…

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Booking nous a trouvé un petit hôtel central (Kronos Hotel - €70 pdj compris), propre, confortable et sans surprise, parfait. Impatients de goûter la cuisine du cru, on se panache un petit mezze sur le port chez Ligo Krasi, touristique mais produits de qualité et atmosphère de vacances, on est bien!

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Mention spéciale pour le dakos, un petit pain d’orge sec couvert de tomates succulentes, de feta émiettée, d’origan séché et de cette délicieuse huile d’olive Crétoise qui accompagnera nos repas du matin au soir! Un plat facile à réaliser de surcroit, dont acte quelques jours plus tard, ma recette est déjà ICI! Premier raki aussi, cet alcool distillé de raisin (40° quand même) systématiquement offert après un bon repas.

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Héraklion est une petite capitale au centre bien animé, très orientée vers le tourisme, on déambule avec plaisir entre petits restos et magasins de souvenirs et d’artisanat. On s’arrête au Parko 240, bar banché du coin pour se mêler à la jeunesse locale et siroter entre autre ce cocktail à base de rhum, jus de fruits, et liqueur de mastiha (le ‘mastic’, résine utilisée en cuisine et dans la fabrication du vin Retsina), excellent début de vacances! On s’amuse du nombre de ‘barbus’: la majorité des (jeunes) hommes portent barbe et moustache courte!

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La journée du lendemain sera plus culturelle, avec la visite des ruines de Knossos (€15). A 20 minutes en bus (bus 20, au terminal A ou place Elephteria), sous un soleil de plomb, la visite est un ‘must’, ça c’est fait, mais ne nous emballe pas plus que ça: beaucoup de pierres, peu de fresques ou d’objets, déplacés pour la plupart au musée d’Heraklion qui, parait-il vaut une visite également. Et puis ces commentaires récurrents sur la restauration manifestement très ‘personnelle’ d’Evans au début du siècle dernier… Le café freddo y est de plus hors de prix, une belle arnaque :-)

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Sur les conseils avisés de mon amie grecque qui y loue sa maison d’hôte, nous avions réservé quelques nuits à Panormos, petit village typique plus à l’ouest sur la côte nord de l’île.
Bus climatisé (avec wifi!) toutes les heures d’Heraklion (bus terminal A, près du port et du centre touristique - une bonne heure de route).

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Le village est petit, calme, et ravissant, descendant en pente douce vers la mer bleue-azur, possède trois-quatre petites plages sympathiques mais plutôt bondées en cette saison, et ses trois rues principales alignent petites boutiques, commerces de bouche et restaurants dont les tables dressées dans la rue donnent le soir une ambiance très estivale. En bord de mer et du port, d’autres tavernas servent sur des terrasses en bois surplombant les flots, le cadre y est splendide.

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Pavlina connaît bien le coin et nous expliquera que la majorité de ces établissements sont encore tenus par des familles du village, la mamma aux fourneaux quant les fils s’occupent du service. Porto Parasiris, Taverna Barba Andreas, Kastro, ou encore Taverna Geronymos nous ont en effet régalés durant ces quatre jours de repos et de farniente à Panormo! Même le petit snack à pita était succulent!


Je ne suis pas près d’oublier non plus cette longue table d’amis campée en milieu de rue au soleil couchant chez Geronymos, après un délicieux apéro à la Villa Aposperitis, la grande maison que Pavlina loue au cœur du village. Agneau cuit longuement au four, chaussons au fromage ou aux herbes locales, haricots blancs ‘géants’ mijotés, feuilles de vignes et fleurs de courgettes farcies de riz et de viande, moussaka, porc fumé apaki (une merveille!), purée de fèves, les plats se succèdent sur la table dans la tradition du mezze grec, on se régale!

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La maison de Pavlina et Joan est située au cœur du village, entre port et ruelle animée du village. Elle est divisée en deux appartements et restaurée avec beaucoup de goût à l’aide de matériaux et objets locaux. Une belle maison de vacances, idéale pour un séjour en famille ou entre amis à deux pas des plages et au calme de ce joli petit village!

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Nous n’y logerons pas cette fois, last-minute oblige. Le Konaki studio et apartments (€50 par nuit, airco en sus) fera par contre notre bonheur pour quatre nuits. Situé au cœur du village, il propose une bonne dizaine de chambres et studios autour d’une petite piscine, dans un jardin fleuri, luxuriant et très bien entretenu. Une adresse familiale, nos hôtes sont adorables et attentifs, et notre petit studio avec kitchenette est juste parfait et fonctionnel pour notre séjour. L’équipement de la cuisine est limité mais m’a permis de cuisiner quelques petits plats simples (vois mes recettes de dakos, salade crétoise, et omelette crétoise), à déguster sur notre petite terrasse avec un verre de rouge local, …parfait!

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Pavlina nous ayant indiqué l’unique boucher-fromager, et la boulangerie qui vend outre son pain frais réalisé dans le four jouxtant la rue, les excédents de légumes des jardins alentours, on a pu se régaler des produits simples de la région: huile d’olive, pain frais ou pain d’orge sec, légumes (tomates, concombres, poivrons), fruits (pastèques, figues incroyables, figues de barbarie, …), fromages (feta bien sûr mais aussi la délicieuse myzithra fraiche et légères, un ‘gruyère’ local à base de lait de brebis, et d’autres spécialités fromagères dont j’ai oublié le nom). On n’a pas croisé de vaches sur l’île, la majorité des fromages est réalisée à base de lait de brebis ou de chèvre; dans une grande variété de goûts, de maturité et de consistance. Mon bonheur quotidien au petit déjeuner: feta ou myzithra arrosée de miel local sur un pain toasté ou une figue juste cueillie… rhaaaaaa!

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Peu d’activités à Panormos, et c’est très bien comme ça, nos journée s’égrènent entre repos, plage, farniente au bord de la piscine ou sur la grande terrasse de toit du Konaki, ou longs repas au rythme ‘sigua-sigua’ de Crète…

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Poulpe et poissons grillés, dolmades (feuilles de vignes farcies), salade grecque et tarama chez Taverna Barba Andreas ou Porto Parasiris, avec pour terminer l’immanquable verre (ou… petite carafe!) de raki bien frais et encore chez Taverna Barba Andreas ce beignet crousti-fondant farci de myzithra fraiche… vacances, quoi!

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A une demie-heure de bus de Panormos, Réthymnon est une adorable petite ville en bord de mer. On a adoré déambuler dans les petites ruelles sinueuses du centre, entre petites places, églises orthodoxes - à la décoration souvent chargée et garnie de belles dorures et fresques colorées - ainsi que le long du bord de mer avec ses rochers noirs battu par les vagues couleur azur. A l’est de la ville, on fait de longues balades le long d’une plage de sable, avant de se jeter dans le rouleaux pour se rafraichir.

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En ville, Moka propose une belle sélection d’herbes, infusions, fruits confits et autres spécialités, la glace aux figues de barbarie est délicieuse chez Vienna, et on a craqué sur un étal de pitas (des tourtes salées à base de pâte feuilletée aux couches hyper-fines et croustillantes, croquantes pour certaines) garnies de fromage à la menthe, légumes ou herbes sauvages. Délicieux et très rassasiant!!

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Après ces quelques jours à Panormos, en route vers l’ouest, pour découvrir Chania (La Cannée) et sa région. On s’y rend en deux petites heures de bus (€10,60 avec KTEL), et Booking nous dégotte une adorable petite chambre (Pia’s Rooms - €60) sur le port, en plein animation touristique, tout confort et heureusement très bien insonorisée. Accueil adorable de Pia, décoration de bon goût, petit balcon sur l’animation du port (très touristique, les pêcheurs se fondent dans la masse!), parfait.

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Le marché couvert de Chania est très touristique, dans une très belle halle couverte de verre et  ferronnerie, et on y trouve parmi les babioles et souvenirs kitsch de vrais producteurs de fromages, viandes, huiles, olives. Un peu tôt pour faire nos stocks pour le retour, on ira plutôt se restaurer dans une des petites tavernes du marché.

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Chez Agapinis Tavern, la maman est en cuisine, les fistons au service, les plats cuisinés exposés en vitrine. Escargots aux tomates, gombos (okras), moussaka, légumes farcis. On se régale d’aubergines cuites au four avec un fromage à pâte mi-dure, et surtout de Boureki, une spécialité locale composée de tranches de pommes de terre, de courgettes, de fromage frais Myzithra aromatisé à la menthe, le tout enserré dans deux feuilles de pâtes, cuit et gratiné au four… une merveille!

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Le port vénitien de Chania est adorable, bien que bondé en cette période. On prend plaisir à parcourir le chemin longeant le port jusqu’au phare, le soleil couchant illuminant le village de sa lumière rosée.

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Apéro en terrasse, on se croirait chez Senequier (tarifs plus raisonnables): (petits) yachts, calèches à touristes, jolies filles et m‘as-tu-vu, un ouzo bien frais à la main. Et puis une belle découverte que cette craft beer locale: la Septem red est aromatique, douce et bien houblonnée, avec des arômes de miel et d’agrumes, j’adore!

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En s’éloignant du port on se perd dans les ruelles, garnies elles aussi de boutiques touristiques avec ça et là quelques vrais artisans. Très touristique donc, y compris l’offre culinaire, mais qu’importe l’atmosphère est estivale, bon enfant, douce et bienveillante, on s’y sent à merveille.

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Nous trouverons notre bonheur sur la jolie terrasse en pierres à deux niveaux du Tholos Restaurant: papillotes d’agneau et légumes pour l’un agneau au yaourt (grec!) pour l’autre, après avoir jeté un œil en cuisine pour s’assurer qu’il y avait bien une mamma aux fourneaux, c’était très bon!

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Je ne pouvais pas quitter Chania sans goûter à la bougatsa! Chez Bougatsa Iordanis c’est la seule spécialité au menu, et on peut observer dans la cuisine ouverte les pâtissier s’affairer à leur réalisation: une pâte de blé, huile et eau est étalée finement, virevolte entre les poings du pâtissier avant d’être encore étirée sur une grande table en inox pour former un voile translucide. Impressionnant!

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La pâte ‘fyllo’ doit être assez fine pour lire son journal au travers, avant d’être beurrée et pliée sur elle-même pour former une pâte feuilletée qui sera garnie de fromage frais. Les chaussons sont ensuite cuits au four chaud, le feuilletage devenant doré et croustillant, garnie de sucre (et de cannelle pour qui veut) et présentée à table pour une petit-déjeuner inoubliable! Savoir-faire, tradition, accueil adorable de la famille aux commandes de cet établissement, et produit d’exception… je suis aux anges!

Pas de plans pour la suite de notre périple, si ce n’est l’envie de découvrir les plages de l’ouest et ses paysages de montagnes. Nous louons une voiture par l’intermédiaire de Economy Car Rental qui nous propose pour €160 une petite Peugeot complètement assurée (et garantie sans ‘petits caractères’) pour trois jours, avec retour à Héraklion; deal!
Bon, l’engin n’affiche que 30,000km mais peine à dépasser les 100km/h, un ‘veau’ en quelque sorte, mais finalement pas bien grave vu que les routes crétoises sont limitées à 90km/h. Peu de monde sur la route, et des conducteurs plutôt prudents et courtois, je suis agréablement surpris (les guides sont parfois trop pessimistes!). Je dois m’habituer néanmoins à utiliser la bande d’urgence comme une bande ‘normale’ sur la plupart des routes limitées à une bande; mais on s’y fait vite!

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Premier arrêt sur la plage de Falassarna, au nord-oust de l’île, après une bonne heure de route le long de la côte. Superbe plage! L’eau est limpide, bleu turquoise. Plage de sable (presque) fin, et pas trop bondée. On resterait des heures à patauger dans cette eau transparente aux reflets bleus, entourés de montagnes arides.

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Du soleil et du bleu plein les yeux on reprend la route vers le sud, en longeant la côte. La route tortille dans la montagne, les paysages sont superbes en montagne et mer, mais difficile de quitter la route des yeux; par endroits il faut avoir le cœur bien accroché, et éviter de regarder vers le bas!!

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Nous ferons étape dans une petite auberge de montagne (Lefteris Rooms - €40 hors pdj). Chambre simple et propre, accueil familial chaleureux, vue imprenable sur les montagnes, et puis un repas gargantuesque (€12) à base de produits locaux: salade crétoise bien entendu, garnie de pourpier sauvage cette fois, une délicieuse addition à mon ‘fix’ de crudités quotidien, agneau mijoté, aubergines au four, des plats simples et rustiques, cuissons longues et ‘slowfood’ en plein, un régal!

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Plus au sud, la plage d’Elafonisi est surprenante. A l’entrée d’une presqu’île, c’est une grande étendue plate entre mer en pente très douce, plage de sable, et bassin. La plus célèbre, et la plus photographiée des plages de l’île est très (très!) courue: débordante de baigneurs, de transats et parasols, le paysage de carte postale est néanmoins perceptible et on s’amuse du contraste surprenant entre la beauté du lieu et la foule qui y déambule. Bref, on n’y restera pas longtemps, le temps de se rafraichir dans ses superbes eaux, se promettant de revenir à une saison plus propice!

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Nous quittons le sud pour remonter vers Chania, après avoir hésité à continuer vers l’est sur la côte sud. Les routes longeant cette côte sont petites, sinueuses, ou inexistantes, nous obligeant à faire un crochet vers le nord (Chania) pour redescendre vers les différents villages. Ce sera pour une prochaine visite; Pavlina m’ayant assuré que la côte sud à la verticale de Réthymnon vaut absolument la peine d’une nouvelle escapade!

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Retour à Chania donc, par une route rapide traversant les terres cette fois, pour profiter encore de son ambiance estivale, siroter un cocktail en regardant le soleil se coucher, et visiter un petit marché de producteurs où on se régalera de fromages, crêpes farcies et autres tourtes croustillantes.

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Nous logeons en dehors de la ville et en bord de mer, facilement accessible en voiture (pas trop de soucis de parking), au Ilona Apartments (€50), un logement simple (mais literie exceptionnellement confortable!), balcon, terrasse sur le toit, vue ‘partielle’ sur la mer et kitchenette intelligemment garnie, idéale pour se bricoler nos petits déjeuners invariablement composée de figues (en libre service!), tomates (idem), pastèque, huile d’olive, miel, pain, et les délicieux fromages et confiture de figues que Pavlina nous avait offerts à Panormos et résistant plutôt bien à une chaîne du froid carrément chaotique!!

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Nos vacances touchent à leur fin, nous prenons la route pour Héraklion.
C'est bon, je me suis habitué à l'écrasement de pédale nécessaire pour faire lentement décoller notre bolide, et à la gestion des bandes d'autoroute et d'urgence (servant en réalité de bande 'lente')...

En passant prés de Réthymnon nous faisons une visite chez Agreco (€5), une ferme-démonstration gérée par la chaîne d'hôtels El Greco. La ferme d'époque est joliment restaurée, elle sert de cadre à des mariages et démonstrations d'artisanat.

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Crete-Aout2017-250  Crete-Aout2017-251  Crete-Aout2017-253  Crete-Aout2017-254On peut y découvrir un grand potager produisant herbes aromatiques, fruits et légumes du cru, ainsi que différents ateliers d'artisanat: four à pain, distillerie de raki, fouloir à raisins, meule à huile d'olive, moulin à grain, travail du miel, etc...

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Crete-Aout2017-266  Crete-Aout2017-267  Crete-Aout2017-268  Crete-Aout2017-273Intéressant, mais l'ensemble manque un peu d'entretien et cruellement d'explications. En soirée apparemment les ateliers s'animent, et un dîner est servi sur de grandes tables dans la cour de la ferme, ce qui doit les rendre la visite bien plus vivante!

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En chemin vers Héraklion, nous ferons encore une pause (gourmande) à Panormos, pour saluer nos amis, profiter une dernière fois de la cuisine de la Taverna Barba Andreas, un peu de farniente sur la petite plage du port (pas terrible) ou sur les terrasses ombragées du bord de mer.

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Les distances sont assez courtes sur l’île, il nous faudra encore une heure pour déposer la voiture à l’aéroport d’Héraklion et vingt minutes pour gagner la ville et l’Ibis Style, superbe, confortable, hors budget (€135) mais la seule option valable dans la ville un samedi soir d’août quand on s’y prend à la dernière minute! Booking nous a été très utile et fiable durant ce séjour, mais on ne peut pas non plus lui demander des miracles :-)

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L’Ibis est très joliment décoré, dans un style industriel chic, vue sur les toits de la ville, chambre et literie évidemment très confortables, et petit déjeuner plantureux pour goûter avant notre départ (et après une ‘pita-mitraillette’ - comprenez bien garnie de frites - en guise de dernier repas à Héraklion) encore aux délicieux produits et pâtisseries de Crète.

Je comprends mieux maintenant l’engouement pour cette destination de vacances! La Crète offre encore une vraie authenticité, mêlée à une offre touristique efficace et variée. Une fois sorti des centres touristiques les plus courus, on rencontre une authenticité et une simplicité dans les relations comme dans les produits, qui nous ont vraiment conquis. J’ai hâte déjà d’y retourner, d’explorer encore cette île pleine de ressources, l’est et le sud en particulier. A bientôt!

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Hint&Tips - mes petites apps et services indispensables!

Maps.me - très utile quand il n'y a pas/plus de réseaux (dans les montagnes, parfois...), il suffit de penser à télécharger les cartes avant de partir!

Wifi Map - un plan des routeurs wifi 'gratuits' accompagné de leurs mots de passe, en mode collaboratif. Très utile!

Booking.com - LE site de réservation en ligne. Devenu incontournable, il permet des réservations le jour-même, dans la région, de façon sécurisée et en général sans surprises: les descriptions sont fidèles et les avis souvent très pertinents (ne pas hésiter à visiter le bas de la liste!).
N’hésite pas à utiliser mon lien de parrainage pour ta prochaine réservation: €15 remboursés (une seule fois) pour toi et pour moi!! Voilà le lien: https://www.booking.com/s/27_8/gbogae41

Tripadvisor: Les avis sont à prendre avec précautions, mais le site et l'app fournissent néanmoins une bonne vue des activités, restaurants, et logements alentours. Très utile.

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Cheerz: Indispensable pour coucher sur papier, et dans ce format carré 'type Pola' qui me plait tant, les photos prises en cours de voyage et retravaillées à la volée dans Instagram! Service sympa, rapide, et qualité au rendez-vous!
Et psssst… si l'expérience te tente, mon code de parrainage GBOGSW t’octroiera une réduction lors de ta première commande ;-)  

 

Tricount: découverte lors de ce voyage, cette appli est vraiment très utile pour consigner les frais du voyage rapidement, et les répartir à la volée entre les participants! Les petits comptes entre amis (amants, famille, etc...) facilités! Les comptes sont facilement partagés entre les intervenants, sans besoin de s'inscrire, et chacun peut y contribuer. Vraiment très simple d'emploi et efficace!

… et si tu loues une voiture:
- Economy Car Rental m'a été conseillé par mon amie Pavlina qui le recommande à ses visiteurs, et je n'ai pas été déçu de cet intermédiaire qui rassemble les meilleures offres de la multitude de petits loueurs sur le marché. Pas de petits caractères, tout est clair, j'ai apprécié le tarif 'all in' compétitif et sans soucis, et la gestion efficace de notre dossier. Royal!

- En Crète comme à la maison, Waze fait des miracles pour te trouver le meilleur chemin et te mener rapidement à destination! Un must.

- Ah et pense comme moi à rajouter sur ta todo list pour le prochain voyage en voiture d'emporter une prise USB pour l'allume-cigare et un petit porte-smartphone à caler dans la grille de ventilation! L'assurance a beau être all-in, mieux vaut éviter de trop quitter la route des yeux ;-)

 

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19 août 2017

Portugal - balade entre Porto et Lisbonne

Portugal

Deux bonnes heures de vol séparent Bruxelles de Porto. Nous voilà arrivés pour une dizaine de jours au Portugal, sans but précis si ce n'est de découvrir Porto et revoir Lisbonne!
Pratique, un métro relie l'aéroport au centre ville. Nous sommes très chaleureusement accueillis aux Century Fontainhas Apartments où une jeune portugaise francophone nous explique sa ville d'adoption avec passion! La formule 'location d'appartements' est très répandue au Portugal, on réserve facilement même via Booking, et offre l'avantage d'un confort supplémentaire par rapport à l'hotel et de ne pas devoir faire trois repas au resto! Bref, ravis du Century Fontainhas Apartments (hormis le bruit de la rue).

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Nous sillonnons la ville pendant trois jours, sous un agréable soleil d'automne. Dans la partie 'haute' de la ville on apprécie particulièrement les sandwich au cochon de lait servis A Casa Guedes. Attablés au bar on peut à loisir voir le balais des cuisinières sortant de gros jambons rôtis à la peau croustillante pour les amener au bar où il seront tranchés finement, mêlés à un peu de jus de cuisson puis fourrés dans des pains toastés avec une généreuse couche de fromage crémeux (ou pas, au choix)! Hyper simple, une tuerie! Dans cet établissement simple et populaire on découvre aussi le caldo verde, une soupe aux choux et pommes de terre toute simple elle aussi mais parfaite pour ajouter quelques légumes à nos repas carnivores! Pour ma part je me laisse tenter par une soupe "Pipas" au sang de porc (rien ne se perd)... l'énoncé peut effrayer, mais le goût est très doux, rappelle le boudin noir, un régal (mais en même temps j'adooooore le boudin noir!). Ca calle bien!

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La plupart des restos proposent la spécialité locale, la Francesinha, sorte de croque-monsieur bien garni de charcuteries, couvert de fromage et arrosé d'une sauce légèrement piquante. On n'y goutera finalement pas!

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La balade dans Porto est agréable. On croise de jolis trams d'époque, des églises et bâtiments couverts des fameux azulejos (carrelages décorés), de jolies églises, une superbe bibliothèque en bois travaillé, un Superdry, et même un McDo dans un magnifique bâtiment d’époque garni de grand miroirs et de dorures!
Le centre d'art Hard Club nous retient un moment en descendant vers le bas de la ville; des expos y sont organisées (photos lors de notre passage), un beau resto à l'étage, le tout dans un bâtiment post-industriel du plus bel effet.

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Impatients de découvrir le marché Bolhao, abrité sous une grande halle, nous sommes un peu déçu par l'offre réduite de produits du cru, au profit des produits un peu trop touristiques. On y trouve néanmoins des marmeladas maison, quelques belles charcuteries, et en semaine du poisson frais (pas le jour de notre visite, le marché est fermé le dimanche et ne propose pas de poissons le lundi).

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Nous nous attablons à l'une des petites terrasses du centre du marché. Service très olé-olé, touristique à mort, lent et désorganisé, mais finalement on se régale de sardines grillées délicieuses.

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La ville est très très pentue! De longues rues descendent vers la rive du Douro et le quartier de la Ribeira célèbre pour ses petites ruelles bordées de maisons un peu délabrées mais offrant un spectacle coloré, surtout au soleil couchant depuis la rive opposée du fleuve.

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Difficile de faire le tri entre les restaurants à touristes, nous atterrissons au Porto Escondido qui s'avère un très bon choix, dans une petite cour de la Ribeira, on dégustera du Bacalhau "a Bràs" (cuit avec œufs et pommes de terre) et "a Braga" (file de morue, pommes de terre, légumes).

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Aaaaaaah le baccalau! Un mot et une saveur qui rythmeront notre périple! On le retrouve à tous les étages ce poisson (morue) séché. Partout on trouve le poisson presque entier, ouvert en deux, salé et séché. Il se conserve ainsi des mois et doit être désalé 48h avant d'être cuisiné comme un filet frais. J'en ai un bon kilo dans mes bagages, les recettes suivront sur Cook'n'Roll (celle des pasteis de bacalhau est ICI)!

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On traverse le Douro sur un grand pont métallique à hauteur de la Ribeira, au choix à quelques mètres de l’eau ou sur l'étage supérieur au  niveau de la ville haute. Le Douro prend sa source au nord-est de Porto et est bordé sur une bonne partie de coteaux de vignobles servant à la réalisation des deux vins fameux de la région, le Porto et le Vino Verde, ainsi qu'une série d'autres vins moins connus (des rouges notamment).

Si les raisins sont récoltés et pressés dans ces vignobles éloignés de Porto, c'est à Vila Nova de Gaia, juste en face de Porto sur le bord du fleuve, que les célèbres maisons de Porto font murir leurs vins mutés. Encouragés par les Anglais à la production de ce breuvage, ce sont des noms anglophones qui garnissent la colline, signalant les chais de Graham's, Sandemann, Porto Cruz, Cruz, etc...
Chacun propose une visite-dégustation et nous ne nous faisons pas prier pour franchir la porte de Graham's.
La visite consiste à visionner un film détaillant la production, la récolte, le foulage et la mise en tonneau du vin, avant de visiter les chais, grandes pièces aux murs de briques renfermant des milliers de tonneaux de chêne et de bouteilles.

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S'il y a peu à voir, les explications sont passionnantes. On apprend que les raisins mûrissant sur les rives du Douro sont récoltés foulés sur le lieu de récolte, mis en fermentation, avant de recevoir une dose (25% environ) d'alcool de raisins qui arrêtera la fermentation. Le vin est alors transporté vers Porto, où il est mis à mûrir en fûts. Ravis en tout cas d'en avoir appris plus sur ce vin et d'avoir pu faire une dégustation comparée de différents vins d'un même producteur.
… et je t’en dirai plus sur le sujet très bientôt, j’ai prévu d’ici quelques semaines une visite plus approfondie des caves de Graham's - stay tuned ;-)

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Premières pluies du séjour... pas les dernières  malheureusement. L'achat d'un parapluie s'avèrera un bon investissement!

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Après trois jours de balade le nez au vent dans la ville, des tonnes de petits cafés et pâtisseries aux jaunes d'œufs et sucre (le pasteis de nata n'est qu'un représentant de cette grande famille), de bacalhau à toutes les sauces, d'azulejos et de petits apéros en terrasse, nous mettons le cap au sud vers la ville universitaire de Coimbra. Pas de plans précis pour ce voyage, on décide de se laisser conduire en train plutôt que de louer une voiture. Réservation de train facile par internet (il y a du wifi un peu partout btw) sur cp.pt, booking.com nous trouve un chouette petit hôtel pas trop cher et bien situé (Vitoria), parfait!

 

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Coimbra est une des plus vieille villes universitaires du monde. Fondée au XIIIème elle a une grande réputation internationale, et ses étudiants représentent un tiers de la population de la ville.

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Sympa de s'y balader, de grimper dans la vieille ville avec ses petites ruelles typiques. On visite l'université aussi, dont une superbe bibliothèque en bois renfermant des murs de livre d'un autre âge.

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Chapelles, auditoires et salles en bois, la visite es agréable à défaut de nous passionner. On ne passera qu'une nuit dans la ville avant de prendre la route, en bus cette fois (Rede Expressos, tout confort, wifi à bord, calme et confortable), vers la côte.

Nazare est une ville côtière, ancien petit village de pêcheurs aujourd'hui station balnéaire, célèbre pour les vagues immenses qui battent ses côtes en automne, paradis des surfeurs de l'extrême.

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Pas de bol, les vagues de dix mètres ont assuré le spectacle la veille de notre arrivée. On grimpe néanmoins en funiculaire sur la colline surplombant la baie de Nazare, pour une chouette balade vers le phare, vue sur la côté rocailleuse battue par les vents et les vagues. A hauteur du phare les vagues s’écrasent violemment sur les rochers, et même si ce n'est pas 'le' jour le spectacle est déjà bien impressionnant. On fait le plein d'iode et de grand air avant de faire encore de longues balades, un petit jogging et une exploration des ruelles typiques du village bordant le front de mer.

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Au matin, on y découvre des femmes de pêcheurs étendant le produit de la pêche (sardines et calamars principalement) sur des séchoir en mailles de filets, à même la plage. Le spectacle est odorant et typique, et donne une idée de l'activité qui a du animer cet ancien village de pêchers il y a quelques décennies.
A courte distance de la plage, dans le village, un marché couvert propose une belle sélection de produits de la mer et de la campagne: on en profite pour faire le plein de fromages (vache, chèvre, brebis) et charcuteries.

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A deux pas de notre hôtel (Mare, très confortable *** pour €42 pdj compris, parfait!) un petit resto fait la une de Yelp et de nos guides: le A Tasquinha propose des spécialités de la mer, et nous optons pour une sélection de gambas (pas terrible) et un délicieux arroz mariscos, sorte de risotto liquide garni de poissons et crustacés.

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Notre bus est réservé pour le lendemain, sans quoi on aurait probablement passé une bonne journée de plus à Nazare dont l'air vivifiant et la tranquillité nous ont beaucoup plu!

En route pour Lisbonne.
En bus cette fois encore, trois petites heures de route. Impatients de revoir cette ville qui nous avait laissé un excellent souvenir lors de précédents voyages. Petit appart réservé dans l'Alfama (vieux quartier populaire de la ville); passés les petits soucis d'organisation et de propreté à l'arrivée, on s'installe confortablement dans ce logement bien pratique et situé au cœur du vieux quartier de la ville: petites ruelles, femmes s'apostrophant d'un bâtiment à l'autre, petits commerces de quartier où tout le monde se connaît, restos à touristes aussi et Fado à tous les coins de rue. L'ambiance y est néanmoins typique et agréable.

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Quatre jours pour redécouvrir cette ville toujours aussi belle, vivante, et... touristique. Les boîtes de sardines sont partout, plus belles les unes que les autres, le bacalhau aussi, et que dire des pâtisseries tellement tentantes avec leurs couleurs dorées, mélange de pâtes beurrées et de jaunes d'oeufs sucrés!

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On retrouve aussi le plaisir de déguster une Ginjina (alcool de griottes - j'en parfumerai mon foie gras au retour!) dans une petite aubette du centre ville, les pasteis de nata irrésistibles, et les spécialités de fromages et charcuteries fumées au marché des producteurs.

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A quelques encablures de la Placa de Comercio se tient le Mercado da Ribeira. On ne verra pas le marché en lui même, trop excités de découvrir son annexe 'Time Out' où les restaurateurs sont alignés pour proposer des spécialités plus attirantes les une que les autres.

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Cuisine de chefs renommés de la région, sushi, cuisine asiatique, boulettes de viande et de bacalhau, cochon de lait rôti à la peau croustillante (mon choix du jour!),... le choix est difficile, le monde se presse sur les grandes tables dans un joyeux brouhaha. Zut, à notre sotie de table, le marché à fermé ses portes!

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Eglises, tram, petites ruelles, fado, bacalhau, balades urbaines, Lisbonne propose une multitude d'activités à qui aime découvrir la ville (et n'a pas peur des côtes!).

Balade à Sintra, à une petit heure de train de Libonne.

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Le highlight gastronomique de ce séjour sera notre passage à la Cervejaria Ramiro. On fait la file pour y rentrer, d'autant qu'on n'a pas réservé un samedi soir. Avant de rentrer dans une grande salle de type brasserie, où les serveurs s'agitent de table en table, servant de simples plâtrées de fruits de mer. Hormis une pièce de viande ou deux, la carte est exclusivement tournée vers la mer. Pas de préparations compliquées ici, et oubliez les légumes, les fruits de mer sont proposés ultra-frais, cuissons courtes et accompagnés de pain toasté et beurré. Et d'un verre de vino verde bien entendu, ou d'une bière.

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Après avoir choisi (au poids) un tourteau, des pouce-pieds, des gambas, et des huitres, on nous apporte le matériel nécessaire: fourchette à crustacés, planchette et marteau pour venir à bout des carapaces récalcitrantes.

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De grands aquariums bordent la salle et on voit les serveurs régulièrement y plonger le bras pour en sortir un homard, une langouste, ou autre crabe qui finira sa course deux secondes plus tard dans les casseroles fumantes de la cuisine ouverte! Tout un spectacle!

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Pendant que notre tourteau finit de cuire on nous apporte nos pouce-pieds avec une petite explication sur la manière de décortiquer ces mollusques au look improbable (et effrayant pour certains). C'est un régal, juteux, iodés, doux, une belle découverte!
Nous quittons Ramiro repus et à regret, ravi d'avoir passé une si délicieuse soirée!

Fin de séjour tranquille avec un retour en train sur Porto, logement dans un petit hotel 'design' du centre et dernières emplettes avant le retour.

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Belle escapade malheureusement un rien trop humide à notre goût, mais pleine de jolies découvertes et une envie de pousser la visite de ces belles régions plus loin encore lors d'une prochaine escapade!

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11 juin 2017

Découverte du Massif des Vosges

Vosges

Lors d’un long weekend de printemps particulièrement ensoleillé, j’ai été invité par Le Massif des Vosges à découvrir le nord de cette région de France, à cheval sur l’Alsace et la Lorraine et riche de joyeux culturels, naturels et … gastronomiques!

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Notre voyage commence sous les meilleurs auspices, avec la dégustation à peine arrivés à la Maison Rurale de l’Outre-Forêt d’un plat de pâtes typiques de la région et plutôt originales: les Käseknepfle, des boules de pâte moulées à la cuillère et constituées de farine, œufs, et fromage blanc, sont moelleuses et roboratives, servies avec crème et lardons et gratinées… un plat rustique délicieux que je ne vais pas tarder à refaire à la maison et vous proposer sur le blog!

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La Maison Rurale de l’Outre-Forêt est un logis d’époque, typique avec ses murs à colombages, particulièrement bien entretenu et décoré de mille objets du quotidien que notre guide passionné (et passionnant!) nous détaillera pendant une bonne heure. Découverte passionnante du quotidien d’une famille alsacienne en traversant la vingtaine de pièces qui constituent cette demeure vraiment très bien mise en valeur et didactique!

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La région est réputée pour ses vins, c’est bien naturellement que nous mettons ensuite le cap sur une cave coopérative réputée du Massif des Vosges: la cave vinicole de Cleebourg nous accueille pour une visite de ses installations.
Les raisins des cépages locaux (dont le Sylvaner, Pinot Gris, Pinot Noir, Pinot Blanc, Riesling, Auxerrois, Gewurztraminer, et Muscat) sont collectés sur les exploitations environnantes, pressés sur place avant d’être élevées en cuves, et pour certains en barriques, et embouteillés sur l’exploitation. Une partie de la production se destine également au Crémant d’Alsace, un vin pétillant dont les étapes de production s’apparentent à celles du champagne.

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Notre visite est bien entendu ponctuée par une jolie dégustation des vins du cru. Riesling, Auxerrois primé, Pinot Gris, c’est finalement le Riesling Sigillé, sec et floral, qui remporte toute mon attention!

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A quelques kilomètres de là, à Lembach, l’Auberge du Cheval Blanc nous accueille pour la nuit dans son superbe bâtiment à colombages. Les chambres y sont luxueuses, modernes, extrêmement confortables, et en ce qui me concerne offrant une vue délicieuse sur les collines boisées et verdoyantes, clocher et toits du petit village, un régal au soleil déclinant!
L’Auberge du Cheval Blanc est réputée pour son restaurant gastronomique doublement étoilé, mené en cuisine par le chef Pascal Bastian, que nous apercevrons avec son équipe au travers des larges vitres ouvertes sur la cuisine dont nous pouvons admirer le spectacle précis et concentré de l’équipe de cuisine.

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Nous n’en saurons pas plus cette fois, nous dirigeant plutôt vers le Winstub, le second restaurant de l’établissement, proposant une cuisine plus ‘terroir’ et des plats classiques de la cuisine alsacienne dans un cadre typique de la région.
Volaille superbement cuite et accompagnée d’un risoto all’onda crémeux aux champignons et ail des ours;  panna cotta et sorbet; la cuisine y est généreuse et bien exécutée.

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Un espace spa doté d’une superbe piscine couverte ceinte de baies vitrées complète l’offre très complète de cet établissement… qui a fini de nous convaincre lors du petit déjeuner, pour le coup bien garni de produits de la région (confitures, viandes fumées, pains et gâteaux), gargantuesque et vraiment succulent.

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La découverte de la région se poursuit par une visite passionnante au château de Schoeneck. En fait une ruine perchée sur une colline. Ce vestige d’un des centaines de châteaux de la région est depuis 17 ans entre les mains d’une association de restaurateurs amateurs, bénévole, et complètement passionnés! Weekend, vacances et jours fériés passent dans la restauration, au rythme lent des autorisations, d’un mur, d’une tour, d’un puits…

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Petit à petit le château renaît de ses cendres, mais au vu de l’ampleur de la tâche on a du mal à l’imaginer complètement restauré sans une intervention substantielle de l’Etat et d’entreprises professionnelle. Qu'à cela ne tienne, la tâche est noble et les intervenants vraiment très dévoués à leur passion! Notre guide du jour n’a pas de mal à nous transmettre son enthousiasme, sa passion, nous décrivant les petits pas qu’ils ont réalisés au cours de ces années: un mur reconstruit, un puits vidé de ses gravats, un ouvrage consolidé. Pas de moteurs ici, tout est réalisé à la main, les pierre taillées au burin, les murs redressé à la force des bras… impressionnant!

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On nous proposera de mettre les mains dans le béton quelques minutes, armés de truelles, taloches, et mortier, pour comprendre mieux encore la réalité de la tâche phénoménale entreprise par ce groupe de passionnés!
Un joli projet, un environnement boisé magnifique, un enthousiasme palpable, une visite à ne pas rater si tu te balades dans le nord du Massif des Vosges!

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Après tous (!) ces efforts, direction le joli petit village de Petite Pierre pour découvrir le long de sa jolie petite ruelle pavée surplombée par le clocher du village le restaurant Au Grès du Marché. Et quelle chouette découverte! Le chef Frédéric Jung (accompagné en salle de son épouse) met en valeur les  produits du cru en proposant de jolis plats très bien cuisinés et précédés d’un buffet froid d’entrées colorées (salades, crudités, charcuteries et poissons fumés) originales et pleines de saveurs!

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Je me suis régalé d’un sandre parfaitement cuit au beurre mousseux, accompagné de rillettes de saumon, fèves, asperges vertes et petite crème matelote très gourmande, un vrai délice et un grand moment de bonheur sur cette terrasse de village calme et ensoleillée! Café très (très!) gourmand pour terminer en douceur ce repas qui rend heureux!

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Notre journée se terminera au Ranch des Bisons, à Petit-Réderching, un élevage impressionnant de ces animaux sauvages! La balade ‘safari’ en camion militaire au milieu du troupeau est assez étonnante, et on se rend vite compte qu’il s’agit ici d’animaux sauvages, difficilement contrôlables, et bien plus délicats à élever qu’un troupeau de vaches! Les bêtes sont impressionnantes, et ne se laissent pas approcher. Il est presque impossible aux éleveurs de les soigner, les pâturages sont doublement clôturés, et la moindre ‘manipulation’ de l’animal est une aventure en soi, requérant un matériel et des cages spécifiques (importées des US!) et extrêmement solides!
L’animal est élevé pour la reproduction mais aussi pour sa viande, qui est proposée crue, séchée ou transformée en diverses préparations…

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Nous terminons notre journée à Bitche (oui, on s’est bien lâchés sur les jeux de mots douteux!), à l’hôtel Le Strasbourg, un agréable petit hôtel de village qui cache de jolies terrasses en bois et en étages sur son toit verdoyant, très agréables pour se reposer d’une longue journée de découvertes.
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La région est splendide par se nature, et c’est autour de l’étang de Hanau, un site de tourbières protégé, que nous terminerons notre séjour par une longue balade dans la magnifique végétation, emmenés par notre guide de l’Office du Tourisme du Pays de Bitche qui nous en apprend beaucoup sur la vie et la flore dans les tourbières…. et nous fait découvrir lors d’un petit pique-nique une spécialité locale: le pain bitchois est un disque de pâte levée garni de fromage blanc, crème et lardons, le tout grâtiné… un régal!

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Une jolie destination, pleine de découvertes, à à peine quatre heures de route de Bruxelles, que je ne manquerai pas de revenir visiter, pour ses paysages magnifiques, son offre culturelle, et les trésors de gastronomie qu’elle a encore à nous proposer!


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Plus d’infos sur le Massif des Vosges: www.massif-des-vosges.com

 

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19 avril 2017

La Barrière de Transinne

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J'ai été invité à découvrir une maison réputée des Ardennes luxembourgeoises, La Barrière de Transinne, offrant aux abords de la campagne ardennaise - et à deux pas de l'autoroute des Ardennes - un restaurant gastronomique et une petite trentaine de ravissantes chambres.

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La cuisine de La Barrière de Transinne, tout comme son exploitation, ont été reprises tout récemment. C'est Guy Lefevere qui œuvre aux fourneaux, fort d'une longue expérience dont 28 ans de cuisine étoilée dans son précédent établissement de la région namuroise, La Bergerie.

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L'accueil de l'équipe est chaleureux, l'épouse de Guy Lefevere nous mène au salon pour déguster l'apéritif accompagné de fines mises en bouche: crème brulée au foie gras d'une extrême légèreté, purée de poivrons et crumble au parmesan; et une moule au curry et poireaux frits, classique mais d'une exquise finesse.

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Une jolie introduction à notre repas dans ce salon fraîchement rénové, feu ouvert, fauteuils confortables, touches de décorations ardennaise de chasse, et grand cellier vitré exposant les détails de la cave de l'établissement.

La salle du restaurant est spacieuse et lumineuse. Tables nappées, décoration rappelant l'univers de la chasse mais dans une mise moderne de très bon goût avec ces grands tableaux d’animaux de la région, lumineux et au style bien plus moderne que les classiques du genre.

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On est aussi tout de suite attiré par la grande cuisine ouverte, rutilante, dont les reflets argentés contrastent joliment avec l'éclairage chaud de la pièce, et où on peut admirer le balais des cuisiniers (en toques blanches) le long de la longue table de dressage ouverte sur la salle. Le silence y est presque monacal, les gestes sûrs et précis, offrant un joli balais coloré.

Le menu quatre services (€90 avec les vins et boissons) qui nous est offert ce soir fait la part belle aux produits de saison, dans une succession de plats assez classiques et très joliment exécutés.
Le bonbon de bar et crabe royal - un maki de poisson cru - est d'une finesse inouïe, la saveur délicate du poisson se mariant on le sait parfaitement avec celle de l'algue. La panna cotta d'asperges blanches accompagnant cette petite entrée complète parfaitement cette assiette qui nous laissera un long et délicieux souvenir!
Du sandre pour suivre, couvert d'une fine couche de polenta grillée et accompagné d'un pesto d'ail des ours. Cuisson parfaite, qualité des produits, surprise de cette polenta croustillante, un régal!

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Pâques et printemps obligent, l'agneau est la star du plat principal. Et pas n'importe lequel, côte et filet d'agneau de Sisteron - une belle référence - cuit très rosé et aux saveurs fondant sous la langue... accompagné d'un jus savoureux et profond, et de légumes de saison rôtis et en mousselines. Un plat classique mais tellement bien exécuté, on ne laissera pas une miette de ce pur bonheur gustatif!

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Le dessert, 'de Pâques' lui aussi, ne nous laissera pas le souvenir des plats précédents. Chocolat, fruits et caramel en multiple préparations disposés en une assiette très colorée (j'en ai oublié de prendre une photo) mais un peu sucrée et trop classique à mon goût; on aurait à ce stade du menu apprécié plus d'originalité et de légèreté.

Au final le chef Guy Lefevere nous a emmenés dans un délicieux voyage ponctué de plats parfaitement exécutés et mettant en valeur de superbes produits de saison. Le tout accompagné d'une sélection de vins appropriés (exclusivement Français pour cet accord mets et vins).

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Retour au salon pour terminer sur un petit café (Masalto, sans grand intérêt) et quelques mignardises pour une dernière petite touche sucrée.

La Barrière de Transinne offre, outre cet excellent restaurant, une petite trentaine de chambres (€90-120) réparties entre le bâtiment principal et une annexe - le Chalet - séparés par le jardin et la terrasse du restaurant que le temps encore trop hivernal ne nous a pas permis de découvrir.

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La chambre supérieure du chalet qui nous était réservée nous a ravi par son confort bienvenu après une balade dans les forêts environnantes, la découverte des villages typiques du coin (Redu est à un jet de pierre), ou après un repas au restaurant. Décorées dans des tons bleus et gris et rehaussées de touches boisées et de discrets rappels à l'environnement ardennais, notre chambre était confortable, douillette, lumineuse, parfaite pour profiter de cette petite escapade ardennaise :-)

La Barrière de Transinne
Rue de la Barrière 4, 6890 Libin
Tél: +32 (0)61 65 50 37
www.barrieredetransinne.be

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04 avril 2017

Les Cabanes de Rensiwez

Cabanes de Rensiwez

C’est dans les Ardennes Belges que je vous emmène pour découvrir un petit coin de nature exceptionnelle que j’ai eu la chance de pouvoir apprécier à l’occasion d’une présentation de la région des Vosges (Vosges, Ardennes, montagnes, nature, toussa!) dont je vous reparlerai très très bientôt!

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A une demi-heure de Liège, au cœur des Ardennes, le domaine des Cabanes de Rensiwez s’étend le long de l’Ourthe. Une dizaine de cabanes en bois accueillent les visiteurs épris de calme et de nature.
Tout est fait ici pour intégrer le logement dans la splendide nature environnante. Les cabanes entièrement en bois sont décorées et meublées des matériaux environnants: sièges et tables en bois brut, cloisons décoratives en fins troncs d’arbres, volets en branches foncées,…

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Le confort n’en est pas diminué: les cabanes sont parfaitement équipée d’une kitchenette joliment intégrée à la chambre literie confortable, salle de bains petite mais jolie et fonctionnelle, grand bain ‘bac’ en bois dans ma cabane, et bien entendu un poêle à bois pour chauffer la pièce (munie d’un radiateur électrique également!).

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Certaines cabanes (celle de Gaspard notamment) sont équipées d’un bain norvégien extérieur (à bois), ou d’un petit sauna (à bois également); quel bonheur de s’y poser après une bonne randonnée dans la nature environnante!

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Quel bonheur aussi de se réveiller au bord de l’eau, avec comme seul bruit celui des chants d’oiseaux et de la rivière qui coule…

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De nombreux sentiers longent le domaine et peuvent être empruntés pour faire de longues (ou pas) balades le long de l’Ourthe ou dans la nature environnante.

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Magnifique écrin pour un weekend coupés du monde (pas de wifi, hors la réception, mais la 3G fonctionne plus ou moins), immergés au cœur de la nature!

Les Cabanes de Rensiwez
Rensiwez 1 • 6663 Mabompré (Houffalize)
Tél. +32 (0)61-289027
Site Web : http://www.lescabanesderensiwez.be
Facebook : https://www.facebook.com/LesCabanesDeRensiwez

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06 mars 2016

Maroc - Citytrip à Casablanca et Kitesurf à Dakhla

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Pas de 'grand' voyage pour moi cette année, je cumule plutôt les petites excursions, cette fois plus sportive mais avec toujours cette envie de découvrir - un peu - la gastronomie et la culture culinaire locale!
Au milieu de l'hiver bruxellois, le manque de soleil se fait cruellement sentir, le besoin de chaleur et de lumière devient pressant, je décide de renouer avec une organisation sportive avec laquelle j'ai fait mes tous premiers stages sportifs à l'étranger dès mes 13 ans. Souvenirs incroyables de ces premières libertés à l'UCPA de Rosbras en Bretagne, puis à Bénodet et sur la côte atlantique, des amitiés nouées, de la liberté découverte, de ces énormes Vénus (coquillages) dégustés au cul du bateau, de ma première cuite au Chouchen... L'ambiance 'colo de vacances', le sérieux de l'apprentissage, la qualité du matériel, et la vie en communauté (aaah ces tablées de sportifs affamés) m'avaient particulièrement plu, et j'y suis retourné souvent en stage de cata ou de planche à voile, toujours avec la même satisfaction.

Bref donc, c'est très confiant et joyeux de retrouver cette bonne ambiance que je réserve mon premier séjour UCPA hors de France: direction le Maroc. Le vol Royal Air Maroc fait une halte à Casablanca, j'en profite pour y poser mon sac 24h et aller voir ce qu'on y mange!

Bruxelles-Casa en un peu plus de trois heures, me voilà sorti de la grisaille pour être dès la sortie de l'avion enveloppé d'un voile de chaleur réconfortant! En cette fin de janvier il fait déjà 20-25 bons degrés en journée, et le soleil est éclatant.
Train toutes les heures de l’aéroport vers le centre-ville, easy!

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Je me pose dans un petit hôtel tout simple aux abords de la vieille ville (Ancienne Medina) à deux pas de la gare de Casa Voyageurs, accueil sympathique, jolis carrelages, belles matières, chambre très simple et balcon surplombant une petite place. La médina est très calme en soirée, je m'aventure dans ses ruelles plus ou moins éclairées, bordées de petits épiciers, de vendeurs de sandwich chauds, quelques petits restaurants. J'avoue ne pas être totalement à l'aise, j'ai connu des endroits plus accueillants. Par l'odeur alléché je m'approche d'un bui-bui au comptoir bien garni de saucisses, viande hachée parfumée aux herbes et épices, quelques abats; mon sandwich à la viande épicée est simple et délicieux, servi avec quelques frites pas mal du tout, je peux rentrer terminer ma soirée à l'hôtel, repu!
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Levé aux aurores je m'étonne du peu d'activité. L'appel à la prière tonitruant a bien eu lieu vers 6 heures, je n'ai pas l'impression qu'il ait suffit à réveiller la ville!
Petit déjeuner simple mais savoureux dans la grande salle carrelée de l'hôtel, avant de me mettre en route pour découvrir un peu de cette grande ville portuaire. J'ai huit heures devant moi, je pars au hasard des rues, tournant le dos au port industriel.

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Contraste frappant entre les petites ruelles de la vieille médina et les grands boulevards encore vides bordés de grands bâtiments coloniaux dont le blanc claque au soleil, et traversés pour certain par un tram tout neuf et moderne.

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Le Marché Central est encore peu animé à cette heure. J'en profite pour faire mes emplettes sans être tiraillé par les vendeurs encore occupés à ranger leur devanture. Les épices sont nombreuses et leurs couleurs éclatent au soleil, bien ordonnées en pyramides dans leurs bacs de bois. Anis, cumin, curcuma, safran, et surtout beaucoup de piments d'un rouge éclatant. Je remplis mon sac, sans oublier une bonne dose de 'tête de magasin', le célèbre mélange d'épices ras-el-hannout qui rassemble les meilleurs épices de chaque commerçant. J'entrevois déjà les tajines et couscous que je cuisinerai à mon retour!

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Le centre du marché rassemble les poissonniers, ou plutôt les poissonnières, un groupe de femmes de tête, fortes et à la voix puissante, menant leur commerce avec poigne! Les poissons sont magnifiques, joliment installés dans leurs lits de glace, je découvre également l'extrême dextérité d’autres femmes décortiquant les crevettes à une vitesse hallucinante: pas étonnant que nos crevettes grises fassent l'aller-retour pour être déshabillées au Maroc!!!

Passage obligé par la case 'argan', je fais provision d'huile cosmétique et culinaire en espérant avoir su déceler la bonne qualité. Je craque aussi pour un pot d'Amlou, ce mélange d'huile d'argan et miel dont le goût sucré et grillé avait définitivement marqué mes papilles lorsque Sylvie m'en avait ramené de voyage il y a quinze ans... À déguster au doigt, à la cuiller, ou sur une crêpe marocaine, mmmmmmmmh...

De retour dans les rues de Casa, pas particulièrement jolie une fois sorti des quartiers typiques, je m'émerveille quand même des nombreuses fresques urbaines et autres graffitis qui ornent pas mal de murs délabrés; certaines sont de véritables œuvres d'art.

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Au hasard de mes déambulations je croise d'autres marchés de quartier, plus typiques, installés dans les ruelles et où les locaux s'approvisionnent en poisson découpé à même la charrette, en viandes de mouton, chèvres, bœuf et volailles, et puis en quantités de fruits et légumes qui poussent si facilement au soleil du Maroc.

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Attiré par de bonnes odeurs de grillades je m'installe autour de l'étal en bois d'un cuisinier: boulettes de sardines, sardines panées et frites, légumes rôtis ou frit, beignets de pommes de terres épicés, salades rafraichissantes de crudités, je déguste un festin de roi avec les doigts et un bon pain marocain, pour quelques euros, dans l'animation du marché, un délice!

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Une visite de Casablanca ne serai pas complète sans faire un saut à l'imposante mosquée Hassan II. Située en bord de mer en direction du quartier balnéaire de la Corniche, l'édifice se dresse majestueusement sur une grande esplanade bordée de bâtiments fonctionnels, d'arches travaillées, et d'un hammam public.

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La visite de la mosquée est un peu chère (120 Dirhams soit environ 12 euros) mais inclut les services d'un guide francophone, et vu le peu de monde ce jour-là, privé en ce qui me concernait! Sympa mais le débit robotique de ses explications manquait certainement de chaleur et de convivialité! L'intérieur de la mosquée n'en est pas moins impressionnant, garni de marbre et de superbes panneaux de bois et de stuc très travaillés, de tapis à prière gigantesques, et de lustres décorés de verre Italien. La visite se termine par un tour au hammam, immense lui aussi, et à la salle des ablutions ou les fidèles se rincent trois fois les bras, jambes, et tête avant la prière.

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Je quitte la ville ravi d'en avoir eu un bel avant-goût, impatient de rejoindre Dakhla (45 minutes de train vers l'aéroport - 4 euros, puis deux bonnes heures de vol avec Air Maroc).

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Arrivée tard dans la soirée à Dakhla. L'équipe de l'UCPA nous attend et nous emmène à l'hôtel Doumss tout proche pour une première réunion de contact et répartition des chambres. L'hôtel, un 'trois étoiles', est triste et peu aménagé, ma chambre, partagée avec Christophe est très petite et à la literie peu confortable... Je ne m'attendais pas au grand luxe non plus, mais à choisir je crois que j'aurais préféré loger sous tente! La nuit sera bonne, le petit déjeuner moyen (mais suffisant à nous retaper), avant de partir vers le camp UCPA-Dreamkite qui se trouve à 20 bonnes minutes, au bord de la baie de Dakhla.

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Le camp est superbe, avec sa grande terrasse de carrelages magnifiquement décorés, un joli bar avec billard, une grande salle de repas et sieste décorée aux couleurs et tissus locaux, et les voileries attenantes. L'espace est très bien aménagé, avec beaucoup de goût, on s'y sent tout de suite très bien!

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On ne perd pas de temps, le vent est là, les groupes sont déjà formés, en route pour ma (presque) première expérience de kite avec Aziz et ses deux aides de camp! Petit groupe de cinq (puis six), à majorité féminine, ça va aller! Le matériel est de qualité, la baie superbe et surtout en pente très très douce, permettant d'apprendre les pieds dans l'eau sur une très longue distance. Les experts eux partent rapidement plus au large pour bénéficier de conditions exceptionnelles de ce superbe plan d'eau au bord du Sahara.

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Les journées de cette semaine seront rythmées par le vent, souvent présent en début de semaine, moins ensuite, les délicieux repas préparés sur place avec des produits frais par une équipe de très bonnes cuisinières marocaines, variant les tajines et plats de légumes pour notre plus grand plaisir gourmand. Nous restons sur le camp jusqu'après le repas du soir, après une bonne douche et un petit apéro, pour rentrer selon les humeurs entre dix heures et minuit vers l'hôtel Doumss qui finalement (et c'est mieux ainsi) ne nous servira que de dortoir.

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J'ai vite pris l'habitude de me passer du petit déjeuner fadasse de l'hôtel pour m'installer de bonne heure à la terrasse d'un bar alentour et y déguster une crêpe marocaine à la Vache Qui Rit et confiture ou une omelette garnie du même fromage et arrosé d'un filet d'huile d'olive très parfumée. Avec un bon café, noir ou plus local au lait et sucré et d'un jus d'orange fraîchement pressé, c'est un régal!

Les conseils et la patience d'Aziz portent vite leurs fruits, et après deux ou trois demi-journées nous arrivons presque tous à manier suffisamment nos ailes pour nous faire tracter, avec ou sans planche aux pieds! Les conditions venteuses se dégraderont malheureusement fort en fin de semaine, il faudra revenir pour consolider notre apprentissage et enfin tirer des bords d'un côté à l'autre de la baie!

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Les journées déventées et les fins de journées sont mises à profit pour se reposer ou s'adonner à d'autres activités: paddle, surf, wakeboard, cours sur la sécurité, yoga, billard, visite de la ville et de son marché, découverte de la magnifique Dune Blanche, déjeuner de poissons et fruits de mer au parc à huitres Talhamar, délicieux massages à la Maison du Thé, et même pour mon plus grand bonheur un petit cours de cuisine où nous apprendrons à confectionner de délicieuses crêpes marocaines Msemmens dont je vous reparlerai très bientôt sur le blog!

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Au final une semaine de vacances très dépaysant, mêlant sport, amitiés, culture, et un peu de gastronomie, dans une belle ambiance dynamique, et permettant de faire le plein de chaleur et de soleil au milieu de l'hiver pour un coût plus que raisonnable (compter un bon mille euros pour cette longue semaine)... J'y retourne certainement bientôt, de préférence entre avril et octobre pour profiter des meilleures conditions de vent! Tu viens?!

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Dakhla - quelques détails pratiques:
Pour rester connectés à Casa, et encore plus à Dakhla, on ne pourra pas trop compter sur le réseau wifi, peu accessible sans mots de passe. Il est par contre facile de se procurer une carte de téléphone et une recharge 'data'. Pour €10 chez
Maroc Telecom, qui offre une très bonne couverture et un service de qualité, je me suis procuré une carte de base avec quelques dizaines de minutes d'appel (50dhm) et une recharge Data valable une semaine et offrant 3Gb de données 3G/4G, pour 40 dhm, amplement suffisant!
Le change à l'aéroport est un peu moins intéressant qu'en ville ou dans les banques (celles-ci sont fermées le weekend pour la plupart)
WindGuru sera ton site de référence pour t'enquérir du temps, force du vent, et marées à Dakhla.

Centre UCPA Dakhla Dreamkite
www.ucpa-vacances.com/centre/monde/dakhla/
https://www.facebook.com/UCPA.Dakhla/

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02 septembre 2015

Amsterdam - citytrip

Amsterdam

Long weekend organisé en dernière minute pour re-découvrir la jolie ville d'Amsterdam! Je ne vous parlerai pas de musées, d'expos, ni de spectacle, mais plutôt des bonnes petites adresse découvertes (gourmandes!) au grés de nos flâneries estivales dans les ruelles et le long des jolis canaux de la ville.

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Arrivés en milieu de journée un vendredi d'été, nous faisons une première étape gastronomique au restaurant De Kas dont j'avais entendu le plus grand bien... et on n'a pas été déçus: l'établissement est situé dans une grande serre logée au milieu d'un parc à quelques kilomètres du centre de la ville. Les salles sous la verrière sont baignées de lumière, et entourées d'un petit jardin et de serres d'ou proviennent une partie des produits cuisinés dans la grande cuisine ouverte et rutilante. Il fait beau ce midi, service en terrasse, menu unique avec les produits des jardins exploités par l'équipe de De Kas, ainsi que quelques autres de producteurs locaux (de viandes et poissons notamment) choisis avec soin.
Une série de plats frais et pleins de saveurs se succèdent: potage de chou pointu au lard croustillant, salade de légumes du jardin et fenouil rôti, salade brulée et pesto de noix de macadamia, suivis d'un merlu absolument divin et parfaitement accompagné d'une sauce vierge et de délicieux petits légumes. C'est frais, très bon, juste, cohérent, parfait pour un beau lunch dans le cadre magnifique de cette serre et de ses jardins!

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En route ensuite pour le P+R (Park and Ride) le plus proche pour déposer la voiture... système un peu complexe, on s'emmêle les pinceaux, on fera un long trajet en tram pour rejoindre notre hôtel finalement à à peine plus d'un kilomètre du Park&Ride... mais le tram est confortable et ses grandes vitres nous offre un sightseeing de la ville qui nous permet de reprendre nos repères. Et puis, on n’est pas pressés!

Nous logeons au CitizenM, un peu en dehors du centre. Un de ces hôtels hyper-design et über-connectés qu’on voit fleurir dans les métropoles: une succession de grandes pièces à vivre décorées comme un magazine tendance en guise de lobby, bar, et salle de petit-déjeuner. iMac, écrans plats, fauteuils de designers, et bouquins d'architecture à disposition.

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Aux étages, alignement parfait de chambres au confort tout aussi design: un immense (genre: immense!) lit coincé entre murs et grande baie de lumière occupe la moitié de l’espace; douche et toilettes dans des 'tubes' au milieu de la pièce, iPad contrôlant le grand écran, les stores, la musiques, les éclairages led multicolores.... et le tout ensemble pour répondre à des 'mood' pré-programmés... C'est ludique, pas toujours pratiques, finalement assez confortable, design, immaculé, propret, techno et chic!

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Le tram 5 aurait pu nous emmener directement en ville, on préfèrera lors de ce séjour flâner a pedibus ; et pour le coup on aura marché! Balade du côté des Musées, qu'on ne visitera pas cette fois ("déjà fait avec l'école" reviendra souvent, en même temps que nos souvenirs de cette époque!).

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On retrouve avec bonheur la succession de canaux du centre, les jolies maisons qui les bordent, l'animation du centre assez touristique en ce mois d'août. On se rappelle aussi très vite qu'ici le cycliste est roi, Empereur même: c’est limite stressant de faire attention à tout moment à ces vélos déboulant de partout; même si les cyclistes sont bien plus disciplinés ici qu'à Bruxelles, il faut un bon moment pour trouver sa place de piéton sur ces voies qui paraissent toutes cyclables! Irritant en fait...

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Les terrasses de cafés débordent le long des canaux et les fameuses bitterballen qui accompagnent les chopes bien fraîches des amstellodamois nous appellent de leurs petits cris croustillants!!! On atterrit bien heureusement sur la terrasse du De Saloon où on nous recommande une bière brassée dans les îles bordant la côte: la Texels Skuumkoppe est une blanche ambrée, douce et profonde, peu amère, rafraichissante, mon coup de coeur du séjour! Arrivent bien vite ces petites boules-croquettes farcie d'une béchamel épaisse à la viande et parfumée de muscade... mmmmh brûlantes et trempées dans une bonne moutarde du cru c'est un régal!

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Dîner-salade léger le long du Prinsengrachtgracht, au De Fles on s'amuse à regarder passer les bateaux dans lesquels des groupes d'amis prennent l'apéro, se font un petit BBQ, une soirée arrosée, un enterrement de vie de garçon ou une balade romantique!

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... et sans oublier de terminer la journée avec un petit genièvre dans un de ces cafés bruns typiques!

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Deuxième journée toujours sous le soleil après une bonne nuit design et confortable! Nos pas nous mènent au travers de Vondel Park, animé par les familles en ce samedi de vacances.
Direction le marché et surtout ses Foodhallen dont on avait précieusement noté l'adresse! Les halles couvertes offrent une belle sélection de petits stands alimentaires de qualité: sushi, spécialités espagnoles, fromages, bitterballen déclinées en différents goûts, yakitori, sandwich à l’entrecôte, et… les pulled pork sandwich the The Rough Kitchen, une tuerie intersidérale que je vous recommande très chaudement!!!

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Repus, direction les petites rues calmes du Oud-West pour une agréable balade digestive ensuite avant de rejoindre le Jordaan, ses cafés et petits restos un peu bobo et world cuisine. Sympa! On reviendra le soir pour déguster un délicieux plat d'hummus israélien servi avec plein de petits accompagnements sains et colorés, chez Hummus Bistro D&A. The Beer Tree attire notre attention, et à défaut d'y déguster une bonne bière on note l'adresse de cette cave à bière très bien fournie pour une prochaine fois. On reviendra aussi dîner chez Moeders, pour sa carte simple, saine et alléchante, ses soupes aux pois, et cet enchevêtrement de cadres kitsch des mamans des clients!

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A noter également un superbe magasin de déco, Raw material, paradis du photographe culinaire avec ses tables passées, ses planches et tôles à la peinture écaillée, ses vaisselles et objets vintage et usés par le temps... matériaux bruts, le nom va bien à ce magasin dans lequel on a envie de tout toucher pour ressentir la rudesse des textures battues par le temps (ou, on n'est pas dupes, par le travail d’un artisan indien!), la douceur des peaux tannées, le bois craquelé ou flotté, la tôle rouillée...

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C'est ensuite chez Café de Nieuwe Lellie qu'on se (re-)pose pour une Texels en bitterballen, confortablement installés sur la terrasse d'où on peut assister au va-et-viens du quartier et suivre tant bien que mal les conversations de nos voisins de terrasse!

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Amsterdam, ses cafés, ses bières, ses sex shops, son quartier ‘zoo’ rouge...

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Pour notre dernière journée nous décidons de nous rendre dans le centre (très) touristique, que nous avions volontairement évité jusque là. Et même par faire une activité indispensable aux touristes que nous sommes: une balade en bateau sur les canaux! On s'éloigne quand même des plus gros bateaux-mouches, pour embarquer chez Blue Boat Company dans une embarcation de format plus modeste. La balade (€18) s'avère très très agréable: une bonne heure à glisser le long des quais, à admirer les façades des différents quartier, à glaner les quelques infos et conseils de notre guide vraiment très sympa et pas saoulant pour un sous! La perspective de la ville depuis les flots est bien différente et très intéressante.

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Direction le centre donc, ses canaux, ses hordes de touristes et... ses harengs! Indispensable street food, on se délecte de sandwich aux jeunes harengs marinés, d'une douceur incroyable, accompagnés de cornichons doux et d'oignons crus pour relever le tout... un régal à partager assis sur les quais!

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Bon et puis je ne pouvais pas quitter Amsterdam sans engloutir deux ou trois de ces croquettes qui ont marquées mes premières visites d'ados dans cette ville: les fameuses Febo! De la junk/street-food dans toute sa splendeur: ici le frietkot est en retrait et les délicatesses frites sont posées dans des petits distributeurs: quelques pièces et la porte s'ouvre sur une croquettes brulante, croquante, un peu grasse, et farcie de bami goreng, de veau mijoté, de viande aux cacahuètes (l'héritage indonésien est très présent!), ou même de simples burgers... C'est crasse, c'est super bon :-)

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Flâneries encore dans le centre touristique ensoleillé, on goute et on embarque quelques bons fromages du Noord-Holland chez Amsterdam Cheese Company – touristique mais le choix y est grand et on peut gouter! – et retour en tram vers le P&R (qui s’avèrera bien plus onéreux que prévu… la prochaine fois on prendra le train!).

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Chouette destination en tout cas pour un petit weekend sous le soleil et au calme (hum, hormis les vélos) le long des petits canaux de la ville.

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Tips&Trick technos - c’est cadeau:
- Tout comme à Bruxelles, Yelp est animé par une Community Manager dynamique, et l’application est donc très riche en bonnes adresses commentées par les locaux! Une source inépuisable de bons plans! Pense à installer l’app Yelp Mobile avant de partir!
- Ville bien connectée évidemment, n’oublie pas si tu es Proximus sans plan roaming 3G d’emporter les codes Fon et d’installer l’application My Proximus, le partenariat avec KPN Fon fonctionne très bien!
- Pour dégoter du wifi gratuit à tous les coins de rues je recommande vivement Wifi Map, une base de donnée de mots de passes des wifi ‘publics’ collaborative très bien fournie.
- Citymapper fonctionne à merveille à Amsterdam et t’indiquera en permanence et en temps réel le moyen et le chemin le plus court pour atteindre ta destination. Une merveille (à Bruxelles aussi!) cette app!
- Bien se renseigner sur les tarifs des P&R qui sont particulièrement confus et diffèrent grandement d’un parking à l’autre! Le parking dans la ville est hors de prix.

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06 mars 2015

Londres – un citytrip avec enfant

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Londres avec récemment gagné le haut de ma liste de citytrips, non pas pour Big Ben, ses fish&chips (quoi que…) ou sa garde à chapeaux poilus, mais plutôt depuis que mon fils s’était avalé les sept pavés et huit films d’Harry Potter! Et que la perspective de visiter les studios Warner dédiés au jeune sorcier hantait les pensées de mon ket (11 et demi).

C’était l’occasion rêvée aussi de partager avec lui un moment de complicité, je n’ai pas hésité longtemps pour nous réserver un séjour de trois bonnes journées. Mi-février, après la période des fêtes – bondée et hors de prix – “on a eu de la chance avec le temps”: sec et pas trop froid hormis une après-midi bien pluvieuse.

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Arrivée en gare de Saint-Pancras après un voyage sans soucis en Eurostar (2 heures de Bruxelles à €86 A/R en s’y prenant suffisamment tôt), j’ai réservé au Meridiana un petit hôtel au confort (et tarif) ‘basique’ qui s’avère très agréable et confortable, propre et à deux pas de la gare, autour d’un petit square très calme, parfait!

Petit déjeuner anglais après une bonne nuit de sommeil (bacon, sausage, eggs, et… beans in tomato sauce!), mon fils découvre avec un certain plaisir la gastronomie anglaise :-)

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Alors que faire à Londres avec un ket de 11-12 ans? La visite aux studios d’Harry Potter est réservée pour cet après-midi, nous partons le nez au vent nous balader dans la ville par une belle journée ensoleillée d’hiver.

Passage obligé d’abord par la gare de King’s Cross, qui évoque pour lui tout un monde qui m’est encore inconnu!
Il se fait prendre en photo devant la gare, m’emmène vers les quais 9 et 10… pour découvrir le mur servant d’entrée au quai 9 3/4, à moitié traversé par un chariot à bagages qui attend les fan de Harry pour se faire photographier! Il est tôt, pas de file, chouette photo avec l’écharpe de circonstance, et… passage obligé par le shop blindé de baguettes, plumes, capes, grimoires, et autres gadgets aux couleurs de Harry Potter, vendus à prix d’or bien entendu!

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Balade à pieds jusqu’à Oxford street, shopping, magasin de bonbons délirant d’où nous repartirons avec 1,8kg de Jelly Beans (!!), et craquage pour un… Burger King! Ben oui, en Belgique on n’en a toujours pas, alors…..

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Nos pas nous mènent ensuite vers Regent Street, où se trouve le célèbre magasin de jouet (“le plus grand du monde” assurait le copain de mon fils) Hamley’s. Impressionnant: sur six étages, le personnel bien entrainé captive son jeune public avec des démonstrations très convaincantes de leurs produits: ballons, avions, mini drones, crayons magiques, arbalètes, … il y en a pour tous les âges et tous les goûts. Difficile de ne pas se laisser tenter!

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Pour échapper à la foule, nous nous dirigeons vers le nord, à Regent’s parc. On y retrouve le calme, des bancs pour profiter du soleil en attendant notre bus pour les Studios. Des écureuils gourmands aussi qui narguent les enfants en leur chipant le moindre morceau de nourriture, sans toutefois se laisser caresser ou prendre dans les bras comme ces derniers l’auraient espéré!

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Les studios Warner se trouvent à 30km au nord de Londres. On peut s’y rendre en train et navette, j’ai préféré l’option bus organisé depuis Londres, plus onéreuse mais probablement plus pratique.
Une bonne heure de trajet en bus à impériale (pas hyper confortable en fait) décoré aux couleurs de la bande de sorciers, et nous voilà à l’entrée des studios. Mon fils prend un audio guide (en Français) pour ne rien rater des détails de la visite; moi  de toute façon je n’y comprendrais rien!

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L’entrée dans le Grand Hall est impressionnante. Les décors superbes, incroyable de réalisme, bien mis en scène. La visite se poursuit pendant deux bonnes heures à travers les décors principaux du studio, parsemés d’animations, d’objets clefs du tournage, et d’explications écrites ou en vidéo (en Anglais) sur l’utilisation des décors et les effets spéciaux mis en œuvre pour les scènes des films.

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Mon ket est émerveillé, il évolue dans ce monde qui l’a happé pendant des semaines, s’émerveille des effets spéciaux, jubile quand il croise les animaux ayant participé au tournage (animation temporaire lors de notre visite), … et pour le néophyte que je suis la visite est très agréable et instructive aussi, les décors et technique exposés vraiment impressionnants!
Sandwich insipide sur place en attendant le bus de retour, il est tard, nous ferons de beaux rêves!

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Nous entamons notre deuxième journée (par un solide petit déjeuner British et) sous le soleil, direction la City où j’ai quelques anecdotes professionnelles à raconter à mon fiston, et où nous découvrons l’atmosphère si particulière de cette partie de la ville, ses banques, ses hommes encostumés (ou débraillés, selon l’heure de la journée!), la majestueuse cathédrale Saint-Paul, le London Exchange et ses magasins de luxe… en route vers le London Bridge.

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Il me tardait de déguster (et faire découvrir) un bon fish&chips, ce sera chose faite dans un authentique pub de la City, le Walrus & Carpenter, le poisson y est particulièrement croustillant, les frites parfaites assaisonnées de vinaigre de malt, et les mached peas comme dans mes souvenirs! Arrosé d’une bonne bière locale, bien tiède et bien plate (pour moi!), et baignés des discussions des pontes de la Finance qui nous entourent et dégustent, eux, plus de bière que de poisson! Une expérience, une ambiance, un monde en soi.

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Mon fils n’est pas plus ‘vieilles pierres’ que moi, nous traverserons London Bridge avec pas mal d’intérêt pour le bâtiment et la vue, mais en évitant les visites de London Tower et du pont, qui auraient probablement été intéressantes. Mais nous avons un autre objectif cet après-midi, sur l’autre rive: le HMS Belfast, un navire de guerre ayant servi les forces anglaises durant le seconde guerre mondiale. Définitivement à quai, le bateau est désormais un musée dont on parcourt les neuf ponts, les salles de machines et même les tourelles armées de canons anti-aériens.

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Le parcours est très didactique, et propose des reconstitutions des différents quartiers du navire qui nous font prendre conscience de la pénibilité des conditions de vie à bord et de la difficulté d’organiser la vie de son bon millier d’occupants! Passionnant!

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La pluie a fait son apparition. Notre balade pédestre perd de son charme. Un peu plus loin le long de la rive sud de la Tamise, j’insiste pour faire un crochet par le Borough Market. Un marché bobo partiellement couvert, parsemé d’étals alimentaires plus tentants les uns que les autres! Fromages affinés, viandes et charcuteries maturées, légumes magnifiques, tout ici sent le bon, le respect du produit, le bio, le ‘locavore’…. et est superbement mis en valeurs sur des étals très soignés. Oh si j’avais une kitchenette à disposition je me serais bien laissé tenter par ce magnifique Angus maturé!

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La marche et la pluie ont eu raison de nos forces, et de notre détermination à découvrir la ville a pedibus, nous optons finalement pour les transports en commun. On comprend vite, en voyant le prix d’un trajet unique (plus de €6!!) qu’il vaut mieux se doter d’une Oyster Card, qui nous permettra de voyager à meilleur compte et à loisir le reste de notre séjour!
Hormis les interminables couloirs du métro, ce mode de locomotion est vraiment très pratique, et on en abusera: rapide, fréquent, confortable (hors heures de pointe), parfait!

Retour à l’hôtel en fin d’après-midi ce jour-là pour un peu de lecture et de repos. Pas envie de faire des kilomètres pour sortir manger, d’autant que mon ket a pris froid; et puis
Dishoom le restaurant indien qui me faisait de l’oeil et qu’on m’avait conseillé est inaccessible sans réservation… un détail qui m’avait échappé!! Qu’à cela ne tienne, nous découvrirons Leon à la gare de King’s Cross, une chaine de restauration rapide de qualité proposant une cuisine méditerranéenne pleine de goût, à emporter ou à déguster dans leur salle très joliment décorée dans un style vintage vraiment très très agréable!

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Voilà, on a eu notre demi journée de pluie, indispensable à Londres, notre troisième jour peut commencer (avec beans, saucisses, bacon , oeufs, et porridge) sous le soleil!!

Bien décidés néanmoins à, profiter de notre
Oyster Card blinquante, on se retrouve en peu de temps chez Harrods, à l’ouest du centre. Incroyable débauche de luxe, escalators majestueux, superbes objets, royaume du kitsh, gadgets hi-tech, rayon jouet féérique, et un food square où tout a l’air absolument délicieux!

Quelques stations de métro nous mènent à Leicester square ensuite; target:
M&M’s World! Trois étages dédiés aux célèbres bonbons chocolatés, c’est un peu too much, non?! Ok ça amuse les enfants, c’est très coloré, et un M&M de temps en temps c’est sympa, mais là on frise l’overdose! Et les tarifs sont juste honteux! Bon, on craque quand même pour un sachet aux couleurs exclusives (du rose pour Mlle S!), mais au prix du Marcolini... je préfère du Marcolini!!!

Chinatown est à deux pas et vibre encore des festivités du nouvel an Chinois. Sympa de s’y balader, de découvrir cette petite ville dans la ville, de humer les odeurs si caractéristiques des cuisines chinoises, d’admirer les canards laqués (et morts) séchant en vitrine pour appâter le chaland!

Mon ket est dingue de dim sum. Je ne pouvais pas l’emmener à Londres sans faire un repas dans un de ces restos de Chinatown où le service se fait à l’aide de chariots fumants déambulant entre les tables! J’avais repéré le ‘
New World’, une référence en la matière apparemment, quoi que les critiques sont très variables… On arrive tôt pour éviter la longue file d’attente que nous narguerons en sortant. Service très sympa, à défaut d’être anglophone, on se comprend vaguement, on montre du doigt les plats du chariot qui nous font envie, on se régale simplement en picorant à même les paniers de bambou posés sur notre table… typique, bon (sans être exceptionnel), une chouette expérience en tout cas! Et pas trop chère: €25 à deux, pour Londres c’est très bon marché!

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Direction Covent Garden. A deux pas, si mon GPS (de m…) ne nous avait pas emmené de l’autre côté de la ville! On s’y rendra en métro, l’occasion de perdre quelques grammes sur les 193 marches qui nous mènent à l’air libre à la station Covent Garden! On a vite compris pourquoi tant de gens faisaient la file aux portes de l’ascenseur :-)

Très agréable quartier que celui de Covent Garden. Les artistes de rue ne sont pas trop ma tasse de thé, mais on profite quand même un peu du spectacle, avant d’aller se balader sous les arcades de la halle, parsemée de jolis magasins.

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Bien décidés à profiter à fond de notre carte de transport, et il faut l’avouer un peu fatigués de nos longues balades pédestres aussi, nous terminons notre séjour en faisant un peu de “bus hopping”: repérer un bus à impériale dont les places avant supérieures sont libres, et faire quelques arrêts en profitant de la hauteur pour admirer la ville, avant de sauter dans un autre bus, puis un autre, qui nous mènera finalement vers la gare.... notre train de retour est annoncé.

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Au final, chouette citytrip, en plus du  fait de partager ces moments de complicité avec mon fils, la ville se prête vraiment à un citytrip de quelques jours avec enfant(s): facile d’accès, parsemée d’activités qui plairont à un public varié, accueillante… On n’a pas eu le temps en trois jours de tout voir, on reviendra pour Big Ben et Westminster, la relève de la garde, London Eye, une comédie musicale (ou pas), et puis pour toutes ces spécialités culinaires et petits restos branchés que j’ai hâte de découvrir et partager avec ma famille!

Ce qu’on a beaucoup aimé:
- déambuler dans la ville, le nez au vent et sous le soleil!
- Notre hotel  -
Meridiana - simple mais sympa
- La visite des
studio Harry Potter
- Sauter de bus en bus pour improviser notre propre sightseeing bus
-
Hamley’s, Harrods
- Les dim sum sur charriots chez New World
- La visite du HMS Belfast

Pratique:
- Réserver l’Eurostar le plus tôt possible, pour bénéficier de l’A/R à €86.

- Acheter une Oyster Card quand l’envie de marcher diminue: dans les grandes stations de métro, dépôt de gbp5 récupérable en rendant la carte, et demander de ‘charger’ la carte avec un  crédit dont le solde sera lui aussi remboursé en fin de séjour (au guichet ou même en cash aux distributeurs des grandes stations.

- Les app Android bien pratiques en voyage sans connection internet permanente: Maps 2 Go, Tripadvisor, Proximus Fon

- Les articles qui m’ont servi à préparer notre voyage:

- Chez Les Gourmandises de Sylf, voyez les trois ou quatre billets sur Londres avec enfants
- Londres en famille avec des 8-12 ans
- Je voyage avec mes enfants
- Circuit enfants à Londres
- Chez Femmes Débordées
- Chez Familiscope

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24 janvier 2015

From Cuba, with rhum…

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La Havanne – 7 novembre

Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans  Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir!
Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite.
Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.

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On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!

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Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, …
On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!

Cuba La Havanne   Cuba La Havanne   Cuba La Havanne Revolucion Che Guevara   Cuba La Havanne

Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.

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Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions!
Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et  de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile.
Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!

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Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.

Nos coups de cœur:
Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana
Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba
Restaurant
Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba
Bar à tapas
Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014):
- 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc.
- L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les  cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales).
- Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km).
- Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée.
- La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga.
- Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée…
- Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…

Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.

En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.

 

Vinales – 10 novembre

Cuba Vinales Nature

La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.

 

Cuba Vinales Eglise Church   Cuba Vinales Nature   Cuba Vinales Rocking Chair   Cuba Vinales Nature Vautour

L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…

Cuba Vinales Che   Cuba Vinales Cowboy   Cuba Vinales Nature Vautour   Cuba Vinales By Night

Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!!
La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.

   Cuba Vinales Nature   Cuba Vinales Nature Cigare   Cuba Vinales Nature Cowboy

Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-)
Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes.
Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!

Cuba Vinales Nature Mogotes   Cuba Vinales Nature   Cuba Vinales Nature Organic Bio   Cuba Vinales Nature Mogote

La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables.
Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!

Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).

Cuba Vinales Food   Cuba Vinales Food   Cuba Vinales Food   Cuba Vinales Pina Colada

Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel.
On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!

Nos coups de cœur à Vinales:
- Ferme-restaurant Finca El Paraiso
-
Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux.
- Restaurant
El Olivo
- La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014):
Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.

Cienfuegos – 14 novembre

Cuba Cienfuegos Palmier Mer

 

Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original!
Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!

Cuba Cienfuegos   Cuba Cienfuegos Voiture Car   Cuba Cienfuegos Voiture Car   Cuba Cienfuegos Voiture Car

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Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014):
- Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp).
- Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre…..
- Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.

Trinidad – 15 novembre

Cuba Trinidad Couleurs Maisons

Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!!
On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!

Cuba Trinidad Cheval   Cuba Trinidad Couleurs Maisons Cheval   Cuba Trinidad   Cuba Trinidad Cheval

Cuba Trinidad Couleurs Velo   Cuba Trinidad Musique Son   Cuba Trinidad   Cuba Trinidad

L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports,… A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants!
A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!

Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Drapeau Flag

Cuba Trinidad Street Food   Cuba Trinidad Chess   Cuba Trinidad Maison Couleur   Cuba Havanna Cafe

Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!

Cuba Trinidad Train Ingenios   Cuba Trinidad Train Ingenios    Cuba Trinidad Train Ingenios Coco

Cuba Trinidad Train Ingenios   Cuba Trinidad Train Ingenios   Cuba Trinidad Train Ingenios

Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!

Cuba Trinidad Plage Cayo Ile   Cuba Trinidad Plage Cayo Iguane   Cuba Trinidad Plage Cayo Ile   Cuba Trinidad Plage Cayo Ile

On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée!
Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau.
Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.

Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches.
Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique!
Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!

Cuba Trinidad   Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Cowboy

Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).

Cuba Trinidad   Cuba Trinidad   Cuba Trinidad Maison Couleur   Cuba Trinidad

Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)

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Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014):
- Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija.
- Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante.
- Casa Sara Sanjuan Alvarez
- Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas).
- Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet). 

La Havane – 20 novembre

Cuba Havanne Malecon

Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!

Cuba Havanne Malecon   Cuba Havanne Malecon   Cuba La Havanne   Cuba La Havanne

Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!).
Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!

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On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique!
Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!

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Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée.
La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves!
Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…

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Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!

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Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.

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Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.

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Nous quittons cette belle ile ravi d’y avoir fait un beau voyage, les yeux pleins de couleurs, et les oreilles vibrant des rires et des sons Cubains. 

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Vous en voulez encore? Lisez le récit de voyage à Cuba de ma copinaute S Mark the Spots: Travel Guide: Havana, Cuba 

 

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30 novembre 2013

Chine 2013 - Beijing, Yunan et Guangxi

 

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06 novembre 2013 - Beijing

Arrivée à Beijing ce samedi 2 novembre vers 5:00 du mat, après un vol sans encombre, et sans saveur. Il fait frais, pas de comité d’accueil – à peine nous propose-t'on un taxi du bout des lèvres -  les bureaux de change ouvrent tout juste pour nous permettre de convertir quelques euros en Yuan (Y7,45 par euro, calcul mental au programme!) et de sauter dans le premier train/métro pour la capitale. Tout est moderne, tout roule, bien huilé, propre et spacieux, easy!

Visite forcée de notre premier ‘hutong’, quartier populaire formé de petites ruelles, on se rend compte après une heure qu’on cherche notre hôtel au mauvais endroit, malgré la bonne volonté des passants. La vie bat déjà son plein à cette heure très matinale: trafic, travailleur en route pour le turbin, snacks de petits déjeuners fumants en bord de route, … La ville est grise, il fait froid, une chape de brouillard polluée la recouvre à perte de vue. Bonne nouvelle: la batterie électrique remplace souvent le moteur des mobylettes et vélo, pour notre plus grand confort acoustique!

Nous prenons nos marques, fatigués par le voyage et le décalage horaire. Le métro est très pratique, on s’habitue vite au scan systématique des sacs, à la foule compacte, à cette petite odeur d’ail de la veille, aux ‘tasseurs’ de foule à l’entrée des wagons, et aux passagers imperturbablement plongés dans leur smartphone.

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Tian An Men, immense place grise entourée de blocs de béton et du bâtiment d’entrée de la Cité Interdite, plus coloré et décoré du portrait rutilant de Mao. Le brouillard de pollution recouvre la place, donnant un aspect irréel aux deux immenses écrans diffusant des images des exploits de la nation… Gardes et milices sont partout, contrôles à toutes les sorties, nous sommes en de bonnes mains!

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Dimanche, grand ciel bleu, 20°, la petite brise semble avoir chassé le fog crasseux. Visite du Lama Temple, un immense temple tibétain où les fidèles viennent se recueillir et prier dans la fumée épaisse des sticks d’encens. Magnifiques couleurs, odeurs, et scènes de vies pieuses. Peu de touristes, comme ailleurs dans la ville… à première vue du moins: en observant mieux le faciès et le langage de notre entourage, on se rend vite compte que les touristes sont ici principalement chinois, venus de toutes les régions de cette immense nation! Appareil photo au poing, les bras chargés de babioles à l’effigie du parti ou de Mao…

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Il nous faudra bien deux jours encore pour profiter de Pékin sous le soleil! Les parcs sont splendides, (trop) parfaitement entretenus, on prend un plaisir immense à s’y balader par cette température printanière et à observer le rituel des pékinois pratiquant plusieurs arts (danse, chant, arts martiaux) dans ces poumons de verdure parsemant la ville. Marché aux puces, vue plongeante sur la ville depuis la colline de la montagne au charbon, shopping dans de petits ‘mall’, balade dans les ruelles des hutongs populaires… la visite est facile et agréable.

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On est surpris de l’incroyable gentillesse des chinois. Nous arrivions avec un gros (gros) a priori… vite dissipé par les offres spontanées d’aide dans la rue, dans le métro. La langue est une barrière, c’est certain, peu de chinois pratiquent l’anglais et les traductions anglaises sont rares; mais il suffit d’un ‘Ni Hao’, d’un sourire, et de quelques gestes explicites pour recevoir de l’aide des passants qui se pressent rapidement pour nous aider. Et si certains on l’air fermés ou indifférents, c’est très probablement plus par crainte de devoir affronter une langue qu’ils ne maitrisent pas que par manque de volonté de nous aider!

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Nous ne pouvions pas quitter Beijing, même temporairement, sans visiter l’incontournable Grande Muraille dont la partie la mieux restaurée passe à moins de 70km de la ville. Une option ‘roots’ tenant plus du trail que de la balade touristique, est possible, mais nous préférons la jouer plus touristique en choisissant la partie restaurée et balisée du Great Wall, attirant forcément une nuée de touristes (chinois) prêts à dégainer leur smartphone pour immortaliser leur passage sur cet immense édifice (6000km quand même!) qui, croient-ils, s’observe même depuis la lune! Avant d’embarquer dans le train pour Badalin, on passe un bon moment à déchiffrer les horaires en mandarin, à mémoriser les symboles représentant les villes (bonhomme qui court, V à l’envers, et maison à toit pentu font déjà partie de notre alphabet courant!), avant de se faire aider par un interprète de fortune :-)
Dans la file bien ordonnée on joue des coudes avec un couple de… bruxellois! Habitant à 200m de chez nous, Astrid et Bruno sont en balade pour six mois au moins, transitant par la Chine entre Russie, Mongolie, Asie du Sud-Est, et Océanie. Le courant passe tout de suite, on ne se quittera plus de la journée.
Le ciel se dégage à mesure que l’on s’éloigne du smog de Pékin. Nous voilà partis, avec mille autres, sur le chemin d’enceinte du mur, long et très escarpé par endroits. La vue sur les collines embrumées le long desquelles serpente l’ouvrage de pierre est superbe, l’animation des touristes nous fait sourire et nous nous prêtons volontiers à des séances de pose répétées avec les moins timides d’entre eux; “vis ma vie” de star sur la Grande Muraille de Chine!

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Oh mais je me rends compte que je ne vous ai pas encore parlé de bouffe! On a raté le canard de Pékin, mais il ne perd rien pour attendre! On a par contre dégusté de délicieux riz sautés (à la pâte de haricots noirs, souvent), des bouillons parfumés aux nouilles fraiches à la texture incroyable, et accompagnées de viandes, légumes, et œufs durs. Les cartes des restaurants ne nous étant pas toujours accessibles, on privilégie les gargotes à plat unique où l’on voit distinctement ce qui nous sera servi, ou les petits restos proposant un semblant de traduction ou mieux quelques images sur-colorées! Brochettes dans la rue, pains vapeur farcis de viandes ou légumes, galettes farcies, le choix est vaste et alléchant. Un soir dans Ghost Street, une rue bordée de restaurants spécialisés en langoustines et fondues, et éclairée de jolis lampions rouges, nous nous sommes régalés d’une fondue chinoise: un bouillon parfumé est chauffé au centre de la table, pour que nous y fassions cuire une variété de viandes, nouilles et légumes choisis au préalable. Délicieux et diététique! Les cuisines des régions alentours s’invitent aussi dans les rues de Pékin, et – outre un Burger King auquel nous n’avons pas pu résister – j’y ai dégusté un bibimbap d’anthologie , brulant dans son bol de pierre chauffée, dans un snack coréen!

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Nous voilà prêts pour d’autres aventures en dehors de la mégalopole, en route pour Lijiang, petite ville à l’extrême ouest du Yunnan, pour une ou deux semaines de balade dans cette région plus rurale du pays.

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09 novembre 2013 - Lijiang

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Lijiang est une des destinations les plus à l’ouest du Yunnan, et nous avons décidé de nous y rendre en avion pour économiser une cinquantaine d’heures de train, et continuer notre voyage en revenant petit à petit vers Beijing en traversant le Yunnan.
La ville est à 2400m d’altitude, proche du Tibet. Il y fait beau à notre arrivée, mais plutôt frais à cette altitude! La ville est immense, étonnamment développée, rue rectilignes et goudronnées, magasins de mode, respect des feux de signalisation, fast-food habituels, bref pas trop dépaysant!

On se heurte à la difficulté de la langue dès la sortie de la gare routière: impossible de se faire indiquer le chemin de la vieille ville, et encore moins de s’y faire emmener en taxi. On comprendra plus tard que celle-ci est à 800m, course trop peu rentable pour les taxi(wo)men :-)

La vieille ville, nous y voilà! Le village Naxi décoré de magnifique maisons en bois sculpté et ajouré nous explose à la figure: c’est Disneyland!!! Blindé de touristes chinois, chaque maison est une échoppe vendant foulards, thé Pu’erh, bracelets en argent, viande de yak séchée, biscuits à la rose, un restaurant ou une guesthouse! Des ‘locaux’ se font photographier avec les touristes sur leurs montures, d’autres déguisés en habits d’apparat à deux pas du Mc Do… quel cirque!

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Ces premières déconvenues digérées, on change rapidement d’hôtel pour un endroit avec jolie terrasse au soleil où l’on pourra paraisser (et soigner mon rhube).
La ville se vide un peu en soirée, et on apprend surtout à l’apprécier le matin, en courant dans ses petites rues pour l’une, en visitant le marché très typique pour l’autre.
En s’éloignant du centre, le vieux village est en fait très grand et on peut y admirer de magnifiques maison de bois superbement travaillé, disposées le long de petits canaux, dans le calme.
Le
parc de l’Etang du Dragon Noir au nord du village est magnifique et offre une très agréable balade le long des étangs, avec vue sur une succession de pavillons Naxi et la montagne enneigée du Dragon de Jade se découpant en toile de fond sur le ciel bleu.

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Au petit matin, je vais me promener dans le village qui s’éveille, en direction du marché. Les ruelles sont calmes, on y croise les silhouettes typiques de Naxi se rendant au marché, dans leurs habits de toile bleue, panier sur le dos protégé par une épaisse peau de bête. Le soleil levant se reflète sur les pierres lisses des ruelles et fait ressortir l’incroyable travail du bois ajouré des fenêtres et des maisons.
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Le marché est animé, propre et bien agencé. Ci et là, une épaisse vapeur traverse des empilements de paniers plein de petits pains vapeur, et l’odeur des premières brochettes et autres viandes laquées finissant de cuire sur la braise nous chatouille les narines! Je ne résiste pas longtemps à la tentation de gouter un de ces petits pains surprise (on ne sait jamais ce qu’il y aura dedans, sucré ou salé, par manque de compréhension avec les vendeurs!), délicieux!
Viandes, poissons vivants, superbes légumes, piments, profusion de champignons sauvages, nouilles fraiches, tofu, yaourt, noix, cacahuètes, épices, composent le marché frais. Ah si j’avais accès à une cuisine je remplirais mon cabas à ras-bord!

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A Lijiang, nous profiterons de l’offre culinaire abondante, notamment dans ces restos à cuisine ouverte où une vingtaine de cuisiniers s’affairent côte à côte pour proposer des spécialités plus alléchantes les unes que les autres, et parmi lesquelles on fait son choix pour se composer un menu sur mesure. Aubergines grillées et farcies de viande et poivrons, soupes aux nouilles et pattes de poulets généreuses, riz sauté au champignons sauvages du cru, viande de yak, superbes larves pour les plus gourmets… pour quelques Yuan on se compose un véritable festin.

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La région est célèbre pour son thé, le fameux Pu’erh en particulier, un thé fermenté proposés en différents degrés de maturation. Il est souvent pressé et présenté en roue de 300-500g, emballé dans un joli papier orné de caractères chinois. Dans notre première guesthouse - sympas mais un peu trop basique pour nos besoins de quadras - je me ferai offrir un thé traditionnel: l’eau chaude est d’abord versée sur le thé et jetée, puis infusée une seconde fois avant d’être servie dans de toutes petites tasses. Le thé sera ainsi infusé à plusieurs reprises et de plus en plus longtemps, offrant un breuvage plus fort et goûtu à chaque service. Un régal dont il ne faut pas abuser tant son degré de théine peut être élevé! J’en ai fait la douloureuse expérience le lendemain en buvant une carafe entière de thé noir: état proche de la pile électrique, palpitations, oppression, … ça m’apprendra!

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Quelques agréables balades encore dans le vieux Lijiang: la maison de la famille Mu: un ensemble de bâtiments ressemblant à des temples, aux toitures joliment travaillées et décorées. Escapade dans les hauteurs du village ensuite, au soleil couchant, pour observer ses reflets sur les toitures de la ville en sirotant un thé ou, délicieuse et originale, une infusion sucrée de fruits frais et rose…

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Nous quittons Lijiang en bus pour Dali (gare routière aussi nickel que l’aéroport, annonces en anglais, routes rectilignes et parfaitement goudronnées), avec l’impression d’avoir visité Lijiang quelques années trop tard, mais néanmoins plein de belles images en tête et, à défaut d’avoir approché les us et coutumes du peuple Naxi, avec cette impression d’avoir contemplé la vie d’un vrai touriste chinois ‘middle class’ moderne!!!

 

16 novembre 2013 - Dali (Yunnan)

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Quelques heures de bus sans encombre nous mènent de Lijiang à Dali. La petite ville se trouve entre deux autoroutes longeant le lac, mais ce derniers n’est pas directement visible, depuis la ville (10min à vélo). Débarqués aux abords de la ville, nous gagnons la porte Est en compagnie d’un sympathique américain de retour d’une balade dans les collines avoisinantes. Nous posons nos sacs au Grandma’s MaoMao Cool Guesthouse (petit frère du Mao Mao, quelques maisons plus loin), une adorable pension moderne décorée de pierres apparentes, bibliothèques chargées de livres et vieux outils du coin, aérée, lumineuse. Jolie petite chambre avec futon et terrasse pour Y220: on y passera trois nuits.

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Notre premier contact avec Dali, rue Renmin Lu, est enchanteur: rue calme, partiellement piétonne, bordée de petites maisons d’époque, de petits restos et vendeurs de pains vapeurs, brochettes, huitres géantes grillées, crèpes et pains farcis locaux. En soirée, des vendeurs un peu baba-cool exposent à même le sol des babioles plus ou moins artisanales, plus ou moins artistiques et donnent, avec les magasins de fringues et artisanat décalé un air bohème et branché à l’endroit. Très agréable de s’y balader, de grignoter, boire un verre et manger un morceau dans une gargote ou un des ces restaurants proposant en devanture un large choix d’ingrédients (légumes frais, viandes, poissons et crustacés vivants) qu’il suffit de choisir avant de se les faire cuisiner.

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Les choses se gâtent un peu après quelques centaines de mètres: on arrive dans de plus grandes rues, toujours piétonnes, mais nettement plus chargées en touristes (Chinois, faut-il encore le préciser?) et bordées des habituels vendeurs de bibelots… c’est pas Lijiang, mais le charme en un peu rompu… La ville s’avère néanmoins très agréable et nous passerons de très bonnes soirées à déambuler d’un quartier à l’autre!

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Au nord de la ville, le mont Can Shang surplombe le lac et la plaine. Un téléphérique permet d’éviter deux heures de grimpette ardue, mais… est malheureusement en panne ‘pour le moment’! Pas trop courageux ce jour-là, nous abandonnons l’affaire et nous rabattons sur le marché, authentique et très vivant, qui se tient sur le chemin du retour. Chouette ambiance, nous découvrons encore quelques fruits et légumes étranges, et sommes surtout très impressionné par le stand ‘volaille’ où les volatiles sont égorgés manuellement et à la chaîne avant d’être plumés et entassés, à un rythme effréné.

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L’offre gastronomique est bien fournie à Dali, et aux restaurants des rues touristiques nous préférons les petites échoppes des “Bohémian street”: jus de grenades pressé-minute, pains fourrés aux haricots rouges sucrés, crêpes au fromage et herbes locales, et surtout ces assortiments de banpao (petits pains vapeur fourrés de viande et légumes) et dimsum disposés dans de grands plateaux percés empilés sur une source de vapeur: on se régale pour un ou deux euros, mmmmmh! 

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Mais la découverte gastronomique du moment c’est ce petit bui-bui de deux tables où on nous fait assoir avec un couple d’Italiens à côté de la micro-cuisine où mari et femme s’affairent à la préparation des repas. Délicieuses aubergines sautées pour MelleS et pour moi cet extraordinaire wok de porc et chou mariné qui rappelle la choucroute par sa légère acidité, divinement mariée aux classiques chinois: ail, pointe de gingembre et sauce soja… un pur régal dont je vous reparlerai certainement sur Cook’n’Roll!
Nous y retournerons le lendemain, pour trouver porte close… avant de croiser le patron qui, devant nos mines dépitées nous fait signe de le suivre, referme la porte, et nous prépare avec sa femme un nouveau festin en version totalement privée! Génial!

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En quête d’authenticité, nous nous mettons en route pour Xhizou, un petit village à 20km au nord de Dali. Nos rhumes respectifs nous font renoncer au trajet à vélo, probablement très agréable aux abords du lac, et nous sautons plutôt dans un petit bus local. Le village est à la hauteur de nos espérances: authentique, parsemé de jolies maisons typiquement composées de quatre cours intérieures (certaines peuvent être visitées contre quelques yuan), et une mignonne petite place du village où il fait bon se poser sur une terrasse et observer la vie locale: on ne se lasse pas de voir passer les habitants, d’observer le va-et-vient et les rencontres des villageois sur cette placette qui rappelle un peu les scènes de vie de villages provençaux.

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Longues hésitations pour la suite du programme: la descente vers Yangyuang et ses magnifiques rizières nous tente beaucoup, mais le trajet sera long et nous obligera à ‘courir’ pour ensuite rejoindre le Gangxhi … où la perspective de retrouver Bruno et Astrid (rencontrés sur la Muraille) nous enchante… nous ferons donc l’impasse et planifions de plutôt visiter les rizières du Ganghxi avec nos amis, sur un mode! Mais d’abord, direction Kunming et sa fameuse Forêt de Pierres – un autre Disneyland en puissance? Vous le saurez au prochain épisode :-)

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19 novembre 2013 - Kunming (Yunnan)

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Kunming est la ville principale de la province du Yunnan. Et elle a tout de celà: une capitale de province! Immense au premier abord - ses grattes-ciels remplissaient l’horizon lorsqu’on s’en approchait en venant de Dali – elle s’avère finalement assez calme, agréable à vivre, moderne, et presque aérée malgré la multitude de bâtiments, de larges rues et d’inévitables travaux.
Logement dans un petit Youth Hostel idéalement situé dans une rue populaire proche du centre, simple, propre et défraichi.

Le but principal de notre passage à Kunming, outre le fait que ce soit la porte d’entrée (et de sortie en ce qui nous concerne) principale de la région, est la visite des célèbres formations rocheuses de Shilin, à 1h30 de route. Le site de la “Stone Forest” de Guilin est parfaitement entretenu et balisé, les autobus de touristes (chinois) bien rangés sur le parking à l’entrée, les petites voitures électriques attendant ces mêmes touristes pour un tour ‘hop on / hop off’ du site. Vu le prix exorbitant du ticket d’entrée (Y175), on n’est plus à Y25 près, et décidons de profiter également de ce moyen de transport qui nous conduira rapidement aux quatre coins du parc. Là, il nous est tout loisir de nous aventurer dans les petits sentiers escarpés qui sillonnent entre les immenses pics rocheux. Chouettes balades, bien raides et avec des passages parfois si étroits qu’on doit se faufiler entre les roches. Descentes au plus profond de ces roches creusées par le ruissèlement et le temps, suivies de grimpettes sur le sommet des pics pour admirer d’un coup la beauté du site. On est contents de se reposer un peu dans les voiturettes qui nous font voir une fois de plus un panorama de cette jolie forêt de pierres.

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A Kunming comme ailleurs en Chine les gens aiment à se retrouver dans les parcs publics, matin ou soir, pour pratiquer quelques activités sportives ou artistiques. Ce soir c’est un groupe de danseurs que nous admirons, et l’un deux emmènera Mlle S dans une (deux!) valse(s) dont elle gardera longtemps un souvenir ému!

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Avant de nous envoler pour le Gangxi, nous passons encore une matinée à flâner du côté du Marché Aux Oiseaux, en fait une série d’allées où des marchants de babioles, et d’oiseaux, sont installés tout au long de la journée. On y dénombre quelques curiosités au milieu des habituels pinceaux, baguettes, et reproductions de Boudhas; notamment ces poussins verts et rouges dont on se demande encore s’ils sont issus d’une manipulation génétique ou d’un bain de colorant (plus probablement!), ou ces amas de scarabées jetés vivants en pâture aux oiseaux!

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Le parc adjacent au marché offre un spectacle sympathique en hiver également, puisque des centaines de mouettes s’y donnent rendez-vus pour le plus grand bonheur des familles qui se font photographier un morceau de pain à la main… idéalement juste au moment où un volatile vient le leur arracher des doigts! Chouettes scènes de vie locale comme dernier souvenir du Yunnan.

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22 novembre 2013 - Guilin: les rizières de Longji

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Nous hésitons à continuer notre périple dans le Yunnan et descendre plus au sud pour aller admirer les rizières en escalier de la région de Yuanyang, mais renonçons finalement devant la succession de longs trajets en bus que cela impliquerait, et surtout devant la proposition de Bruno et Astrid (le couple belge rencontré sur la Muraille) de les rejoindre dans le Guangxi pour quelques jours à travers rizières et le long de la rizière Li.
La perspective de faire encore un bout de voyage avec eux nous enchante, et nous décidons de prendre un vol Kunming-Guilin pour les rejoindre. Il ne reste qu’un vol en First, au tarif de l’économique, profitons-en (pour à peine 1h30 de vol!)…

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Arrivés à Guilin, une sympathique petite ville pas trop bondée, notre agence de voyage “Bruno&Astrid” s’est occupé de tout: excellent Youth Hostel où il fait bon se reposer et passer du temps à discuter dans le bar très accueillant, visite de Guilin by night, restaurant de spécialités de la région (poisson à la bière notamment) et le lendemain journée de balade avec guide(-eke) dans les rizières de Longji.

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Après deux bonnes heures de route, arrêt pour un show touristique assez sympas mêlant danses locales, simulacre de flirt et cérémonie de mariage (où les femmes pincent franchement les fesses de leurs prétendants!), et enfin le clou du spectacle: les femmes déroulent leur chevelure pour dévoiler des tignasses longues de 1,50 à 2 mètres!
Délicieux déjeuner ensuite dans la cantine à touriste prévue à cet effet; suivant les traditions culinaire chinoises une multitude de petits plats se succèdent, et chacun pioche selon son envie pour accompagner son bol de riz. Poisson frit, dimsum, aubergines sautées, viandes en sauce, … un régal!

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Nous voilà prêts à attaquer la grimpette vers les sommets qui nous permettront d’embrasser du regard la multitude de rizières creusées en escaliers étroits au flanc des montagnes. Celles gorgées d’eau offrent des reflets du plus bel effet, et malgré le voile brumeux, ce spectacle est magnifique! On en profitera jusqu’à la dernière minute (chèrement négociée avec notre guide un peu trop pressée), enchainant les balades le long de petits sentiers, pauses photos, overdose d’air frais, de nature et de soleil; avant de rentrer sur Guilin pour une soirée... pizza!

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23 novembre 2013 - Yangshuo et la rivière Li

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Guilin est traversée par la rivière Li, elle-même bordée d’une multitude de formations karstique ‘en pain de sucre’ qui rappellent les paysages de la Baie d’Halong et Ninh Binh au Vietnam, ou Vang Vieng au Laos. Une croisière d’une petite journée permet d’admirer ce paysage en partant de Guilin pour rejoindre Yangshuo, plus au sud, mais étant donné le coût excessif de celle-ci et l’intérêt limité des trois premiers quarts de la balade, nous décidons de nous rendre directement en bus à Yangshuo et naviguer sur la portion la plus belle uniquement.

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Yangshuo est une petite ville à taille humaine, avec un centre très touristique bien entendu, mais qui se vide en dehors des heures de pointe (weekend et soirée) pour proposer une multitude de petits restos, commerces et surtout stands de spécialités culinaires dont nous abuserons!
Notre Youth Hostel est sympas, bien tenu par une équipe de jeunes anglophones dynamiques et souriants, et propose une belle terrasse propice aux apéros improvisés!
Arrivés en cours de journée, nous explorons les environs à vélo, mais faute de temps et d’indications claires, on n’ira pas bien loin ce jour-là!.

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Départ matinal le lendemain pour Yangdi (chouette marché!) où Bruno nous négocie une barque en bambou pour Y150pp jusqu’à Xingping, 15km plus au sud. La balade d’une heure et demie au soleil levant est très agréable, et offre une belle vue sur les roches illuminées de soleil d’un côté, brumeuses de l’autre.

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Débarquement à Xingping, un adorable petit village typique, plein de jolies maisons non retouchées, dans de  petites ruelles où il fait bon flâner au soleil, déguster quelques spécialités du village, alcoolisées notamment, et admirer les bâtisses patinées par le temps.

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Il était grand temps que j’explore un peu plus avant la cuisine locale, je décide de prendre un cours le lendemain à la Yangshuo Cooking School (4 heures, 5 plats, Y150) pendant que mes amis visitent les environ de Yangshuo à vélo.
Nous ne sommes que trois au cours, et la jeune Mado nous emmène d’abord au marché pour nous présenter les produits les plus typiques dans un anglais parfait! J’apprends beaucoup sur ces légumes inhabituels qui jonchent les grandes tables carrelées de ce marché très propre, clair et bien organisé: tubercules au vinaigre, piments, radis et ‘salades’ de toutes sortes, pommes de terres de toutes les couleurs,... La section ‘viande et poisson’ est toujours un peu plus ‘trash’ dans ce genre d’endroit, mais ici c’est encore une grande propreté et des produits biens découpés et rangés que nous observerons. Je me rendrai compte en y retournant plus tard que Mado s’est bien gardée de nous emmener dans le section plus ‘spéciale’ de la boucherie, où s’entassent chiens, chats, lapins, volailles et petits rongeurs, morts ou vivants, dans un ordre certes toujours respecté mais bien plus choquant pour nos yeux d’Européens (j’épargne volontairement mes photos aux âmes les plus sensibles!).

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De retour en cuisine, nous préparons cinq plats délicieux, notamment une excellent salade d’aubergines sautées aux piments, le poisson à la bière local, et des légumes farcis de porc haché assaisonné. Je ne vous en dit pas plus, vous retrouverez très bientôt les recettes sur Cook’n’Roll, c’est certain ;-)

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En matière de délices culinaires Yangshuo se défend bien, et nous avons principalement grignoté dans les petites rues durant notre séjour dans cette ville. Si le Mc Do nous a fait de l’œil (et convaincus!) une ou deux fois, c’est à la petite charrette de Baba juste à côté que nous avons laissé le plus de Yuan! Des chaussons de pâtes fourrés à la viande, légumes et sauce pimentée, puis rapidement frits pour les rendre brulants et croustillants… un régal! Beignets de poulpe, won ton à toutes les farces (bouillis ou frits), boudin noir, ‘durum’ assaisonnés au piment chinois et roulés dans une pâte à base de riz, pitta chinoise farcie de nouilles sautées, omelette aux méduses (si, si!), et j’en passe: on a sérieusement élargi notre dictionnaire gustatif à Yangshuo!

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Il est temps de dire au revoir à nos amis qui continuent leur long voyage vers le sud de l’Asie. Nous nous reverrons à Bruxelles dans quelques mois c’est certain (le menu de nos retrouvailles est déjà établi; culinairement aussi on est sur la même longueur d’onde!!!).

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Le temps n’est plus de la partie, il fait couvert et brumeux. Visite du marché assez éprouvante – rapport à ces animaux qu’on a plus l’habitude de voir dans le salon que pendus à un croc de boucher - puis balade dans le petit parc public investis d’aïeux très occupés à taper la carte, jouer au jeu de Go ou Mah Jong, croquet ou instruments pas toujours doux pour nos oreilles occidentales! Belles scènes de vie en tout cas, on sent chez eux une amitié et une joie de vivre ces instants ensemble.

Nous cédons à une proposition de notre Guesthouse de nous emmener voir un pêcheur au cormoran. L’excursion à l’air touristique et on s’attend au pire, mais ce type de pêche est assez exceptionnel, et même dans ce cadre vaut probablement la peine d’être vu. Contre toute attente, nous ne sommes que deux sur la petite barge en bambou qui nous mène de nuit sur la rivière Li… Nous sommes bientôt rejoints par une longue pirogue de bambou maniée à la pagaie par un pêcheur au look typique (grand chapeau de paille rond), et sur laquelle est perchée une demi-douzaine de cormorans auprès d’un grand panier d’osier.

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Nous ne sommes pas encore éloignés du port que les oiseaux commencent à plonger le long de la pirogue, nageant sous la lumière d’une grosse ampoule à la poupe de l’embarcation et destinée à attirer les poissons. Lors de leurs plongées près de la lumière, nous remarquons le fil qui enserre le cou des volatile, leur permettant de respirer librement tout en les empêchant d’avaler les plus gros poissons…

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Bientôt un cormoran plonge et remonte à la surface avec un beau poisson argenté dans le bec. Il l’avale aussi sec et replonge continuer sa pêche. Lorsque son gosier apparait gonflé par ses les nombreuses proies qu’il ne peut avaler, le pêcheur les lui fera recracher dans son grand panier d’osier, avant de le féliciter d’un… petit poisson!
Drôle de pêche, qui unit cet homme à ses oiseaux qu’il élève et dresse dès leur plus jeune âge.

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Retour à Beijing

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Notre voyage touche doucement à sa fin. Nous quittons Yangshuo en bus pour l’aéroport; pas de First cette fois, plutôt un avion à bétail blindé vers Pékin…

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L’air s’est considérablement rafraichi, mais le soleil et un grand ciel bleu nous accueillent et ne nous quitteront pas des deux jours qu’il nous reste à passer dans la ville. Même hôtel, nous retrouvons nos marques, la ville nous parait plus calme, presque tranquille, il y fait bon déambuler dans les hutongs, le long des lacs, et visiter enfin la Cité Interdite et le Summer Palace, deux endroits imposants, beaux et… blindés de touristes! On s’amuse à les voir se prendre en photo, tout en profitant de l’architecture et des couleurs de ces lieux exceptionnels, sous un magnifique soleil!

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Je ne pouvais pas quitter la Chine sans voir la Cité Interdite… et surtout sans déguster le fameux canard laqué! Ce que nous ferons un midi, dans un resto charmant déniché par MlleS au détour d’un hutong; fin de service (il est 15:00) mais on nous sert néanmoins un magnifique canard, tranché en fines lamelles reprenant le croustillant de la peau, le fondant de la graisse, et la saveur racée de la chair… un pure délice à rouler avec quelques crudités dans une fine galette de riz avant de tremper ce rouleau dans une sauce hoisin… je suis aux anges! A noter en accompagnement cette salade froide d’épinard (ou équivalent chinois) aux cacahuètes sautées et légèrement vinaigrée, top!

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Et pour terminer sur une note culinaire très locale, nous avons dégusté chez Mr. Shi une préparation que j’avais souvent vue sur les marchés asiatiques mais pas encore eu l’occasion ou l’envie de m’y essayer: les oeufs de cent ans. Ces oeufs de canne sont conservés une trentaine de jours (ou plus) dans un mélange d’argile, de chaux, de paille de blé, afin qu’une réaction chimique s’opère rendant le blanc dur, translucide, jaunâtre et insipide, tandis que le jaune vire au vert/bleu et prend une consistance crémeuse ou dure avec un goût prononcé d’oeuf dur un rien plus ‘animal’… Les oeufs sont servis dans une vinaigrette de sauce soja, gingembre, et une goutte d’huile, et passé le premier hoquet de dégout, on y revient sans problème, surtout si on est amateur d’oeufs durs évidemment!

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Un beau voyage…

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Et… c’était bien?
Nos avis sont mitigés par rapport à ce voyage. Probablement parce qu’il s’est avéré fort éloigné de l’idée que l’on s’en faisait. La Chine n’est pas l’Asie du Sud-Est, et si nous espérions retrouver la chaleur et la typicité de ces régions qui nous sont familières en privilégiant le Yunnan et le Guangxi, c’était sans compter sur l’immensité, le niveau de développement, et la croissance fulgurante de la Chine! Là où nous pensions trouver des villages, des petites bourgades endormies vivant au rythme des travaux agricoles, nous avons presque systématiquement rencontré des lieux touristiques, animés, bourdonnant, et offrant le confort et les services d’une grande ville, presqu’à l’image de ce que nous connaissons en Europe. Alors il a fallu se rendre à l’évidence et accepter le fait que ce que nous voyions était bien la réalité d’une Chine forte d’une histoire extrêmement riche et tourmentée, mais définitivement tournée vers le futur et en plein développement, dans tous les secteurs de son économie et de sa vie culturelle. Ce n’est je pense qu’en acceptant cette réalité, en se rendant compte aussi que la Chine est une nation immense avec ses codes, sa langue, sa politesse, son écriture, sa culture unique et souvent à l’opposé des nôtres, que nous avons pu profiter pleinement de ce qui nous entourait….
Nous rentrons donc avec un petit déficit de chaleur, de soleil, de côtes sauvages et de nature intacte, mais avec la sensation d’avoir découvert un monde à part, unique, dans lequel l’histoire et la culture transparaissent dès qu’on veut bien ouvrir les yeux et regarder derrière le voile de la modernité en marche rapide!

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PS:Backpacking 2.0 – de l’utilité de voyager connecté en Chine

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Nous avions pris l’habitude ces deux dernières années de parcourir l’Asie avec un petit netbook, bien pratique pour faire une sauvegarde de nos photos, et se connecter de temps en temps à Internet quand la qualité du réseau wifi le permettait.

Cette année, contre toute attente, Mlle S m’a proposé d’emporter nos smartphones et tablettes en sus du netbook! Surpris mais ravi, je ne me suis pas fait prier, trop content de pouvoir rester un peu connecté pendant nos vacances, mais pas tout a fait convaincu en fait de la nécessité d’emporter ces bijoux de technologie un peu trop chronophages… j’ai vite changé d’avis!

Alors voilà pourquoi ce petit gadget qui tient dans la poche nous a été de la plus grande utilité, tout particulièrement en Chine où nous avons été tellement confrontés à la barrière de la langue:

- Tout d’abord pour se fondre dans la masse! En Chine, et à Pékin en particulier, si t’es pas le nez collé à ton gadget, écouteurs vissés aux oreilles, dos courbé, visage bleuté et air profondément absorbé, tu dénotes!

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- Bien entendu, un smartphone permet de rester en contact avec ses proches, dès lors que le Wifi est accessible gratuitement dans le moindre bui-bui et en tout cas dans tous les logements: Skype, Facebook (ah non, pas Facebook… quoi que… je vous en reparle plus tard!), Twitter, Instagram, et Email sont alors indispensables. On réservera ses vols via ctrip.com, elong.net ou qunar.com (le plus intéressant, mais je n’ai pas trouvé de version anglaise, il faut se faire aider par un local). Pour les hotels: booking.com, ctrip.com, hostelworld.com et agoda.com. La plupart offrent de plus une application dédiée pour smartphone.
Il est apparemment possible de se procurer des cartes SIM ‘data only’ pré-payées chez
China Unicom, mais j’ai abandonné après trois essais de me faire comprendre par leurs employés non anglophones…

- Le GPS donne des information intéressantes comme l’altitude ou la vitesse de croisière de notre bus (utile pour estimer l’heure d’arrivée), mais là où il s’est avéré extrêmement utile c’est pour situer avec précision notre position dans ou à l’approche d’une ville et ainsi être sûr de se faire déposer au bon arrêt ou estimer la distance restant à parcourir de la station de bus à notre destination finale (notre lit du jour, en général!). Ou s’assurer de la bonne direction prise par notre taximan. Si la carte est suffisamment précise, on peut même s’y retrouver dans le dédale des Hutongs de Pékin…

Mais pour celà, il faut une carte digne de ce nom! J’ai trouvé mon bonheur avec City Maps 2Go qui offre cinq cartes gratuites avant d’étendre sa couverture au monde entier pour deux malheureux euros (version Pro)! Précision GPS suffisante pour notre usage, grande facilité d’utilisation, POI’s et articles Wikipedia offline, installation sur la carte SD… cette application a vraiment très bien fait son boulot (et existe aussi pour les croqueurs de pommessur iTunes)!
Avec ses 6700 cartes, POI’s et articles Wikipedia liés, on pourra encore faire quelques voyages avec!!!

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Ah, et tant qu’à utiliser l’engin au fin fond de ses possibilités, un petit soft comme GPS Status améliore grandement le fix du GPS en plus de fournir des indication de vitesse et altitude, et une boussole, incroyablement pratique quand on est paumés et que la destination est ‘vers le nord’!!!

- L’appareil photo permet de prendre des panoramas créatifs, de capturer cette scène impayable, vite fait quand le temps ou la volonté manquent pour aller chercher son ‘vrai’ appareil photo.
Mais surtout: c’est un outil extraordinaire pour capturer les hiéroglyphes chinois, le nom d’une ville indiqué en mandarin dans les guides, l’adresse de l’hôtel qu’on pourra exhiber au taximan, la business card du même hôtel (pour le même taximan), le panneau d’horaires de train ou bus, le paquet de bonbons trop bons qu’on ne devra surtout pas oublier d’acheter avant de quitter le territoire, le plan du métro, l’ID du chauffeur de taxi récalcitrant, la confirmation de nos vols, etc, etc… Bref, un outil vraiment génial pour communiquer dans un pays où la langue et l’écriture sont de réels obstacles.

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Certains programmes permettent la traduction des lettres chinoise à la volée, mais je n’en ai pas trouvé de satisfaisant, et ils demandent une connexion au réseau… à garder en tête néanmoins pour un prochain voyage, quand/si la technologie aura évolué.

- Je ne l’avais pas anticipé, mais avec une carte de 64Gb dans la poche, j’ai pu doubler le backup de toutes mes photos, deux sécurités valant mieux qu’une.

- Le traducteur automatique - Google Translate en ce qui me concerne - offre des ‘packs’ de traduction hors-ligne. Il faut penser à télécharger le pack français-chinois avant de partir se balader, et il devient alors facile de traduire rapidement de courtes phrases (un mot suffit parfois) et même d’en entendre la prononciation pour soit la répéter soit la faire écouter à son interlocuteur. Sourires, étonnement, ou fou-rires assurés!

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- Vous avez déjà soupesé le Lonely Planet Chine?! Impensable d’emporter avec soi un Routard, un Lonely, un Petit Futé et pourquoi pas un Frommer’s ou Rough Guide en versions papier… Alors hop, on trouve ou achète facilement les versions électroniques de ces guides sur le Net et on les lit pénard sur son smartphone! C’est vrai, l’écran est petit et le papier c’est quand même plus sympas, mais pour économiser 3kg ça vaut largement la peine, et sur tablette ou liseuse le confort de lecture est excellent! A noter la bonne idée de Lonely Planet qui vend certains guide par chapitre; très utile et économique pour la Chine notamment!

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- Le voyageur prévoyant aura aussi préalablement copié l’une ou l’autre vidéo documentaire sur son joujou, histoire de parfaire sa culture lors des vols, longs voyages en bus/train, ou nuits blanches! Dans le même style, mais je l’avoue c’est pousser le bouchon un peu loin, je prends avant notre départ une copie des blogs qui me plaisent le plus grâce à un “aspirateur de site” tel HTTrack Website Copier, ce qui me permet de les consulter offline à ma guise lors de notre voyage!

- Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais d’Evernote ici, eh bien cette app ne me quitte pas en voyage puisqu’elle s’avère très utile pour garder une version hors connection de pages internet utiles pour l’une ou l’autre visite.

- Tous les sites ne sont pas accessibles depuis la Chine. Certains, tels Facebook ou certains blogs, sont totalement impossible à consulter sur le territoire. Un moyen de contourner, le temps d’un voyage, cette restriction requiert l’utilisation d’un VPN (Virtual Private Network), soit un ‘tunnel’ de données sécurisé vers un serveur localisé hors du territoire (mais pas trop loin non plus: Bangkok, Taiwan, Inde) qui fera ‘comme si’ on surfait depuis cette localisation, au prix d’un ralentissement (variable, généralement très acceptable) de la vitesse de connexion.
Pour un accès confortable il vaut vraiment mieux recourir à un service payant; j’ai utilisé
Hide My Ass!  que Piotr (Bien-voyager.com) m’avait conseillé et qui a l’avantage de proposer un forfait d’un mois unique (formule Pro VPN, environ $11). Avant le départ, on entre les paramètres du serveur dans sa machine (PC, tablette, téléphone, etc…) en suivant les instructions très claires du site, ou on utilise un des programmes mis à disposition par HMA pour automatiser le processus. J’avais pris soin d’emporter un print des adresses de serveurs asiatiques dans mes bagages, au cas où… Et voilà, il suffit de lancer le VPN une fois connecté au réseau chinois et presto on retrouve l’accès à ses sites préférés!

- Instagram m’est devenu indispensable! Je photographie en RAW+JPG et n’ai pas la puissance de calcul nécessaire en voyage pour traiter mes photos. Grace à Instagram j’ai pu rapidement donner un look sympas à mes JPG copiées sur le smartphone! Il n’est même pas indispensable de les publier sur Instagram: en quittant le programme juste avant la publication on obtient une copie “instagrammée” dans le répertoire idoine… parfait pour illustrer ce blog en cours de voyage, en attendant le développement des RAW dans quelques semaines ou mois!
Couplée à l’application “
Mobile Postcard” de bPost (MaCarteaMoi en France), j’ai pu envoyer de jolies cartes postales à ma grand-mère, livrées le lendemain, après avoir réalisé de jolis petits montages avec Photo Grid!

- Cheerz.com (ex-Polabox) dont le site et surtout l'app permettent de commander de très beaux tirages (les grands tirages carrés vintage sont mes péférés) directement à partir d'Instagram ou des photos stockées sur le smartphone.
Photos qui vous attendront 2 jours plus tard à la maison! Royal, et superbe qualité ;-)
Et si l'expérience vous tente, mon code de parrainage GBOGSW vous octroiera une réduction lors de la premièr commande ;-) 

Si je vous rappelle en plus que le gadget fait aussi lampe de poche, walkman (oups sorry “mp3 player”), lecteur de vidéo, réveil de voyage, et couteau de survie (presque), vous le croyez qu’il est indispensable en voyage le smartphone?!

Posté par gbogaert à 11:24 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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