19 août 2017

Portugal - balade entre Porto et Lisbonne

Portugal

Deux bonnes heures de vol séparent Bruxelles de Porto. Nous voilà arrivés pour une dizaine de jours au Portugal, sans but précis si ce n'est de découvrir Porto et revoir Lisbonne!
Pratique, un métro relie l'aéroport au centre ville. Nous sommes très chaleureusement accueillis aux Century Fontainhas Apartments où une jeune portugaise francophone nous explique sa ville d'adoption avec passion! La formule 'location d'appartements' est très répandue au Portugal, on réserve facilement même via Booking, et offre l'avantage d'un confort supplémentaire par rapport à l'hotel et de ne pas devoir faire trois repas au resto! Bref, ravis du Century Fontainhas Apartments (hormis le bruit de la rue).

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Nous sillonnons la ville pendant trois jours, sous un agréable soleil d'automne. Dans la partie 'haute' de la ville on apprécie particulièrement les sandwich au cochon de lait servis A Casa Guedes. Attablés au bar on peut à loisir voir le balais des cuisinières sortant de gros jambons rôtis à la peau croustillante pour les amener au bar où il seront tranchés finement, mêlés à un peu de jus de cuisson puis fourrés dans des pains toastés avec une généreuse couche de fromage crémeux (ou pas, au choix)! Hyper simple, une tuerie! Dans cet établissement simple et populaire on découvre aussi le caldo verde, une soupe aux choux et pommes de terre toute simple elle aussi mais parfaite pour ajouter quelques légumes à nos repas carnivores! Pour ma part je me laisse tenter par une soupe "Pipas" au sang de porc (rien ne se perd)... l'énoncé peut effrayer, mais le goût est très doux, rappelle le boudin noir, un régal (mais en même temps j'adooooore le boudin noir!). Ca calle bien!

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La plupart des restos proposent la spécialité locale, la Francesinha, sorte de croque-monsieur bien garni de charcuteries, couvert de fromage et arrosé d'une sauce légèrement piquante. On n'y goutera finalement pas!

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La balade dans Porto est agréable. On croise de jolis trams d'époque, des églises et bâtiments couverts des fameux azulejos (carrelages décorés), de jolies églises, une superbe bibliothèque en bois travaillé, un Superdry, et même un McDo dans un magnifique bâtiment d’époque garni de grand miroirs et de dorures!
Le centre d'art Hard Club nous retient un moment en descendant vers le bas de la ville; des expos y sont organisées (photos lors de notre passage), un beau resto à l'étage, le tout dans un bâtiment post-industriel du plus bel effet.

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Impatients de découvrir le marché Bolhao, abrité sous une grande halle, nous sommes un peu déçu par l'offre réduite de produits du cru, au profit des produits un peu trop touristiques. On y trouve néanmoins des marmeladas maison, quelques belles charcuteries, et en semaine du poisson frais (pas le jour de notre visite, le marché est fermé le dimanche et ne propose pas de poissons le lundi).

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Nous nous attablons à l'une des petites terrasses du centre du marché. Service très olé-olé, touristique à mort, lent et désorganisé, mais finalement on se régale de sardines grillées délicieuses.

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La ville est très très pentue! De longues rues descendent vers la rive du Douro et le quartier de la Ribeira célèbre pour ses petites ruelles bordées de maisons un peu délabrées mais offrant un spectacle coloré, surtout au soleil couchant depuis la rive opposée du fleuve.

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Difficile de faire le tri entre les restaurants à touristes, nous atterrissons au Porto Escondido qui s'avère un très bon choix, dans une petite cour de la Ribeira, on dégustera du Bacalhau "a Bràs" (cuit avec œufs et pommes de terre) et "a Braga" (file de morue, pommes de terre, légumes).

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Aaaaaaah le baccalau! Un mot et une saveur qui rythmeront notre périple! On le retrouve à tous les étages ce poisson (morue) séché. Partout on trouve le poisson presque entier, ouvert en deux, salé et séché. Il se conserve ainsi des mois et doit être désalé 48h avant d'être cuisiné comme un filet frais. J'en ai un bon kilo dans mes bagages, les recettes suivront sur Cook'n'Roll (celle des pasteis de bacalhau est ICI)!

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On traverse le Douro sur un grand pont métallique à hauteur de la Ribeira, au choix à quelques mètres de l’eau ou sur l'étage supérieur au  niveau de la ville haute. Le Douro prend sa source au nord-est de Porto et est bordé sur une bonne partie de coteaux de vignobles servant à la réalisation des deux vins fameux de la région, le Porto et le Vino Verde, ainsi qu'une série d'autres vins moins connus (des rouges notamment).

Si les raisins sont récoltés et pressés dans ces vignobles éloignés de Porto, c'est à Vila Nova de Gaia, juste en face de Porto sur le bord du fleuve, que les célèbres maisons de Porto font murir leurs vins mutés. Encouragés par les Anglais à la production de ce breuvage, ce sont des noms anglophones qui garnissent la colline, signalant les chais de Graham's, Sandemann, Porto Cruz, Cruz, etc...
Chacun propose une visite-dégustation et nous ne nous faisons pas prier pour franchir la porte de Graham's.
La visite consiste à visionner un film détaillant la production, la récolte, le foulage et la mise en tonneau du vin, avant de visiter les chais, grandes pièces aux murs de briques renfermant des milliers de tonneaux de chêne et de bouteilles.

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S'il y a peu à voir, les explications sont passionnantes. On apprend que les raisins mûrissant sur les rives du Douro sont récoltés foulés sur le lieu de récolte, mis en fermentation, avant de recevoir une dose (25% environ) d'alcool de raisins qui arrêtera la fermentation. Le vin est alors transporté vers Porto, où il est mis à mûrir en fûts. Ravis en tout cas d'en avoir appris plus sur ce vin et d'avoir pu faire une dégustation comparée de différents vins d'un même producteur.
… et je t’en dirai plus sur le sujet très bientôt, j’ai prévu d’ici quelques semaines une visite plus approfondie des caves de Graham's - stay tuned ;-)

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Premières pluies du séjour... pas les dernières  malheureusement. L'achat d'un parapluie s'avèrera un bon investissement!

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Après trois jours de balade le nez au vent dans la ville, des tonnes de petits cafés et pâtisseries aux jaunes d'œufs et sucre (le pasteis de nata n'est qu'un représentant de cette grande famille), de bacalhau à toutes les sauces, d'azulejos et de petits apéros en terrasse, nous mettons le cap au sud vers la ville universitaire de Coimbra. Pas de plans précis pour ce voyage, on décide de se laisser conduire en train plutôt que de louer une voiture. Réservation de train facile par internet (il y a du wifi un peu partout btw) sur cp.pt, booking.com nous trouve un chouette petit hôtel pas trop cher et bien situé (Vitoria), parfait!

 

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Coimbra est une des plus vieille villes universitaires du monde. Fondée au XIIIème elle a une grande réputation internationale, et ses étudiants représentent un tiers de la population de la ville.

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Sympa de s'y balader, de grimper dans la vieille ville avec ses petites ruelles typiques. On visite l'université aussi, dont une superbe bibliothèque en bois renfermant des murs de livre d'un autre âge.

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Chapelles, auditoires et salles en bois, la visite es agréable à défaut de nous passionner. On ne passera qu'une nuit dans la ville avant de prendre la route, en bus cette fois (Rede Expressos, tout confort, wifi à bord, calme et confortable), vers la côte.

Nazare est une ville côtière, ancien petit village de pêcheurs aujourd'hui station balnéaire, célèbre pour les vagues immenses qui battent ses côtes en automne, paradis des surfeurs de l'extrême.

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Pas de bol, les vagues de dix mètres ont assuré le spectacle la veille de notre arrivée. On grimpe néanmoins en funiculaire sur la colline surplombant la baie de Nazare, pour une chouette balade vers le phare, vue sur la côté rocailleuse battue par les vents et les vagues. A hauteur du phare les vagues s’écrasent violemment sur les rochers, et même si ce n'est pas 'le' jour le spectacle est déjà bien impressionnant. On fait le plein d'iode et de grand air avant de faire encore de longues balades, un petit jogging et une exploration des ruelles typiques du village bordant le front de mer.

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Au matin, on y découvre des femmes de pêcheurs étendant le produit de la pêche (sardines et calamars principalement) sur des séchoir en mailles de filets, à même la plage. Le spectacle est odorant et typique, et donne une idée de l'activité qui a du animer cet ancien village de pêchers il y a quelques décennies.
A courte distance de la plage, dans le village, un marché couvert propose une belle sélection de produits de la mer et de la campagne: on en profite pour faire le plein de fromages (vache, chèvre, brebis) et charcuteries.

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A deux pas de notre hôtel (Mare, très confortable *** pour €42 pdj compris, parfait!) un petit resto fait la une de Yelp et de nos guides: le A Tasquinha propose des spécialités de la mer, et nous optons pour une sélection de gambas (pas terrible) et un délicieux arroz mariscos, sorte de risotto liquide garni de poissons et crustacés.

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Notre bus est réservé pour le lendemain, sans quoi on aurait probablement passé une bonne journée de plus à Nazare dont l'air vivifiant et la tranquillité nous ont beaucoup plu!

En route pour Lisbonne.
En bus cette fois encore, trois petites heures de route. Impatients de revoir cette ville qui nous avait laissé un excellent souvenir lors de précédents voyages. Petit appart réservé dans l'Alfama (vieux quartier populaire de la ville); passés les petits soucis d'organisation et de propreté à l'arrivée, on s'installe confortablement dans ce logement bien pratique et situé au cœur du vieux quartier de la ville: petites ruelles, femmes s'apostrophant d'un bâtiment à l'autre, petits commerces de quartier où tout le monde se connaît, restos à touristes aussi et Fado à tous les coins de rue. L'ambiance y est néanmoins typique et agréable.

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Quatre jours pour redécouvrir cette ville toujours aussi belle, vivante, et... touristique. Les boîtes de sardines sont partout, plus belles les unes que les autres, le bacalhau aussi, et que dire des pâtisseries tellement tentantes avec leurs couleurs dorées, mélange de pâtes beurrées et de jaunes d'oeufs sucrés!

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On retrouve aussi le plaisir de déguster une Ginjina (alcool de griottes - j'en parfumerai mon foie gras au retour!) dans une petite aubette du centre ville, les pasteis de nata irrésistibles, et les spécialités de fromages et charcuteries fumées au marché des producteurs.

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A quelques encablures de la Placa de Comercio se tient le Mercado da Ribeira. On ne verra pas le marché en lui même, trop excités de découvrir son annexe 'Time Out' où les restaurateurs sont alignés pour proposer des spécialités plus attirantes les une que les autres.

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Cuisine de chefs renommés de la région, sushi, cuisine asiatique, boulettes de viande et de bacalhau, cochon de lait rôti à la peau croustillante (mon choix du jour!),... le choix est difficile, le monde se presse sur les grandes tables dans un joyeux brouhaha. Zut, à notre sotie de table, le marché à fermé ses portes!

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Eglises, tram, petites ruelles, fado, bacalhau, balades urbaines, Lisbonne propose une multitude d'activités à qui aime découvrir la ville (et n'a pas peur des côtes!).

Balade à Sintra, à une petit heure de train de Libonne.

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Le highlight gastronomique de ce séjour sera notre passage à la Cervejaria Ramiro. On fait la file pour y rentrer, d'autant qu'on n'a pas réservé un samedi soir. Avant de rentrer dans une grande salle de type brasserie, où les serveurs s'agitent de table en table, servant de simples plâtrées de fruits de mer. Hormis une pièce de viande ou deux, la carte est exclusivement tournée vers la mer. Pas de préparations compliquées ici, et oubliez les légumes, les fruits de mer sont proposés ultra-frais, cuissons courtes et accompagnés de pain toasté et beurré. Et d'un verre de vino verde bien entendu, ou d'une bière.

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Après avoir choisi (au poids) un tourteau, des pouce-pieds, des gambas, et des huitres, on nous apporte le matériel nécessaire: fourchette à crustacés, planchette et marteau pour venir à bout des carapaces récalcitrantes.

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De grands aquariums bordent la salle et on voit les serveurs régulièrement y plonger le bras pour en sortir un homard, une langouste, ou autre crabe qui finira sa course deux secondes plus tard dans les casseroles fumantes de la cuisine ouverte! Tout un spectacle!

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Pendant que notre tourteau finit de cuire on nous apporte nos pouce-pieds avec une petite explication sur la manière de décortiquer ces mollusques au look improbable (et effrayant pour certains). C'est un régal, juteux, iodés, doux, une belle découverte!
Nous quittons Ramiro repus et à regret, ravi d'avoir passé une si délicieuse soirée!

Fin de séjour tranquille avec un retour en train sur Porto, logement dans un petit hotel 'design' du centre et dernières emplettes avant le retour.

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Belle escapade malheureusement un rien trop humide à notre goût, mais pleine de jolies découvertes et une envie de pousser la visite de ces belles régions plus loin encore lors d'une prochaine escapade!

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Posté par gbogaert à 09:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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25 mai 2012

Sardaigne - Mai 2012

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 Cagliari - 16 mai
Arrivée en Sardaigne à l’aéroport d’Elmas à Cagliari, capitale de la Sardaigne. Merci Ryanair pour ce vol économique et sans encombres! Température idéale, grand soleil, ça sent les vacances dès les premiers pas sur le tarmac. Quelques dizaine de minutes plus tard, nous voilà dans notre petite Punto de location. Ce mode de déplacement semble être très prisé pour visiter l’île, à en juger par les files impressionnantes aux bureaux de location; et surtout chez Europcar: le partenariat avec Ryanair y rameute les foules!

En route vers Pula, sur la côte à 25km à l’ouest de Cagliari, où nous avons réservé un agriturismo pour trois nuits; mon frangin y avait passé quelques jours et nous en avait dit le plus grand bien!

L’agriturismo Monte Mereu se trouve à courte distance de Pula, au bout d’un long chemin de terre. Une grande maison entourée de jardins et de végétation, avec une vue superbe sur les champs et la mer au loin. On s’y sent bien, le calme est absolu, la vue magnifique, l’endroit confortable. La Mamma et son fils sont juste adorables et on arrive à communiquer facilement en italo-franco-gestuel!

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Balade à Pula, premières glaces (obligé!), le village est sympathique mais pas particulièrement charmant. Pizza e pasta pour notre première soirée, sur la placette assez touristique…

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Cagliari - 17 mai

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Réveil au son de la nature, volets ouverts sur la campagne ensoleillée… l’endroit est beau et reposant!
Mes souvenirs de petit déjeuners italiens sont plutôt arides, souvent limités à un croissant et trois biscottes sous vide… Ici ce sera du bon pain frais civraxiu à base de farine blanche, croûte craquante et mie moelleuse, accompagné de biscottes (!), biscuits à la cuiller, confiture, chocolats, et bien entendu un excellent café! Tout cela servi dans une petite pièce simplement décorée de petits objets paysans, la télé planté bien au centre du décor, et avec une vue imprenable sur la campagne et la mer.

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Nous gagnons Cagliari pour quelques heures de visite. Rues commerçantes d’abord, avant la fermeture des magasins de 13 à 16-17 heures, balade dans les ruelles du vieux quartier ensuite. La ville est sympathique, tout comme ses habitants, mais manque un peu de charme. Il fait bon y déambuler, découvrir les petites épiceries de quartier, les horlogers et cordonniers encore artisanaux, les quelques belles églises.

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Dans une épicerie fine, nous gouterons au délicieux pecorino sarde, ainsi qu’au Pane Carasau, un pain ultra fin encore appelé ‘papier à musique’, croustillant et délicieux trempé dans une bonne huile d’olive locale!

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Cet apéritif gastronomique continuera le soir, de retour au Monte Mereu, après un petit jogging le long des plages de Nora . En effet, le logement en agriturismo, s’il se justifie par la beauté des lieux environnants, vaut aussi pour la cuisine locale et familiale servie par la Mamma des lieux! Et ce soir, nous ne serons pas déçus: c’est une ribambelle de spécialités de la région qui défileront à notre table, nous laissant plus que repus!
Deux primi pour débuter le repas: des spaghetti alla bottarga pour commencer: des pâtes légèrement huilées et saupoudrées d’œufs de mulet séchés et fumés. Un plat ultra-simple et plein de saveurs iodées et fumées. DesMalloreddus ensuite: pâtes de farine de son colorées au safran, épinards, et tomates, et accompagnés d’une délicieuse sauce onctueuse aux tomates fraiches et saucisse sarde.
Un plat original ensuite, des tranches de porc cuisiné aux champignons, olives vertes et câpres dans un jus parfumée au vin blanc. Un régal servi avec de courgettes et aubergines (les grosses rondes, violettes) panées et frites, d’un moelleux incroyable! Pour terminer, quelques biscuits maison, dont ces petits choux frits et enrobés de sucre addictifs, et un verre de myrto, le digestif sarde typique distillé à partir des baies d’une plante abondante dans les maquis.

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C’est certain, il y aura de la poutargue et des gnocchi sardi dans nos bagages, et je tenterai ces Malloreddus à notre retour: Faire revenir des tranches de saucisse sarde dans un peu d’huile d’olive et d’ail. Ajouter de belles tomates mondées et épépinées. Assaisonner et ajouter une pincée de safran. Laisser fondre les tomates. Cuire des gnocchi sardes et les mêler à la sauce avec un peu d’eau de cuisson. Déguster avec du pecorino râpé.

La côte sud - 18 mai

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La Sardaigne est célèbre pour ses côtes, ses plages, ses criques. Nous décidons de profiter de cette journée qui s’annonce très ensoleillée pour longer la côte à l’ouest de Cagliari, vers Chia et Porto Teulada. A Chia, les plages sont magnifiques, sauvages. Nous entamons une longue balade dans le maquis qui longe la plage, traversons des dunes, marchons sur le sable, avant d’atteindre un grand étang où s'ébattent des nuées de flamands roses. La plage attenante est longue et blanche. Le vent y est fort, comme souvent depuis notre arrivée, et nous profitons du ballet offert par un groupe de kiters et funboarders!

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En quittant Chia vers Porto Teulada la route serpente dans les collines le long de la côte, offrant des paysages à couper le souffle sur la mer, les petites iles surmontées de tours de guet, et surtout les plages blanches et brillantes, contrastant avec la végétation colorée de rouge, vert et jaune des maquis.

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De retour au Monte Mereu, nous dinerons avec un couple italien et le fils de la maison. Courgettes et aubergines fondantes et marinées dans l’huile et le vinaigre en antipasti. Fregola ensuite, des petites pâtes de semoule grillées puis cuites à l’eau et servies avec une simple sauce tomate au pecorino; la texture fondante et al dente à coeur de ces petites pâtes est vraiment succulente. En second Primi (!), des ravioles farcies à la ricotta et menthe. En Secundo, une autre spécialité incontournable de Sardaigne, le Porceddu, un cochon de lait parfumé aux feuilles de myrte et grillé au feu de bois… sous la peau croustillante, une fine couche de gras fondant couvre la chair parfumée et moelleuse… une merveille de simplicité et de goût!

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Notre point de satiété très largement dépassé, vinrent encore des chaussons de pâte à pain farcis d’un mélange d’artichauts, saucisse sarde,et pommes de terre: moelleux, doux et au délicieux goût parfumé d’artichauts frais… Quel festin!

East Coast - 19 mai

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En route vers l’est, avec la promesse de découvrir le merveilleux Golfo d’Orrosei, où les falaises de calcaire se jettent à pic dans la mer turquoise…

Après une trop longue traverse de Cagliari (ne jamais faire une confiance aveugle à son GPS…), la SS125 file dans la jolie campagne et nous mène en quelques heures sur les plages de Tortoli. Si la plage est belle, le village et le port d’Arbatax attenant sont peu excitants et plutôt déserts. Nous ne nous attardons pas et décidons de pousser encore plus loin, et de chercher un logement à Santa Maria Navarrese. Là aussi, l’animation et le charme font cruellement défaut et ne trouvant pas notre bonheur hôtelier nous mettons le cap vers la montagne voisine, le village perché à flanc de montagne de Bunei et plus haut le splendide plateau de Golgo.

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Et là, l’émerveillement! La petite route de montagne serpente dans une végétation de pains, d’arbres verts et de roches offrant une étonnante palette de gris au soleil. Le macadam fait place à une route de terre et de sable à l’arrivée sur l’altipiano de Golgo: un plateau entouré de montagne, couvert de végétation luxuriante où paissent vaches, ânes, cochons, et chèvres en liberté…
Une église multi-centenaire, quelques écuries, et un ‘refugio’ complètent le paysage; nous y trouverons, contre toute attente, une agréable chambre avec superbe terrasse surplombant le magnifique paysage du plateau… calme, vue époustouflante, et la promesse de longues balades balisées vers les criques du Golfo di Orosei: l’endroit est idéal!

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En fin de journée, le Refugio de la Cooperativa Goloritze qui semblait désert s’anime du retour des randonneurs. Certains reprenant leur véhicule pour continuer leur route, d’autres restant comme nous sur l’altipiano pour la nuit.
Nous profiterons de la beauté du site et de son faible dénivelé pour faire
un petit jogging entre les regards craintifs de vaches, ânes et cochons, avant de passer à table!

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La grande salle de restaurant nous accueille ainsi qu’un groupe de randonneurs. Unique plats de pâtes au menu, bien décidés à continuer notre exploration des spécialités locales, mais sur un mode moins roboratif!
Nous découvrirons ce soir les surprenants
culurgiones: des raviolis farcis d’un mélange de mousseline de pommes de terre et de fromage fondu sarde, servi avec une sauce tomatée… succulents (recette ici)!

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Sous la pluie - 20 mai

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La journée avait pourtant bien commencé avec un agréable petit déjeuner et ce délicieux fromage blanc crémeux de brebis… Mais la pluie que nous croyions inexistante par ici nous a un peu gâché la journée… Le sublime paysage de la veille noyé sous une chape de nuages, et une pluie intermittente… Notre balade tombe à l’eau; nous allons faire un tour sur la côte en contrebas sans plus de succès: la pluie y est également au rendez-vous. Journée repos et lecture forcés, donc! En espérant que le temps revienne au beau fixe demain!

En attendant, on ne va pas se laisser démonter: dégustation de gnocchis locaux, tenant plus de la purée assaisonnée à la sauce tomate qu’à des pâtes, mais carrément addictifs. Et puis pour se consoler de toute cette pluie, on goûtera une spécialité sucrée: les sebadas sont des beignets farcis de pecorino frais, moelleux, frits et couverts d’un miel des maquis au goût fin et parfumé!

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Cala Goloritzé - 21 mai

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Le temps est un peu meilleur ce matin. Frais, nuageux, menaçant, mais nous décidons de faire fi des prévisions météo et, armés de nos vestes de pluie, d’entamer la descente du plateau du Golgo vers la plage de Goloritzè. A pieds.

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Le chemin longe d’abord une étendue de pierres, mousses, et petits arbres faisant penser à un jardin japonais géant, et entretenu pour faciliter l’accès à un gouffre profond de 300 mètres, il golgo su sterru, curiosité locale. Ensuite, direction vers le camping qui sert de point de départ à la descente. Chemins rocailleux pas facile, facile, sous le regard hébété des vaches qui se prennent pour des chèvres, accrochées à flanc de montagne!

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Le paysage est varié; après 20 minutes de marche on aperçoit la mer entre les montagnes. Le chemin, abrupt, plonge dans une petite forêt, ressort en plaine caillouteuse; on aperçoit des grottes tout le long du chemin, certaines aménagées de branchages par les bergers du coin. La pluie refait son apparition, temporairement heureusement.

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La mer est clairement visible maintenant, toute proche semble-t-il… il faudra encore trois quarts d’heure pour atteindre le bas de la montagne et apercevoir enfin cette crique magnifique, étincelante sous le soleil, sable blanc et roches immaculées, encadrées par la mer émeraude et les hautes montagnes plongeant à pic dans l’étendue bleutée… Le spectacle est magnifique!

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Repos sur la plage, séance photos, et même si on a oublié nos maillots, petit bain glacé dans l’eau transparente!!! On a bien fait de se mettre en route assez tôt, voilà un groupe de randonneurs qui débarque; on aura bien profité du calme de ce petit paradis avant d’entamer le retour. Une heure trente de montée bien raide, bien rude pour les pieds, à un rythme sportif tant qu’à faire.

Nous reprenons la route vers le nord, le long du golfe d’Orosei, direction Cala Gonone. Deux heures de route dans la montagne, vues plongeantes sur les plaines désertes, passages de cols, route serpentant entre les montagnes.

Arrivés à Dorgali nous bifurquons vers le littoral pour descendre au niveau de la mer dans la petite station balnéaire de Cala Gonone. Ouf, contrairement à Santa Maria Navaresse, celle-ci est animée, adorable petit village lové dans une magnifique baie. Balade le long des plages blanches, puis roses, puis rocailleuses. Le temps menaçant nous offre de magnifique lumières, colorant l’eau de bleu étincelant puis de noir profond.

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On se sent bien au Cala Luna, très confortable, accueil sympas, tarif ‘basse saison’ (€72 pdj compris) on restera deux nuits! Pizza e basta!

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Cala Gonone - 22 mai

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Ah, voilà encore une journée qui démarre bien: petit déjeuner varié et plantureux, et espresso à volonté! Le temps n’est toujours pas au beau fixe, froid et humide, mais qu’à celà ne tienne on ira faire un tour de village en village dans les montagnes avoisinantes, la Barbagia.
L’île est grande, les routes pas hyper-rapides, on abandonne définitivement l’idée de visiter Alghero, qui semble être une magnifique ville sur la côté opposée. Il faut dire en effet que si les paysages et plages sardes valent le détour, les villages sont pour la plupart mornes, déserts (en cette saison), tristes et vraiment peu intéressants… un peu déçu j‘avoue de ne pas retrouver les petites rues typiques, placettes, et apéros sous les platanes d’autres régions italiennes ou provençales.
Donc bref, nous voilà en chemin le long de routes sinuant dans la montagne, toujours aussi belle même si le soleil fait défaut. Arrêt, par acquis de conscience, dans deux, trois villages sans grand intérêt, et puis vient Orgolo, au coeur de la région des ‘bandits’, un village caractérisé par les fresques qui ornent nombre de ses murs.
Les habitants y ont pris l’habitude d’exprimer leurs émotions au travers de dessins de styles variés, le long de la rue principale du village et des ruelles avoisinantes. La balade est fascinante, entre les fresques naïves, ou de style Picasso, dépeignant des évènements marquants de l’actualité locale ou internationale. Certaines datent des années ‘60, et on retrouve Saddam, les Tours Jumelles, et les manifs du Larzac au milieu de critiques des politiciens véreux locaux! Unique exposition à ciel ouvert qui vaut bien les 40 bornes de routes sinueuses!

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Retour à Cala Gonone pour un jogging le long de la mer (les 20km de Bruxelles sont pour bientôt!), et un dîner romantique au dernier étage du Bue Marino; un excellent restaurant ‘with a view’ sur le port et la mer au soleil couchant, où nous dégusterons des fregola aux fruits de mer succulentes et des spaghettis à la poutargue, vongole, et artichauts parfaitement exécutés également!

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Retour à Cagliari - 23 mai

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Dernière journée avant le retour, il fait splendide évidemment!!! On profite une dernière fois du joli bord de mer de Cala Gonone, et poussons une pointe jusqu’à une très belle plage, pour piquer une tête dans l’eau glacée et se prélasser sur la longue plage de sable blanc. L’humidité des derniers jours a boosté les fleurs sauvages qui resplendissent dans les maquis bordant les plages. Superbe!

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Trois petites heures suffiront à gagner Cagliari en faisant un crochet par l’ouest pour profiter des deux voies bien roulantes de la SS131. Pointes à 120km/h, woaw!

On a réservé un B&B pas cher (€50) sur Booking.com pour la courte nuit avant notre retour: le Ladybird est vraiment une curiosité! Petit mais astucieusement aménagé, et surtout décoré dans toutes ses pièces d’un mélange de kitsch, d’art africain, de matériel techno et d’astucieux bricolages! Tout confort avec Wifi, parking facile dans les environs, douche et WC de compét’ accolés aux carrelages mexicains… une expérience intéressante!!!

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Cagliari en fin de journée est particulièrement animée, jusqu’à l’heure du repas en tout cas! On prend plaisir à se balader dans les ruelles du vieux quartier, on prend son temps pour sélectionner notre dernier resto! Dommage, la trattoria qu’on convoitait est fermée; qu’à celà ne tienne nous irons chez Mannà Mannà, un chouette petit resto dont la salle se prolonge en jolie terrasse entre les ruelles escarpées. Le patron, francophone et grand amateur d’herbes aromatiques, sera très fier de faire découvrir en grande primeur à Mlle S le prototype de la tasse à tisane en forme de masque typique sarde qu’il a mise au point avec un designer local! Sympas, mais moi c’et surtout ses pâtes fraiches à la ricotta fumée, menthe, basilic, tomates-cerises et pignons qui me laisseront sans voix! Le petit goût fumé de la ricotta très fin s’accordant parfaitement à la fraicheur des herbes! Excellentes pâtes aux jus corsé de fruits de mer également, pour conclure cette semaine en beauté!

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Voilà une semaine de vacances qui est passée bien vite et nous a bien dépaysés! Dommage que le temps n’aie pas été plus clément les derniers jours. On quitte la Sardaigne avec un petit goût de trop peu en terme de glaces, d’apéros en terrasse et de petits villages charmants et animés; mais avec une overdose de nature, de superbes plages, de gentillesse, de pâtes (!) et de culture culinaire privilégiant le simple et les très bon produits; tout ce qu’on aime!

 

30 novembre 2011

Myanmar 2011 - Yangon, Mandalay, Bagan, Inle, Shaungtha

 

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7 Novembre 2011 - Premiers jours au Myanmar - Yangon

Nous arrivons à Yangon, la capitale du Myanmar, le 5 novembre 2011 après un vol Bruxelles-Helsinki-Bangkok sans encombres. Fatigués quand même et vite accablés par la chaleur lourde à la sortie de l’aéroport. Nous réservons un taxi dans le hall ($10) et évitons ainsi aisément le comité d’accueil qui se montrait de toute façon bien moins excité que dans d’autres pays du coin!

Direction le May Fair Guesthouse, valeur sure du routard et du Lonely. Les prix ont bien augmenté par rapport a leur dernier passage, par contre: $24 avec clim et fenêtre (ça se paie, à Yangon!), hyper clean… on est loin des $12-16 annoncés dans les guides. Mais on ne chipote pas après 20 heures de voyage…

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Notre première surprise en traversant la ville c’est sa propreté! Tout chose relatives par ailleurs, hein, on n’est quand même pas en Suisse. Les rues sont larges, souvent bordées d’arbres et d’espaces verts. Pas de moto (interdites!), mais beaucoup de vieilles voitures rouillées. Pas de klaxons non plus, c’est étonnant… ah, c’est vrai, c’est interdit aussi!
On roule a droite au Myanmar, depuis l’indépendance… mais les volants sont restés à droite… Étrange sentiment que quelque chose cloche…

Nous passerons l’après-midi à prendre la température de la ville. Visite de la pagode centrale de Yangon: Sule Pagoda. Un peu de calme et de sérénité dorée en plein centre du trafic urbain. Recherche de change aussi, parce qu’ici les taux des banques sont peu intéressants. Nous nous rendons au marché Bogyoke, évitons les changeurs de rue aux taux farfelus, et changeons finalement à 775Ks par dollar chez un bijoutier du marché.

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Excellent repas de soupe de nouilles dans un bui-bui, le 999 Shan Noodles; pour le premier soir on ne prend pas trop de risques!

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Après une bonne nuit de repos, en route pour les pagodes. Ou plutôt LA pagode de Yangon: Schwedagon. Nous prévoyons d’y aller le matin et d’y retourner en soirée. Deux ambiances très différentes. C’est certainement la plus belle pagode que nous ayons jamais vue, un grand site dominé par l’immense pagode centrale, dorée bien entendu, recouvertes de pierres précieuses à son sommet, et entourée de pagodons, salles de méditation, boudhas dans toutes les tailles et toutes les postures. Tout est brillant, étincelant. Le sol en marbre est foulé par quelques fidèles, encore peu nombreux. Une immense sérénité se dégage du site. La lumière est superbe, irradiante, et fait briller les milles ors de la pagode. Impressionnant.

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Nous rencontrons deux moines qui nous font découvrir les coutumes du lieu, et notamment nous emmènent verser cinq bols d’eau sur la tête du boudhas correspondant à notre jour de naissance (Éléphant sans défenses pour moi, né un mercredi après-midi) . Hélas, le long moment passé avec eux sera un peu gâché par leur demande d’une offrande exorbitante, que nous refuserons bien entendu, préférant faire une offrande au temple!

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Après une visite au lac Kandawgy environnant le site, et un peu de repos, nous retournons à Schwedagon en fin de journée dans une toute autre ambiance: beaucoup plus de monde, y compris quelques bus de touristes. La lumière au coucher du soleil est splendide et pare les ors des temples d’une superbe teinte rosée. Le moment est magiques quand les éclairages de la pagode s’allument alors que la lumière du soleil couchant n’a pas encore disparu. Une expérience exceptionnelle et qui à elle seule justifie un passage à Yangon!

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Nous terminerons cette belle journée dans un restaurant un peu plus chic, le Monsoon. Décor colonial, service attentionné, mets délicieux; on retiendra surtout la salade d’aubergines fumées, chaude, épicée un régal!

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Le lendemain est un lundi férié, pour cause de célébrations indiennes. Les indiens forment en effet une large communauté à Yangon. Nous prenons à nouveau notre petit déjeuner dans une ‘tea house’, petit établissement servant du thé et des snacks plus ou moins élaborés tout au long de la journée. Chouette ambiance, sourires amusés des jeunes serveurs qui maîtrisent très peu d’Anglais; mais comme tout est exposé en vitrine, nous pouvons facilement montrer du doigt ce que nous désirons… même si on n’a aucune idée du contenu de ces petits pains, pâtisseries, et autres mets sucrés-salés! Au final on est loin de notre pain-nutella, mais ces petits pains fourrés de haricots, noix, et autres pâtes sucrées et non identifiées sont excellents!

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Nous avons réservé un bus de nuit pour Mandalay en fin de journée, et il nous faut trouver à changer nos euros-dollars avant de partir vers le Nord, où le change sera parait-il moins avantageux. Pas de bol, le marché Bogoyke est fermé et nous avons toutes les peines du monde a trouver un changeur sérieux… Finalement le Central Hotel nous prendra quelques euros à 1020Ks.

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Ensuite, direction l’Olympic Tower, du haut de laquelle nous prendrons un lunch léger avec une vue superbe sur la ville (enfin, le point de vue est idéal, la ville vue du ciel n’a rien de très excitant en fait!) Outre les traditionnels curry et fried noodles, nous goûtons à des rouleaux de fines tranches de pommes de terres enroulées autour de morceaux de poulet, le tout frit: délicieux mini-nems à la patate, bien croustillants, trempés dans une sauce légèrement piquante… à refaire à la maison…

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Nous terminons cette première visite à Yangon par le parcours pédestre recommandé par le Lonely; sympas et dans des rues un peu plus calmes que celles du matin. Ensuite, taxi vers la gare routière, qui se trouve quand même à une heure de route, y compris un beau bouchon à cause de travaux en chemin (ici aussi!!!). La gare routière est immense, un vrai labyrinthe de rues blindées de cars en attente de départ, rangés devant leurs bureaux respectifs; notre chauffeur de taxi doit embarquer un gamin pour se faire indiquer notre agence de bus…. contents de ne pas être seul dans ce capharnaüm!

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Dîner sur le pouce dans une gargote entre les bus (fried noodles, encore, mais toujours bonnes!), et en route! Bon, bus, sièges ok, route hyper-lisse et chacun roule sur sa bande… mais la TV diffuse un soap-opera birman à fond les ballons jusqu’à pas d’heure, ce qui de plus n’a pas l’air de plaire au nourrisson qui le fait savoir à grands cris… Merci Quies! Vers onze heures, on attendant une arrêt pipi-dîner dans un terre-plein boueux garni de cabanes-resto, comme souvent en Asie, mais non, quelle surprise de se retrouver sur une aire d’autoroute à faire pâlir d’envie nos amis Français, resto plutôt clean alignés en rang d’oignons, le tout éclairé au néon… Il y a du Gouv la dessous, on s’abstiendra de consommer!

[MISE A JOUR 2012] On me signale que, suite à la plus grande ouverture du pays cette année, un afflux de touristes rend la réservation de logements plus compliquées... il est probablement prudent de réserver plus en avance que ce que nous avions fait en 2011... bon voyage!]

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8 Novembre 2011 – Mandalay

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Arrivée avant 5 heures à Mandalay, crevés par manque accumulé de sommeil. On négocie un taxi sans beaucoup de bagou, mais avec un Polonais rencontré dans le bus histoire de partager les frais. Le Royal Guesthouse, qui nous avait annoncé ‘full’ la veille par téléphone a finalement une bonne chambre ($18 avec fenêtre, airco et eau très chaude; un certain charme délabré et propre). Libre à 8:00 du mat, c’est appréciable après une mauvaise nuit!
Repos donc, avant de partir déambuler dans les rues de Mandalay… l’image de calme et de sérénité que le doux nom de cette ville évoque est bien loin de la réalité. Comme à Yangon, les rues du centre (downtown) sont larges, établie selon un plan quadrillé, et numérotées. Elles sont aussi bruyantes, chaudes, poussiéreuse, polluées, … bref pas idéal pour une balade en plein cagnard!

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Nous découvrons la ville à pied, avant de nous arrêter chez Shan Ma Ma pour un déjeuner de curry à la mode Birmane: de nombreuses marmites de curry et préparations de légumes fument à l’entrée de la gargote, dégageant fumet alléchant; on montre du doigt ce qui nous fait envie, et cinq minutes plus tard les plats nous sont amenés à table accompagnés de soupe, légumes, sauces, et légumes croquants au vinaigre. On se régale de ces curry simples et savoureux.

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Nous descendons vers le sud de la ville à la recherche d’une fabrique de feuilles d’or. La visite est intéressante: nous admirons le travail précis et répétitif des femme collant les fines feuilles sur des parchemins de bambou, avant de les emballer par paquets de 10 (2000, 4000, ou 6000Ks le paquet – prix touriste – selon la taille des feuilles). Les feuilles d’or ont préalablement été aplatie pendant cinq heures par des hommes, battant l’or au marteau dans un rythme infernal. Une autre femme, elle, bat les feuilles de pâte de bambou à l’aide de deux marteaux de bois, dans un rythme tout aussi frénétique. Un travail certainement harassant pour ces ouvriers, et probablement mal rémunéré.

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Le soir tombe (il fait noir à 18:00), nous arpentons un sympathique Night Market où les échoppe de snacks se succèdent à celles de livres, vêtements Made in China, gadgets, jouets,…

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Diner de noodle soup Shan et petits spring rolls chez Mann, un établissement où de nombreux locaux (masculins) se réunissent pour boire un coup (bière et rhum local), discuter et fumer. Les plats sont excellents, la dominante de chou vert dans le bouillon nous plaît beaucoup, nous y retournerons!

La journée se terminera là, trop de fatigue et de soleil, trop tard aussi pour encore entamer une nouvelle visite.

 

9 Novembre – Mandalay

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Après beaucoup de réflexions, nous décidons de ne pas faire l’expédition en train et bus vers Thipaw et Pyin U Lwin , par peur de manque de temps pour boucler le trajet ‘classique’ Mandalay-Bagan-Inle et profiter des plages en fin de séjour. Nous suivons l’exemple et les conseils de Christophe, auteur de l’excellent blog Coup De Coeur en Asie, et décidons qu'après une première vue d’ensemble du pays, il faudra revenir pour visiter des lieux plus ciblés tels Kengtung, l’Arakan, et les montagnes au nord de Mandalay – en privilégiant – hélas - les trajets aériens.

Nous décidons de profiter au mieux d’un dernier jour à Mandalay en louant un taxi à la journée. Nous voilà donc de bon matin dans un ‘blue taxi’, vieille Mazda d’un autre temps, une petite camionnette en fait avec deux bancs sur la plate-forme arrière. Le taxi est plus rouillé encore que ceux de Mandalay, et sur les routes en terres on se demande souvent si les non-amortisseurs parviendront à maintenir l’engin en un morceau. Le bruit, grincements,  et chocs sont très impressionnants!!

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Premier arrêt au pied de la Coline de Mandalay (Mandalay Hill). 1700 marches à gravir à l’ombre – et au frais vu l’heure matinale – pour atteindre une succession de petites pagodes où les fidèles marquent un temps pour faire des offrandes et méditer. Ces divertissement successif, ainsi que les vendeurs de babioles qui nous saluent tout au long de la montée, nous font oublier le nombre impressionnant de marche; nous sommes ravis finalement de ne pas avoir pris l’option voiture plus ascenseur, onéreuse et bien moins intéressante.
Au sommet, une grande pagode un peu kitsch, brillant des milles morceaux de miroir dont elle est recouverte, et ceinte d’un point de vue sur toute la région. La vue est un peu décevante (mais n’est-ce pas toujours le cas?), mais nous profitons pleinement du calme, du frais, des couleurs, et des sourires qui rendent cet endroit si paisible. Un petit bonheur!

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La descente se fait sans y penser, notre chauffeur nous attend et nous mènera dans trois des plus beaux temples alentours (Kyauktawghi, Sandamuni, Kuthadaw), à très peu de distance l’un de l’autre. Nous nous promenons entre Bouddhas, stèles enchâssée dans de splendides stupas blanches éclatantes au soleil, presque seuls à arpenter ces lieux.

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A ce propos, depuis le début de notre séjour nous avons croisé très peu de touristes. Il semble que les voyages organisés (en bus) aient la cote, et que les voyageurs indépendants soient bien moins nombreux que dans les pays voisins. Les ‘quartiers routards’ sont inexistants à Yangon et Mandalay: pas d’agences de voyages, pas de bars pleins d’Anglophone a-fonnant leurs chopes bruyamment, pas de hamburgers, de Starbucks, de harceleurs (ou très peu, et vraiment pas collants), de boites de nuit, … Le revers de la médaille c’est la relative difficulté à organiser son parcours routard, à savoir ce que l’on mange, et à enchaîner efficacement les destinations. Nous commençons à prendre le plis et nous rabattons sur les bons services de nos hôtels et chauffeurs de taxis, mais ici on ne vous proposera pas à chaque coin de rue un ‘package’ pour faire le tour des sites dans la journée.
Autre détail pratique: internet, jusqu’ici et contre toute attente, fonctionne correctement et à prix décents. Les PC que nous avons utilisés étaient tous munis de Skype-micro-casque, et il est même parfois possible de trouver une connexion Wifi!

On ne nous la refera pas: cette fois-ci nous passons les heures les plus chaudes dans le confort climatisé (mais bruyant, le vieux clim!) de notre chambre, et reprenons la route en milieu d’après-midi.
Direction la pagode Mahamuni, la plus adulée de la région. Sa particularité tient en ce grand Buddha dont le corps est couvert de milliers de couches de feuilles d’or déposées par les fidèles. Fait curieux, seuls les hommes sont autorisés à approcher le Buddha. Je ne me prive pas, je me rends sur l’estrade exiguë où trône le Buddha pour admirer ses formes rebondies de près. Les feuilles d’or lui donnent un aspect de sumo, son corps disproportionné et boursouflé contrastant avec son petit visage lisse et brillant! Je suis invité par un fidèle d’une extrême gentillesse à déposer quelques unes de ses feuilles… moment qu’il tiendra absolument à immortaliser avec mon appareil photo, malheureusement pas équipé d’un objectif permettant une vue si rapprochée :-( Un moment très particulier en tout cas, noyé dans la ferveur de ce peuple adorable.

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Aux alentour du temple, les artisans du coin travaillent le marbre pour sculpter des bouddhas et autres divinités au burin et à la meuleuse d’angle. Leur habileté est sidérante: en coup maîtrisé de meuleuse ils traces les courbes de la statue, laissant le visage à l’état brut pour finalement lui donner sa forme finale au burin et au ciseau. Les femmes d’occupent des finitions, et notamment du long ponçage à la pierre puis à la brosse à dents humide.
Le blanc éclatant du marbre illuminé par les raies de soleil filtrant au travers des arbres, la terre brune, les volutes de poudre de marbre, et le bruit répété des coups de burin donnent à cet endroit une beauté particulière.

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Nous rejoignons notre sympathique chauffeur pour la dernière étape de la journée: Amarapura. Ce village est célèbre pour son pont en bois de teck de plus d’un kilomètre. C’est bien entendu en fin de journée qu’il est le plus beau, et les touristes ‘package’ le savent bien! Nous les accompagnons donc pour la longue traversée du pont, croisant également beaucoup de locaux et de moines. Le soleil déclinant illumine le pont et les eaux de couleurs chaudes, les appareil photo crépitent. Nous décidons de ne pas aller admirer le pont depuis l’eau en bateau, malgré les très nombreuses sollicitations, et préférons nous balader sur un îlot de terre ferme au milieu du fleuve. La vue des hauts piliers illuminés de soleil, surplombés des passants en ombres chinoises, est magnifique. Je prends beaucoup de plaisir ensuite à admirer – et photographier – les diverses plaques de métal usées par le temps et remplies d’inscriptions en caractères birmans, qui ornent le pont. L’écriture birmane est particulièrement belles, les plupart des symboles étant très ronds, circulaire.

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Retour sur Mandalay, notre chauffeur nous recommande un petit noodle shop Shan près de notre guesthouse, et nous terminerons cette journée au Nylon Ice Cream: un bar-glacier très fréquenté par les habitants de Mandalay (c’est bon signe, et gage de fraîcheur et d’hygiène indispensable pour se risquer à déguster ce type de produit sous les tropiques!). Il fait bon s'asseoir en front de rue dans l’ambiance bleutée de la terrasse, et s’imprégner de l’ambiance locale en dégustant une délicieuse glace au lait, vanille, taro, papaye, …

 

10 Novembre – En route pour Bagan

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Lever aux aurores ce matin. Notre chauffeur de la veille nous attend à 5:00 pour nous emmener à l’embarcadère. Nous avons réservé un trajet en bateau de Mandalay à Bagan, préférant finalement ce moyen de transport outrageusement cher ($40!) au bus. Le départ du Malikha est prévu à 6:00 et nous arrivons avec 45 minutes d’avance, ce qui nous permet de nous assoir sur le pont, places de choix à l’avant du pont dans sa partie couverte (la soleil va taper dur!). A refaire, le côté droit du pont est encore meilleur car moins ensoleillé sur le parcours! Nous passerons la journée sur le pont plutôt que dans la salle climatisée où des sièges confortables nous sont pourtant réservés! Le voyage est très agréable, au rythme lent du navire, les paysages et scènes de vie se succèdent, le confort est bon et nous permet de lire, écrire et profiter du moment. Nous sommes exclusivement entourés de touristes, et faisons la rencontre d’Edith et Myriam, deux bruxelloises avec qui nous auront de longues discussions et échanges de bons plans!

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Ce long voyage (10 heures) est également une transition bienvenue entre l’agitation et le bruit de Yangon et Mandalay, et Bagan que nous découvrons calme, reposante, tranquille. Nous logeons pourtant dans la partie la plus animée du site, à Nyaung Oo. Le New Heaven  ($18 pour une immense chambre ultra-propre, eau chaude, fan, airco et petite terrasse– les chambres plus petites sont à $15) est construit de bungalows en dur autour d’une cour lumineuse et arborée, parfaitement située à quelques dizaine de mètres de la rue des restos et de l’animation (toute relative) du coin.

Le site de Bagan s’articule autour de trois villages: Nyaung Oo, Old Bagan, et New Bagan (du nord au sud). A Nyaung Oo, nous trouvons pour la première fois une l’ambiance routarde familière, avec une petite rue consacrée aux restos et services (limités) aux touristes. L’ensemble reste néanmoins peu développé, calme et serein. Les routes de terre et sable, la végétation luxuriante, le chant des moines (parfois agaçants en milieu de nuit!), le piaillement des oiseaux, et les petits restos soignés rendent cet endroit très agréable, et très reposant après notre périple dans les grandes villes.
A Old et New Bagan l’animation est quasi-inexistante, les hôtels plus luxueux et repliés sur eux-même, mais ces sites sont entourés des fameux temples de Bagan.

Notre arrivée à Bagan coïncide avec une pleine lune… et pleine lune ici veut dire fête, offrandes, visites aux temples, foire, ferveur, … Nous comptons bien en profiter!

Après un repas frugal au Pyi Wa judicieusement installé au pied d’une petite stupa illuminée de bougies, nous nous dirigeons vers la pagode Shwezigon. La fête bat son plein, la superbe pagode est pleine de fidèles en faisant le tour, réalisant des offrandes, ou écoutant religieusement la parole d’un moine rapportée sur plusieurs écrans à travers le site. Les lumières sont splendides, partout de petites bougies illuminent les ors des stupas, de l’encens brule aux pieds des buddhas et empli l’atmosphère de ses odeurs âcres. Même si les rites et préoccupations bouddhistes nous échappent, on se sent empli et transportés par toute cette énergie, cette ferveur, ce mélange particulier de lumières de couleurs, et d’odeurs asiatiques. Autant de sens marqués à jamais par cette expérience.

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Et pour parfaitement combler nos cinq sens nous irons ensuite faire un tour à la fête jouxtant le temple et où de multiples échoppes vendent des préparations plus ou moins familières mais pour la plupart très tentantes! Nous nous régalons de pop-corn et autres sucreries, et promettons de revenir le lendemain pour gouter aux crêpes, soupes, nouilles, et gâteaux qui sont préparés sous nos yeux. Nous déambulons avec plaisir entre les échoppes, les manèges pour enfants (tous actionnée à la main!), les vendeurs d’articles ménager et vêtements, le concert de musique ‘moderne’, difficile à supporter pour nos oreilles occidentales…

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11 Novembre – Le site de Bagan

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Le site des temples de Bagan s’étend sur une immense plaine, avec entre autre une concentration dans l’enceinte de Old Bagan. La population de ce village a été déplacée manu militari à la fin des années 80 et obligée de détruire ses propres habitations pour les reconstruire sur le site vierge de New Bagan…
Le site peut se visiter (après paiement de la taxe – quasi-inévitable surtout en arrivant en bateau – de $10) en calèche, en voiture (non!), ou à vélo. Nous optons pour cette dernière option et louons de vieilles bécanes (1500Ks par jour) à notre hôtel. Nous couvrons les 4 km nous séparant de Old Bagan en une demi-heure (oui, je sais, 8 km/h est indigne des grands sportifs que nous sommes (sic!), mais vu la chaleur, l’état des routes et surtout de ces vieilles bécanes couinantes et sans vitesses, c’est honorable!).

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Tout le long de la route, de splendides temples de pierre apparaissent au milieu de la végétation. Leur nombre est incroyable, formant un paysage splendide. De petits chemins de terre et de sable partent de la route principale et mènent d’un temple à l’autre. Il est évidemment très agréable de s’y perdre, de poser son vélo le temps d’une visite de l’intérieur de l’édifice, souvent orné de plusieurs buddhas, et de continuer nonchalamment la visite.

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Certains temples sont inévitables, plus décorés, plus fréquentés, plus hauts aussi (et plus fournis en vendeurs de babioles, assez pénibles parfois!). Le temple d’Ananda est de toute beauté, mais souvent ce sont les plus simples qui nous ravissent: constructions de pierre rougeoyante, finement ciselés, se découpant sur un ciel bleu puis rose… splendide!

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La chaleur est à son comble après midi, nous nous arrêtons près d’Ananda au restaurant végétarien The Moon. Un excellent choix! La cuisine y est délicate, fraiche, et parfumée. Les nouilles sautées aux noix de cajou sont parfaites, mon curry aux tomates et noix (finement réduites pour apporter consistance et croquant au plat) est absolument délicieux, et le guacamole servi avec des papadum, bien que peu local, bénéficie judicieusement des excellents avocats du coin! Arrosé de lassi, d’un jus de papaye extra-frais, c’était vraiment parfait! Comble du bonheur, on peut ensuite s’installer sur les chaises longues du jardin, à l’ombre d’une paillotte! Petite sieste bienvenue avant de se remettre en route.

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Vers 17:00, c’est l’heure: tout le monde met le cap sur ‘le’ temple de son choix qui offrira la plus belle vue du coucher de soleil! Certains édifices sont littéralement pris d’assaut par des hordes de touristes débarqués en (mini-)bus ou charrettes.
Sur les conseils de notre hôte du midi, nous grimperons sur le temple Buledi pour admirer le ciel rougeoyant et les lumières rosées qui illuminent la plaine. Grandiose!

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Ce soir, comme prévu, retour à la foire, moins animée que la veille, pour diner des spécialités que nous avons vu préparer la veille. Un Mohinga pour commencer, plat de petit déjeuner en fait, composé ici de grosses et longues nouilles moelleuses, poulet sauté, sauce piquante, huile, oignons nouveaux et herbes. Ensuite nous dégusterons de petits gâteaux de pâte à crêpe salée couvertes d’un œuf de caille, et cuites sur une plaque creusée de trous arrondis, donnant à la préparation une forme de demi-sphère. Pas de risque que ça accroche: l’huile est utilisée à tour de bras pour graisser la poêle! Encore une crêpe croustillante farcie de haricots mungo, tomates, haricots verts, pousses de soja, et piments; puis quelques pancakes et crêpes sucrées locaux… repus! Délicieux, mais un peu gras quand même…

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12 Novembre – Bagan

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Visite du marché de Nyaung Oo ce matin. Très agréable, on peut circuler facilement dans les petites allées couvertes, plaisanter avec les vendeurs, se faire expliquer tant bien que mal la composition de leurs produits. Les légumes sont superbes, et les aliments séchés sont légion: beaucoup de noix, poissons, fruits secs, lentilles, etc…

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Ce midi nous mangeons au Black Bamboo (Yar Khin Thar Str. Nyaung Oo), un restaurant ouvert il y a deux ans par une Française, Armelle, et qui propose une cuisine locale réalisée aux standards européens, plus quelques spécialités de chez nous parfaitement mises en valeur par les superbes produits locaux: glaces maison, caviar d’aubergine, … Délicieuses nouilles sautées aux légumes pour elle, menu birman pour moi: soupe de lentilles (héritage du dhal indien), curry de tomates au tofu et légumes croquants et succulent sorbet à la mangue!
Nous profitons également de la clientèle francophone pour échanger quelques bons plans, avant de nous mettre en selle pour profiter des lumières de fin de journée.

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Nous optons ce soir pour le coucher de soleil du temple Shwesandaw, un des observatoires les plus courus. Nous y sommes tôt, sécurisons un beau point de vue, et en effet des bus entiers de touristes ne tardent pas à investir le lieu! La vue est vraiment magnifique, encore plus grandiose que la veille, et la présence de quelques nuages autour du soleil ajoute encore à la beauté de cette fin de journée.

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Une fois le soleil couché, il fait encore bon profiter de la lumière rosée pour se balader à travers champs et prendre une centième photo!

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Diner frugal de soupes dans un établissement chinois de Nyang-Oo, accompagné d’une bière Myanmar à la pression, c’est plutôt rare (et bon, rafraichissant, et bon marché – “garçon, une autre svp!”), et avec un bon match de foot (Genk – Chelsea!) en tâche de fond...

 

13 Novembre – Farniente a Bagan

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On se sent bien à Bagan. Nous décidons d’y rester encore quelques jours et de profiter du calme du New Heaven pour lire, écrire, et nous reposer sur notre petite terrasse!

Nous retournons au Black Bamboo; Armelle m’avait proposé la veille de passer faire un tour en cuisine, à défaut d’organiser des cours de cuisine locale (introuvable jusqu’ici malheureusement). Je ne me fais pas prier, et après avoir passé commande de mon plat, je rejoins Armelle, son mari cuisinier myanmar et leurs deux commis, en cuisine! Je suis avec intérêt la préparation du ‘Menu Birman’ du jour: soupe de lentilles, salade de long beans (longs haricots asiatiques), et curry de volaille. Le terme curry est utilisé au Myanmar pour nommer un plat mijoté de viande et/ou légumes, peu importe qu’il contienne un curry d’épices ou non.

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Salade Myanmar de Long Beans:
- Emincer un petit oignon (les locaux abusent de grandes quantités d’oignons et d’ail!)
- Cuire les long beans à l’eau bouillante en les laissant croquants; les refroidir à l’eau glacée; les émincer en tronçons de 3mm.
- Piller une belle quantité de cacahouètes.
- Emincer un petit oignon en fines lamelles; les faire frire. Egoutter.
- Mélanger les ingrédients sauf les oignons frits.
- Assaisonner de sel et d’huile d’arachides uniquement (pas d’acidité!)
- Servir parsemé d’oignons frits.

Curry de poulet Myanmar:
- Au pilon, faire une pâte de gingembre frais, oignons, et ail, en parts égales.
- Faire revenir une belle càs de pâte dans de l’huile d’arachide.
- Ajouter le poulet en morceaux. Saisir un instant.
- Ajouter quelques petites demi-tomates (ou quarts de tomates si elles sont grosses)
- Mouiller avec une louche de bouillon de volaille maison. Laisser cuire et réduire.
- Quand le poulet est cuit, assaisonner de sel, de turmeric (une pointe, pour le couleur), et d’un peu de fond de volaille en poudre.
- Ajouter un peu de piment, selon goût.
- Servir avec du riz.

Soupe de lentilles:
- Au pilon, faire une pâte de gingembre frais, oignons, et ail, en parts égales.
- Faire revenir un peu de pâte dans de l’huile d’arachide.
- Ajouter les lentilles jaunes. Les enrober de gras.
- Mouiller à hauteur (ou un peu plus)
- Laisser cuire jusqu’à ce que les lentilles soient bien cuites.
- décorer de ciboule(tte).

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Fin d’après-midi en charrette à cheval, sous la conduite de Min-Min, le cocher attitré du New Heaven.

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Il nous emmène dans la partie est du site de Bagan, plus difficile d’accès à vélo, où nous pouvons profiter pleinement des temples déserts, observer la vie des berger et paysans du coin, et bien entendu terminer sur un splendide coucher de soleil, quasiment seuls sur notre temple!

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Allez, une petite noodle soup au Little Bit of Bagan, un petit surf sur le Net (lent, peu fiable, mais on va pas se plaindre?!) et au lit!

 

14 Novembre - dernier jour à Bagan

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Après avoir déjà repoussé notre départ vers Inle, nous entamons notre dernière journée à Bagan. L’endroit est vraiment paisible, on s’y sent bien, on y resterait encore… mais d’autres paysages nous attendent, et nous sommes impatients de découvrir la région Shan.

Le leitmotiv de cette journée étant un retour à The Moon, nous y passerons un très agréable lunch et début d’après-midi. Nous aurons l’occasion de discuter avec le chef et son épouse, un couple vraiment très sympas et complémentaire en cuisine et salle.

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Au menu, Aubergine Special, salade de feuilles de thé, curry d’aubergine, et riz gluant brun. La salade de feuilles de thé est une curiosité locale, ces feuilles étant vendues séchées sur tous les marchés. Elles sont préparées en salade avec huile, citron, ail frit, beaucoup de cacahouètes, et sésame grillé. Excellent et très frais!

L’Aubergine Special était remarquable, et le chef a bien voulu nous donner la recette de sa création:
- Aubergines rôties à la flamme (elles doivent prendre un petit gout de brulé/fumé), puis pelées quand la chair est cuite.
- Battre un ou deux œufs, et les cuire en brouillés.
- Piller des cacahouètes. Faire frire des tranches d’ail. Faire griller des graines de sésame.
- Epépiner une tomates et émincer la chair en fines bandelettes.
- Piller ail et oignon en une pâte.
- Ciseler un peu de ciboule (ou vert de jeunes oignons)
- Mélanger les ingrédients quand la chair d’aubergine et les œufs sont encore chauds.
Servir tiède parsemé de coriandre fraiche.

On se perd encore quelques heures à vélo entre les temples, terminons la journée par une ultime visite à la pagode Shwezigon, plus calme, mangeons mal au Little Bit of Bagan, et dodo tôt en prévision de notre réveil à 3:15 demain…

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15 Novembre - En route pour le Lac Inle

Réveil très matinal, donc. On avait prévu 15 minutes pour s’habiller, le bus arrive avec 10 minutes d’avance… On saute dans nos fringues, et en route vers le Lac Inlé.

Bus local finalement confortable malgré l’absence d’airco; quelques locaux viendront s’assoir entre les sièges pendant une partie du trajet, mais on a connu des bus locaux plus bondés! La route est magnifique; on traverse des rizières, champs colorés à perte de vue, plantations variées le long du parcours qui se fait de plus en plus montagneux, petits villages ruraux animés de scènes de vie typiques, casseurs de cailloux aux abords des cimenteries et des travaux routiers, immense champs de troncs de teck prêts à partir à la scierie… Mais ce paysage grandiose se mérite: la route est défoncée de bout en bout, le bus roule à du 20km/h, le soleil tape sur les vitres, la poussière s’infiltre partout dès qu’on ouvre une fenêtre… Un voyage épuisant de 12 heures pour arriver à Shwenyaung, où nous négocierons avec les quatre autres touristes du bus un vieux (mais vieux!) taxi rouillé jusqu’à la moelle pour Nyaungshwe (6000Ks pour les 11km).

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Exténués, nous tenterons les 2-3 hôtels les plus attrayants de nos guides, sans succès, avant de terminer au Mingalar Inn, très sympathique mais un poil trop cher à notre gout. La décoration des chambres est soignée, le confort est bon, le petit déjeuner excellent (pancakes banane ou tomates-poivrons, samosas de légumes, œufs, pain-beurre-confiture). Pour 16,000Ks nous avons une chambre sympas mais sans vue; celles avec balcon, à l’étage se négocients 24,000Ks.

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Balade dans le village, peu animé en soirée mais très paisible, et diner au Miss Niaungshwe où l’on me sert un délicieux poisson du lac grillé, entier, farci d’herbes et accompagné d’un curry de tomates… top!

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16-17 Novembre - Inle Lake

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On se sent bien à Nyaungshwe. L’air est plus frais (presque froid en soirée!), la ville est petite et calme, le marché est agréable, les gens sympathiques et très habitués au tourisme, et la campagne environnent est vraiment magnifique et pleine de vie! C’est un bonheur de s’y perdre à vélo.

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Nous avons déménagé au Teakwood Guesthouse, une grande maison en teck dotée d’une quinzaine de chambres charmantes et d’un très agréable espace commun ou l’on peut se prélasser sur les lit-divan locaux, au frais pendant les heures les plus chaudes. L’accueil est sympathique, et très (trop!) dynamique.

 

Jeudi nous embarquons sur une longue pirogue à moteur pour l’attraction immanquable de la région: une balade d’une journée sur le lac Inlé. Après une demi-heure notre pirogue s’arrête au beau milieu du lac, moteur cassé… Désolés pour notre piroguier qui doit se taper le retour à la rame, nous sautons dans le bateau de deux sympathiques espagnoles qui acceptent gentiment de partager leur pirogue! Le voyage est touristique, certes, mais finalement très agréable et instructif.

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Nous visitons le marché de Nam Pan, au sud du lac, ou de nombreux habitants des montagnes viennent vendre leur production et repartent les sacs pleins de produits de la plaine et du lac. Chaque ethnie (Pa-O, Intah du lac, …) est vêtue de costumes traditionnels, souvent chatoyants, ce qui rend le marché très coloré.
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Nous visitons ensuite une fabrique de cheerot, le cigare local dont l’enveloppe faite de feuilles contient un peu de tabac, et un mélange de fruits séchés, alcool, et épices! De jeunes birmanes en roulent plus de 500 à la journée avec une grande dextérité. J’aurais bien gouté, le mélange avec l’air délicieux, mais “nooooon, pas bien”! L’endroit est disposé comme vitrine touristique, comme tout les ateliers que nous visiterons ensuite, mais c’est assez bon enfant, et en partant on a l’excellente idée de laisser aux filles des échantillons de parfums plutôt qu’un tip ou un achat: une attention très, très appréciée!!!

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Ensuite, les visites se succèderont, toute la journée, ponctuées de trajets sur les eaux tranquilles du lac: visite d’un atelier de tissage de fibre de fleur de lotus (la fibre est extraite de la tige), un atelier d’orfèvre (travail de l’argent principalement), un temple dans lequel les bouddhas ont reçu tant de feuilles d’or en offrande qu’ils ne sont plus que des monticules d’or informes, un monastère de chats ‘sauteurs’ (Nga Phe Chaung) qui ne sautent pas bien haut (!), un ‘centre culturel’ ou quelques femmes-girafe sont exhibées (on s’enfuit!), etc…

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Au final, une journée vraiment très agréable et instructive, si l’on admet le côté ‘touristique’ de la chose, dans un environnement vraiment exceptionnel! Les trajets sur le lac, près des pêcheurs ramant debout à une jambe (curiosité locale), dans les villages flottants ou sur pilotis le long de l’eau, et le long des potagers flottants, le tout entouré de montagnes se découpant à l’horizon, est absolument grandiose. Et quand notre pirogue met le cap sur Nyaungshwe au soleil couchant, on est envahis d’émotions tant le spectacle est impressionnant et magique.

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Lors d’une balade en vélo mercredi, nous avons visité le domaine viticole Red Mountain Estate. Encore une curiosité locale: un riche négociant minier de Yangon s’est adjoint les services et précieux conseils d’un vigneron français pour développer une culture de Syrah, Cabernet Sauvignon, Tempranillo, etc… Nous avons pu visiter les installations, la cave climatisée où une partie de la production murit en futs de chêne hongrois. Petite dégustation de quatre de leurs vins, dont un Chardonnay et un rouge (Syrah/Tempranillo) vraiment bien sympathiques! Un peu chère pour la région (€10 minimum la bouteille), la production est destinée à une riche clientèle des villes et de plus en plus à l’exportation limitrophe.

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Lors d’une autre balade cycliste, nous avons visité le monastère de Shwe Yan Pyay, à deux kilomètres au nord de Nyaungshwe. Le bâtiment principal tout en bois de teck date du début du vingtième. Chez les moines aussi, le tourisme et l’attrait de leurs richesses a déjà perverti le système: à l’approche d’un bus de touristes, quelques moinillons sortent en courant de leur salle d’étude pour aller se poster aux grandes fenêtres ovales du bâtiment, offrant leurs jolies couleurs aux appareils photos des voyageurs comblés par ce spectacle,… et d’autant plus généreux!

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Le monastère abrite une superbe salle où de petits bouddhas occupent d’innombrables niches dans les murs colorés et patinée; splendide et serein.

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Durant ce long séjour, nous aurons l’occasion de découvrir pas mal de petits restos plus ou moins typiques, plus ou moins bons! Le View Point notamment, avec vue sur la rivière, est un resto un peu plus chic, avec un superbe décor en bois de teck et objets locaux, où les plats raffinés sont présentés tous ensemble, dans l’esprit Shan local, sur un grand plateau traversant la table. Joli et raffiné, un endroit comme on aime en croiser de temps en temps entre deux gargote!

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18-19 Novembre - Derniers jours au Lac Inle

Vendredi on s’accorde un jour ‘off’! Pas de visites, pas de plans. Un peu d’internet, mais vraiment très lent par ici: difficile de communiquer… Le patio de notre hotel est très confortable par contre, et on peut y passer de longues heures à lire, écrire, se reposer dans une grande tranquillité, entourés de bois, de beaux tissus, et des photos vieillie de la famille de Tin: c’est un plaisir d’imaginer l’histoire de cette famille Myanmar en examinant les portrait expressifs des générations passées.

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La nourriture Myanmar est excellente, mais après deux semaines, un peu de variété nous tente! Le Golden Kite, comme beaucoup d’autres restaurants ici, propose un menu italien extensif… presque inquiétant. Mais, alors que nous examinons la carte, le patron nous prend la main pour nous faire faire le tour de ses cuisine, nous explique fièrement que son équipe a été formée par une cuisinière italienne, et nous montre son four à bois, sa pâte à pâtes fraiches réalisées à la minute avec une véritable machine à main Imperia, son congélo plein de salami, mozzarella, et autres délicatesses italiennes, et même un basilic ‘de chez nous’ superbement odorant qu’il cultive à base de graines importées d’Italie! Il n’en faut pas plus pour nous convaincre: avec les célèbres tomates du coin et les superbes aubergines, pas de doute que la pizza va être succulente! Et en effet, pour 5000Ks (le prix de trois fried noodles quand même!) on nous sert de délicieuses pizza au feu de bois… Miam et réconfortant!

Le soir, après une balade dans les pagodes de la ville au soleil couchant, et pour bien se replonger dans la gastronomie locale, ce sera noodle soup dans la rue, sur un petit tabouret en plastique typique de ces régions, le long du marché. L’étal de casseroles est impressionnant: plusieurs sortes de nouilles, nature ou aux herbes, des légumes croquants, et des morceaux de viande dont l’origine est difficilement identifiable, probablement des abats, groin de porc, etc… Les petites dames de la gargote sélectionnent un mélange d’ingrédients (viande comprise pour moi!), les mélangent avec sauces, piments, cacahouètes pilées, pâte de crevettes, aginomoto (du glutamate de sodium je pense), sucre, … Le tout est ensuite mis à chauffer dans une jolie poele en terre cuite, couverte, après avoir été généreusement arrosé de bouillon. Résultat à le hauteur de mes espérances: un jus plein de saveurs, relevé, consistant, et plein de croquant grâce aux légumes. Miam!

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Samedi, un peu d’exercise: nous avons signé pour un trek d’une petite journée avec un jeune guide local (15000Ks); au programme visite de village, vue sur le lac et les splendides montagnes, traversée de plantations, etc… on n’est pas en super-forme après une mauvaise nuit; on y va à un rythme pénard.
Sur le chemin, nous croiserons deux moines hermites retirés dans leurs grottes; dans un village Pao les hommes sont déjà saoul après leur matinée de travail! Partout les enfants nous accueillent avec le sourire et de grand cris; parfois ils nous réclament des bonbons et de l’argent aussi… C’est la saison du maïs, les carottes sont passées une à une dans une machine artisanale dans laquelle un rouleau garni de clous arrache les grains de maïs séchés.
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A midi, notre guide réquisitionne un paysan, sa femme et sont fils qui sont occupés au champ, et nous nous installons dans la pièce unique de leur maison ‘de campagne’ (qu’ils occupent presque quotidiennement pendant la saison de récolte du maïs). Pendant que la femme prépare le repas avec son mari, nous jouons longuement avec leur fils de 9 ans: parties de fou-rire avec mon appareil photo, jeu de billes avec des grains de maïs, deux heures s’écoulent gentiment dans une atmosphère calme et sereine. Curry de courges et riz, on se régale de produits simples et frais.

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Après avoir admiré le splendide paysage qu’offre le lac du haut de la montagne, nous redescendons à un bon rythme, croisant encore quelques villages Pa-o, Intha, et Taunh Yo.
Une belle balade, très instructive, et un moment inoubliable avec la famille Shan qui nous a accueillis.

Notre journée se termine tôt, dîner à l’hotel et dodo; nous nous levons tôt demain pour prendre un vol vers Yangon. Ces quelques jours au Lac Inle étaient vraiment très agréables, reposants, et nous garderons longtemps en mémoire la sérénité et la beauté de ce lac magnifique.

 

20 Novembre - De retour à Yangon

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Une heure d’avion ou 18 heures de bus (ou 30h de train)? $100 ou 20.000Ks pour rentrer à Yangon? Passage obligé pour aller se reposer sur une plage de la côte ouest. Nous optons pour l’avion, surtout qu’il nous faudra encore une nuit de bus pour rejoindre la plage de Chaung Tha!
Entre 9:00 et 10:00, les vols se succèdent à un rythme effréné à l’aéroport de Heho (que nous avons rejoint en taxi de Nyaung Shwe - 18000Ks): plusieurs compagnies privées se disputent le marché, et beaucoup font un ‘tour’ quotidien Yangon-Bagan-Mandalay-Heho-Yangon. Comme les prix sont fixés par le gouvernement, ces compagnies font un réel effort pour se démarquer sur la qualité de leur service,et nous faisons un excellent vol d’une petite heure.

Arrivée à Yangon, taxi non négociable (7000ks), chaleur accablante, nous passons au May Fair Inn déposer nos sacs et prendre les billets de bus que nous leur avions commandés d’Inle. Départ ce soir vers 22:00. Nous profitons de l’excellent connexion internet de la ville (en comparaison avec les villes du nord en tout cas!), nous promenons dans les rues de Yangon. Zut, le marché Bogoyke est encore fermé, pas moyen de faire nos course de fin de voyage ni d’y faire du change! Nous changerons au Central Hotel , après qu'on aie, au bluff, fait monter le cours de 740 à 755Ks pour un dollar! Pas le meilleur taux, mais décidément il faut s’y faire, le dollar ne vaut plus que la moitié de sa valeur d’il y a deux ans, rendant ce pays relativement cher par rapport à ses voisins…

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Par l’odeur alléchés, nous irons déguster des nouilles sautées avec des œufs et du poulet sur une grande plaque chauffante, en front de rue, et servie dans une cantine locale. Le quartier est à dominante indienne, je repère de beaux goulab jamoun (boule de pâte un peu spongieuse farcies de lait réduit en une pâte dure, frites et trempées dans le sirop! Une bombe calorique!) je ne peux pas résister :-)

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Nous alternerons l’après-midi entre balades dans la ville et repos au frais dans l’un ou l’autre café: Zawgyi House Cafe près de Bogoyke, et à noter le Tokyo Doughnut qui offre un accès Wifi gratuit à ses clients: on fait nos provisions de brioches pour le bus en sirotant un thé, et pouvons enfin uploader ce blog! (Les photos et la mise en page suivront après notre retour). Diner de burger de poulet avec d’excellentes frites au Innwa, une chouette cantine réputée du quartier (29ème) qui propose pâtisseries et glaces indiennes d’un côté, chinoiseries salées de l’autre.

A 21:00, après avoir galéré un peu, notre taxi trouve enfin les bus de Asian Dragon. Rien à dire, service et confort au rendez-vous!

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Parenthèse culinaire

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Après plus de deux semaines à sillonner ce magnifique pays, il est temps je pense de faire un petit topo culinaire!

La cuisine Myanmar, pour ce que nous en avons goûté, n’est pas la plus excitante de la région. Si les locaux, comme souvent en Asie, aiment à se régaler de petites choses tout au long de la journée, dans la rue, les préparations sont souvent trop simples et trop grasses. L’huile est en effet le composant principal de beaucoup de plats, et la friture le mode de cuisson le plus utilisé! On se retrouve vite saturés de ces beignets et simples morceaux de pâtes frits, auxquels il manque les ingrédients, farces, herbes et épices qui les rendraient aussi irrésistibles que leurs équivalents vietnamiens!

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Les indiens de Yangon proposent des snacks plus recherchés.

L’échoppe de rue la plus populaire sert un coupe-faim excitant extrêmement prisé par ici: les chiques de bétel. Une feuille de bétel est tartinée de chaux (!) puis enveloppe un morceau de noix d’arec. Le tout est longuement mâché et procure parait-il un regain d’énergie. Les effets secondaires sont désastreux: outre une disgracieuse joue gonflée par la chique, la feuille de bétel dégage un colorant rouge sang qui colore irrémédiablement les dents, ces dernières bientôt réduites à l’état de chicots par l’attaque répétée de la chaux! Il semble également que le mélange accélère les sécrétions salivaires qui, rougies par le bétel, sont évacuées par de longs et fréquents crachats, parsemant le sol du pays de taches rouges caractéristiques. Dans les bus longue distances, les habitants ont la décence de ne pas cracher par terre, mais plutôt dans les petits sacs plastiques qui viendront s’éclater en un flot de bave colorée à la première étape! Bref, une habitude très solidement ancrée dans les mœurs ‘gastronomiques’ du pays, procurant un sourire édenté et coloré caractéristique à la majorité de ses habitants, et à laquelle on a franchement beaucoup de mal à s’habituer!

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Pour terminer ce petit paragraphe ‘fraicheur’, signalons que le crachat est ici pratiqué comme sport national, et au concours de raclement de gorge bruyant et peu ragoûtant, les Myanmar gagnent haut la main! Autre habitude trop éloignée de notre savoir-vivre pour s’en accommoder sur une si courte période, le rot est ici parfaitement accepté comme conclusion d’un bon repas… Fraicheur et délices (Julius, dans La vallée des rubis de J. Kessel - lecture de vacances appropriée sur la vie à Mogok, centre du rubis birman).

Mais hormis cela, la nourriture birmane a également de délicieuses spécialités, et une certaine variété entre cuisine myanmar, chinoise (présente sur la majorité des cartes), et régionale (Shan, poissons le long des côtes et lacs, …).

Le petit-déjeuner, ou Mohinga est bien entendu salé et légèrement pimenté: une délicieuse soupe de nouilles assaisonnée et agrémentée de poisson ou viande. Quelques morceaux de crêpes sucrées accompagnent parfois la soupe, ainsi que du thé ou du café au lait très sucré. Dans les villes, et surtout à Yangon où les “maisons de thé” fleurissent et servent souvent un petit déjeuner, d’autres spécialités sont servies en complément du mohinga: pains vapeur ou brioches farcies de pâte de haricots sucrée (un régal), samossas aux herbes et légumes, bien relevés et frits.

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Pour les inconditionnels du petit dej’ occidental, on trouvera facilement du pain de mie industriel et fade, avec des oeufs, beurre et confiture… vraiment pas terrible!

La base du repas myanmar est… le riz! Il est présent à tous les repas, éventuellement substitué par des nouilles de riz (sautées, en soupe) dans la cuisine chinoise.
Le ‘set menu’ est donc composé de riz, accompagné d’un ou plusieurs délicieux curry, de légumes sautés ou bouillis et assaisonnés, d’une salade de crudités (avocats, tomates, concombres, assaisonnée souvent exclusivement d’huile d’arachides, et mélangées à e l’oignon émincé, et ail) et d’une soupe: souvent de lentilles, genre dhal indien, ou selon saison de maïs, courges, etc…
Le terme ‘curry’ désigne ici un plat de légumes ou viande mijoté, toujours légèrement épicé de curcuma et piments (doux ou forts), et cuisiné à base d’huile et du mélange standard gingembre frais, ail et oignon.
Les Myanmar sont très friands d’oignons et d’ail, souvent présents en trop grande quantité dans les plats, et d’huile également qui est un excellent conservateur pour les curry qui reposent une partie de la journée sur les étals… En général, les plats sont accompagnés de légumes crus au vinaigre, de sauce aux piments, et d’une assiette de fruits frais en guise de dessert. Certains restaurants proposent une dizaine de curry et légumes en front de rue: il suffit de faire son choix et d’attendre à table de recevoir sa commande avec une ribambelle d’accompagnements; très agréable et souvent délicieux!

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En vrac, quelques spécialités qui nous ont particulièrement plus:

Dans les rues de Yangon:
- “Watablouch”: Crêpes cuites sur une plaque de métal bien huilée, croustillante et rigide, préalablement farcie de germes de soja, haricots noirs, tomates, oignon, piments.
- La même crêpe croustillante tartinée de chocolat et chair de noix de coco fraîche.
- Nouilles sautées avec œuf et ragout d’oignons, en front de rue sur de grandes plaques chauffantes.
- Chappattis et autres pains indiens.
- Curry sûr aux feuilles de moutarde.
A Inle:
- Salade chaude d’aubergines dont la peau a été brûlée avant de recueillir la chair,mélangée à du sésame (influence Shan), huile, oignon, ail, coriandre, et parfois un œuf battu.
- Tourte sucrée de pâte feuilletée (genre multi-couches de pâte filo), farcie d’une épaisse couche de pâte aux haricots sucrée et très consistante. Le tout cuit dans une bonne quantité de beurre. Une tuerie!
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A Bagan:
- Boules de pâte à crêpe salée aux herbes (ciboule), formées de deux demi-sphères cuites dans une poêle spéciale (je rêve dans acheter une!) sur feu de bois, et bien huilée. Les demi-sphères sont assemblées en une boule en cours de cuisson, de façon à conserver l’intérieur moelleux tandis que l’extérieur est rendu croustillant par l’huile crépitante. Une -variante consiste à servir les demi-sphères couvertes d’un œuf de caille. Succulent!
- Curry de tomates. Présent sur pas mal de cartes, sous forme d’une espèce de sauce épaisse, la version avec cacahouètes pilées était exceptionnelle, au Moon (Old Bagan)
- Pop corn au beurre et au sucre, réalisé dans de veille machines ambulantes.

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A Chaung Tha:
- Barracuda et Calamars grillés, marinés et simplement servis avec une sauce citron vert, poivre, piment et ail.

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21-24 novembre - Chaung Tha beach

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Nous avons pris l’habitude, et le plaisir, de terminer nos vacances en bord de mer, pour un moment relax après un parcours plus ou moins aventureux et confortable dans le pays. Au Myanmar, le choix n’est pas évident. Les plages sont peu nombreuses et difficilement accessibles. Et l’offre hôtelière est soit inexistante, soit composée d’une majorité de “Resorts” hors de prix. Ngapali est parait-il superbe, très chère, et ne peut être gagnée que par avion (soit $250+ l’aller-retour!). Les plages de l’extrême-sud semblent magnifiques et sauvages, mais outre la difficulté d‘y accéder (combinaison de bus, bateau et taxis; ou avion hors de prix), l’offre hôtelière semble inexistante et en tout cas incompatible avec notre désir de profiter d’un minimum de confort (et d’une piscine!). Reste donc les plages de Ngwe Saung et Chaung Tha, à 7h de bus de Yangon, via Pathein. Nous opterons pour cette dernière, décrite comme un peu moins belle (splendide quand même, mais le sable y est plus foncé!) mais bien plus vivante et ‘couleur locale’.

La route de Yangon à Chaung Tha est encore pire que ce qu’on craignait: en très mauvais état occasionnant des sauts de carpe dans le bus pourtant de très bon confort! Les deux dernières heures sont particulièrement pénibles!
Arrivée à 4:00 du mat’, petite tournée des hôtels, très chers, nous optons pour le Golden Beach Hotel: bungalow en dur à côté de la piscine, superbe, et en bord de plage avec une magnifique vue sur la mer, pour $55. Le jour se lève, une flopée de touristes asiatiques (quasi-exclusivement) et de marchands vont et viennent le long de la longue plage dorée par les premiers rayons du soleil: poissons séchés, brochettes de gambas et de poissons, chapeaux tressés en feuilles de cocotier, location de vélos… l’atmosphère est très particulière: celle d’une station balnéaire très locale, où les Myanmar se baignent tout habillés, profitent simplement des produits de la mer sur un coin de sable, et font du vélo sur la plage comme nous ferions du cuistax à Coxijde!

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Quelques djeun'z un peu bruyants et alcoolisés (et très mauvais chanteurs!) également, pétarades et feux d’artifices le soir, et les incessants raclement de gorge et crachats dont les Myanmar sont si coutumiers! Ca, on a quand même du mal à s’y habituer… En fonction du standing des hôtels, on trouve ici différentes couches sociales du Myanmar, y compris certainement quelques apparatchiks: jeunes couples en long weekend, familles s’extasiant devant la piscine dans laquelle ils n’iront finalement jamais (ou alors du bout des orteils), bandes de jeunes débarquant dans une vieille camionnette pour faire la fête pendant quelques jours loin de la capitale… L’offre hôtelières est mixte: la quasi-totalité des occidentaux se retrouvent au Shwe Hin Tha: ambiance et charme, chambres $15-$35, mais pas de piscine malheureusement. D’autres hôtels plus chics tels le Max, le Belle, et le Ace facturent leurs chambres bien plus de $100, mais le service, le charme, et les finitions sont à l’avenant! Nous sommes finalement ravis de notre choix, probablement le meilleur compromis du coin.
La gestion de l’électricité est assez particulière par ici, mieux vaut le savoir: au Golden Beach elle n’est disponible que de 18:00 à 5:00, puis encore une heure en début d’après-midi! Bon à savoir pour les recharges de batterie, un p’tit coup de climatiseur, et le surf sur internet (correct).

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Plus envie de bouger! Après deux grosses semaines à sillonner le pays, il est grand temps de se poser, prendre le temps de lire, rêver, se balader au soleil levant/couchant. On réserve notre retour sur Yangon pour vendredi (de jour, en bus, 7h, 10000Ks), et décidons de ne plus bouger! Malgré la tentation d’une expédition en moto (avec chauffeur, obligatoire au Myanmar car les touristes ne peuvent pas louer de motos/mobylettes) vers Ngwe Saung la belle (et chère) plage plus au sud en longeant la côte par une route parait-il superbe…

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Nous ferons quand même un tour au marché de Chaung Tha, tôt, qui s’avère très vivant, coloré, propre, exempt de touristes, empli de sourires, vraiment un des plus agréables que nous ayons visité. J’achète des boulettes de sucre et des piments séchés, … la pâte de crevette j’ose pas la ramener dans nos bagages!!!

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Quelques restos du coin valent le détour: évidemment celui de l’hôtel, correct, a l’avantage de nous servir sur la terrasse de notre bungalow, ça le fait, mais pour de succulents produits de la pêche, on a particulièrement aimé:
- le resto du Shwe Hin Tha pour son calamar grillé fondant sous la dent, juste servi avec une petite sauce citron-poivre-aïl.
- le William, service absolument adorable et sympas, délicieux barracuda grillé et grosses gambas panées et frites, puis sautées à l’aigre doux avec des ananas frais… Yummy!
- le Shwe Ya Min (juste en face du Belle): déco moderne et épurée, service adorable, bonnes préparations de poissons, carte extensive.

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26 novembre - fin de voyage

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Les derniers jours à Shaungtha sont passés au même rythme lent que les précédents: balades le long de la plage dès l’aube, longues observations des Myanmar en vacances et de la horde de vendeurs de plages qui les accompagnent du matin au soir, petits restos de poissons hyper-frais, repos, lecture, mer chaude, piscine magnifique… un vrai bon moment de décompression!

Le retour en bus nous pris finalement toute la journée de vendredi: départ 9:30, arrivée 17:00 (10000Ks). Long et pénible sur cette route chaotique et certainement pas adaptée au passage d’un bus… Paysage superbes néanmoins, ça fait passer le temps!
Déception au May Fait Inn: chambre petite et sombre, patronne toujours aussi affable et limite désagréable…
On commence a avoir ses repères dans Downtown Yangon, on profite encore un peu de son animation. Ce matin, courses de fin de vacances au marché Bogyoke, très axé sur les souvenirs pour touristes, nous trouvons dans les environs d’autres marchés plus intéressants et authentiques; provisions de bonbons au tamarin (on a complètement craqué pour leur gout acidulé!), noix de cajou, piments, cacahouètes, …

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Nous avons fait un très beau voyage, dans cette Asie qui nous plaît tant. Nous y avons découvert un pays splendide, certes plus brut et difficile d’accès que ses voisins, moins taillé pour plaire d’emblée aux touristes occidentaux, mais peuplé de gens adorables, souriants, ouverts, curieux, et intéressants. Les paysages superbes, et la profusion de temples ajoutant au charme particulier du Myanmar.
Nous y reviendrons, le temps nous a manqué pour encore visiter Kengtung, l’Arakan, l’extrême sud, et ces autres régions encore interdites qui s’ouvriront peut-être au tourisme dans les années à venir. Mais il ne faudra pas trop trainer, avant que l’ouverture très progressive du pays ne mène - peut-être -  à un excès de tourisme, et pour pouvoir encore partager sourires et conversations francs, désintéressés, et spontanés avec ses habitants, et profiter de ses paysages vierges et milliers de temples sacrés.

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PS: Pratico-pratique

Quelques prix constatés en Novembre 2011 (division par 1000 équivalent Euro):

Eau (1 litre): 300-400Ks
Taxi dans Yangon: 1500Ks
Téléphone local: 100-200Ks
Taxi à la journée dans Mandalay: 20.000Ks

1 USD = 750-775Ks environ (Nov 2011)
1 EUR = 990-1030Ks environ (Nov 2011)
Taxe des sites: $2 (Sule), $5 (Schwedagon), $10 (Bagan, Mandalay, Inle)
Fried Noodles dans la rue et gargotes: 1000/1500/2000Ks (plus cher si viande)
Noodle soup: 700/1000Ks (plus cher si viande)
Glace: 500Ks
Vélo: 1000-1500Ks la journée
Café: 200Ks

Yagoon

Hotel May Fair In: 24 $ / nuit chambre double; air co et eau chaude, pas de petit déj. Clean, simple mais spacieux.

Change le 5 nov: 1 $ = 775 kyat (K) au marché Bogyoke Aung San (1 € = 1.040 K)

Change le 7 nov: 1 $ = 755 kyat (K) à l’hotel Central (1 € = 1.020 K)

Change le 20 nov: 1 $ = 755 kyat (K) à l’hotel Central (1 € = 1.000 K)

Pagode Shwedagon: 5 $ p/p

Taxi centre Yagoon vers pagode Shwedagon: 1.500 K

Bus Yangoon - Mandalay: 14.000 K p/p (air co et siège rabattables) voyage la nuit, 9h20 de trajet, route nickel

Taxi pour la gare routière pour prendre le bus de Mandalay: 6.000 K (1 h de trajet)

Bus Asian Dragon Travel Yangon - Chaung Tha : 15.000Ks (21:30-04:00) (Air-co)

Taxi May Fair Inn - Bus Asian Dragon Travel: 2.000Ks

Marché Bogyoke: fermé le dimanche et les jours fériers (attention, assez nombreux); le change est alors assez difficile.

Mandalay

Taxi bleu: gare routière vers centre Mandalay: 3.000 K p/p à 3 dans le taxi.

Hôtel Royal Guest House: 18 $ / nuit chambre double, air co et eau chaude, petit déj: œufs, pain, bananes, papaye, thé ou café. Clean, déco sympa mais pas très aéré.

Change danshôtel Unity: 1 $ = 750 K

Taxi bleu: 1 journée pour la visite dans les environs: 20.000 K

Bateau “Malikha” pour Bagan (Nyang U): 40 $ p/p, petit déj inclus. Déjeuner: nouilles ou riz sauté: 3.000 K. A ce prix, uniquement des touristes à bord. Départ 6h du mat, arrivée à 15h20 (9h20 de trajet). Très beaux paysages.

 

Bagan

Calèche du débarcadère vers notre hotel à Nyang U: 4.000 K

Accès au cite de Bagan: 10 $ p/p ( ou 10 €!)

Hotel à Nyang U: New Heaven: 18 $ / nuit chambre triple, air co et eau chaude, petit déj: œufs, pain, bananes, papaye, thé ou café. Très spacieuse, lumineuse et aérée. Chaises sur une petite terrasse et cours intérieure avec une chaise longue pour se reposer.

Vélo: 1.500 K / jour et p/p

Calèche: 15.000Ks pour la journée dans Bagan et 7.000Ks pour 4h l’après-midi et le coucher de soleil.

Bus vers Lac Inlé: 10.500 K p/p, départ à 4h du mat pour 12 h de voyage dans un bus local très correct. Pas d’air co. Le bus vient nous chercher à l’hôtel vers 3h30 et nous dépose à Shwenyaung. Le bus roule un bon moment à du 20 km/h dans les montagnes, routes très accidentée. Très beaux paysages.

Lac Inle

Taxis Shwenyaung vers Nyaungshwe: 1.000 p/p à 6 dans le taxis (dans la remorque).

Logements:

Min Ga Lar Inn: 16.000 K / nuit chambre double; air co et eau chaude, petit déj. Petit déj: samosas, avocat, papaye,bananes, oeufs, pain, pancake banane, café ou thé. Chambre très clean et très bien décorée. Les chambres doubles à l’étage sont à24.000 K.

Teakwood: 25$ / nuit chambre double; air co et eau chaude, petit déj. Petit déj: morceau d’avocat, papaye et bananes. Œufs & pain ou pancake ou soupe locale, café ou thé. Chambre très clean et bien décorée, sale de bain sympa, douche séparée par un petit mur, ça évite de tout mouiller. Chambres de $20 à $50.

Vélo: 1.500 K via l’hôtel (1.000 K dans la rue)

Bateau pour visite 1 journée sur le Lac Inle: 16.000 K (réservation via l’hôtel). Prix varient entre 11.000 K et 20.000 K, y a t’il une différence de service?

Trek 1 journée: 15.000 K (pour 2 pp et en peut emmener des amis si on le souhaite)

Internet: 1.000 K / heure

Taxi Nyaungshwe-Aeroport d’Heho: 18.000 Ks

Avion Heho-Yangon (KBZ): $97 + 1000Ks

Rem: Impossible de louer des mobilettes dans aucune des villes ci-dessus.

 

Chaung Tha:

Hotel Golden Beach: Grand bungalow vue sur plage, piscine, pdj inclus, clientèle locale: $55 (ou 55.000Ks!); $40-$50 pour bungalow en retrait de la plage.

Bus Chaung Tha - Yangon: 10.000Ks (Air-co)

 

PS: De l’utilité d’emporter un PC portable en voyage routard:

Alors, ce netbook, on l’emporte où on le laisse avec le reste de nos gadgets et on profite ‘vraiment’ de nos vacances loin de la civilisation Uber-électronique?
Cette année, après avoir regretté de ne pas l’avoir au Vietnam l’an dernier quand d’autres routards réservaient les meilleurs vols intérieurs depuis la terrasse de leur guesthouse, il est dans nos bagages.
Au Myanmar, l’intérêt d’avoir un accès à l’information via Wifi est absolument limité… quelques connections wifi possibles à Yangon et à Mandalay, mais vraiment il ne faut pas compter dessus! Nous avons néanmoins trouvé quelques avantages non négligeables à trimballer ces 1000g de matos supplémentaires:
- Backup des cartes-mémoires de nos appareils photos. Premiers tris et plaisir de déjà découvrir certains beaux clichés sur ‘grand’ écran.
- Diverse lectures sous forme d’e-books, pdf, etc… Compléments à nos guides-papier.
- Copie de sites et blogs entiers sur le disque du PC: le blog de Christophe (
coupsdecoeurenasie.over-blog.fr) en particulier nous a suivi durant tout notre séjour (copie réalisée avc l’open source HTTrack Website Copier). Ainsi que quelques ‘clipping’ de pages internet sur Evernote. Et la belle collection de vidéos de Marc Le Noir.
- Copies électroniques de tous nos documents de voyage et d’identité, et guides santé.
- Version offline de Google: Calendar, Gmail, etc…
- Possibilté d’écrire ce blog au jour le jour, confortablement installé sur la terrasse d’une guesthouse, jus de fruit à portée de main… plus sympas que sous l’airco trop puissant d’un cyber-café bondé…
A refaire donc, pour peu que cela reste un outil et pas un bouffe-temps! Dans des pays plus ‘connectés’, la possibilité de se connecter en wifi permettra de mieux planifier nos étapes en se renseignant sur les guesthouses et moyens de transport; il faudra juste penser à désactiver Facebook ;-))) Un disque dur 3.5” pour un second backup des photos sera un complément appréciable (pour un poids et encombrement négligeable!).

Un sac-à-dos encore plus léger:
La mode est au “light”, et puis surtout le nombre croissants de mes objectifs photo et le kilo du PC portable obligent à garder le poids du sac-à-dos sous contrôle strict!
Les petits trucs de cette année:
- Un maximum de papiers, y compris magazines, sous forme électronique dans le PC!
- Remplacer la paire de jean’s qui ne servent que pour les vols internationaux par un collant chaud (Odlo pour moi) à enfiler sous un pantalon de toile léger.
- Dans le même ordre d’idées, un top “thermique” (Odlo, Windbreaker, laine merinos) très fin et un polar de bonne qualité (chaud mais respirant) suffisent pour les vols internationaux, les voyages en bus climatisé et les balades en altitude. Avec un t-shirt épais à longue manches, l’empilement des trois couches assurent un très bon confort thermique! Sur place, en cas d’humidité, on peut toujours acheter un coupe-vent imperméable pour deux fois rien.
- J’ai enfin trouvé la paire de chaussures idéale pour tout le séjour: des Salomon de marche légères (
Salomon Eris Cabrio), ajourées, et à fermeture rapide (lacets fins sans noeuds). Evidemment avec des chaussettes dans l’avion c’est pas du dernier chic, mais pour peu que ces dernières ne soient pas blanches, c’est discret et pardonnable! Elles ont aussi l’avantage de s’enlever très rapidement pour la visite des temples, pagodes, … Une unique paire de pompes pour moi cette année, top!
- Trois pantalons maximum, en toile fine (lavage/séchage rapide): long (pour le voyage, les moustiques et les treks), trois-quart, short (finalement pas utilisé).

Posté par gbogaert à 11:46 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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