11 juin 2017

Découverte du Massif des Vosges

Vosges

Lors d’un long weekend de printemps particulièrement ensoleillé, j’ai été invité par Le Massif des Vosges à découvrir le nord de cette région de France, à cheval sur l’Alsace et la Lorraine et riche de joyeux culturels, naturels et … gastronomiques!

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Notre voyage commence sous les meilleurs auspices, avec la dégustation à peine arrivés à la Maison Rurale de l’Outre-Forêt d’un plat de pâtes typiques de la région et plutôt originales: les Käseknepfle, des boules de pâte moulées à la cuillère et constituées de farine, œufs, et fromage blanc, sont moelleuses et roboratives, servies avec crème et lardons et gratinées… un plat rustique délicieux que je ne vais pas tarder à refaire à la maison et vous proposer sur le blog!

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La Maison Rurale de l’Outre-Forêt est un logis d’époque, typique avec ses murs à colombages, particulièrement bien entretenu et décoré de mille objets du quotidien que notre guide passionné (et passionnant!) nous détaillera pendant une bonne heure. Découverte passionnante du quotidien d’une famille alsacienne en traversant la vingtaine de pièces qui constituent cette demeure vraiment très bien mise en valeur et didactique!

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La région est réputée pour ses vins, c’est bien naturellement que nous mettons ensuite le cap sur une cave coopérative réputée du Massif des Vosges: la cave vinicole de Cleebourg nous accueille pour une visite de ses installations.
Les raisins des cépages locaux (dont le Sylvaner, Pinot Gris, Pinot Noir, Pinot Blanc, Riesling, Auxerrois, Gewurztraminer, et Muscat) sont collectés sur les exploitations environnantes, pressés sur place avant d’être élevées en cuves, et pour certains en barriques, et embouteillés sur l’exploitation. Une partie de la production se destine également au Crémant d’Alsace, un vin pétillant dont les étapes de production s’apparentent à celles du champagne.

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Notre visite est bien entendu ponctuée par une jolie dégustation des vins du cru. Riesling, Auxerrois primé, Pinot Gris, c’est finalement le Riesling Sigillé, sec et floral, qui remporte toute mon attention!

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A quelques kilomètres de là, à Lembach, l’Auberge du Cheval Blanc nous accueille pour la nuit dans son superbe bâtiment à colombages. Les chambres y sont luxueuses, modernes, extrêmement confortables, et en ce qui me concerne offrant une vue délicieuse sur les collines boisées et verdoyantes, clocher et toits du petit village, un régal au soleil déclinant!
L’Auberge du Cheval Blanc est réputée pour son restaurant gastronomique doublement étoilé, mené en cuisine par le chef Pascal Bastian, que nous apercevrons avec son équipe au travers des larges vitres ouvertes sur la cuisine dont nous pouvons admirer le spectacle précis et concentré de l’équipe de cuisine.

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Nous n’en saurons pas plus cette fois, nous dirigeant plutôt vers le Winstub, le second restaurant de l’établissement, proposant une cuisine plus ‘terroir’ et des plats classiques de la cuisine alsacienne dans un cadre typique de la région.
Volaille superbement cuite et accompagnée d’un risoto all’onda crémeux aux champignons et ail des ours;  panna cotta et sorbet; la cuisine y est généreuse et bien exécutée.

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Un espace spa doté d’une superbe piscine couverte ceinte de baies vitrées complète l’offre très complète de cet établissement… qui a fini de nous convaincre lors du petit déjeuner, pour le coup bien garni de produits de la région (confitures, viandes fumées, pains et gâteaux), gargantuesque et vraiment succulent.

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La découverte de la région se poursuit par une visite passionnante au château de Schoeneck. En fait une ruine perchée sur une colline. Ce vestige d’un des centaines de châteaux de la région est depuis 17 ans entre les mains d’une association de restaurateurs amateurs, bénévole, et complètement passionnés! Weekend, vacances et jours fériés passent dans la restauration, au rythme lent des autorisations, d’un mur, d’une tour, d’un puits…

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Petit à petit le château renaît de ses cendres, mais au vu de l’ampleur de la tâche on a du mal à l’imaginer complètement restauré sans une intervention substantielle de l’Etat et d’entreprises professionnelle. Qu'à cela ne tienne, la tâche est noble et les intervenants vraiment très dévoués à leur passion! Notre guide du jour n’a pas de mal à nous transmettre son enthousiasme, sa passion, nous décrivant les petits pas qu’ils ont réalisés au cours de ces années: un mur reconstruit, un puits vidé de ses gravats, un ouvrage consolidé. Pas de moteurs ici, tout est réalisé à la main, les pierre taillées au burin, les murs redressé à la force des bras… impressionnant!

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On nous proposera de mettre les mains dans le béton quelques minutes, armés de truelles, taloches, et mortier, pour comprendre mieux encore la réalité de la tâche phénoménale entreprise par ce groupe de passionnés!
Un joli projet, un environnement boisé magnifique, un enthousiasme palpable, une visite à ne pas rater si tu te balades dans le nord du Massif des Vosges!

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Après tous (!) ces efforts, direction le joli petit village de Petite Pierre pour découvrir le long de sa jolie petite ruelle pavée surplombée par le clocher du village le restaurant Au Grès du Marché. Et quelle chouette découverte! Le chef Frédéric Jung (accompagné en salle de son épouse) met en valeur les  produits du cru en proposant de jolis plats très bien cuisinés et précédés d’un buffet froid d’entrées colorées (salades, crudités, charcuteries et poissons fumés) originales et pleines de saveurs!

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Je me suis régalé d’un sandre parfaitement cuit au beurre mousseux, accompagné de rillettes de saumon, fèves, asperges vertes et petite crème matelote très gourmande, un vrai délice et un grand moment de bonheur sur cette terrasse de village calme et ensoleillée! Café très (très!) gourmand pour terminer en douceur ce repas qui rend heureux!

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Notre journée se terminera au Ranch des Bisons, à Petit-Réderching, un élevage impressionnant de ces animaux sauvages! La balade ‘safari’ en camion militaire au milieu du troupeau est assez étonnante, et on se rend vite compte qu’il s’agit ici d’animaux sauvages, difficilement contrôlables, et bien plus délicats à élever qu’un troupeau de vaches! Les bêtes sont impressionnantes, et ne se laissent pas approcher. Il est presque impossible aux éleveurs de les soigner, les pâturages sont doublement clôturés, et la moindre ‘manipulation’ de l’animal est une aventure en soi, requérant un matériel et des cages spécifiques (importées des US!) et extrêmement solides!
L’animal est élevé pour la reproduction mais aussi pour sa viande, qui est proposée crue, séchée ou transformée en diverses préparations…

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Nous terminons notre journée à Bitche (oui, on s’est bien lâchés sur les jeux de mots douteux!), à l’hôtel Le Strasbourg, un agréable petit hôtel de village qui cache de jolies terrasses en bois et en étages sur son toit verdoyant, très agréables pour se reposer d’une longue journée de découvertes.
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La région est splendide par se nature, et c’est autour de l’étang de Hanau, un site de tourbières protégé, que nous terminerons notre séjour par une longue balade dans la magnifique végétation, emmenés par notre guide de l’Office du Tourisme du Pays de Bitche qui nous en apprend beaucoup sur la vie et la flore dans les tourbières…. et nous fait découvrir lors d’un petit pique-nique une spécialité locale: le pain bitchois est un disque de pâte levée garni de fromage blanc, crème et lardons, le tout grâtiné… un régal!

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Une jolie destination, pleine de découvertes, à à peine quatre heures de route de Bruxelles, que je ne manquerai pas de revenir visiter, pour ses paysages magnifiques, son offre culturelle, et les trésors de gastronomie qu’elle a encore à nous proposer!


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Plus d’infos sur le Massif des Vosges: www.massif-des-vosges.com

 

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04 avril 2017

Les Cabanes de Rensiwez

Cabanes de Rensiwez

C’est dans les Ardennes Belges que je vous emmène pour découvrir un petit coin de nature exceptionnelle que j’ai eu la chance de pouvoir apprécier à l’occasion d’une présentation de la région des Vosges (Vosges, Ardennes, montagnes, nature, toussa!) dont je vous reparlerai très très bientôt!

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A une demi-heure de Liège, au cœur des Ardennes, le domaine des Cabanes de Rensiwez s’étend le long de l’Ourthe. Une dizaine de cabanes en bois accueillent les visiteurs épris de calme et de nature.
Tout est fait ici pour intégrer le logement dans la splendide nature environnante. Les cabanes entièrement en bois sont décorées et meublées des matériaux environnants: sièges et tables en bois brut, cloisons décoratives en fins troncs d’arbres, volets en branches foncées,…

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Le confort n’en est pas diminué: les cabanes sont parfaitement équipée d’une kitchenette joliment intégrée à la chambre literie confortable, salle de bains petite mais jolie et fonctionnelle, grand bain ‘bac’ en bois dans ma cabane, et bien entendu un poêle à bois pour chauffer la pièce (munie d’un radiateur électrique également!).

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Certaines cabanes (celle de Gaspard notamment) sont équipées d’un bain norvégien extérieur (à bois), ou d’un petit sauna (à bois également); quel bonheur de s’y poser après une bonne randonnée dans la nature environnante!

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Quel bonheur aussi de se réveiller au bord de l’eau, avec comme seul bruit celui des chants d’oiseaux et de la rivière qui coule…

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De nombreux sentiers longent le domaine et peuvent être empruntés pour faire de longues (ou pas) balades le long de l’Ourthe ou dans la nature environnante.

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Magnifique écrin pour un weekend coupés du monde (pas de wifi, hors la réception, mais la 3G fonctionne plus ou moins), immergés au cœur de la nature!

Les Cabanes de Rensiwez
Rensiwez 1 • 6663 Mabompré (Houffalize)
Tél. +32 (0)61-289027
Site Web : http://www.lescabanesderensiwez.be
Facebook : https://www.facebook.com/LesCabanesDeRensiwez

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06 mars 2016

Maroc - Citytrip à Casablanca et Kitesurf à Dakhla

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Pas de 'grand' voyage pour moi cette année, je cumule plutôt les petites excursions, cette fois plus sportive mais avec toujours cette envie de découvrir - un peu - la gastronomie et la culture culinaire locale!
Au milieu de l'hiver bruxellois, le manque de soleil se fait cruellement sentir, le besoin de chaleur et de lumière devient pressant, je décide de renouer avec une organisation sportive avec laquelle j'ai fait mes tous premiers stages sportifs à l'étranger dès mes 13 ans. Souvenirs incroyables de ces premières libertés à l'UCPA de Rosbras en Bretagne, puis à Bénodet et sur la côte atlantique, des amitiés nouées, de la liberté découverte, de ces énormes Vénus (coquillages) dégustés au cul du bateau, de ma première cuite au Chouchen... L'ambiance 'colo de vacances', le sérieux de l'apprentissage, la qualité du matériel, et la vie en communauté (aaah ces tablées de sportifs affamés) m'avaient particulièrement plu, et j'y suis retourné souvent en stage de cata ou de planche à voile, toujours avec la même satisfaction.

Bref donc, c'est très confiant et joyeux de retrouver cette bonne ambiance que je réserve mon premier séjour UCPA hors de France: direction le Maroc. Le vol Royal Air Maroc fait une halte à Casablanca, j'en profite pour y poser mon sac 24h et aller voir ce qu'on y mange!

Bruxelles-Casa en un peu plus de trois heures, me voilà sorti de la grisaille pour être dès la sortie de l'avion enveloppé d'un voile de chaleur réconfortant! En cette fin de janvier il fait déjà 20-25 bons degrés en journée, et le soleil est éclatant.
Train toutes les heures de l’aéroport vers le centre-ville, easy!

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Je me pose dans un petit hôtel tout simple aux abords de la vieille ville (Ancienne Medina) à deux pas de la gare de Casa Voyageurs, accueil sympathique, jolis carrelages, belles matières, chambre très simple et balcon surplombant une petite place. La médina est très calme en soirée, je m'aventure dans ses ruelles plus ou moins éclairées, bordées de petits épiciers, de vendeurs de sandwich chauds, quelques petits restaurants. J'avoue ne pas être totalement à l'aise, j'ai connu des endroits plus accueillants. Par l'odeur alléché je m'approche d'un bui-bui au comptoir bien garni de saucisses, viande hachée parfumée aux herbes et épices, quelques abats; mon sandwich à la viande épicée est simple et délicieux, servi avec quelques frites pas mal du tout, je peux rentrer terminer ma soirée à l'hôtel, repu!
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Levé aux aurores je m'étonne du peu d'activité. L'appel à la prière tonitruant a bien eu lieu vers 6 heures, je n'ai pas l'impression qu'il ait suffit à réveiller la ville!
Petit déjeuner simple mais savoureux dans la grande salle carrelée de l'hôtel, avant de me mettre en route pour découvrir un peu de cette grande ville portuaire. J'ai huit heures devant moi, je pars au hasard des rues, tournant le dos au port industriel.

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Contraste frappant entre les petites ruelles de la vieille médina et les grands boulevards encore vides bordés de grands bâtiments coloniaux dont le blanc claque au soleil, et traversés pour certain par un tram tout neuf et moderne.

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Le Marché Central est encore peu animé à cette heure. J'en profite pour faire mes emplettes sans être tiraillé par les vendeurs encore occupés à ranger leur devanture. Les épices sont nombreuses et leurs couleurs éclatent au soleil, bien ordonnées en pyramides dans leurs bacs de bois. Anis, cumin, curcuma, safran, et surtout beaucoup de piments d'un rouge éclatant. Je remplis mon sac, sans oublier une bonne dose de 'tête de magasin', le célèbre mélange d'épices ras-el-hannout qui rassemble les meilleurs épices de chaque commerçant. J'entrevois déjà les tajines et couscous que je cuisinerai à mon retour!

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Le centre du marché rassemble les poissonniers, ou plutôt les poissonnières, un groupe de femmes de tête, fortes et à la voix puissante, menant leur commerce avec poigne! Les poissons sont magnifiques, joliment installés dans leurs lits de glace, je découvre également l'extrême dextérité d’autres femmes décortiquant les crevettes à une vitesse hallucinante: pas étonnant que nos crevettes grises fassent l'aller-retour pour être déshabillées au Maroc!!!

Passage obligé par la case 'argan', je fais provision d'huile cosmétique et culinaire en espérant avoir su déceler la bonne qualité. Je craque aussi pour un pot d'Amlou, ce mélange d'huile d'argan et miel dont le goût sucré et grillé avait définitivement marqué mes papilles lorsque Sylvie m'en avait ramené de voyage il y a quinze ans... À déguster au doigt, à la cuiller, ou sur une crêpe marocaine, mmmmmmmmh...

De retour dans les rues de Casa, pas particulièrement jolie une fois sorti des quartiers typiques, je m'émerveille quand même des nombreuses fresques urbaines et autres graffitis qui ornent pas mal de murs délabrés; certaines sont de véritables œuvres d'art.

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Au hasard de mes déambulations je croise d'autres marchés de quartier, plus typiques, installés dans les ruelles et où les locaux s'approvisionnent en poisson découpé à même la charrette, en viandes de mouton, chèvres, bœuf et volailles, et puis en quantités de fruits et légumes qui poussent si facilement au soleil du Maroc.

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Attiré par de bonnes odeurs de grillades je m'installe autour de l'étal en bois d'un cuisinier: boulettes de sardines, sardines panées et frites, légumes rôtis ou frit, beignets de pommes de terres épicés, salades rafraichissantes de crudités, je déguste un festin de roi avec les doigts et un bon pain marocain, pour quelques euros, dans l'animation du marché, un délice!

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Une visite de Casablanca ne serai pas complète sans faire un saut à l'imposante mosquée Hassan II. Située en bord de mer en direction du quartier balnéaire de la Corniche, l'édifice se dresse majestueusement sur une grande esplanade bordée de bâtiments fonctionnels, d'arches travaillées, et d'un hammam public.

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La visite de la mosquée est un peu chère (120 Dirhams soit environ 12 euros) mais inclut les services d'un guide francophone, et vu le peu de monde ce jour-là, privé en ce qui me concernait! Sympa mais le débit robotique de ses explications manquait certainement de chaleur et de convivialité! L'intérieur de la mosquée n'en est pas moins impressionnant, garni de marbre et de superbes panneaux de bois et de stuc très travaillés, de tapis à prière gigantesques, et de lustres décorés de verre Italien. La visite se termine par un tour au hammam, immense lui aussi, et à la salle des ablutions ou les fidèles se rincent trois fois les bras, jambes, et tête avant la prière.

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Je quitte la ville ravi d'en avoir eu un bel avant-goût, impatient de rejoindre Dakhla (45 minutes de train vers l'aéroport - 4 euros, puis deux bonnes heures de vol avec Air Maroc).

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Arrivée tard dans la soirée à Dakhla. L'équipe de l'UCPA nous attend et nous emmène à l'hôtel Doumss tout proche pour une première réunion de contact et répartition des chambres. L'hôtel, un 'trois étoiles', est triste et peu aménagé, ma chambre, partagée avec Christophe est très petite et à la literie peu confortable... Je ne m'attendais pas au grand luxe non plus, mais à choisir je crois que j'aurais préféré loger sous tente! La nuit sera bonne, le petit déjeuner moyen (mais suffisant à nous retaper), avant de partir vers le camp UCPA-Dreamkite qui se trouve à 20 bonnes minutes, au bord de la baie de Dakhla.

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Le camp est superbe, avec sa grande terrasse de carrelages magnifiquement décorés, un joli bar avec billard, une grande salle de repas et sieste décorée aux couleurs et tissus locaux, et les voileries attenantes. L'espace est très bien aménagé, avec beaucoup de goût, on s'y sent tout de suite très bien!

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On ne perd pas de temps, le vent est là, les groupes sont déjà formés, en route pour ma (presque) première expérience de kite avec Aziz et ses deux aides de camp! Petit groupe de cinq (puis six), à majorité féminine, ça va aller! Le matériel est de qualité, la baie superbe et surtout en pente très très douce, permettant d'apprendre les pieds dans l'eau sur une très longue distance. Les experts eux partent rapidement plus au large pour bénéficier de conditions exceptionnelles de ce superbe plan d'eau au bord du Sahara.

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Les journées de cette semaine seront rythmées par le vent, souvent présent en début de semaine, moins ensuite, les délicieux repas préparés sur place avec des produits frais par une équipe de très bonnes cuisinières marocaines, variant les tajines et plats de légumes pour notre plus grand plaisir gourmand. Nous restons sur le camp jusqu'après le repas du soir, après une bonne douche et un petit apéro, pour rentrer selon les humeurs entre dix heures et minuit vers l'hôtel Doumss qui finalement (et c'est mieux ainsi) ne nous servira que de dortoir.

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J'ai vite pris l'habitude de me passer du petit déjeuner fadasse de l'hôtel pour m'installer de bonne heure à la terrasse d'un bar alentour et y déguster une crêpe marocaine à la Vache Qui Rit et confiture ou une omelette garnie du même fromage et arrosé d'un filet d'huile d'olive très parfumée. Avec un bon café, noir ou plus local au lait et sucré et d'un jus d'orange fraîchement pressé, c'est un régal!

Les conseils et la patience d'Aziz portent vite leurs fruits, et après deux ou trois demi-journées nous arrivons presque tous à manier suffisamment nos ailes pour nous faire tracter, avec ou sans planche aux pieds! Les conditions venteuses se dégraderont malheureusement fort en fin de semaine, il faudra revenir pour consolider notre apprentissage et enfin tirer des bords d'un côté à l'autre de la baie!

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Les journées déventées et les fins de journées sont mises à profit pour se reposer ou s'adonner à d'autres activités: paddle, surf, wakeboard, cours sur la sécurité, yoga, billard, visite de la ville et de son marché, découverte de la magnifique Dune Blanche, déjeuner de poissons et fruits de mer au parc à huitres Talhamar, délicieux massages à la Maison du Thé, et même pour mon plus grand bonheur un petit cours de cuisine où nous apprendrons à confectionner de délicieuses crêpes marocaines Msemmens dont je vous reparlerai très bientôt sur le blog!

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Au final une semaine de vacances très dépaysant, mêlant sport, amitiés, culture, et un peu de gastronomie, dans une belle ambiance dynamique, et permettant de faire le plein de chaleur et de soleil au milieu de l'hiver pour un coût plus que raisonnable (compter un bon mille euros pour cette longue semaine)... J'y retourne certainement bientôt, de préférence entre avril et octobre pour profiter des meilleures conditions de vent! Tu viens?!

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Dakhla - quelques détails pratiques:
Pour rester connectés à Casa, et encore plus à Dakhla, on ne pourra pas trop compter sur le réseau wifi, peu accessible sans mots de passe. Il est par contre facile de se procurer une carte de téléphone et une recharge 'data'. Pour €10 chez
Maroc Telecom, qui offre une très bonne couverture et un service de qualité, je me suis procuré une carte de base avec quelques dizaines de minutes d'appel (50dhm) et une recharge Data valable une semaine et offrant 3Gb de données 3G/4G, pour 40 dhm, amplement suffisant!
Le change à l'aéroport est un peu moins intéressant qu'en ville ou dans les banques (celles-ci sont fermées le weekend pour la plupart)
WindGuru sera ton site de référence pour t'enquérir du temps, force du vent, et marées à Dakhla.

Centre UCPA Dakhla Dreamkite
www.ucpa-vacances.com/centre/monde/dakhla/
https://www.facebook.com/UCPA.Dakhla/

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02 septembre 2015

Amsterdam - citytrip

Amsterdam

Long weekend organisé en dernière minute pour re-découvrir la jolie ville d'Amsterdam! Je ne vous parlerai pas de musées, d'expos, ni de spectacle, mais plutôt des bonnes petites adresse découvertes (gourmandes!) au grés de nos flâneries estivales dans les ruelles et le long des jolis canaux de la ville.

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Arrivés en milieu de journée un vendredi d'été, nous faisons une première étape gastronomique au restaurant De Kas dont j'avais entendu le plus grand bien... et on n'a pas été déçus: l'établissement est situé dans une grande serre logée au milieu d'un parc à quelques kilomètres du centre de la ville. Les salles sous la verrière sont baignées de lumière, et entourées d'un petit jardin et de serres d'ou proviennent une partie des produits cuisinés dans la grande cuisine ouverte et rutilante. Il fait beau ce midi, service en terrasse, menu unique avec les produits des jardins exploités par l'équipe de De Kas, ainsi que quelques autres de producteurs locaux (de viandes et poissons notamment) choisis avec soin.
Une série de plats frais et pleins de saveurs se succèdent: potage de chou pointu au lard croustillant, salade de légumes du jardin et fenouil rôti, salade brulée et pesto de noix de macadamia, suivis d'un merlu absolument divin et parfaitement accompagné d'une sauce vierge et de délicieux petits légumes. C'est frais, très bon, juste, cohérent, parfait pour un beau lunch dans le cadre magnifique de cette serre et de ses jardins!

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En route ensuite pour le P+R (Park and Ride) le plus proche pour déposer la voiture... système un peu complexe, on s'emmêle les pinceaux, on fera un long trajet en tram pour rejoindre notre hôtel finalement à à peine plus d'un kilomètre du Park&Ride... mais le tram est confortable et ses grandes vitres nous offre un sightseeing de la ville qui nous permet de reprendre nos repères. Et puis, on n’est pas pressés!

Nous logeons au CitizenM, un peu en dehors du centre. Un de ces hôtels hyper-design et über-connectés qu’on voit fleurir dans les métropoles: une succession de grandes pièces à vivre décorées comme un magazine tendance en guise de lobby, bar, et salle de petit-déjeuner. iMac, écrans plats, fauteuils de designers, et bouquins d'architecture à disposition.

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Aux étages, alignement parfait de chambres au confort tout aussi design: un immense (genre: immense!) lit coincé entre murs et grande baie de lumière occupe la moitié de l’espace; douche et toilettes dans des 'tubes' au milieu de la pièce, iPad contrôlant le grand écran, les stores, la musiques, les éclairages led multicolores.... et le tout ensemble pour répondre à des 'mood' pré-programmés... C'est ludique, pas toujours pratiques, finalement assez confortable, design, immaculé, propret, techno et chic!

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Le tram 5 aurait pu nous emmener directement en ville, on préfèrera lors de ce séjour flâner a pedibus ; et pour le coup on aura marché! Balade du côté des Musées, qu'on ne visitera pas cette fois ("déjà fait avec l'école" reviendra souvent, en même temps que nos souvenirs de cette époque!).

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On retrouve avec bonheur la succession de canaux du centre, les jolies maisons qui les bordent, l'animation du centre assez touristique en ce mois d'août. On se rappelle aussi très vite qu'ici le cycliste est roi, Empereur même: c’est limite stressant de faire attention à tout moment à ces vélos déboulant de partout; même si les cyclistes sont bien plus disciplinés ici qu'à Bruxelles, il faut un bon moment pour trouver sa place de piéton sur ces voies qui paraissent toutes cyclables! Irritant en fait...

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Les terrasses de cafés débordent le long des canaux et les fameuses bitterballen qui accompagnent les chopes bien fraîches des amstellodamois nous appellent de leurs petits cris croustillants!!! On atterrit bien heureusement sur la terrasse du De Saloon où on nous recommande une bière brassée dans les îles bordant la côte: la Texels Skuumkoppe est une blanche ambrée, douce et profonde, peu amère, rafraichissante, mon coup de coeur du séjour! Arrivent bien vite ces petites boules-croquettes farcie d'une béchamel épaisse à la viande et parfumée de muscade... mmmmh brûlantes et trempées dans une bonne moutarde du cru c'est un régal!

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Dîner-salade léger le long du Prinsengrachtgracht, au De Fles on s'amuse à regarder passer les bateaux dans lesquels des groupes d'amis prennent l'apéro, se font un petit BBQ, une soirée arrosée, un enterrement de vie de garçon ou une balade romantique!

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... et sans oublier de terminer la journée avec un petit genièvre dans un de ces cafés bruns typiques!

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Deuxième journée toujours sous le soleil après une bonne nuit design et confortable! Nos pas nous mènent au travers de Vondel Park, animé par les familles en ce samedi de vacances.
Direction le marché et surtout ses Foodhallen dont on avait précieusement noté l'adresse! Les halles couvertes offrent une belle sélection de petits stands alimentaires de qualité: sushi, spécialités espagnoles, fromages, bitterballen déclinées en différents goûts, yakitori, sandwich à l’entrecôte, et… les pulled pork sandwich the The Rough Kitchen, une tuerie intersidérale que je vous recommande très chaudement!!!

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Repus, direction les petites rues calmes du Oud-West pour une agréable balade digestive ensuite avant de rejoindre le Jordaan, ses cafés et petits restos un peu bobo et world cuisine. Sympa! On reviendra le soir pour déguster un délicieux plat d'hummus israélien servi avec plein de petits accompagnements sains et colorés, chez Hummus Bistro D&A. The Beer Tree attire notre attention, et à défaut d'y déguster une bonne bière on note l'adresse de cette cave à bière très bien fournie pour une prochaine fois. On reviendra aussi dîner chez Moeders, pour sa carte simple, saine et alléchante, ses soupes aux pois, et cet enchevêtrement de cadres kitsch des mamans des clients!

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A noter également un superbe magasin de déco, Raw material, paradis du photographe culinaire avec ses tables passées, ses planches et tôles à la peinture écaillée, ses vaisselles et objets vintage et usés par le temps... matériaux bruts, le nom va bien à ce magasin dans lequel on a envie de tout toucher pour ressentir la rudesse des textures battues par le temps (ou, on n'est pas dupes, par le travail d’un artisan indien!), la douceur des peaux tannées, le bois craquelé ou flotté, la tôle rouillée...

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C'est ensuite chez Café de Nieuwe Lellie qu'on se (re-)pose pour une Texels en bitterballen, confortablement installés sur la terrasse d'où on peut assister au va-et-viens du quartier et suivre tant bien que mal les conversations de nos voisins de terrasse!

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Amsterdam, ses cafés, ses bières, ses sex shops, son quartier ‘zoo’ rouge...

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Pour notre dernière journée nous décidons de nous rendre dans le centre (très) touristique, que nous avions volontairement évité jusque là. Et même par faire une activité indispensable aux touristes que nous sommes: une balade en bateau sur les canaux! On s'éloigne quand même des plus gros bateaux-mouches, pour embarquer chez Blue Boat Company dans une embarcation de format plus modeste. La balade (€18) s'avère très très agréable: une bonne heure à glisser le long des quais, à admirer les façades des différents quartier, à glaner les quelques infos et conseils de notre guide vraiment très sympa et pas saoulant pour un sous! La perspective de la ville depuis les flots est bien différente et très intéressante.

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Direction le centre donc, ses canaux, ses hordes de touristes et... ses harengs! Indispensable street food, on se délecte de sandwich aux jeunes harengs marinés, d'une douceur incroyable, accompagnés de cornichons doux et d'oignons crus pour relever le tout... un régal à partager assis sur les quais!

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Bon et puis je ne pouvais pas quitter Amsterdam sans engloutir deux ou trois de ces croquettes qui ont marquées mes premières visites d'ados dans cette ville: les fameuses Febo! De la junk/street-food dans toute sa splendeur: ici le frietkot est en retrait et les délicatesses frites sont posées dans des petits distributeurs: quelques pièces et la porte s'ouvre sur une croquettes brulante, croquante, un peu grasse, et farcie de bami goreng, de veau mijoté, de viande aux cacahuètes (l'héritage indonésien est très présent!), ou même de simples burgers... C'est crasse, c'est super bon :-)

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Flâneries encore dans le centre touristique ensoleillé, on goute et on embarque quelques bons fromages du Noord-Holland chez Amsterdam Cheese Company – touristique mais le choix y est grand et on peut gouter! – et retour en tram vers le P&R (qui s’avèrera bien plus onéreux que prévu… la prochaine fois on prendra le train!).

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Chouette destination en tout cas pour un petit weekend sous le soleil et au calme (hum, hormis les vélos) le long des petits canaux de la ville.

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Tips&Trick technos - c’est cadeau:
- Tout comme à Bruxelles, Yelp est animé par une Community Manager dynamique, et l’application est donc très riche en bonnes adresses commentées par les locaux! Une source inépuisable de bons plans! Pense à installer l’app Yelp Mobile avant de partir!
- Ville bien connectée évidemment, n’oublie pas si tu es Proximus sans plan roaming 3G d’emporter les codes Fon et d’installer l’application My Proximus, le partenariat avec KPN Fon fonctionne très bien!
- Pour dégoter du wifi gratuit à tous les coins de rues je recommande vivement Wifi Map, une base de donnée de mots de passes des wifi ‘publics’ collaborative très bien fournie.
- Citymapper fonctionne à merveille à Amsterdam et t’indiquera en permanence et en temps réel le moyen et le chemin le plus court pour atteindre ta destination. Une merveille (à Bruxelles aussi!) cette app!
- Bien se renseigner sur les tarifs des P&R qui sont particulièrement confus et diffèrent grandement d’un parking à l’autre! Le parking dans la ville est hors de prix.

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06 mars 2015

Londres – un citytrip avec enfant

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Londres avec récemment gagné le haut de ma liste de citytrips, non pas pour Big Ben, ses fish&chips (quoi que…) ou sa garde à chapeaux poilus, mais plutôt depuis que mon fils s’était avalé les sept pavés et huit films d’Harry Potter! Et que la perspective de visiter les studios Warner dédiés au jeune sorcier hantait les pensées de mon ket (11 et demi).

C’était l’occasion rêvée aussi de partager avec lui un moment de complicité, je n’ai pas hésité longtemps pour nous réserver un séjour de trois bonnes journées. Mi-février, après la période des fêtes – bondée et hors de prix – “on a eu de la chance avec le temps”: sec et pas trop froid hormis une après-midi bien pluvieuse.

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Arrivée en gare de Saint-Pancras après un voyage sans soucis en Eurostar (2 heures de Bruxelles à €86 A/R en s’y prenant suffisamment tôt), j’ai réservé au Meridiana un petit hôtel au confort (et tarif) ‘basique’ qui s’avère très agréable et confortable, propre et à deux pas de la gare, autour d’un petit square très calme, parfait!

Petit déjeuner anglais après une bonne nuit de sommeil (bacon, sausage, eggs, et… beans in tomato sauce!), mon fils découvre avec un certain plaisir la gastronomie anglaise :-)

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Alors que faire à Londres avec un ket de 11-12 ans? La visite aux studios d’Harry Potter est réservée pour cet après-midi, nous partons le nez au vent nous balader dans la ville par une belle journée ensoleillée d’hiver.

Passage obligé d’abord par la gare de King’s Cross, qui évoque pour lui tout un monde qui m’est encore inconnu!
Il se fait prendre en photo devant la gare, m’emmène vers les quais 9 et 10… pour découvrir le mur servant d’entrée au quai 9 3/4, à moitié traversé par un chariot à bagages qui attend les fan de Harry pour se faire photographier! Il est tôt, pas de file, chouette photo avec l’écharpe de circonstance, et… passage obligé par le shop blindé de baguettes, plumes, capes, grimoires, et autres gadgets aux couleurs de Harry Potter, vendus à prix d’or bien entendu!

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Balade à pieds jusqu’à Oxford street, shopping, magasin de bonbons délirant d’où nous repartirons avec 1,8kg de Jelly Beans (!!), et craquage pour un… Burger King! Ben oui, en Belgique on n’en a toujours pas, alors…..

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Nos pas nous mènent ensuite vers Regent Street, où se trouve le célèbre magasin de jouet (“le plus grand du monde” assurait le copain de mon fils) Hamley’s. Impressionnant: sur six étages, le personnel bien entrainé captive son jeune public avec des démonstrations très convaincantes de leurs produits: ballons, avions, mini drones, crayons magiques, arbalètes, … il y en a pour tous les âges et tous les goûts. Difficile de ne pas se laisser tenter!

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Pour échapper à la foule, nous nous dirigeons vers le nord, à Regent’s parc. On y retrouve le calme, des bancs pour profiter du soleil en attendant notre bus pour les Studios. Des écureuils gourmands aussi qui narguent les enfants en leur chipant le moindre morceau de nourriture, sans toutefois se laisser caresser ou prendre dans les bras comme ces derniers l’auraient espéré!

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Les studios Warner se trouvent à 30km au nord de Londres. On peut s’y rendre en train et navette, j’ai préféré l’option bus organisé depuis Londres, plus onéreuse mais probablement plus pratique.
Une bonne heure de trajet en bus à impériale (pas hyper confortable en fait) décoré aux couleurs de la bande de sorciers, et nous voilà à l’entrée des studios. Mon fils prend un audio guide (en Français) pour ne rien rater des détails de la visite; moi  de toute façon je n’y comprendrais rien!

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L’entrée dans le Grand Hall est impressionnante. Les décors superbes, incroyable de réalisme, bien mis en scène. La visite se poursuit pendant deux bonnes heures à travers les décors principaux du studio, parsemés d’animations, d’objets clefs du tournage, et d’explications écrites ou en vidéo (en Anglais) sur l’utilisation des décors et les effets spéciaux mis en œuvre pour les scènes des films.

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Mon ket est émerveillé, il évolue dans ce monde qui l’a happé pendant des semaines, s’émerveille des effets spéciaux, jubile quand il croise les animaux ayant participé au tournage (animation temporaire lors de notre visite), … et pour le néophyte que je suis la visite est très agréable et instructive aussi, les décors et technique exposés vraiment impressionnants!
Sandwich insipide sur place en attendant le bus de retour, il est tard, nous ferons de beaux rêves!

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Nous entamons notre deuxième journée (par un solide petit déjeuner British et) sous le soleil, direction la City où j’ai quelques anecdotes professionnelles à raconter à mon fiston, et où nous découvrons l’atmosphère si particulière de cette partie de la ville, ses banques, ses hommes encostumés (ou débraillés, selon l’heure de la journée!), la majestueuse cathédrale Saint-Paul, le London Exchange et ses magasins de luxe… en route vers le London Bridge.

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Il me tardait de déguster (et faire découvrir) un bon fish&chips, ce sera chose faite dans un authentique pub de la City, le Walrus & Carpenter, le poisson y est particulièrement croustillant, les frites parfaites assaisonnées de vinaigre de malt, et les mached peas comme dans mes souvenirs! Arrosé d’une bonne bière locale, bien tiède et bien plate (pour moi!), et baignés des discussions des pontes de la Finance qui nous entourent et dégustent, eux, plus de bière que de poisson! Une expérience, une ambiance, un monde en soi.

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Mon fils n’est pas plus ‘vieilles pierres’ que moi, nous traverserons London Bridge avec pas mal d’intérêt pour le bâtiment et la vue, mais en évitant les visites de London Tower et du pont, qui auraient probablement été intéressantes. Mais nous avons un autre objectif cet après-midi, sur l’autre rive: le HMS Belfast, un navire de guerre ayant servi les forces anglaises durant le seconde guerre mondiale. Définitivement à quai, le bateau est désormais un musée dont on parcourt les neuf ponts, les salles de machines et même les tourelles armées de canons anti-aériens.

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Le parcours est très didactique, et propose des reconstitutions des différents quartiers du navire qui nous font prendre conscience de la pénibilité des conditions de vie à bord et de la difficulté d’organiser la vie de son bon millier d’occupants! Passionnant!

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La pluie a fait son apparition. Notre balade pédestre perd de son charme. Un peu plus loin le long de la rive sud de la Tamise, j’insiste pour faire un crochet par le Borough Market. Un marché bobo partiellement couvert, parsemé d’étals alimentaires plus tentants les uns que les autres! Fromages affinés, viandes et charcuteries maturées, légumes magnifiques, tout ici sent le bon, le respect du produit, le bio, le ‘locavore’…. et est superbement mis en valeurs sur des étals très soignés. Oh si j’avais une kitchenette à disposition je me serais bien laissé tenter par ce magnifique Angus maturé!

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La marche et la pluie ont eu raison de nos forces, et de notre détermination à découvrir la ville a pedibus, nous optons finalement pour les transports en commun. On comprend vite, en voyant le prix d’un trajet unique (plus de €6!!) qu’il vaut mieux se doter d’une Oyster Card, qui nous permettra de voyager à meilleur compte et à loisir le reste de notre séjour!
Hormis les interminables couloirs du métro, ce mode de locomotion est vraiment très pratique, et on en abusera: rapide, fréquent, confortable (hors heures de pointe), parfait!

Retour à l’hôtel en fin d’après-midi ce jour-là pour un peu de lecture et de repos. Pas envie de faire des kilomètres pour sortir manger, d’autant que mon ket a pris froid; et puis
Dishoom le restaurant indien qui me faisait de l’oeil et qu’on m’avait conseillé est inaccessible sans réservation… un détail qui m’avait échappé!! Qu’à cela ne tienne, nous découvrirons Leon à la gare de King’s Cross, une chaine de restauration rapide de qualité proposant une cuisine méditerranéenne pleine de goût, à emporter ou à déguster dans leur salle très joliment décorée dans un style vintage vraiment très très agréable!

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Voilà, on a eu notre demi journée de pluie, indispensable à Londres, notre troisième jour peut commencer (avec beans, saucisses, bacon , oeufs, et porridge) sous le soleil!!

Bien décidés néanmoins à, profiter de notre
Oyster Card blinquante, on se retrouve en peu de temps chez Harrods, à l’ouest du centre. Incroyable débauche de luxe, escalators majestueux, superbes objets, royaume du kitsh, gadgets hi-tech, rayon jouet féérique, et un food square où tout a l’air absolument délicieux!

Quelques stations de métro nous mènent à Leicester square ensuite; target:
M&M’s World! Trois étages dédiés aux célèbres bonbons chocolatés, c’est un peu too much, non?! Ok ça amuse les enfants, c’est très coloré, et un M&M de temps en temps c’est sympa, mais là on frise l’overdose! Et les tarifs sont juste honteux! Bon, on craque quand même pour un sachet aux couleurs exclusives (du rose pour Mlle S!), mais au prix du Marcolini... je préfère du Marcolini!!!

Chinatown est à deux pas et vibre encore des festivités du nouvel an Chinois. Sympa de s’y balader, de découvrir cette petite ville dans la ville, de humer les odeurs si caractéristiques des cuisines chinoises, d’admirer les canards laqués (et morts) séchant en vitrine pour appâter le chaland!

Mon ket est dingue de dim sum. Je ne pouvais pas l’emmener à Londres sans faire un repas dans un de ces restos de Chinatown où le service se fait à l’aide de chariots fumants déambulant entre les tables! J’avais repéré le ‘
New World’, une référence en la matière apparemment, quoi que les critiques sont très variables… On arrive tôt pour éviter la longue file d’attente que nous narguerons en sortant. Service très sympa, à défaut d’être anglophone, on se comprend vaguement, on montre du doigt les plats du chariot qui nous font envie, on se régale simplement en picorant à même les paniers de bambou posés sur notre table… typique, bon (sans être exceptionnel), une chouette expérience en tout cas! Et pas trop chère: €25 à deux, pour Londres c’est très bon marché!

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Direction Covent Garden. A deux pas, si mon GPS (de m…) ne nous avait pas emmené de l’autre côté de la ville! On s’y rendra en métro, l’occasion de perdre quelques grammes sur les 193 marches qui nous mènent à l’air libre à la station Covent Garden! On a vite compris pourquoi tant de gens faisaient la file aux portes de l’ascenseur :-)

Très agréable quartier que celui de Covent Garden. Les artistes de rue ne sont pas trop ma tasse de thé, mais on profite quand même un peu du spectacle, avant d’aller se balader sous les arcades de la halle, parsemée de jolis magasins.

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Bien décidés à profiter à fond de notre carte de transport, et il faut l’avouer un peu fatigués de nos longues balades pédestres aussi, nous terminons notre séjour en faisant un peu de “bus hopping”: repérer un bus à impériale dont les places avant supérieures sont libres, et faire quelques arrêts en profitant de la hauteur pour admirer la ville, avant de sauter dans un autre bus, puis un autre, qui nous mènera finalement vers la gare.... notre train de retour est annoncé.

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Au final, chouette citytrip, en plus du  fait de partager ces moments de complicité avec mon fils, la ville se prête vraiment à un citytrip de quelques jours avec enfant(s): facile d’accès, parsemée d’activités qui plairont à un public varié, accueillante… On n’a pas eu le temps en trois jours de tout voir, on reviendra pour Big Ben et Westminster, la relève de la garde, London Eye, une comédie musicale (ou pas), et puis pour toutes ces spécialités culinaires et petits restos branchés que j’ai hâte de découvrir et partager avec ma famille!

Ce qu’on a beaucoup aimé:
- déambuler dans la ville, le nez au vent et sous le soleil!
- Notre hotel  -
Meridiana - simple mais sympa
- La visite des
studio Harry Potter
- Sauter de bus en bus pour improviser notre propre sightseeing bus
-
Hamley’s, Harrods
- Les dim sum sur charriots chez New World
- La visite du HMS Belfast

Pratique:
- Réserver l’Eurostar le plus tôt possible, pour bénéficier de l’A/R à €86.

- Acheter une Oyster Card quand l’envie de marcher diminue: dans les grandes stations de métro, dépôt de gbp5 récupérable en rendant la carte, et demander de ‘charger’ la carte avec un  crédit dont le solde sera lui aussi remboursé en fin de séjour (au guichet ou même en cash aux distributeurs des grandes stations.

- Les app Android bien pratiques en voyage sans connection internet permanente: Maps 2 Go, Tripadvisor, Proximus Fon

- Les articles qui m’ont servi à préparer notre voyage:

- Chez Les Gourmandises de Sylf, voyez les trois ou quatre billets sur Londres avec enfants
- Londres en famille avec des 8-12 ans
- Je voyage avec mes enfants
- Circuit enfants à Londres
- Chez Femmes Débordées
- Chez Familiscope

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24 janvier 2015

From Cuba, with rhum…

Cuba La Havanne Voiture

La Havanne – 7 novembre

Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans  Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir!
Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite.
Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.

Cuba La Havanne Voiture  Cuba La Havanne  Cuba La Havanne  

Cuba La Havanne Che Guevara  Cuba La Havanne Voiture  Cuba La Havanne Voiture  

On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!

Cuba La Havanne Voiture   Cuba La Havanne Voiture   Cuba La Havanne Voiture   Cuba La Havanne Voiture

Cuba La Havanne Voiture   Cuba La Havanne Voiture   Cuba La Havanne Voiture   Cuba La Havanne Voiture

Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, …
On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!

Cuba La Havanne   Cuba La Havanne   Cuba La Havanne Revolucion Che Guevara   Cuba La Havanne

Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.

Cuba La Havanne By Night   Cuba La Havanne By Night   Cuba La Havanne Bar   Cuba La Havanne Balcon

Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions!
Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et  de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile.
Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!

Cuba La Havanne Food   Cuba La Havanne Food   Cuba La Havanne Food   Cuba La Havanne Food

Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.

Nos coups de cœur:
Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana
Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba
Restaurant
Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba
Bar à tapas
Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014):
- 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc.
- L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les  cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales).
- Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km).
- Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée.
- La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga.
- Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée…
- Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…

Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.

En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.

 

Vinales – 10 novembre

Cuba Vinales Nature

La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.

 

Cuba Vinales Eglise Church   Cuba Vinales Nature   Cuba Vinales Rocking Chair   Cuba Vinales Nature Vautour

L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…

Cuba Vinales Che   Cuba Vinales Cowboy   Cuba Vinales Nature Vautour   Cuba Vinales By Night

Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!!
La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.

   Cuba Vinales Nature   Cuba Vinales Nature Cigare   Cuba Vinales Nature Cowboy

Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-)
Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes.
Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!

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La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables.
Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!

Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).

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Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel.
On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!

Nos coups de cœur à Vinales:
- Ferme-restaurant Finca El Paraiso
-
Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux.
- Restaurant
El Olivo
- La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014):
Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.

Cienfuegos – 14 novembre

Cuba Cienfuegos Palmier Mer

 

Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original!
Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!

Cuba Cienfuegos   Cuba Cienfuegos Voiture Car   Cuba Cienfuegos Voiture Car   Cuba Cienfuegos Voiture Car

Cuba Cienfuegos Voiture Car   Cuba Cienfuegos Poseur   Cuba Cienfuegos   Cuba Cienfuegos Mer

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014):
- Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp).
- Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre…..
- Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.

Trinidad – 15 novembre

Cuba Trinidad Couleurs Maisons

Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!!
On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!

Cuba Trinidad Cheval   Cuba Trinidad Couleurs Maisons Cheval   Cuba Trinidad   Cuba Trinidad Cheval

Cuba Trinidad Couleurs Velo   Cuba Trinidad Musique Son   Cuba Trinidad   Cuba Trinidad

L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports,… A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants!
A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!

Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Drapeau Flag

Cuba Trinidad Street Food   Cuba Trinidad Chess   Cuba Trinidad Maison Couleur   Cuba Havanna Cafe

Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!

Cuba Trinidad Train Ingenios   Cuba Trinidad Train Ingenios    Cuba Trinidad Train Ingenios Coco

Cuba Trinidad Train Ingenios   Cuba Trinidad Train Ingenios   Cuba Trinidad Train Ingenios

Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!

Cuba Trinidad Plage Cayo Ile   Cuba Trinidad Plage Cayo Iguane   Cuba Trinidad Plage Cayo Ile   Cuba Trinidad Plage Cayo Ile

On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée!
Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau.
Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.

Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches.
Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique!
Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!

Cuba Trinidad   Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Voiture Car   Cuba Trinidad Cowboy

Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).

Cuba Trinidad   Cuba Trinidad   Cuba Trinidad Maison Couleur   Cuba Trinidad

Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)

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Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014):
- Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija.
- Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante.
- Casa Sara Sanjuan Alvarez
- Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas).
- Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet). 

La Havane – 20 novembre

Cuba Havanne Malecon

Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!

Cuba Havanne Malecon   Cuba Havanne Malecon   Cuba La Havanne   Cuba La Havanne

Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!).
Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!

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On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique!
Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!

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Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée.
La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves!
Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…

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Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!

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Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.

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Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.

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Nous quittons cette belle ile ravi d’y avoir fait un beau voyage, les yeux pleins de couleurs, et les oreilles vibrant des rires et des sons Cubains. 

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Vous en voulez encore? Lisez le récit de voyage à Cuba de ma copinaute S Mark the Spots: Travel Guide: Havana, Cuba 

 

Retrouvez d'autres récits de voyages de Cook'n'Roll:

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11 septembre 2014

Kitchen Trotter - Kit de cuisine du monde

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Cet été j’ai reçu un exemplaire de la box Kitchen Trotter à tester. Le marché belge s’ouvre rapidement aux box en ce moment, celle-ci vient s’ajouter au nombre grandissant d’offres de colis mensuels thématiques que l’on peut y trouver.
Cette fois, j’ai vraiment été conquis! Par le concept, par le packaging, par la documentation, et par l’originalité des produits proposés!

Evidemment, une box alliant plaisirs gastronomiques et voyage ne pouvait que me plaire: Kitchen Trotter propose chaque mois une sélection de produits provenant d’un pays ou région du monde. Cette-fois, coupe du monde oblige en ce début d’été, c’était le Brésil qui était à l’honneur! Une jolie boite décorée d’oiseaux exotiques, des fiches cartonnées très soignées présentent produits et recettes, et bien entendu une sélection de produits brésiliens originaux: Pao de Queijo, caïpirinha en kit, petits biscuits aux cacahuètes, épices à grillades, farofa (farine de manioc), confiture de mangue et maracuja, ou encore un mix à
quindins. Bon, pour être franc ce dernier ne m’a pas du tout convaincu, je venais d’en réaliser moi-même sans plus d’effort et pour un résultat bien meilleur!

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Les pao de queijo par contre, additionnés d’un peu de lard local (Belge je veux dire!) étaient absolument délicieux, et après en avoir entendu parler pendant toute la coupe, j’étais content d’enfin les découvrir! Je les ai servis en apéro avec une caïpirinha (version sans alcool incluse, grâce au sirop Monin de la box!) lors d’un diner brésilien en famille. Les petits bracelets porte-bonheur accompagnant le kit ont terminé de nous mettre dans l’ambiance, et si les quindins n’étaient pas extraordinaires, on s’est rattrapés sur une délicieuse tarte au citron vert et menthe maison (recette à venir) ;-)

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Conquis donc par cette box, qui propose vraiment de sortir de son quotidien pour s’essayer à des recettes originales, exotiques, inhabituelles! J’ai réutilisé les épices à churrasco pour faire mariner un poulet, je referai certainement des pao de queijo, et quant aux petits biscuits fondants aux cacahuètes…. y’en a plus!

Toutes les infos sur la box Kitchen Trotter se trouvent ici: www.kitchentrotter.com/
 

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20 avril 2014

Oeufs de cent ans - Joyeuses Pâques

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Il m’a fallu quelques années avant de me décider à déguster ces oeufs à l’aspect peu ragoûtant! Je me disais bien en voyant leur succès sur les marchés d’Asie que celà ne pouvait pas être mauvais, mais leur couleur virant du brun au verdâtre me laissait quand même très perplexe!
Je me suis décidé lors de notre récent voyage en Chine, et franchement le goût n’est pas à la hauteur de ce que laisse présager l’aspect: on pense manger un oeuf dur, avec un petit goût ‘animal’ en arrière bouche, mais vraiment rien de bien grave!

L’oeuf de cent ans est issue d’un mode de conservation antique, par lequel l’oeuf frais (de canne généralement) est enrobé d’un mélange d’argile, de chaux, de paille de riz et parfois de thé, et mis à reposer pendant une période de quelques semaines (plutôt cent jours que cent ans, donc!). Des échanges chimique sont mis en oeuvre dans l’oeuf grâce à ce simple traitement et au final on obtient un oeuf à l’aspect ‘cuit dur’ avec un blanc gélifié et brunâtre et un jaune plus ou moins coulant et dont la couleur peu engageante varie du bleu au noir!

L’oeuf de cent ans se déguste typiquement avec une sauce composée de vinaigre de riz noir, sauce soja et gigembre, auquel on peut ajouter piment et épices selon son goût.

Joyeuses Pâques!

Ingrédients:
Oeufs de Cent Ans (en épicerie asiatique, rayon frais)
3 càs de vinaigre de riz noir
1,5 càs de sauce soja
1/2 càc de sucre
1/2cm de racine de gingembre
1 pincée de piment en poudre

Préparation:
Mélanger les ingrédients de la sauce, laisser macérer un moment. Filtrer.
Écaler les oeufs, couper en six.

Servir les oeufs avec un peu de sauce.

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17 novembre 2012

Laos - Novembre 2012

 

Luang Prabang - 27 Octobre

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Bruxelles-Abu Dhabi-Bangkok-Luang Prabang… nous voilà enfin au Laos après près de 24 heures de voyage, sans encombre! Du haut du coucou à hélices qui nous amène de Bangkok, on aperçoit la ville, lovée dans un bras du Mékong, et on s’étonne déjà de son apparente propreté! Grandes rues dégagées, terre-plein soignés, peu de trafic… Cette impression se confirmera rapidement: passage de douane assez rapide, visa compris, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire nous traversons le ‘comité d’accueil’ très restreint pour se retrouver tout penauds sans même un taximan pour nous harceler! On nous indique finalement le service de taxis, parfaitement organisé (50K kips - 10000 kips = 10K kip = €1).

Nous avions réservé le Lao Lu Lodge via Agoda (le Booking.com asiatique), excellente guesthouse dans une maison de style colonial, personnel adorable, calme, parfait pour se remettre de notre voyage! Un peu cher ($30 avec pdj) mais très confortable; et puis on réalisera vite que Luang Prabang est plus chère que le reste du pays, et très touristique. Sur les conseils d’autres voyageurs, nous terminerons notre séjour au Thida Guesthouse ($15 sans pdj) un peu moins charmant mais tout aussi confortable dans une grande maison en bois, rapport qualité/prix imbattable, parfait!

Nous passons cinq jours tranquilles et sereins dans cette ville calme, certes touristique, mais où tout se passe sans encombre, le temps semble glisser, s’écouler paisiblement, sans bruit, sans cris, sans heurts. Peu de trafic, pas de klaxons tonitruants, peu de mobylettes pétaradantes… Quel contraste avec nos souvenirs de Hanoi ou Yangon!

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Laos Luang Prabang Laos Luang Prabang market

La ville s’étend le long du Mékong, partiellement ceinte également par un de ses affluents. Le long de l’eau, de jolis restaurants (pour touristes!) au design épuré, boisé, et souvent très soigné, se prolongent en terrasses surplombant le fleuve. La rue centrale, parallèle, offre également un large choix de restaurants reproduisant le style colonial, parfois dans des maison d’époque, qui se partagent la rue avec des échoppes locales et d’autres plus touristiques. Le soir, un marché de nuit vient encore animer la rue, et de nombreuses échoppes de snacks de rue proposent grillades, soupes, et nouilles pour se restaurer plus ‘local’ à moindre prix (15K kip la soupe-repas!). Tout celà rend la ville extrêmement agréable à parcourir: on se balade de longues heures dans les temples et monastères où les moines vaquent à leurs occupations, on se promène dans les ruelles en admirant l’artisanat local, on sirote un jus de fruit ou un café Lao, réputé, en épiant la vie sur le Mékong…

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Malgré le calme général de la ville, on sent depuis notre arrivée une légère excitation qui s’amplifie de jour en jour, à mesure que la lune grossit! Habitants et moines sont affairés à coller, agrafer, suspendre, des bougies, des lanternes, des étoiles en papier coloré. Les temples s’emplissent de jour en jour de ces apparats lumineux, il semble que chaque famille construise son bâteau coloré, en papier et carton, prêt à s’illuminer des dizaines de bougies et lampes à huile artisanales qu’ils y accrochent…

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L’apogée de cette excitation grandissante a eu lieu hier soir, jour de pleine lune, lors d’une grande fête qui a vu une vingtaine de grands bâteaux, portés par une bonne dizaine d’hommes chacun, traverser la ville lors d’un cortège bruyant, pétaradant, illuminé, et coloré. Les bâteaux ont été déposés côte à côte dans le temple principal, avant d’être mis à l’eau un par un et remis aux courants du Mékong avec des centaines de bougies flottantes que les fidèles lâchaient sur le fleuve afin d’expier leurs pêchers (si on a bien compris!). Grande fête populaire plus que religieuse donc, animée, colorée, et surtout magnifiquement illuminée des milliers de bougies qui brûlaient au sol, sur l’eau, et dans les cieux!

La ville est parsemée de monastères où vivent des moines de tous âges, et surtout des jeunes en fait, reflet de la pyramide des âges très décentrée et du fait également que beaucoup de jeunes hommes passent quelques mois de leur vie à l’initiation à la vie monastique. Chaque matin, à l’aube (vers six heures), ils sillonnent la ville selon un chemin bien précis, en file ordonnée, munis de leur bol à aumône, afin de recevoir des fidèles leur nourriture de la journée. Ne pouvant rien posséder, ils s’en remettent aux habitants de la ville pour recevoir du riz (principalement) et d’autres aliments; ces dernier font acte de foi en réalisant ces offrandes.
Pour nous touristes, le spectacle de ces moines drapés de jaune et d’orange, avançant en file silencieuse dans les vapeurs de l’aube, est évidemment un moment très particulier, très beau, photogénique et inhabituel… mais laisse néanmoins perplexe quand on se rend compte que le nombre de touristes, appareil au poing, surpasse celui des moines en procession… et que malgré le respect d’une majorité d’entre nous pour le caractère sacré de cet évènement il est fort probable que l’équilibre très précaire de cette manifestation ne finisse par jouer en la défaveur de ses principaux protagonistes! Malgré ces considérations éthiques, il est très difficile de résister à l’attrait de ce spectacle, il faut bien l’avouer!

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Les environs de la ville offrent pas mal de buts d’excursions, et de nombreuses agence proposent évidemment de vous emmener, contre quelques dollars, visiter une grotte pleine de statues de boudhas (Pak Ou), l’un ou l’autre village d’artisans, ou les chutes vertigineuses de Tad Khuang Si . Nous optons pour ces dernières, mais en mode ‘Il est libre Max’: nous louons une vespa (japonaise, automatique, 150K kips/24h) et profiterons des 30km qui nous séparent des waterfalls pour nous immerger dans la campagne environnante, paisible, observer la vie des villages, les paysans aux champs, les enfants quittant l’école en chahutant sur leurs vélos,… Les routes sont bonnes, les conducteurs extrêmement courtois et prudents (et peu nombreux!): un vrai plaisir que de sillonner la campagne les cheveux au vent (hum, bon, avec un casque quand même!)…
Les chutes s’avèrent magnifiques, en plus d’être très bien aménagées pour la visite! L’eau s’écrase d’une trentaine de mètres de haut dans un beau bassin turquoise, surplombé d’un pont en bois d'où on peut à loisir sentir la puissance de la masse qui dévale la falaise, avant de s’écouler plus paisiblement dans une série de petits bassins, d’un magnifique bleu-émeraude, propices à la baignade. Les abords sont aménagés de terrasses et tables en bois pour lézarder au soleil ou déjeuner. Touristique, certes, mais encore une fois l’endroit est baigné de calme et de sérénité, très agréable! Parce qu’on est des aventuriers, nous (!), on suivra un sentier très escarpé pendant une vingtaine de minutes pour parvenir au sommet de la chute et la traverser les pieds dans l’eau (le long d’une barrière rudimentaire quand même!). Impressionnant de voir l’eau s’échapper sous nos pieds en une chute vertigineuse et bruyante!
Baignade puis retour sous la lumière rase et dorée de fin de journée: la campagne est magnifique, le voyage enivrant!

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Après trois jours à Luang Prabang, il était temps de passer aux choses sérieuses: cours de cuisine!
Au Tamnak Lao ($30, 10h-17h), resto chic et réputé du coin. Dix heures du mat’, nous voilà une petite dizaine de touristes déambulant avec notre Chef du jour pour une visite instructive et rythmée du marché Phosy. Peu de surprise, on commence à connaitre les raretés des marchés du sud-est asiatique, mais on découvrira quelques particularités laotienne: la peau de buffle est coupée en lamelle et vendue fraîche ou séchée, les algues du Mékong sont saupoudrées de sésame et destinées à être frites, la tête de - de quoi d’abord? - sans la peau laisse voir l’anatomie sanguinolente de l’animal, les oeufs de Cent Ans (lisez: ‘pourris’) sont teintés de rose, d’autres sont proposés en brochettes, etc… Instructif!

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Le cabas plein nous regagnons la cuisine spécialement aménagée à côté du restaurant et regardons le Chef nous préparer une dizaine de plats dont nous choisirons une sélection que nous réaliserons par binome. Sympas, celà nous permet de goûter à une large palette de spécialités, de repartir avec un livre de recettes bien garni, et de s’essayer à celles qui nous plaisent le plus! C’est sûr, il va y avoir des recettes laotiennes sur Cook’n’Roll!

Pour mon plus grand bonheur, l’élément majeur de la gastronomie laotienne est… le riz gluant! Je ne suis pas dingue de riz, mais le riz gluant par contre… Trempé quatre heures au moins, il est cuit une trentaine de minutes à la vapeur dans un panier tressé, et présenté (tiède) dans un ravissant petit panier cylindrique à couvercle. Il convient d’en prélever une petite quantité, de le rouler en boulette entre ses doigts, de le tremper dans la sauce d’accompagnement et de le déguster sans couverts, donc!
D’autres spécialités que nous avons appris à réaliser sont la salade Laap de poulet (ou poisson, porc, boeuf), froide et terriblement parfumée d’herbes; un plat aux aubergines sautées qui a mis tout le monde d’accord en dont je vous reparlerai!; un condiment à l’ail frit et piments indispensable; une salade de papaye verte ou ‘chokko’ pimentée, citronnée et parfumée d’herbes; une soupe au lait de coco et curry rouge d’influence clairement Thaï, etc… Les grillades sont une autre spécialité laotienne, et la cuisse de poulet (fermier!) laquée et grillée à la flamme sur le bord de la route nous a simplement retourné les papilles! On trouve aussi à tous les coins de rue des ‘noodle soups’: soupe-repas très similaires au Pho vietnamien, constituées d’un bouillon parfumé aux épices et os, garni de nouilles de riz, légumes verts et viandes (ne me demandez pas quels morceaux, il y longtemps que j’ai éludé cette question!), dans lequel on rajoutera, selon le goût, des herbes fraiches, du citron, pâte de crevette ou saumure de poisson, piments… un régal qui forme notre repas du soir un jour sur deux!

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Nous avons complété notre découverte gastronomique par un petit passage de l’autre côté de la rive chez Dyen Sabai. Un restaurant tenu par une Canadienne qui a créé une magnifique terrasse en cascade, au milieu d’une forêts de bambous surplombant le Mékong, où chaque table basse est une alcôve bordée de coussins où il fait bon se vautrer, flâner, surfer (eh oui, signe des temps, wifi et alimentation sont à portée de main!), bouquiner en sirotant un jus de fruits frais… On a beau voyager (de moins en moins) ‘routard’, on craque inéluctablement pour ce genre d’endroit confortable, raffiné, calme! Nous y avons dégusté des assiettes assorties de spécialités locales: crème d’aubergines, porc séché, peau de buffle en sauce (la peau est épaisse, découpée en bâtonnets, goût prononcé et animal, bien balancé par une sauce enrobante pimentée), salade de haricots ‘long beans’ à peine cuits, … frais et délicieux!

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Et comme on n’aime pas faire les choses à moitié et qu’on avait aimé le Dyen Sabai, notre dernier jour à Luang Prabang on l’a passé dans l’autre établissement des propriétaires du resto: la Pistoche, à 30 minutes de marche du centre, est une piscine entourée de tout le confort dont je vous parlais plus haut… journée hautement relaxante donc!

Vous l’aurez compris, Luang Prabang a tout d’une ville moderne dans un écrin de village asiatique! Le wi-fi est partout, les vélos sont parfois électriques, personne n’est étonné de nous voir entamer un jogging à l’aube, pas plus que les enfants ne s’étonnent de voir déambuler ces géants à la peau laiteuse (ou rougie, c’est selon) et aux cheveux clairs! Peu de mendicité, pas de prostitution apparente… nous sommes bien conscients que cette ville est une exception dans un pays où le PIB mensuel par habitant n’approche pas les $40… Nous la quittons demain pour gagner Pakse, à l’extrême sud, par avion (Lao Airlines - $169); nous y reviendrons par ‘sauts de puce’ en bus et bâteau dans deux semaines au plus tard!

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Les 4000 îles - 2 Novembre

En route pour Pakse le 2 novembre avec Lao Airlines; vol nickel dans un avion tout neuf (signe des temps encore une fois: le sigle ‘no smoking’ au dessus de nos sièges remplacé par un ‘no electronic gadgets’!!). Erreur d’aiguillage à l’arrivée: le taxi que nous partageons avec deux Allemands (100K kips, 30 min.) nous amènera à la bus station Sud alors que les bus pour Champasak partent de la gare “du Marché”… qu’à celà ne tienne, nous changeons nos plans et prenons le premier bus local pour la ville de Muang Khong sur la plus grande des 4000 îles: Don Khong (50K kips, 3h).

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Calme et tranquillité sur cette île du Mékong. Très peu d’animation, mais des paysages de rizières magnifiques où s’affairent des paysans en pleine période de récoltes du riz. Nous logerons trois nuits au très chic hôtel Senesothxeum mais dans la partie attenante plus abordable (150K kips, pdj); un endroit très agréable et décoré avec goût par Philippe , un Franco-Lao-Vietnamien d’une grande gentillesse et plein de bons conseils et d’infos sur l’histoire de cette région!

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Balade à vélo au travers de l’île (20km - le parcours ici), visite du marché très matinal (pour moi), jogging tout aussi matinal (pour Sarah!), coucher de soleil sur le Mékong, rizières dorées, pêcheurs en pirogue déployant leur filet d’un geste ample et précis sur l’eau du fleuve, buffles d’eau immergés dans les mares des rizières, aumône des (quelques) moines aux lueurs de l’aubes, enfants souriants; d’autres jouant à la ‘petang’ avec leurs sandales dans la cour du monastère…. une atmosphère paisible, calme, lente et bienveillante se dégage de chaque scène de vie de cette île paisible. Malgré l’arrivée assez récente de l’électricité et des moyens de communication modernes (oui, il y a du wifi!), la vie ici se déroule au rythme lent de l’écoulement des eaux du fleuve qui bordent l’île.

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Nous hésitons à gagner les iles les plus au sud du pays (Don Det, Don Khon) et décidons finalement de les visiter sur la journée en compagnie d’un couple Américano-Japonais, emmenés par notre guide, malheureusement peu locace! (150K kips pp). Départ matinal pour deux heures de pirogue entre les ‘iles’ (en fait des ilots, minuscules pour certains,  de terre et de végétation) du Mékong, à observer la vie s’organiser le long des berges: maisons sur pilotis, bain matinal dans les eaux du fleuve, lessive, pêche au filet, transport de marchandises en pirogues,… Halte aux chutes de Tad Li Phi (25K kips pp) d’abord, à celles de Tad Khon Pha Pheng (30K kips pp) plus tard: deux lieux où l’on peut admirer la force du fleuve dont les eaux se déversent avec bruit et fracas du haut des rochers, rendant le passage de toute embarcation impossible! Sympas, mais on n’est pas plus emballés que ça! L’île de Don Khon par contre s’avère très agréable; nous la parcourons à vélo, traversons le village touristique animé et qui laisse entrevoir des soirées très arrosées. Une noix de coco bien fraîche est la bienvenue pour nous désaltérer après deux bonnes heures à pédaler sous le soleil! Nous laissons nos amis partir à la recherche des dauphins de l’Irrawady (qu’ils auront la chance d’apercevoir!), et regagnons le village pour manger un morceau.

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Du point de vue gastronomique par contre, la région est un peu aride! On se régale encore de khao niauw (riz gluant), salades de papaye verte, divers riz sautés et soupes parfumées,… mais on va finir par se lasser! C’est vrai qu’on n’a pas été assez téméraires pour goûter aux brochettes de petites grenouilles (entières), ni à ces brochettes de sauterelles embrochées vivantes au marché…

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Champasak - 5 Novembre

Trajet confortable de Don Khong à Champasak (50K kips, 2h) en bus local de bon matin, et avec l’agréable compagnie d’une Laotienne francophone trop heureuse de pouvoir pratiquer son Français et nous expliquer en Français et en détails la genèse du monde par la rencontre du Lingham posté sur le haut de la montagne bordant Champasak avec le ciel… et moult autre détails mystiques et religieux qui nous ont un peu échappé!

On s’installe à l’Anouxsa, sympathique guesthouse au bord du Mékong avec terrasses et resto surplombant le fleuve et… à deux pas du Champasak Spa, un havre de paix et de sérénité où nous passerons une bonne heure entre les mains expertes de nos masseuses… un grand moment de bonheur!

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Agréable aussi la longue route (10km) qui nous mènera au temple pré-Angkorien de Vat Phou; la route plate et tranquille traverse de nombreux village où les habitants s’affairent aux moissons, à la fabrique de feuilles de riz, de nouilles, et autres travaux mécaniques. Si l’aller en plein cagnard sur des vélos qui nous font voir la route, pourtant plate, en continuelle “montée-vent-de-face”, le retour dans la lumière de fin de journée et en compagnie de centaines d’enfants rentrant de l’école à pied et à vélo, sera vraiment agréable et hors du temps…

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Le temple de Vat Phou n’est en rien comparable à celui de son successeur cambodgien, mais ses ruines bordant une succession d’escalier grimpant vers le sommet de la vénérée montagne au Lingam est charmante bien qu’épuisante. Des frangipaniers ponctuent les volées de marches, répandant leurs fleurs odorantes, les marchand(e)s du temples proposent compositions florales colorées, encens, et autres bracelets porte-bonheur. Et puis une bande de joyeux bonzes thaïlandais en pèlerinage aiguaient encore le lieu de leurs robes safran et de leurs rires d’enfants. Il s’amuseront autant que nous à se prendre mutuellement en photo et à poser devant les ruines! Sarah se verra même offrir et bénir un bracelet de corde (rose!) par un moine reconnaissant… en espérant que ses vœux se réalisent lorsque la cordelette cèdera!

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Plateau des Boloven - 6 Novembre

Enchainement parfait de bus local (20K kips, 1h) puis Songthaw (20K kips, 45min) entre Champasak et les cascades de Tad Fane, sur la route de Pakson dans les hauteurs du plateau des Boloven (1300 mètres).
Et l’occasion d’observer une scène de vie peu banale dans le songthaw (camion bâché à banquettes) qui nous emmène: le véhicule est bondé de femme revenant du grand marché de Pakse avec des marchandise et fruits qu’elles pèlent, coupent, assaisonnent et emballent en portions individuelles, serrées sur ces banquettes peu confortables… Elles mettront donc à profit ce trajet d’une heure pour préparer la vente au détail de leurs marchandises! Au passage, on se régale de papaye verte trempée dans un mélange de sel et piments, j’adore!

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Le plateau des Boloven est réputé pour ses cascades, et surtout son climat favorable à la culture du café (Arabica et Robusta principalement), initiée par les Français à l’époque coloniale.
Le
Tad Fane Resort est un ensemble de bungalows ($30-37) de bois faisant face aux magnifique chutes, et pourvus d’agréables terrasse où il fait bon admirer et écouter la nature dans laquelle le resort est noyé.

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Hélas, la matinée ensoleillée a vite fait place à une fine pluie qui s’est muée en drache tropicale la majeure partie de l’après-midi… impossible de bouger, notre escapade téméraire jusqu’au petit marché de café qui jouxte l’endroit s’est soldée par une attente interminable sous les toits de tôle, en compagnie d’un couple de motards marseillais, et un retour précipité vers notre bungalow à la première éclaircie! La magnifique vue sur la cascade est, faut-il le préciser, réduite à trois mètres de visibilité! Dodo tôt et lever sous un soleil radieux pour entamer une balade sur le plateau en compagnie d’un guide. Nous traversons les exploitations de caféiers, apprenons à reconnaitre les plants d’arabica des robusta, goutons les fruits murs (agréable au goût, le robusta étant nettement plus fruité) et découvrons que le caféiers produit une petite fleur au longs pétales blancs dont le parfum délicat est vraiment sublime!

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Plus haut sur le plateau nous traversons de superbes paysages jonchés de “limestones” (pierres calcaires), de mousses, et de pins, et de petite fleurs blanches qui nous rappellent un peu la Provence! Magnifique!
Sarah découvrira également… une sangsue qui a discrètement investit sa chaussure pour se gaver du sang de son gros orteil! Rien de bien grave mais l’anti-coagulant injecté par la bestiole laisse une plaie longue à cicatriser.

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L’après-midi est aussi pluvieux que la veille. En attendant une accalmie, nous rencontrons Koffie, un Hollandais installé depuis des lustres dans la région et puits de connaissance sur le breuvage qu’il prépare dans les règles de l’art. Sans rire, j’ai dégusté là un café exceptionnel, issu d’une plantation avoisinante et fraîchement torréfié au wok: épais, fruité, long en bouche, woaaaaw! Evidemment, on a fait provision de grains; à voir s’ils seront aussi exceptionnel de retour sous nos latitudes!
Revigorés par ce breuvage, nous squattons le tuk-tuk d’autres touristes pour redescendre se mettre au sec à Pakse.

Pour très peu de temps, la ville ne nous inspire pas des masses et nous réservons un bus couchettes pour le soir même, direction Vientiane!
Pour passer le temps, apéro et dîner avec vue panoramique sur la ville au
Pakse Hotel, où on nous sert une cuisine Lao ‘créative’ mais manquant un peu de relief et de cohérence. La vue du coucher de soleil sur la ville est très sympas, néanmoins!

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Le bus VIP pour Vientiane est surprenant! Des couchettes pour deux personnes sont disposée sur les deux étages de cet immense véhicule. Nous avons fait un bon choix, la déco et le confort ont l’air meilleurs que dans les six autres véhicule qui nous entourent! Murs et plafonds en skaï rouge donnent une ambiance particulière à l’endroit, et si le linge de lit n’est pas vraiment nickel, l’ensemble a un petit (petit!) coté ‘Orient Express” charmant! Nuit peu confortable néanmoins, et panne technique à quelques centaines de kilomètres de l’arrivée, boite de vitesse capricieuse puis carrément récalcitrante: nous terminerons la route en 1ère avec trois heures de retard!

Vientiane - 8 Novembre

On avait tout entendu sur la capitale du pays: capitale endormie, ville bruyante et polluée, certains aiment, d’autres détestent. Nous étions content de retrouver un peu du confort et des facilités d’une grande ville. Notre joie fut de courte durée: effectivement la ville manque cruellement de charme, sa périphérie est moche, polluée et encombrée de trafic. Le centre touristique, ancien quartier colonial français au bord du fleuve, est effectivement sympathique avec ses bars, cafés climatisés (à la mode Starbucks), et restos cosmopolites et attrayants. Nous dégoterons un chouette petit hôtel, après quelques déconvenues (il faut savoir fuir les hôtels du Lonely, souvent surfaits et trop chers!). Balade à travers les nombreux temples et monastères sous le cagnard, repos agréable au Starbucks-like du coin pour un bon café, et découverte d’un marché authentique bien que central; je me risque à gouter une pâte de cacahuètes empaquetée avec des herbes dans une feuille de laitue: délicieux mais mon estomac me le rappellera rapidement!

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En fin de journée, nous nous offrons une balade entre touristes et locaux le long du fleuve au soleil couchant: une forme de ‘passegiata’ pratiquée par les asiatiques dans les lieux offrant un bord de mer ou de fleuve! De jeunes couples et des groupes d’amis se donnent rendez-vous pour discuter ou roucouler au soleil couchant, et grignoter les spécialités des vendeurs ambulants. Pour moi ce sera un mets dont le souvenir hantait ma mémoire gustative depuis mon voyage au Vietnam en 2005: des calamars séchés puis grillés-minute et servis avec citron vert, sel et poivre, et ici accompagnés d’une portion de salade de papaye verte. Un délicieux mélange d’arômes de poisson séché et du ‘fumé’ apporté par le barbecue ambulant, relevés par l’acidité du citron: simple et délicieux!

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Cette bonne soirée et l’excellente soupe parfumée d’herbes fraiches qui s’en suivit ne seront pas suffisant pour nous retenir plus longtemps à Vientiane: nous décidons de (quand même) faire une étape à Vang Vieng, en chemin vers notre destination finale plus au Nord.

Mais avant de quitter la ville, petit détour chez Fuji, une succursale d’une chaine de restos japonais de Thaïlande, chic, plus cher, mais fins, succulents, et d’une extraordinaire fraicheur! Orgie de maki en regardant les gestes précis et nets des cuisiniers, ça devient un must de nos voyages dans la région!

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Parenthèse culinaire

Bon mais alors, qu’est-ce qu’on mange, me demanderez vous?!!! Des nombreux pays qui entourent le Laos, c’est probablement de la Thaïlande et du Vietnam que le Laos le plus hérité son histoire gastronomique.
Commençons par le commencement: le mets les plus consommé ici, le riz comme dans la plupart des pays avoisinants, a cette particularité d’être ‘sticky’ ou ‘gluant’. Cette variété de riz est abondamment cultivée et servie à tous les repas; c’est un riz qui doit être trempé puis cuit à la vapeur. Il est servi tiède dans un petit panier d’osier, dans lequel les convives se servent, forment une boulette compacte entre leurs doigts, et trempent dans les sauces qui l’accompagnent, joignant au passage un morceau de viande ou de légumes. Ce riz se conserve mal et se réchauffe difficilement; les excédents sont moulés en galettes, mis à séché et frits, ou entrent dans la composition d’un plat sucré au lait de coco et à la mangue. Un délice!
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Les Français ont laissé en héritage leurs fameuses baguettes, que l’on retrouve sur tous les marchés et qui sont garnis de viandes (frites) et crudités pour formés de délicieux sandwich. Hélas, tout comme au Vietnam la recette héritées de nos amis Français manque cruellement de sel, et le pain est souvent fade…

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Des sauces épaisses accompagnent la plupart des plats, les Jeow, et sont composées d’ail ou échalotes frits et pilés avec divers condiments, piments, ou de la chair d’aubergine par exemple.

La peau de buffle, nettoyée et débitée en bâtonnets, entre souvent dans les composition des plats, soit comme ‘viande’ principale du plat, soit pour parfumer une sauce.
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Bien entendu, rien ne se perd dans un pays à si faible revenu, et on ne s’étonne pas de retrouver toutes sortes de protéines dans son assiette: insectes frits, larves de guêpes, petits rongeurs des forets, rats (des rizières, pas des villes!), grenouilles (entières, avec la peau croustillante), serpent, … Et bien entendu le buffle et le cochon, dont toutes les parties se retrouvent étalées sur les étals des marchés, et plus tard dans les soupes, brochettes au barbecue et plats en sauces.
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Le barbecue justement, parlons-en: un mode de cuisson très prisé par ici, on retrouve partout de petits foyers improvisés où cuisent des brochettes de porc ou de bœuf, des poissons entiers ou, mon pêcher-mignon, des cuisses de poulet ‘fermier’ marinées dans le soja sucré et parfaitement grillées et croustillantes… miaaaam!

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Le plat national Laotien, après le sticky rice, c’est le Laap, très similaire au Laab Kai thaïlandais: une salade de poulet (ou porc, bœuf, poisson) haché cuit en petites boulettes et mêlé de citronnelles, basilic, aneth, riz gluant grillé et pilé, citron vert, ail, piments: frais, léger et excellent accompagné de riz. Une variante propose des ‘glass noodles’ (fins vermicelles de soja) dans la salade.
Au rayon des salades, on a adoré la Lao Salad qui nous a nourri pendant quatre jours à Vang Vieng: une simple salade de laitue et crudités, agrémentée de viande cuite froide si on le souhaite, et surtout d’une sauce mi-mayonnaise, mi-vinaigrette sucrée réalisée à l’aide d’un jaune d’œuf dur.
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Les Vietnamiens ont importé leur Pho au Laos, une soupe-repas composée d’un bouillon parfumé, de nouilles, de viandes, et de beaucoup d’herbes et crudités (long beans, soja) que l’on reçoit généralement à part pour rajouter à la soupe selon ses préférences.
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Des légumes accompagnent souvent les plats, Laotiens, liserons d’eau sautés, aubergines (frites ou rôties au barbecue), concombres crus ou cuits, champignons sautés, etc… Une particularité de la cuisine Lao est de très peu cuire certains légumes: les haricots et les petites aubergines sont souvent ajoutés crus ou à peine blanchis aux salades et soupes, pour un apport de croquant surprenant mais bienvenu!
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Pas d’accès à la mer ici, mais un fleuve riche et ses affluant traversent une grande partie du pays, fournisseur naturel de poissons (poisson-chat et carpe principalement). Celui-ci entre dans la composition de nombreux plats, notamment le Laap, le poisson au lait de coco cuit dans une feuille de bananier, et la carpe farcie de citronnelle et autres épices et cuite sur la braise, elle aussi protégée dans une feuille de bananier.
Si je n’ai pas eu la chance de gouter au serpent, ma salade de grenouille était une expérience des plus intéressante, surtout quand je me suis rendu compte que tout l’animal (nettoyé) entrait dans la composition de ma salade, tête et pattes crochues comprises! L’animal est frit, ce qui rend sa peau délicieusement croustillante (comme celle d’un poisson écaillé, en fait), et la chair blanche est fine et proche de celle du poulet, en plus raffiné peut-être! Bon, j’avoue avoir dû passer au dessus d’un moment de dégout avant d’apprécier ce mets à sa juste valeur, surtout que le matin même j’avais assisté au marché au dépeçage de grenouilles vivantes….

Luang Prabang est réputée pour sa saucisse, de porc principalement, proposée en plusieurs variété dont une ‘aigre’ que je n’ai malheureusement pas goûté. La version aux herbes du cru, très parfumée donc, était un délice à faire pâlir le boucher de la rue des Tongres (référence Bruxello-Bruxelloise ;-) ).
 
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Deux autres spécialités issues du fleuve sont la pâte de poisson et les algues du Mékong. Les poissons sont mis en saumure pendant des semaines afin de former une pâte épaisse et très odorante qui entrera dans la composition de beaucoup de plats, remplaçant le sel et substitut à la fois au nuoc mam et à la pâte de crevette des pays voisins!
Du fleuve sont également extraites des algues qui sont pressées puis mises à sécher avec de fines tranches d’ail, du piment et du sésame. Les feuilles d’algues une fois sèches sont frites très rapidement et dégustées telles quelles en accompagnement d’un panier de riz.

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Bien entendu, les Chinois ont également amené leur lot de soupes et de riz frits; on trouve dans chaque boui-boui pléthores de fried rice, fried noodles, noodle-soups, etc dont l’intérêt réside surtout dans la façon dont le maître des cuisine les accommodera! Ca va du riz gras et insipide au délicats riz sautés aux noix de cajou et ananas par exemple!

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La cacahuète est assez présente dans les plats Lao, pour mon plus grand bonheur. Elle ajoute du croquant au salades comme le riz grillé et haché, et sert également à confectionner des pâtes parfumées (ail, citronnelle, galanga, etc) qu’on pose sur une feuille de laitue avec des nouilles de riz froides, du piment, des haricots crus; on emballe le tout dans la feuille pour former un petit paquet qu’on avale d’une bouchée (ou deux)… ça fond en bouche, c’est une explosion de fraicheur, c’est boooooon! A déguster sur les marchés, mais tôt alors pour éviter que la pâte aie trainé toute la matinée sur l’étal ;-)
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Toutes sortes de curry sont proposés. D’influence Thaïlandaise à base de pâte pimentée et de lait de coco (kaffir lime leaf, piments, galanga, coriandre, etc), ou d’autres à base du trio indispensable citronnelle-galanga-ail. Le goût fumé est très apprécié également, et on retrouve souvent des légumes (aubergines) préalablement rôtis sur la braise, ou de la peau de buffle dans les plats mijotés.
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Au rayon des boissons, le Laos brasse sa propre bière, la Beerlao dont le logo orne les tee-shirt pour touristes, délicieuse et réputée dans la région. On y produit également un alcool tord-boyau (le LaoLao), et bien entendu il est possible de se régaler de jus de fruits frais du matin au soir!
Les breuvages qui nous ont marqué, outre le délicieux café du plateau des Boloven,  et que je compte bien reproduire sont les jus d’ananas ou citron vert mixés avec de la menthe fraiche, le granité de pastèque au sirop de piment, le jus de tamarin, et le sirop de pandan (dont je n’ai pas réussi à trouver les feuilles malgré mes essais répétés sur les marchés, dans mon plus beau Laotien: ‘Baï-Thuÿ’)…
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Voilà, mais assez parlé il faut maintenant que j’aille m’exercer à reproduire tous ces délice dans ma petite cuisine bruxelloise! Attendez-vous à une déferlante de recettes Laotiennes sur la partie culinaire de mon blog (cookandroll.canalblog.com), dans les mois à venir ;-)

 

Vang Vieng - Novembre 2012

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Aaaah Vang Vieng. Dire qu’on a failli rater ça! Les plus jeunes d’entre vous en auront peut-être entendu parler, ce lieu est réputé pour les excès de fête, alcool, et autres substances hallucinogènes qui s’y consomment en grandes quantités! La ville est bordée par un affluant du Mékong, la Nam Song, que l’on peut descendre sur plusieurs kilomètres affalé dans une chambre à air de camion en faisant des arrêts répétés dans les bars et clubs de jour qui bordent les rives; l’alcool coule à flot, hachich, opium et champignons également! C’est le ‘tubing’ renommé de Vang Vieng. La musique hurle dans les bars longeant la rivière, tandis que les établissement de la ville diffusent à longueur de journée musique tonitruante ou séries (Friends, Simpson’s etc) en boucle que l’on peut consommer à loisir affalés sur des coussins bordant les tables basses en ingérant boissons et repas ‘happy’!
Ca en tout cas c’est ce qu’on nous en avait dit. Et c’est pourquoi Vang Vieng n’était absolument pas prévu sur notre itinéraire!
Mais en cours de voyage nous avons appris que, suite à de trop nombreux accidents, le gouvernement avait mis un sérieux frein à ces activités depuis cet été. Et Vang Vieng promettait en outre de superbes paysages karstiques le long de la Nam Song…

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Et de fait: le paysage environnant est absolument fabuleux! La rivière est bordée de rochers se découpant dans le ciel azur, formant un paysage qui n’est pas sans rappeler le Baie d’Halong ou la région magnifique de Ninh Binh au Vietnam.
Nous posons nos sacs au
Thavisouk, hotel sans beaucoup de charme mais disposant d’une petite piscine pour un tarif raisonnable (200K kips, pdj), et nous occupons une chambre au 4ème étage avec vue imprenable sur la rivière et les roches qui la bordent, au travers de grandes baies vitrées…

Le village de Vang Vieng est, contre toute attente, à l’image du reste du Laos: calme et lent! Peu de monde dans les deux rues qui forment le ‘centre’, beaucoup de bars, restos, agences pour backpackers et salons de massage. Quelques télés diffusent les Simpson’s en boucle, mais peu de spectateurs s’en soucient. Un restaurant sans nom, mais très prisé, nous servira le premier soir une Lao Salad à tomber, que nous dégusterons encore presque quotidiennement! Et pourtant il s’agit d’une simple salade de crudités aux cacahuètes et sauce-mayonnaise du cru (réalisée avec un jaune d’oeuf dur!), … mais quelle sauce!!! Accompagné d’un panier de riz gluant c’est un repas léger et simple dont on ne se lasse pas.

Peu après notre arrivée, nous louons un scooter (Japonaise automatique pour 75K kips la journée) et nous aventurons dans la campagne environnante en suivant une carte ‘à main levée’ très bien réalisée (hobomaps.com). La route est difficile et jonchée de cailloux, mais nous mène dans une campagne de rizières sublime, toujours bordée des roches karstiques typiques de la région. Nous traversons des villages de plus en plus bruts, pleins d’enfants, rencontrons des bonzes à vélo, des bergers menant leurs troupeaux de buffles, des jeunes armés de fusil sous-marins de fortune et de masques des années ‘70 , allant taquiner le poisson-chat et la carpe dans les cours d’eau que nous traversons sur des ponts de bois plus ou moins rassurants :-)

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La campagne est jonchée de grottes, certaines vénérées et garnies de reproductions du boudha, d’autres bordées de cours d’eau ou de petits lagons. Les locaux ne se privent pas pour les promouvoir, y installer une buvette et instaurer un petit droit d’entrée (1K kip en général). La plus impressionnante à nos yeux est le site de Poukham: la grotte se mérite, juchée à hauteur de quelques centaines de marches de fortune, et est assez agréable à visiter avec son boudha couché et ses nombreuses volutes de calcaire.
Mais l’endroit étonne surtout par les petits lagons formés sur le cours de la rivière au pieds des grottes: une eau turquoise dans laquelle il est facile de se baigner au milieu des poissons et de la flore aquatique. Une expérience rafraichissante sous ce soleil de plomb et un réel moment de douceur et de volupté à se laisser glisser dans cette eau douce et translucide. Repos et café dans une des petites huttes aménagées le long du cours d’eau… grand bonheur!

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Après cette journée active, nous avions envie de nous laisser guider et nous avons signé pour un des ‘one-day-package’ proposés par la plupart des agences de la rue principale. Le kayak en est le thème. La journée se déroule en milieu connu, entourés de touristes et backpackers, nous faisons routes jusqu’à une vingtaine de kilomètres au nord Vang Vieng, et nous posons un long moment (il y a d’autres groupes!) dans une cahutte à l’entrée d’une longue grotte. Son exploration en ‘tubing’ constitue le but de notre visite, et c’est sans beaucoup d’attentes que nous nous asseyons dans ces grosses chambres à air, équipés de lampes frontales, pour nous glisser dans la grotte en suivant la corde qui y est installée. Chouette expérience en réalité! Confortablement installés dans nos ‘tubes’, les fesses au frais dans la rivières, nous glissons lentement dans l’obscurité de la grottes, éclairant à loisir ses parois pour en observer le scintillement des stalagmites et autres dessins formés par les résidus calcaires. Le trajet aller-retour dure une grosse demi-heure et c’est vraiment impressionnant de se savoir dans l’obscurité sous la masse immense de la montagne!

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Lunch local et en route pour la seconde partie de la journée: kayak (des mers, en duo) sur une dizaine de kilomètres le long de la Nam Song. Le paysage est grandiose encore une fois, et le rythme lent du kayak nous laisse tout loisir d’admirer les roches se découper dans le ciel ainsi que la végétation et l’activité des bords de la rivière. On croise quelques ‘tubers’ sirotant une LaoBeer sur leur pneu, mais les bars dressés pour les ravitailler sont bien calmes et peu bondés, résultat probable du contrôle sévère des autorités.

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Pour profiter encore mieux de l’ambiance douce et relax du lieu et des superbes paysages, et parce qu’on n’a plus vingt ans non plus, on ira encore passer deux nuits au super-chic Vang Vieng Riverside Boutique Hotel ($130)… ‘Boutique’, voilà un terme bien à la mode et utilisé abusivement dans ces contrées; mais pas dans cet établissement réellement ‘boutique’, soigné dans les moindres détails, relativement petit, doté d’une piscine-miroir dans laquelle les paysages de Vang Vieng se reflètent magnifiquement aux heures de belles lumières, et construit dans des matériaux nobles et locaux. Superbe de raffinement, de simplicité, et de luxe… abordable!

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Retour à Luang Prabang - 14 novembre

Dernière étape de notre voyage, nous prenons un mini-van pour Luang Prabang (115K kips, 5 heures). Presque un taxi privé puisque nous serons seul pour la majorité du trajet, le chauffeur réussissant à embarquer une famille pour quelques dizaines de kilomètres, et se faire ainsi un petit complément de revenus! La route est presque exclusivement montagneuse et sinueuse… éprouvant mais le paysage vaut le détour: vallées verdoyantes, passage de magnifiques cols, et petits villages typiques et isolés: certainement la plus belle route que nous ayons traversé lors de ce voyage!

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Il ne nous reste que peu de temps pour profiter de Luang Prabang, se délecter d’un dernier massage, visiter encore les différents marchés et y faire nos emplettes de dernière minute. Nous prenons un cours de cuisine chez Tum Tum Cheng (250K kips, 6 heures), extrêmement bien rôdé et efficace: nous y avons appris une demi-douzaine de recettes originales, et quelques techniques qui nous serviront à reproduire les délices dégustés au Laos!

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Ainsi se terminent ces trois semaines au Laos. Nous avions longtemps repoussé ce voyage, lui préférant d’autres pays de la région réputés plus ‘culturels’, avec plus d’attraits touristiques, et un accès à la mer. Nous avons découvert un pays où il fait vraiment bon vivre, prendre le temps de tout, admirer les beautés de la nature, apprécier les sourires et la gentillesse d’un peuple qui, malgré un niveau de richesse assez bas pour la région sait rendre son pays accueillant, attrayant, propre et organisé. On se sent bien au Laos, une aura de bienveillance semble rayonner sur le pays à l’image du sourire qui anime le visage de nos hôtes.

Prenez votre temps, Lao-style, et allez gouter à ce pays délicieux ;-)

 

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25 mai 2012

Sardaigne - Mai 2012

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 Cagliari - 16 mai
Arrivée en Sardaigne à l’aéroport d’Elmas à Cagliari, capitale de la Sardaigne. Merci Ryanair pour ce vol économique et sans encombres! Température idéale, grand soleil, ça sent les vacances dès les premiers pas sur le tarmac. Quelques dizaine de minutes plus tard, nous voilà dans notre petite Punto de location. Ce mode de déplacement semble être très prisé pour visiter l’île, à en juger par les files impressionnantes aux bureaux de location; et surtout chez Europcar: le partenariat avec Ryanair y rameute les foules!

En route vers Pula, sur la côte à 25km à l’ouest de Cagliari, où nous avons réservé un agriturismo pour trois nuits; mon frangin y avait passé quelques jours et nous en avait dit le plus grand bien!

L’agriturismo Monte Mereu se trouve à courte distance de Pula, au bout d’un long chemin de terre. Une grande maison entourée de jardins et de végétation, avec une vue superbe sur les champs et la mer au loin. On s’y sent bien, le calme est absolu, la vue magnifique, l’endroit confortable. La Mamma et son fils sont juste adorables et on arrive à communiquer facilement en italo-franco-gestuel!

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Balade à Pula, premières glaces (obligé!), le village est sympathique mais pas particulièrement charmant. Pizza e pasta pour notre première soirée, sur la placette assez touristique…

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Cagliari - 17 mai

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Réveil au son de la nature, volets ouverts sur la campagne ensoleillée… l’endroit est beau et reposant!
Mes souvenirs de petit déjeuners italiens sont plutôt arides, souvent limités à un croissant et trois biscottes sous vide… Ici ce sera du bon pain frais civraxiu à base de farine blanche, croûte craquante et mie moelleuse, accompagné de biscottes (!), biscuits à la cuiller, confiture, chocolats, et bien entendu un excellent café! Tout cela servi dans une petite pièce simplement décorée de petits objets paysans, la télé planté bien au centre du décor, et avec une vue imprenable sur la campagne et la mer.

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Nous gagnons Cagliari pour quelques heures de visite. Rues commerçantes d’abord, avant la fermeture des magasins de 13 à 16-17 heures, balade dans les ruelles du vieux quartier ensuite. La ville est sympathique, tout comme ses habitants, mais manque un peu de charme. Il fait bon y déambuler, découvrir les petites épiceries de quartier, les horlogers et cordonniers encore artisanaux, les quelques belles églises.

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Dans une épicerie fine, nous gouterons au délicieux pecorino sarde, ainsi qu’au Pane Carasau, un pain ultra fin encore appelé ‘papier à musique’, croustillant et délicieux trempé dans une bonne huile d’olive locale!

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Cet apéritif gastronomique continuera le soir, de retour au Monte Mereu, après un petit jogging le long des plages de Nora . En effet, le logement en agriturismo, s’il se justifie par la beauté des lieux environnants, vaut aussi pour la cuisine locale et familiale servie par la Mamma des lieux! Et ce soir, nous ne serons pas déçus: c’est une ribambelle de spécialités de la région qui défileront à notre table, nous laissant plus que repus!
Deux primi pour débuter le repas: des spaghetti alla bottarga pour commencer: des pâtes légèrement huilées et saupoudrées d’œufs de mulet séchés et fumés. Un plat ultra-simple et plein de saveurs iodées et fumées. DesMalloreddus ensuite: pâtes de farine de son colorées au safran, épinards, et tomates, et accompagnés d’une délicieuse sauce onctueuse aux tomates fraiches et saucisse sarde.
Un plat original ensuite, des tranches de porc cuisiné aux champignons, olives vertes et câpres dans un jus parfumée au vin blanc. Un régal servi avec de courgettes et aubergines (les grosses rondes, violettes) panées et frites, d’un moelleux incroyable! Pour terminer, quelques biscuits maison, dont ces petits choux frits et enrobés de sucre addictifs, et un verre de myrto, le digestif sarde typique distillé à partir des baies d’une plante abondante dans les maquis.

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C’est certain, il y aura de la poutargue et des gnocchi sardi dans nos bagages, et je tenterai ces Malloreddus à notre retour: Faire revenir des tranches de saucisse sarde dans un peu d’huile d’olive et d’ail. Ajouter de belles tomates mondées et épépinées. Assaisonner et ajouter une pincée de safran. Laisser fondre les tomates. Cuire des gnocchi sardes et les mêler à la sauce avec un peu d’eau de cuisson. Déguster avec du pecorino râpé.

La côte sud - 18 mai

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La Sardaigne est célèbre pour ses côtes, ses plages, ses criques. Nous décidons de profiter de cette journée qui s’annonce très ensoleillée pour longer la côte à l’ouest de Cagliari, vers Chia et Porto Teulada. A Chia, les plages sont magnifiques, sauvages. Nous entamons une longue balade dans le maquis qui longe la plage, traversons des dunes, marchons sur le sable, avant d’atteindre un grand étang où s'ébattent des nuées de flamands roses. La plage attenante est longue et blanche. Le vent y est fort, comme souvent depuis notre arrivée, et nous profitons du ballet offert par un groupe de kiters et funboarders!

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En quittant Chia vers Porto Teulada la route serpente dans les collines le long de la côte, offrant des paysages à couper le souffle sur la mer, les petites iles surmontées de tours de guet, et surtout les plages blanches et brillantes, contrastant avec la végétation colorée de rouge, vert et jaune des maquis.

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De retour au Monte Mereu, nous dinerons avec un couple italien et le fils de la maison. Courgettes et aubergines fondantes et marinées dans l’huile et le vinaigre en antipasti. Fregola ensuite, des petites pâtes de semoule grillées puis cuites à l’eau et servies avec une simple sauce tomate au pecorino; la texture fondante et al dente à coeur de ces petites pâtes est vraiment succulente. En second Primi (!), des ravioles farcies à la ricotta et menthe. En Secundo, une autre spécialité incontournable de Sardaigne, le Porceddu, un cochon de lait parfumé aux feuilles de myrte et grillé au feu de bois… sous la peau croustillante, une fine couche de gras fondant couvre la chair parfumée et moelleuse… une merveille de simplicité et de goût!

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Notre point de satiété très largement dépassé, vinrent encore des chaussons de pâte à pain farcis d’un mélange d’artichauts, saucisse sarde,et pommes de terre: moelleux, doux et au délicieux goût parfumé d’artichauts frais… Quel festin!

East Coast - 19 mai

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En route vers l’est, avec la promesse de découvrir le merveilleux Golfo d’Orrosei, où les falaises de calcaire se jettent à pic dans la mer turquoise…

Après une trop longue traverse de Cagliari (ne jamais faire une confiance aveugle à son GPS…), la SS125 file dans la jolie campagne et nous mène en quelques heures sur les plages de Tortoli. Si la plage est belle, le village et le port d’Arbatax attenant sont peu excitants et plutôt déserts. Nous ne nous attardons pas et décidons de pousser encore plus loin, et de chercher un logement à Santa Maria Navarrese. Là aussi, l’animation et le charme font cruellement défaut et ne trouvant pas notre bonheur hôtelier nous mettons le cap vers la montagne voisine, le village perché à flanc de montagne de Bunei et plus haut le splendide plateau de Golgo.

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Et là, l’émerveillement! La petite route de montagne serpente dans une végétation de pains, d’arbres verts et de roches offrant une étonnante palette de gris au soleil. Le macadam fait place à une route de terre et de sable à l’arrivée sur l’altipiano de Golgo: un plateau entouré de montagne, couvert de végétation luxuriante où paissent vaches, ânes, cochons, et chèvres en liberté…
Une église multi-centenaire, quelques écuries, et un ‘refugio’ complètent le paysage; nous y trouverons, contre toute attente, une agréable chambre avec superbe terrasse surplombant le magnifique paysage du plateau… calme, vue époustouflante, et la promesse de longues balades balisées vers les criques du Golfo di Orosei: l’endroit est idéal!

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En fin de journée, le Refugio de la Cooperativa Goloritze qui semblait désert s’anime du retour des randonneurs. Certains reprenant leur véhicule pour continuer leur route, d’autres restant comme nous sur l’altipiano pour la nuit.
Nous profiterons de la beauté du site et de son faible dénivelé pour faire
un petit jogging entre les regards craintifs de vaches, ânes et cochons, avant de passer à table!

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La grande salle de restaurant nous accueille ainsi qu’un groupe de randonneurs. Unique plats de pâtes au menu, bien décidés à continuer notre exploration des spécialités locales, mais sur un mode moins roboratif!
Nous découvrirons ce soir les surprenants
culurgiones: des raviolis farcis d’un mélange de mousseline de pommes de terre et de fromage fondu sarde, servi avec une sauce tomatée… succulents (recette ici)!

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Sous la pluie - 20 mai

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La journée avait pourtant bien commencé avec un agréable petit déjeuner et ce délicieux fromage blanc crémeux de brebis… Mais la pluie que nous croyions inexistante par ici nous a un peu gâché la journée… Le sublime paysage de la veille noyé sous une chape de nuages, et une pluie intermittente… Notre balade tombe à l’eau; nous allons faire un tour sur la côte en contrebas sans plus de succès: la pluie y est également au rendez-vous. Journée repos et lecture forcés, donc! En espérant que le temps revienne au beau fixe demain!

En attendant, on ne va pas se laisser démonter: dégustation de gnocchis locaux, tenant plus de la purée assaisonnée à la sauce tomate qu’à des pâtes, mais carrément addictifs. Et puis pour se consoler de toute cette pluie, on goûtera une spécialité sucrée: les sebadas sont des beignets farcis de pecorino frais, moelleux, frits et couverts d’un miel des maquis au goût fin et parfumé!

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Cala Goloritzé - 21 mai

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Le temps est un peu meilleur ce matin. Frais, nuageux, menaçant, mais nous décidons de faire fi des prévisions météo et, armés de nos vestes de pluie, d’entamer la descente du plateau du Golgo vers la plage de Goloritzè. A pieds.

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Le chemin longe d’abord une étendue de pierres, mousses, et petits arbres faisant penser à un jardin japonais géant, et entretenu pour faciliter l’accès à un gouffre profond de 300 mètres, il golgo su sterru, curiosité locale. Ensuite, direction vers le camping qui sert de point de départ à la descente. Chemins rocailleux pas facile, facile, sous le regard hébété des vaches qui se prennent pour des chèvres, accrochées à flanc de montagne!

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Le paysage est varié; après 20 minutes de marche on aperçoit la mer entre les montagnes. Le chemin, abrupt, plonge dans une petite forêt, ressort en plaine caillouteuse; on aperçoit des grottes tout le long du chemin, certaines aménagées de branchages par les bergers du coin. La pluie refait son apparition, temporairement heureusement.

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La mer est clairement visible maintenant, toute proche semble-t-il… il faudra encore trois quarts d’heure pour atteindre le bas de la montagne et apercevoir enfin cette crique magnifique, étincelante sous le soleil, sable blanc et roches immaculées, encadrées par la mer émeraude et les hautes montagnes plongeant à pic dans l’étendue bleutée… Le spectacle est magnifique!

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Repos sur la plage, séance photos, et même si on a oublié nos maillots, petit bain glacé dans l’eau transparente!!! On a bien fait de se mettre en route assez tôt, voilà un groupe de randonneurs qui débarque; on aura bien profité du calme de ce petit paradis avant d’entamer le retour. Une heure trente de montée bien raide, bien rude pour les pieds, à un rythme sportif tant qu’à faire.

Nous reprenons la route vers le nord, le long du golfe d’Orosei, direction Cala Gonone. Deux heures de route dans la montagne, vues plongeantes sur les plaines désertes, passages de cols, route serpentant entre les montagnes.

Arrivés à Dorgali nous bifurquons vers le littoral pour descendre au niveau de la mer dans la petite station balnéaire de Cala Gonone. Ouf, contrairement à Santa Maria Navaresse, celle-ci est animée, adorable petit village lové dans une magnifique baie. Balade le long des plages blanches, puis roses, puis rocailleuses. Le temps menaçant nous offre de magnifique lumières, colorant l’eau de bleu étincelant puis de noir profond.

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On se sent bien au Cala Luna, très confortable, accueil sympas, tarif ‘basse saison’ (€72 pdj compris) on restera deux nuits! Pizza e basta!

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Cala Gonone - 22 mai

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Ah, voilà encore une journée qui démarre bien: petit déjeuner varié et plantureux, et espresso à volonté! Le temps n’est toujours pas au beau fixe, froid et humide, mais qu’à celà ne tienne on ira faire un tour de village en village dans les montagnes avoisinantes, la Barbagia.
L’île est grande, les routes pas hyper-rapides, on abandonne définitivement l’idée de visiter Alghero, qui semble être une magnifique ville sur la côté opposée. Il faut dire en effet que si les paysages et plages sardes valent le détour, les villages sont pour la plupart mornes, déserts (en cette saison), tristes et vraiment peu intéressants… un peu déçu j‘avoue de ne pas retrouver les petites rues typiques, placettes, et apéros sous les platanes d’autres régions italiennes ou provençales.
Donc bref, nous voilà en chemin le long de routes sinuant dans la montagne, toujours aussi belle même si le soleil fait défaut. Arrêt, par acquis de conscience, dans deux, trois villages sans grand intérêt, et puis vient Orgolo, au coeur de la région des ‘bandits’, un village caractérisé par les fresques qui ornent nombre de ses murs.
Les habitants y ont pris l’habitude d’exprimer leurs émotions au travers de dessins de styles variés, le long de la rue principale du village et des ruelles avoisinantes. La balade est fascinante, entre les fresques naïves, ou de style Picasso, dépeignant des évènements marquants de l’actualité locale ou internationale. Certaines datent des années ‘60, et on retrouve Saddam, les Tours Jumelles, et les manifs du Larzac au milieu de critiques des politiciens véreux locaux! Unique exposition à ciel ouvert qui vaut bien les 40 bornes de routes sinueuses!

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Retour à Cala Gonone pour un jogging le long de la mer (les 20km de Bruxelles sont pour bientôt!), et un dîner romantique au dernier étage du Bue Marino; un excellent restaurant ‘with a view’ sur le port et la mer au soleil couchant, où nous dégusterons des fregola aux fruits de mer succulentes et des spaghettis à la poutargue, vongole, et artichauts parfaitement exécutés également!

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Retour à Cagliari - 23 mai

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Dernière journée avant le retour, il fait splendide évidemment!!! On profite une dernière fois du joli bord de mer de Cala Gonone, et poussons une pointe jusqu’à une très belle plage, pour piquer une tête dans l’eau glacée et se prélasser sur la longue plage de sable blanc. L’humidité des derniers jours a boosté les fleurs sauvages qui resplendissent dans les maquis bordant les plages. Superbe!

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Trois petites heures suffiront à gagner Cagliari en faisant un crochet par l’ouest pour profiter des deux voies bien roulantes de la SS131. Pointes à 120km/h, woaw!

On a réservé un B&B pas cher (€50) sur Booking.com pour la courte nuit avant notre retour: le Ladybird est vraiment une curiosité! Petit mais astucieusement aménagé, et surtout décoré dans toutes ses pièces d’un mélange de kitsch, d’art africain, de matériel techno et d’astucieux bricolages! Tout confort avec Wifi, parking facile dans les environs, douche et WC de compét’ accolés aux carrelages mexicains… une expérience intéressante!!!

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Cagliari en fin de journée est particulièrement animée, jusqu’à l’heure du repas en tout cas! On prend plaisir à se balader dans les ruelles du vieux quartier, on prend son temps pour sélectionner notre dernier resto! Dommage, la trattoria qu’on convoitait est fermée; qu’à celà ne tienne nous irons chez Mannà Mannà, un chouette petit resto dont la salle se prolonge en jolie terrasse entre les ruelles escarpées. Le patron, francophone et grand amateur d’herbes aromatiques, sera très fier de faire découvrir en grande primeur à Mlle S le prototype de la tasse à tisane en forme de masque typique sarde qu’il a mise au point avec un designer local! Sympas, mais moi c’et surtout ses pâtes fraiches à la ricotta fumée, menthe, basilic, tomates-cerises et pignons qui me laisseront sans voix! Le petit goût fumé de la ricotta très fin s’accordant parfaitement à la fraicheur des herbes! Excellentes pâtes aux jus corsé de fruits de mer également, pour conclure cette semaine en beauté!

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Voilà une semaine de vacances qui est passée bien vite et nous a bien dépaysés! Dommage que le temps n’aie pas été plus clément les derniers jours. On quitte la Sardaigne avec un petit goût de trop peu en terme de glaces, d’apéros en terrasse et de petits villages charmants et animés; mais avec une overdose de nature, de superbes plages, de gentillesse, de pâtes (!) et de culture culinaire privilégiant le simple et les très bon produits; tout ce qu’on aime!