20 décembre 2017

{Livre} La Grande Balade de Julien Lapraille

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Julien Lapraille, chef ardennais pétillant et créatif, candidat belge chouchou de l’émission Top Chef 2014 s’est depuis lors lancé dans une émission  télévisée - La Grande Balade - dans laquelle il parcourt le pays wallon à la découverte de ses producteurs préférés.

L’ouvrage dont je te parle aujourd’hui  - La Grande Balade de Julien Lapraille - combine les rencontres de Julien avec ces producteurs artisans et leurs beaux produits de terroir, dans un recueil de recettes les mettant en valeur.

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On retrouve le franc-parler, l’humour, la créativité et la précision de Julien tout au long des 144 pages de ce livre, lorsqu’il nous raconte des artisans tels Darcis, la siroperie Meurens, ou encore les fromagers producteurs du Sarté.
Des recettes créatives ou plus traditionnelles accompagnent chaque produit et chaque producteur. Je retiens, et j’ai hâte d’essayer ce tartare de cabillaud au vieux Sarté (un fromage proche du Comté),  la recette d’agneau à la bière Elphique, ou encore ces langoustines en robe de kadaif au jus de carcasse et chocolat Darcis!!

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Bref, la cuisine de Julien comme on l’aime, terroir avec une touche d’originalité, ‘cuisine authentive’, dans des recettes précises et bien détaillées et accompagnée d’une mise en avant des produits utilisés et des artisans qui les façonnent, joliment illustrées des photos d’Antoine Melis… j’adore!

La Grande Balade de Julien Lapraille - Cuisine Authentive
Editions La Renaissance du Livre
€19,90

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21 décembre 2015

{Livre} gourmand - L’Amandier, Cuisine père & fils

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Il y a quelques semaines je vous parlais du beau repas que j’avais fait à l’Amandier, le restaurant de Martin et Marc’O Volkaerts... ce soir-là Martin était fier de nous dévoiler les premières photos du livre en préparation... le voilà tout juste sorti de presse pour les fêtes, et... c’est un régal, vraiment!

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Graphiquement d’abord, avec ces photos léchées, alternances des couleurs profondes des plats et de jolis noirs et blancs de la famille Volkaerts. La famille, c’est d’abord de cela qu’il s’agit dans cet ouvrage, de ce projet familial initié il y a plus de vingt ans par Marc’O et son épouse et dont la transmission en douceur à Martin invite à un renouvellement des recettes familiales, et à la modernisation de l’image du restaurant.

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Le livre est articulé autour de l’histoire de la famille Volkaerts à l’Amandier, des produits qu’ils aiment travailler ou produire (le miel de Stéphanie en est un bel exemple), mélangeant habilement les recettes de Marc’O qui ont fait les beaux jours de l’établissement, et celles plus modernes, ‘revisitées’, de Martin. J’aime particulièrement les double pages qui se déplient sur un face-à-face père-fils proposant chacun sa version d’un plat autour d’un mêmes produit.
J’ai été ravi aussi de retrouver une bonne partie des plats que j’avais dégustés récemment à l’Amandier et lors de l’évènement Generation W où Martin nous avait servi un oeuf toqué succulent (page 115), ou lors du lancement du livre. Un vrai coup de cœur pour cet œuf ainsi que les deux version de l’huître développée en pages 164-167: gratinée au champagne pour Marc’O, rafraîchie de concombre et de vanille par Martin!

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Un beau livre donc, une jolie histoire et de belles recettes, édité par Generation W Editions dont on connait l’attachement au terroirs et productions wallonnes: l’ouvrage est écrit, mis en image et en page par une petite équipe belgo-belge, et les produits et producteurs du terroir sont bien mis en avant dans ce nouvel ouvrage!

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L’Amandier, Cuisine père & fils
De Marc’O et Martin Volkaerts
Rédacteurn Audrey Verbist, Photographe Antoine Mélis, Graphisme Aurélie Sculier
Editions Generation W Editions
Prix de vente: 45 euros

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26 novembre 2015

L’Amandier - San Pellegrino Young Talents

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Dans le cadre des San Pellegrino Young Talents, visant à mettre à l’honneur cinquante de nos plus talentueux jeunes chefs, j’ai eu la chance d’être invité à découvrir la cuisine de l’Amandier, à Genval (Brabant Wallon). A deux pas du célèbre lac, Marc'O Volkaerts anime depuis 23 ans les cuisines de ce restaurant, récemment rénové et entièrement repensé avec la volonté d’ouvrir la cuisine à la vue des clients. Et ici, le terme cuisine ouverte n’est pas galvaudé: celle-ci s’étend sur tout le fond de la salle du restaurant, les fours et feux de cuisson alignés en face d’une immense table de service à laquelle on peut également dîner en observant le balais précis et silencieux des cuisiniers.

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L’Amandier est une affaire de famille: Marc'O est entouré en cuisine de son frère Philippe et de son fils Martin, en salle et aux vins, ils sont épaulé par son épouse et une équipe jeune et sympathique.
Martin, après avoir travaillé dans quelques grandes maisons belges, a rejoint son papa aux fourneaux, et s’est fait connaître en début d’année lors de sa participation à Top Chef (oui, oui, “Linguini”, c’est lui!). Nous rencontrons un jeune homme adorable, très concentré sur sa cuisine, qu’il met au point avec son papa. Martin a été retenu parmi les étoiles montantes des San Pellegrino Young Talents.

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C’est bien entendu à la table bordant la cuisine que nous nous installons, impatients de découvrir la cuisine des Chefs mais aussi de les voir cuisiner et dresser les assiettes, un spectacle dont la précision des gestes et techniques me fascine toujours! La salle est grande, lumineuse, claire, simplement et délicatement décorée, donnant au lieu une ambiance paisible et propice à passer une bonne soirée!

La cuisine que nous découvrons ce soir fait la part belle aux produits locaux et de saison. Des associations assez classiques, peu d’échappées vers les terres lointaines, on se concentre ici sur la mise en valeur de quelques produits locaux bien choisis. Chaque assiette explore un ou deux produits principaux et les décline sous différentes formes, cuissons, textures: chicon, verveine, champignon des bois, carotte, chicon, clémentines, pommes composent une assiette ou viennent judicieusement accompagner une pièce de gibier, un poisson, ou un crustacé.

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En amuse-bouche un rouleau de chou-rave à la truite fumée, un biscuit sablé au Manchego et gel de safran, quelques amandes fumées aux herbes de Provence (simplement délicieux), et un saumon Salma au yaourt et sirop de bouleau, pour accompagner un apéritif maison au champagne et sirop de sureau.

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Vient ensuite un marcassin rôti servi froid et finement tranché. C’est surprenant, pas trop fort en goût, et joliment accompagné d’oignons des Cévennes et mascarpone.

Les Saint-Jacques parfaitement cuites arrivent ensuite accompagnées d’une déclinaison de carottes (en mousseline, en mini-carottes rôties) et verveine-citron (parfumant les carottes, et une écume légère) qui apporte la fraicheur nécessaire pour souligner le goût iodé du coquillage.

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Une belle pièce de bar pour suivre, un rien trop cuite - sur peau - pour ma part, accompagnée d’un crumble de fruits secs à la Ramée et de chicons en diverses préparations: sous-vide (surprenant!), rôtis, et mêlés à une écrasée de pommes de terre.

Un de mes plats préférés de cette soirée, même si j’aurais apprécié un jeu de texture plus affirmé, arrive sous la forme d’un velouté de champignons des bois, oeuf à 63°, espuma de lard, et poêlée de girolles. Délicieux, parfaitement de saison, un plat dont je vais certainement m’inspirer à la maison! Il n’y manquait qu’une touche de “croquang” pour trancher avec la texture assez liquide de l’oeuf et du velouté. Un régal néanmoins!

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Un délicieux pré-dessert très frais et acidulé vient nous rafraichir les papilles sous la forme d’une déclinaison de clémentine (tellement “de saison” en Belgique avec l’approche imminente du Grand Saint!): sorbet, fruit tranché, et craquant caramélisé.

Le dessert enfin est une ode à la pomme! Déclinée dans pas moins de cinq façons: crue, en panna cota, mousse, espuma et finalement en jus frais garnissant une sphère de chocolat blanc qu’on laisse éclater en bouche!

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On a vraiment passé un bon moment chez Martin Volkaerts! Une cuisine visant à magnifier les produits de notre terroir et de saison, bien exécutée dans le cadre superbe de cette grande maison lumineuse au milieu de la nature, on y passe assurément un beau moment!

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L’Amandier
9 rue de Limalsart
1332 Genval
02/653.06.71
amandier.be

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13 mai 2015

La Villa In The Sky - Alexandre Dionisio

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J’ai eu la chance d’être invité un midi avec quelques amies bloggeuses à découvrir - ou plutôt redécouvrir - la cuisine et le restaurant étoilé emmené par Alexandre Dionisio: La Villa In The Sky!

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Posée au somment d’une tour de bureaux à l’orée du Bois de La Cambre, la grande salle vitrée (sur trois côtés!) semble flotter dans les airs et offre une vue époustouflante de la ville! Je ne suis pas particulièrement fan de ‘panoramas’, mais il faut bien avouer que voir sa ville sous cet angle, observer son animation, et s’amuser à deviner les bâtiments qu’on aperçoit au loin a un charme incroyable!
Grande salle de 28 couverts, qui peut être garnie d’une grande table sur toute la longueur du lieu; aujourd’hui dressée de plus petites tables et chaises aux couleurs sombres, comme les châssis de la salle, qui tranchent joliment avec la vue lumineuse sur Bruxelles. Je suis persuadé qu’un dîner aux chandelles surplombant la ville illuminée de ses couleurs nocturnes doit également offrir un cadre extraordinaire à ce lieu!

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Le restaurant propose deux menus le midi (€85 et €110 sans les vins) et deux autres le soir (€145 et €175). Nous entamons le ‘grand’ menu du midi par une série de mises en bouches: cake aux olives et edamame, rouelle de bœuf de Bavière enserrant une salade d’iceberg et tomates, et ce magnifique plat de kroepoek de crevettes, crevettes grises et mayonnaise aux crustacés, aussi beau que bon et surprenant!

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Vient ensuite un vitello tonnato à la manière du chef, accompagné d’une mousse très légère de burrata, et de poudre de câpres... un régal et une très bonne idée, même si mon veau était un rien trop cuit.

Le lard confit et soufflé que le chef nous propose ensuite est incroyablement fondant et légèrement croustillant en même temps, accompagné d’une purée fine de haricots noirs et d’un vrai jus, corsé et profond, qui font de ce plat fort en goût et en réconfort un des plus appréciés de notre menu.

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Retour à la légèreté et la délicatesse ensuite pour un plat de saumon parfaitement cuit, justement accompagné d’une crème au caviar et d’asperges blanches de saison légèrement croquantes... j’apprécie décidément de plus en plus ce légume, merci Chef!

Une belle pièce de viande en croûte d’herbes, de l’agneau divinement cuit, fin au goût et fondant comme jamais, vient clôturer la partie salée de notre repas, cette fois encore accompagnée d’un beau jus parfaitement réalisé, et de légumes caramélisés à la perfection... mon coup de cœur!

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Pour terminer ce repas sur une note sucrée, un assortiment de diverses variétés de fraises dont l’acidité vient relever un pain de Gênes moelleux et presque humide. Un joli dessert tout en variations de textures (oui, il y a du croquang!) et au parfait équilibre sucré-acide; superbe pour terminer ce beau repas sur une note pas trop sucrée et très parfumée.

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Au final, et après avoir encore dégusté quelques mignardises, Alexandre nous offre un superbe repas, mettant joliment en valeur les produits de terroir et de saison grâce à des préparations justes et vraiment bien maîtrisées; comme je l’avais déjà apprécié lors de ma visite dans son précédent restaurant, chaque touche, chaque ingrédient semble avoir sa place sur l’assiette et avoir été travaillé pour lui laisser exprimer tout son goût.
Un très beau repas dans un cadre époustouflant!

 

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La Villa In The Sky
IT Tower – 25ème étage
Avenue Louise 480
1050 Bruxelles
+32 2-644 69 14
http://www.lavillainthesky.be/

09 mars 2015

Blanc-manger, cœur coulant au chaï massala

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Le premier épisode de Top Chef #5 avait mis les candidats ‘revenants’ au défi de réaliser un plat ‘au coeur coulant’. Pour l’occasion, le chef Jean-François Piège a présenté un de ses plats signatures: le blanc-manger au coeur coulant, un dôme d’oeufs en neige renfermant un coeur de crème anglaise vanillée et… coulante bien entendu! Chef Piège présente à nouveau ce joli plat dans Top Chef #6 lors de l'épreuve 'plats au goût d'enfance'.

La recette dévoilée à l’écran avait l’air si simple et jolie, je n’ai pas résisté longtemps à l’envie de la reproduire!

Premiers essais plutôt catastrophiques, ma crème anglaise parfumée aux épice “chaï” s’échappant obstinément de sa coque en cours de cuisson! J’ai chercher un moment à rendre cette coque d’oeufs plus étanche, au prix probablement de sa légèreté, avant de recevoir les conseils très avisés du chef David Monier (Madou’s Provence) qui m’a plutôt conseillé d’épaissir ma crème… une pointe de xanthane et de chocolat blanc plus tard, bingo, ça marche!
Voilà donc un bien joli dessert, une coque ultra-légère et aérienne révélant une crème parfumée et onctueuse, surmontée d’une tuile (pour le “croquang”) dont la recette vous laissera bouche bée :-)

Ingrédients (pour 4 personnes):
Pour les oeufs en neige:
160g de blancs d’oeufs (environ 5 oeufs)
50g de sucre (infusé avec mes gousses de vanille épuisées)
Beurre

Pour la crème anglaise aux épices indiennes:
250ml de lait entier
135g de crème à 40%
1 càc de chaï masala (poudre d’épices pour thé chaï: gingembre, cardamome, canelle, girofle, poivre, muscade) - ou 1 belle gousse de vanille
50g de sucre
100g de jaune d’oeufs (environ 5 oeufs également)
60g de chocolat blanc en copeaux
3g de xanthane (ou autre épaississant - pas gélifiant - à raison pour le xanthane de 1,2g pour 200ml de crème)

Pour la tuile:
4 caramels blonds

Préparation:
Dans un récipient parfaitement dégraisser (frotté au vinaigre blanc, c’est idéal), monter les oeufs en neige ferme en incorporant le sucre petit-à-petit à partir du moment où les oeufs commencent à mousser.
Verser ce mélange dans une poche à douille, munie d’une douille ronde de 0,7cm

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Préparer la crème anglaise:
Dans un récipient, battre les jaune d’oeufs avec le sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse et prenne du volume.
Dans un poêlon, faire chauffer le lait et la crème avec les épices (ou les graines grattées et la gousse de vanille pour la version originale), jusqu’à frémissement.
Verser le lait chaud petit-à-petit sur les oeufs blanchis en fouettant vivement (les oeufs ne doivent pas cuire). Remettre cet appareil dans le poêlon et porter doucement à 84° en remuant constamment avec une spatule. A l’approche des 84° le mélange doit épaissir; c’est prêt quand un trait du doigt sur la spatule enduite de crème laisse une trace qui ne se referme pas.
Couper le feu, ajouter le xanthane puis le chocolat en copeaux. Bien mélanger.
Laisser refroidir. La crème doit être coulante mais pas trop liquide!

Préchauffer le four à 90°.

Beurrer l’intérieur de 4 cercles de 7-8cm sur 5cm de haut. Poser les cercles sur un Silpat ou papier cuisson sur plaque à four.
Garnir les cercles d’oeufs en neige: commencer par faire une spirale bien serrée dans le fond du cercle. Garnir la circonférence de l’emporte-pièce d’un boudin continu jusqu’au haut du bord. Tasser un peu le puits ainsi former, avec le dos d’une petite cuiller (vérifier qu’il n’y a pas de trous!). Verser délicatement la crème dans le puits.
Couvrir le montage d’une couche d’oeuf et lisser avec une spatule ou le dos d’un grand couteau.

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Enfourner pour 8 minutes à 90° (chaleur tournant chez moi, mais je pense que ce serait mieux sans!).
Démouler rapidement et délicatement au sortir du four, en faisant glisser l’emporte pièce vers le haut.
Déplacer le blanc-manger sur les assiettes de service à l’aide d’une spatule très fine glissée d’un coup franc sous le dessert.

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Préchauffer le four à 170°.
Poser les caramels espacés sur un Silpat (ou papier cuisson), au centre d’un emporte-pièce rond de même taille que ci-dessus.
Cuire 10 minutes à 170°. Le caramel va fondre, puis ‘buller’, foncer un peu.
Laisser refroidir avant de décoller délicatement, en s’aidant éventuellement de la lame fine d’un couteau glissée sous la tuile.

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Poser la tuile sur le blanc-manger, décorer de copeaux de chocolat blanc et traits de crème…. couper… ça coule!

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15 octobre 2014

Blanc Manger d’un Top Chef dans les cuisines de Miele

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Pour nous faire découvrir sa gamme de fours à vapeur, Miele a invité une poignée de blogueurs à un atelier culinaire ‘tout vapeur’! La perspective m’enchantait, d’autant que c’est Julien Lapraille, candidat belge de Top Chef 2014 (que j’avais déjà eu l’occasion de croiser ici et - et il n’a pas manqué de me rappeler que nous l’avions ‘éliminé’ ici!!!) qui allait nous proposer de réaliser un menu trois services.

Julien donne des
cours aux ateliers Miele de Luxembourg, et outre le fait que c’est un garçon drôle, jovial, et d’une grande gentillesse, il maitrise également parfaitement l’art d’enseigner la cuisine, en proposant un cours bien structuré, des techniques précisément expliquées, tout en laissant une part de chalenge et de créativité aux participants pour les accompagnements et les finitions de l’assiette. J’ai vraiment beaucoup apprécié son approche!

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Risotto en entrée, réalisé dans le ‘grand’ four à vapeur, celui dont le hublot s’ouvre en faisant ‘pshiit’ et qui permet de cuire jusqu’à 120°, sous pression, à une vitesse impressionnante. Une bête de compétition, qu’on ne verra probablement pas dans toutes les cuisines, mais tcheu comme ça me fait envie!!

Pour la suite du repas nous avons utilisé un
four combiné convection/vapeur: une cassette d’eau insérée sur le côté du four au look classique permettant la cuisson vapeur de blancs de volaille marinés extrêmement moelleux, et de fenouil fondant qui sera ensuite mixé et crémé pour accompagner la volaille… un superbe plat dont je vous reparlerai certainement quand je le referai!

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C’est le dessert que je voudrais vous proposer aujourd’hui. Le blanc manger de Julien qui lui a valu les compliments du jury de Top Chef, rien que ça! Les blancs sont battus avec le sucre au bain marie, avant d’être montés en neige et cuits quelques minutes au four vapeur combiné… la texture est ‘légère comme un nuage’, vraiment, extrêmement délicate, à peine sucrée, et soutenue par une sauce au chocolat blanc poivrée et quelques fruits pour le croquant et l’acidité… un dessert tout en délicatesse et en légèreté!

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Bon, malheureusement, je ne suis pas reparti avec le four sous le bras ;-) J’ai donc essayé de faire la recette au cuit-vapeur et au four à convection. C’est la cuisson vapeur qui l’a emporté, la texture est vraiment très proche de celle du dessert de Julien, je vous la propose ci-dessous, accompagné de fruits de saison (qu’on fera varier à loisir) et d’une sauce légère au chocolat blanc.

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Blanc manger, figues et sauce au chocolat blanc

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Ingrédients (pour 4 personnes):
100g de blanc d’oeuf bio (soit 3 à 4 oeufs)
50g de sucre fin
1 pincée de sel
75gr de lait
50g de chocolat blanc
1 pincée de poivre de Madagascar Voatsyperifery (ou autre poivre parfumé)
4 figues fraîches
20 raisins sans pépins (ou épépinés)
8 grappes de groseilles

Préparation:
Dans un cul-de-poule posé en bain-marie sur une casserole d’eau chaude, fouetter les blancs avec le sucre et une pincée de sel jusqu’à atteindre une température de 50° (mesuré avec une sonde, ou comme Julien en y trempant un doigt: ça doit être bien chaud!).

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Sortir du feu et battre (à la main ou, en ce qui me concerne, au Kitchen Aid!) jusqu’à obtenir des oeufs battus en neige ferme.
Transférer dans une poche à douille.
Poser sur un papier cuisson et garnir des emporte-pièces de 10cm jusqu’à 3/4 de hauteur. Uniformiser les blancs avec le dos d’une cuiller.
Cuire au four combiné Miele 5-9 minutes à 70°, ou dans un cuit-vapeur bien chaud pendant 3 à 4 minutes. Le blanc manger doit être ferme quand on pose le dos d’une cuiller dessus.
Démouler et laisser refroidir. Réserver au frais.

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Préparer la sauce: chauffer le lait, le verser en trois fois sur le chocolat coupé en morceaux, en remuant constamment jusqu’à consistance bien lisse. Poivrer. Laisser refroidir à température ambiante. Filtrer pour enlever les morceaux de poivre.

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Couper les figues et raisins en huit.

Poser le blanc manger sur assiette, verser la sauce dans le fond de l’assiette de façon à le recouvrir entièrement, disposer les fruits.

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13 août 2014

{Livre} Pâtes aux coques et cidre de Jean-Phi

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Je suis sûr que vous vous rappelez de Jean-Philippe Watteyne, le “p'tit Belge” finaliste de Top Chef 2013?! Son côté copain-super-sympas, sa gentillesse, sa cuisine élégante, sa franchise, sa grande amitié avec Florent, toussa... Moi je n'ai pas oublié et j'ai toujours sur ma ‘to-eat list’ une visite chez iCook à Mons pour découvrir sa cuisine!

Alors quand Sudpresse m'a demandé de donner mon avis sur la série de livres de recettes de Jean-Phi, je n'ai pas hésité une seconde!
Cinq livres d'une petite dizaine de recettes chacun, autour d'un thème: Pommes de terre, Pâtes, Oeufs, Barbecue, et Volaille. Les recettes sont originales, bien écrites et tout à fait abordables. Jean-Phi ajoute son petit commentaire bien sympas “Ce que j’en pense…”, à lire après chaque recette pour retrouver anecdotes, tours de main et petites astuces du Chef!

Les recettes sont mises en images par Anthony Florio, star de photo culinaire, dans le style très particulier qu'il cultive: plats très graphiques, mise en scène hors norme des ingrédients et du Chef (je vous laisse découvrir...), au détriment parfois d'une vue claire sur le plat final, mais la description et les commentaires de Jean-Phi suffisent amplement, et les mises en scène de Florio ajoutent un réel plus à ces livres!

Difficile de faire un premier choix de recette, j'ai longtemps hésité entre le Croque Madame de Florent, le coucou de Malines aux écrevisses,  et l’espuma de pommes de terre à la vanille,… avant de me décider pour ce plat tout simple de pâtes aux coquillages! Et Bingo! c'est un régal, vite fait, très frais et plein des saveurs iodées de ces coques juste ouvertes, soutenues par une sauce au cidre crémée.

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La série de livres de Jean-Phi peut être commandée directement sur le site de SudInfo, en promo pour le moment, à cette adresse: www.sudinfo.be/livrescuisine 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ingrédients:
300g de pâtes longues
400g de coques fraiches
150ml de cidre brut
200ml de crème liquide
1 échalote hachée finement
1 càs de persil haché
Sel, poivre

Préparation:
Faire dégorger les coques dans une bassine d’eau; changer l’eau deux fois.
Hacher le persil et l’échalote.

Faire cuire l’échalote hachée dans le cidre, 5 minutes. Ajouter les coques et cuire à feu vif et à couvert, quelques minutes.
Sortir les coques dès qu’elles sont ouvertes. Filtrer le jus et le remettre à bouillir; laisser réduire de moitié.
Ajouter la crème, chauffer, et assaisonner.

Cuire les pâtes dans une grande quantité d’eau salée (1 litre et 10g de sel par 100g de pâtes sèches). Egoutter.

Mélanger les pâtes, la sauce, le persil et les coques.

Servir de suite sur assiette chaude, avec un verre de cidre!

 

21 avril 2014

Une recette pour le Top Chef des Téléspectateurs

 

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C’est une saison très ‘Top Chef’ pour Cook’n’Roll! puisqu’après avoir participé au jury de la Guerre des Restos (relaté ici), j’ai participé au concours du Top Chef des Téléspectateurs organisé par RTL et diffusé après la finale. La sélection s’est faite sur une description écrite de la recette, qui devait, sans photos, donner l’eau à la bouche du jury! J’ai choisi une recette apprise il y a quelques mois à l’atelier C’est Moi Qui Cuisine de Sandro Pesce et qui m’avait énormément plu. Je pensais que son côté un peu gastronomique, la présence de Saint-Jacques demandant une cuisson précise, et la combinaison d’ingrédients exotiques (basmati, gingembre, curcuma) et européens (carottes, beurre noisette, Saint-Jacques), conviendrait bien à l’esprit du concours.

Et de fait, cette recette a été sélectionnée avec trois autres! L’étape suivante consistait pour les quatre candidats à cuisiner nos recettes chez Mmmmh! (célèbre atelier culinaire bruxellois où j’aime prendre des cours de cuisine et passer de bons moment depuis bientôt dix ans!), devant un jury de chefs de la maison et… Julien Lapraille en personne, le candidat belge de cette saison!

Nous n’étions pas seuls en cuisine puisque chaque candidat pouvait être accompagné, et que Sandro m’a fait le plaisir de cuisiner sa recette avec moi! Un grand moment de fun et de complicité culinaire!
Arrivée chez
Mmmmh!, rencontre avec le jury et surtout Julien qui est à la ville comme à la télé, rigolard, amusant, toujours prêt à faire une blague…. à commencer par bien me chambrer sur le fait que nous avions éliminé son équipe lors de la Guerre des Restos!

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Caméras, prise de son, éclairage, tout est installé pour démarré le tournage dans le bel espace du 92 chée de Charleroi! Quelques séquences à répéter avant le concours, entrée dans les lieux, présentation du concours par le jury mené de main de maître par Sergio et 3….2….1  c’est partit pour 60 minutes de cuisine!


On est plutôt cool et sûrs de nous avec Sandro. La recette est faisable en une heure, même en y rajoutant une petite tuile croustillante au sarrasin et noisettes. Les caméras virevoltent autour de nous, les questions fusent de temps en temps.
Pas le temps de voir ce qui se passe à côté, on lance les découpes puis les cuissons les plus longues. Tout roule comme prévus. On est plutôt dans les temps et on se demande à voix basse comment on va pouvoir meubler nos minutes en trop… Jusqu’à ce bête siphon qui refuse d’expulser notre espuma comme prévu. Enfin, excepté cette explosion soudaine de crème basmati qui a définitivement ruiné la chemise noire du caméraman filmant la scène! Changement d’ustensile et perte de précieuses minutes.

Puis vient le coup classiques qu’on avait vraiment pas vu venir: le jury nous somme d’arrêter nos préparations (on pense une fraction de seconde à devoir échanger nos plans de travail!), et d’incorporer un cuberdon dans le recette! Un cuberdon! Spécialité belge, c’est un bonbon au goût franc de framboise tirant vers la barbe à papa, et coeur coulant, très très sucré! Qu’en faire? Le râper en finition, le mixer dans les carottes, incorporer des morceaux dans l’espuma? Nous décidons finalement d’en faire un simple caramel qui sera réparti parcimonieusement sur le plat.

Mais voilà, tout cela nous a fait perdre beaucoup de temps, et il ne reste plus que dix minutes pour cuire les Saint-Jacques à la perfection, et dresser. Le vent a tourné, nous voilà au comble du stress, courant comme des fous pour terminer ces assiettes dans le temps impartit…
Bonne dose d’adrénaline, on oublie tout, les caméras, les conseils du jury qui nous observe avec un amusement mêlé d’une pointe de désolation! On dresse, on manque d’oublier les tuiles, top chrono, “levez les bras”! Woaaaaw, quel stress, quelle excitation! Et dire que les candidats de Top Chefs vivent ça au carré six fois par émission?! Chapeau les gars ;-)

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On peut prendre le temps de voir ce qui s’est fait chez les autres candidats. Mmmmmh ça a l’air bon! Une lotte délicieuse, un rôti mariné, une volaille roulée et farcie, quel travail en si peu de temps!

Place au jury: Sergio, Julien, Alessandro et Sébastien. Débats à huis-clos mais on peut les observer depuis le premier étage… Pas vraiment stressé, on s’est bien amusés, c’est vraiment une chouette expérience ce genre de concours!

Verdict, filmé avec le temps de pause qui va bien pour tenir tout le monde en haleine… la victoire va aux roulades de volaille farcies et mousse de foie gras. Bravo, quel boulot en une heure (les volailles sont entrées entières dans l’atelier!), et le goût y était, on s’en rendra compte après le verdict en goûtant les plats de tous le candidats!

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Notre plat était top aussi, mais mal dressé, on n’a pas assez bien géré le temps qui nous était donné, belle leçon!
Je vous en redonne la recette, parce que gagnant ou pas, on se régale vraiment avec cette association très fine de saveurs!

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Vous avez loupé la diffusion? Voilà la petite vidéo (3 minutes!)

 

Saint-Jacques, mousseline de carotte au curcuma, émulsion de basmati et coco

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Ingrédients (pour 4 personnes):
12 à 16 Saint-Jacques décoquillées et sans corail
Huile de friture, Huile d’olive
Pour la purée de carottes:
1 botte de 500g de
carottes bio avec les fanes
100g de beurre de ferme
2 gr (une petite càc) de curcuma en poudre
1 grosse orange à jus
1 càs de gros sel
Pour l’émulsion:
30g de riz basmati (
Tilda pour moi)
20cl de lait entier
10cl de lait de coco
2cm de gingembre frais
1 oignon
1 càs de beurre
Sel

Pour les tuiles:
50g de noisettes torréfiées (20-25 minutes au four à 170°, puis frotter dans un linge pour émonder) et concassées
2 càs de farine de sarazin
1 càs de farine de froment
1 blanc d'oeuf
1 càs d'huile d'olive
2 càs de faisselle fraiche (ou lait)
Sel et poivre

Préparation:
Faire tremper les Saint-Jacques dans de l’eau tiède, à température ambiante, pendant la préparation.

Peler les carottes (laver et conserver les fanes). Les couper en rondelles de 1cm et les rincer à l’eau froide.
Mettre les carottes dans une casserole avec le gros sel, couvrir d’eau froide et porter à ébullition. Cuire jusqu’à ce qu’une lame de couteau transperce les carottes sans difficulté.
Egoutter. Réserver.

Presser l’orange.

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Faire fondre le beurre dans un petit poêlon jusqu’à ce qu’il prenne une couleur brun-dorée et dégage un léger parfum de noisette. Ajouter la poudre de curcuma. Laisser infuser quelques minutes hors du feu, puis filtrer afin de ne récupérer que l’huile parfumée.

Mixer les carottes en ajoutant petit-à-petit le jus d'orange et le beurre clarifié. Assaisonner. Ajuster les quantités de beurre et de jus afin d’obtenir un bon goût de beurre avec une pointe d’acidité.
Réserver au chaud.

Préchauffer le four à 200°.
Mélanger les ingrédients des tuiles, sauf les noisettes, en une pâte épaisse et homogène.
Poser une càc de pâte sur un tapis de cuisson et étaler en un fin disque avec le dos d'une cuiller. Faire autant de disque que possible et les saupoudrer de noisettes concassées. Enfourner 5-7 minutes en surveillant bien. La tuile doit être dorée et croustillante.

Rincer le riz. Hacher finement l’oignon, et râper finement le gingembre.
Faire revenir l’oignon et le gingembre dans une càs de beurre. Ajouter le riz, puis le lait et le lait de coco. Cuire jusqu’à ce que le riz soit bien cuit. Saler.
Mixer finement la préparation. Rectifier l’assaisonnement. Filtrer finement et verser dans un petit siphon. Mettre une cartouche de gaz, secouer,  et réserver au chaud (bain-marie).
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Eponger les Saint-Jacques sur un linge propre.
Dans un fond d’huile de friture (2cm) très chaud, saisir les sommités des fanes de carottes. Eponger et réserver sur un essuie-tout.
Dans une grande poêle très chaude, verser un filet généreux d’huile d’olive et cuire les Saint-Jacques en deux fois (8 à la fois max) en les saisissant a feu vif une minute sur chaque face. Saler et poivrer.

Poser une couche de purée de carottes dans les assiettes chaudes, répartissez les Saint-Jacques sur la purée, déposer l’émulsion au centre de l’assiette, et surmonter de quelques fanes de carottes frites.
Saler à la fleur de sel et donner un tour de moulin à poivre.

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04 mars 2014

Une journée de tournage Top Chef

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Participer au jury de Top Chef en tant que blogueur, ça ne se refuse pas! Quand M6 m'a contacté via mon blog il y a  de celà près d'un an, je n'ai évidemment pas hésité longtemps pour marquer mon intérêt à participer à un épisode de cette célèbre émission de télé-réalité culinaire!
Une journée de tournage magnifique cet été, quelques longs mois d'attente, et le résultat condensé en quelques minutes lundi dernier 'dans le poste'!

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Mais donc, comment ça se passe une journée de tournage à Top Chef? Je me posais pas mal de questions avant l'enregistrement, et je comprends via vos mails, tweets et réactions en tout genre que vous vous les posez également! Voilà quelques éléments de réponse...
Départ très matinal de Marseille le 8 juillet; j'étais en vacances en Provence et avais décidé de faire l'aller-retour sur le lieu du tournage en TGV, moins fatiguant que la voiture. Arrivée à Paris, pas le temps d'en profiter, RER pour Poissy, il fait magnifique et chaud.

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Rendez-vous dans un bar (le Gambetta) avec Flore de M6 et les autres blogueurs. Quelques têtes connues, d'autres dont on connait les blogs mais pas encore les auteurs, on fait connaissance, on discute, on attend. L'équipe de maquillage débarque avec ses trolley pleins de poudres, peignes, sèche-cheveux; on y passe un par un, pour moi ça ira vite! L'équipe 'micro' leur succède, nous voilà équipés de micro-cravate avec le petit boitier dans le dos.
Parés à... à quoi en fait? On ne sait toujours rien... Il y a un peu de retard, déjeuner léger et insipide dans le bar. On nous explique enfin la nature de l'épreuve.... la Guerre des Restaurants! YES!, la plus chouette épreuve à mon avis; plus dynamique et interactive que la simple dégustation à laquelle on s'attendait. Je jubile!
En route. Nous suivons les équipes de producteurs, casteurs, et autres '-eurs'; un petit monde qui ne nous est pas familier, ou tout le monde porte une oreillette et semble parler à un fantôme, parfois armés d'une caméra, parfois de deux ou trois talkie-walkie. On suit comme des petits moutons, dans les rues de Poissy. Sympas, il fait beau, rues pavées (ou ai-je rêvé?), ambiance village.

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On nous répartit en groupes de trois. Chouette je suis avec Dorian et Pascale. Pascale Weeks (C'est moi qui l'ai fait) c'est un peu ma référence dans le monde des blogs culinaire, c'est par son blog que j'ai découvert la blogosphère, et je la suis depuis de nombreuses années. Je suis ravi de faire l'émission à ses côtés!
Premières séquences: balade trois par trois dans la rue, on marche vers les caméras, on feint un air détaché; 'ne pas regarder la caméra!', on lève nos lunettes négligemment. Voilà pour la séquence d'intro; une voix off viendra probablement compléter la séquence et nous présenter brièvement. Ou pas!


Petit café pour nous remettre de nos émotions, discuter encore, attendre surtout que les Candidats soient prêts à nous recevoir. Parce que pendant que nous lézardons sur la terrasse, ils mettent les dernières touches de déco à leurs restaurants d'un jour, peaufinent leurs menus, démarrent probablement les cuissons...

Nous voilà enfin au coeur du sujet. Les trois restaurants en lice sont dans la même rue, séparés d'une cinquantaine de mètres. A nous de jouer, par petit groupes nous passerons successivement devant chaque restaurant. Oups, une jeune fille en veste blanche traverse la rue en courant, manifestement très préoccupée par ses activités... on croît la reconnaitre, mais non ce n'est pas possible... Elle nous jette le nom de son resto et disparait!

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Crédit photo Internet et Le Parisien

Premier restaurant, Comme Chez Soi, on examine l'aspect extérieur, la carte, on jette un oeil à l'intérieur. Pas mal. On commente à voix haute, on s'échange nos réflexions, nos avis. Les caméras sont là, au fond du resto, derrière nous, tout autour de nous. Une journaliste arrive, son rôle est de nous faire parler, alors on parle, on commente, on juge.... une infime partie restera au montage!
Groupes suivants, restaurants suivants; après une bonne heure nos choix sont faits, passons au vote! Un des trois restaurants n'est pas retenu, c'est la règle du jeu. Les têtes de légumes et le côté bistro n'ont pas fait mouche.

Notre choix étant fait, il reste à départager les deux restaurants restants sur base de leur menu! Les Chefs arrivent. Guilaine Arabian, tout de cuir noir vêtue, descend de sa moto. Suivie par Jean-François Piège, Thierry Marx, Christian Constant, Cyrille Lignac... woaw, ils sont là, en vrai!

Premier resto, Les 3 Canailles, on aperçoit les candidats, on reconnait Alexis, on comprend que d'anciens sont de retour dans l'aventure cette année. On ne peut pas leur parler. Ils nous saluent, nous accueillent, nous installent à table. C'est magnifique, clair, lumineux, bien décoré. Blanc et bois, cuir et tête de rhino!Les Chefs s'installent à une table à côté de nous. On commente la déco, la croûte du pain, le beurre, les couverts, tout ce qu'on voit, entend, ressent! Les caméras sont partout, volent d'une table à l'autre, se passionnent pour nos mains, nos mimiques, nos expressions. Des journalistes les accompagnent, de table en table nous interrogent, suscitent nos réactions alors que les premiers plats arrivent. Il fait très chaud. Jennifer, charmante, nous présente les plats.

Dégustation, commentaire, regards, on essaie de dire des trucs censés, de ne pas répéter ce qui a déjà été dit trois fois par nos collègues dégustants, d'éviter les lieux communs, de faire passer nos émotions. C'est bon, très bon! Les plats sont chauds, ils sortent vraiment d'une cuisine où trois Candidats sont en plein coup de feu, à fond dans le concours. C'est pas du chiqué!
Et puis un flash, je prends conscience de l'irréalité de la situation: je suis assis à Top Chef! J'entends à la table à côté ces voix si familières qui d'habitude ne sortent que de la p'tite boîte dans mon salon! Les mots sont les mêmes, l'accent chantant de Lignac reconnaissable entre mille, le croustillant, le gourmand, le 'travail', les "traceurs gustatifs" chers à Thierry Marx, tout y est! Quelle drôle de sentiment, quelle étrange situation! Je reprends mes esprits et continue à commenter cette expérience hors du commun, nez-à-nez avec cette tête de rhinocéros qui décore le mur opposé!
Entrée pas aussi croustillante que l'intitulé ne le laissait présager, plat de poisson fin et succulent, dessert frais mais qui n'a malheureusement pas supporté la chaleur excessive de ce début d'été...
Dehors, des passants essaient de nous apercevoir, de reconnaitre un Chef, un candidat...
Entrée, plat, dessert, c'est un vrai menu gastronomique que nous avons dégusté! C'était sincèrement très bon.
Petite pause dans le mini-parc attenant. On partage nos expérience, on rigole bien entre blogueurs, on est dans le même bâteau, chouette ambiance au soleil!

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Deuxième resto, l'Orchidée. Même scénario. Je suis dos à la salle, dommage. Mais toujours aussi bien entouré de Pascale et Dorian, à côté d'Isabelle et Quentin.
L'entrée est magnifique. Je ne croyais pas pouvoir tellement apprécier un plat froid de lapin! La suite aussi, mais nous mesurons la 'prise de risque' peut-être excessive de cette pièce de poisson découpée et servie en salle!
Noémie est radieuse, souriante, prévenante. Son dessert nous plaît beaucoup évidemment, une belle combinaison de saveurs et de textures, que nous finissons sans en laisser une miette malgrés les deux menus trois services que nous venons de déguster!


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Le repas se termine, nous sommes repus, de ces plats magnifiques, de ces questions, de paroles, de toutes ces caméras....
Dernière étape, le vote final, en rang d'oignon nous passerons un par un par l'urne. L’Orchidée pour moi, ce repas m'a vraiment beaucoup plu!

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Pendant ce temps, on démonte déjà les restaurants. L'enseigne des 3 Canailles laisse place à celle d'une crêperie, les bardages de décoration sont démontés, les nappes enlevés,...

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Retour en petit groupe de blogueurs vers Paris en RER. Des images plein la tête, un grand sourire au lèvre, les yeux un peu cernés quand même à l'issue de cette longue journée!

Je passerai encore quelques heures à chercher un hôtel décent et pas hors de prix, mon dernier train vient de partir. Il fait bon à Paris la nuit. Courte nuit avant de reprendre le train pour Marseille à l'aube et rejoindre les bras de Mlle S à qui je suis impatient de raconter cette aventure!

Voilà, de cette journée extraordinaire je garderai un souvenir incroyable; il ne restera sur pellicule que quelques minutes de contribution à cette émission, mais dans nos têtes le souvenir d’une expérience unique!

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Retrouvez les blogueurs qui m’ont accompagnés dans cette aventure:
Pascale de
C’est moi qui l’ai fait
Tiphaine de
Goumandiseries

Isabelle de Le bout de ma langue
Anna de AnnikaPanika
Barbara et Pierre-Gaël de Les gourmands 2.0
Quentin de Geek and Food
Cristian de Fast and Food
Dorian  de Mais pourquoi je vous raconte ça

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28 février 2014

Top Chef - Un jury de blogueurs culinaires pour la Guerre des Restos!

 

 

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Ce lundi 3 mars, une dizaine de candidats sera encore en lice pour la 7ème semaine de Top Chef #5. Une partie d'entre eux s'affrontera en équipes dans une des épreuves les plus attendues de la saison: la Guerre des Restaurants

Répartis en 3 équipes, les candidats de Top Chef tenteront de réaliser leur rêve : créer leur propre restaurant. Chaque équipe aura 48h pour trouver un nom, inventer un concept, faire la décoration et créer la carte de son établissement.

Tous cuisineront pour une clientèle de choix : une sélection de blogueurs culinaires influents… 
               
                                      .... et parmi eux, un blog culinaire belge ;-)

Ca y est, je peux vous dire ce secret qui me brûle les lèvres depuis six mois - avec pas mal d’appréhension quand même - Cook’n’Roll a été sélectionné l’été dernier pour participer à cette petite aventure, dont je ne vous dirai pas plus pour le moment afin de ne pas gâcher le suspens…  Impatient (et un peu nerveux!) de découvrir les images qui resteront de cette journée de tournage exceptionnellement riche en découvertes, rencontres, et émotions!

Cette journée a été l’occasion de rencontrer ou de revoir la crème-de-la-crème des blogueurs culinaires français, participant au jury :-)

Pascale de C’est moi qui l’ai fait - ’le tout tout premier blog culinaire que j’ai suivi!
Tiphaine de
Goumandiseries
Isabelle de Le bout de ma langue
Anna de AnnikaPanika
Barbara et Pierre-Gaël de Les gourmands 2.0
Quentin de Geek and Food
Cristian de Fast and Food
Dorian  de Mais pourquoi je vous raconte ça

Attention, cette année la règle de la Guerre des Restaurants évolue, seuls deux des trois établissements concourront!  En effet, les jurés de l’épreuve (nous, donc!) vont, comme de simples clients, choisir où ils veulent aller dîner en observant de la rue, les 3 établissements.
Façade, déco intérieure visible de la rue, carte affichée à l’extérieur et prix pratiqués seront les seuls critères qui dicteront notre choix.

Après notre passage, nous choisiront les 2 restaurants dans lesquels nous aurons envie de dîner.
L’établissement qui recueillera le moins de votes ne sera pas dégusté et baissera son rideau de fer sans même avoir pu faire goûter ses plats. Une déconvenue fatale pour l’équipe qui n’aura pas réussi à séduire ses « clients ».

Quels restaurants auront réussi à nous séduire?
Comment les candidats s’y prendront-ils pour nous « vendre » le mieux possible leur établissement ?
Quelle équipe verra son rêve partir en fumée sans même pouvoir faire goûter son menu ?
Et puis... quels seront les menus qui auront su émouvoir les papilles du jury de Chefs et blogueurs, qualifiant l'équipe pour l'étape suivante?


On se voit le lundi 3 mars ?!  - à 2030 sur RTL-TVi et 20:50 sur M6 - Retrouvez-moi sur Facebook et Twitter ;-)

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